Fonctionnaires, la taxe avant les salaires
La hausse des salaires publics promise au Liban s’est transformée en crise de confiance. L’État a appliqué la taxe sur l’essence censée financer six salaires de base supplémentaires, mais les fonctionnaires attendent toujours le versement annoncé. La grève d’avertissement des 29 et 30 avril traduit une colère plus large: celle d’une administration appauvrie, appelée à faire fonctionner l’État alors que ses agents supportent déjà la hausse des prix.
Hormuz, le détroit qui menace le monde
Le détroit de Hormuz concentre une part majeure du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde. Sa perturbation transforme une crise régionale en menace globale. Entre la proposition iranienne, le refus américain de séparer navigation et nucléaire, les inquiétudes des pays du Golfe et la vulnérabilité des pays importateurs, ce passage maritime apparaît comme l’un des points les plus sensibles de l’économie mondiale.
Ce n’est plus Dubaï, c’est Du-bye
Dubaï n’est pas encore en crash économique, mais la guerre au Moyen-Orient expose brutalement les failles de son modèle. L’immobilier ralentit, les banques testent des plans de télétravail ou de relocalisation temporaire, le détroit d’Ormuz pèse sur les ports et les importations, tandis que le tourisme, l’aviation et les expatriés deviennent plus sensibles au risque. La ville conserve des atouts puissants, mais son récit d’oasis invulnérable ne tient plus comme avant
Salaires publics : une facture de 800 millions de dollars face à un État...
Le gouvernement freine les hausses salariales du secteur public car la facture atteint environ 800 millions de dollars par an, soit 66,7 millions par mois. La taxe sur l’essence rapporte environ 35 millions par mois, soit 420 millions par an, loin du coût total. Entre urgence sociale, stabilité du taux de change, guerre et reconstruction du Sud, Beyrouth cherche une solution graduelle, ciblée et financée pour éviter un nouveau choc monétaire durable.
Prix des carburants : baisse du mazout
Les prix des carburants ont reculé vendredi 24 avril au Liban, selon le nouveau barème publié en matinée. La baisse reste limitée pour l’essence, avec 4 000 livres de moins pour le 95 octane et 5 000 livres pour le 98 octane. Le mouvement le plus significatif concerne le mazout, en recul de 59 000 livres. Le prix de la bonbonne de gaz domestique reste, lui, inchangé à 1 706 000 livres.
المرصد الأوروبي للنزاهة: تحقيقات فرنسا تعيد ملف التحويلات المالية من لبنان إلى الواجهة
علّق المرصد الأوروبي للنزاهة على المعطيات المتداولة بشأن تحريك دعوى قضائية ضد مصارف وفتح السلطات الفرنسية تحقيقاً في ادعاءات تفيد بقيام مصرفيين بتحويل أموال...
L’or, l’impôt et la panne de recettes : pourquoi l’État libanais cherche l’argent là...
Au Liban, le débat sur l’or révèle une crise plus profonde : l’État manque de recettes, mais tente de taxer un refuge auquel les citoyens se sont accrochés après l’effondrement bancaire. Derrière la fiscalité, c’est toute la question de la confiance, de la justice fiscale et du financement du pays désormais.
Reconstruire sans caisse claire : avec quel argent le Liban peut-il vraiment repartir
La trêve déplace la question libanaise du champ militaire vers celui du financement. Le pays dispose de ressources, de prêts et de bailleurs, mais manque surtout d’une chaîne claire entre décision, trésorerie et exécution. La reconstruction immédiate dépend moins des promesses que de l’usage rapide d’argent déjà mobilisable.
Un milliard pour éviter la chute : le Liban cherche de quoi tenir avant...
Le Liban cherche jusqu’à un milliard de dollars pour absorber le choc de guerre, financer l’urgence budgétaire et éviter une nouvelle chute économique. Ce n’est pas un plan de relance, mais un filet provisoire pour tenir, alors que les dégâts sont estimés à plusieurs milliards et que la reconstruction attend.
Un pays qui importe sa nourriture ne peut pas se payer une nouvelle crise...
Le Liban dépend de l’extérieur pour 86 % de son alimentation, ce qui rend toute fragilité monétaire immédiatement dangereuse. Entre guerre, recul agricole, pression sur les importations et stabilité défensive de la livre, le pays vit sous une ligne de survie où sécurité alimentaire et taux de change sont désormais indissociables.
Kérosène : les compagnies européennes commencent à réduire leurs vols
La crise du kérosène n’est plus un simple sujet de marché. En Europe, elle commence à modifier les programmes de vol. KLM a déjà supprimé 160 vols européens sur un mois en invoquant des coûts devenus trop élevés, tandis que Lufthansa accélère ses réductions de capacité et retire des appareils plus gourmands. Air France n’a pas encore annoncé de coupes séparées liées au kérosène, mais le groupe Air France-KLM est directement exposé. En Italie, le vrai sujet n’est plus Alitalia, disparue, mais ITA Airways et la fragilité montrée par plusieurs aéroports déjà touchés par des tensions temporaires d’approvisionnement.
Entre dollar et pétrole, l’économie libanaise encaisse un nouveau choc
Entre flambée pétrolière et domination persistante du dollar, l’économie libanaise subit un nouveau choc. Le carburant plus cher, les infrastructures abîmées et l’incertitude monétaire frappent ménages, commerces et transports. Même si le brut se détend légèrement, le Liban reste exposé, faute d’amortisseurs énergétiques, budgétaires et monétaires durables.
Ormuz : l’Iran rouvre le passage commercial
L’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz à tous les navires commerciaux pour la période restante du cessez-le-feu au Liban. Présentée comme une autorisation complète, la mesure reste pourtant encadrée par un itinéraire coordonné par les autorités maritimes iraniennes. Cette décision modifie immédiatement la lecture régionale de la trêve, desserre la pression sur les marchés de l’énergie et offre à Téhéran un nouvel espace diplomatique. Mais elle ne constitue pas encore un retour complet à la normale, tant son périmètre demeure limité, temporaire et politiquement réversible.
À Washington, le monde presse le Liban sur les réformes
À Washington, la délégation financière libanaise a tenté de convaincre ses interlocuteurs internationaux que le pays peut encore redevenir un partenaire crédible. En marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, les échanges ont porté sur les réformes, la gouvernance, le secteur privé, les infrastructures et les besoins de financement. Le message reçu est clair : le soutien extérieur reste possible, mais il dépendra d’une vision plus lisible, d’une exécution plus rapide et d’une capacité réelle de l’État à restaurer la confiance.




















