Dépôts bancaires : dans les coulisses du bras de fer entre Beyrouth et le...

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Le remboursement des dépôts libanais reste suspendu aux négociations entre Beyrouth et le Fonds monétaire. Remarques successives, textes réexaminés et désaccords sur la répartition des pertes ralentissent le processus. Karim Souaid évoque encore six à huit mois avant une adoption, tandis que déposants, banques, État et Banque du Liban attendent l’arbitrage final.

Liban : pourquoi la vie reste chère malgré la stabilisation de la livre

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Malgré une livre stabilisée autour de 89 500 pour un dollar, la vie reste chère au Liban. Guerre, énergie privée, crise bancaire, financement, fret, fiscalité et dollarisation entretiennent les prix. Le pays paie désormais des prix largement internationaux, majorés par ses dysfonctionnements, avec un pouvoir d’achat toujours profondément affaibli depuis 2019.

Guerre au Liban : la facture pourrait dépasser 27 milliards

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Le coût cumulé des guerres et frappes israéliennes au Liban depuis octobre 2023 pourrait dépasser 27 milliards de dollars lorsque l’ensemble des dommages et pertes économiques aura été évalué. Devant le Parlement, le Premier ministre Nawaf Salam a rappelé que le conflit de 2023-2024 avait déjà coûté 14 milliards de dollars. Pour la guerre commencée le 2 mars 2026, les premières estimations situent les seuls dégâts matériels directs entre 3 et 4 milliards de dollars.

Dans les coulisses : le FMI assouplit-il son projet de mise sous tutelle des...

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Le FMI étudierait une formule moins intrusive pour restructurer les banques libanaises. Plutôt qu’un administrateur temporaire doté de pouvoirs étendus, un surveillant pourrait suivre chaque établissement avec la Banque du Liban. Ce compromis préserverait davantage les directions actuelles, mais son impact dépendra surtout des pouvoirs réellement accordés au futur contrôleur bancaire.

Liban : ce que le PIB a perdu depuis 2019

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Depuis 2019, l’économie libanaise a subi un effondrement historique. Le PIB nominal est passé de 51,6 milliards de dollars en 2019 à 20,1 milliards en 2023 avant de remonter, mais cette hausse ne signifie pas un retour de la production. Le PIB réel, qui corrige les effets de prix, montre une contraction cumulée proche de 40 % par rapport à 2018. Après un rebond en 2025, la guerre replonge l’économie en récession en 2026.

Banques libanaises : le prix réel des actifs

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La restructuration bancaire libanaise dépend d’une question encore non résolue banque par banque : combien valent réellement les actifs inscrits aux bilans ? Les créances sur la Banque du Liban dominent le problème, mais les prêts douteux, les garanties immobilières, les participations et les opérations avec parties liées doivent aussi être réévalués. Une AQR indépendante pourrait effacer des capitaux encore affichés. Elle pourrait également révéler des anomalies, sans permettre à elle seule de conclure à des détournements.

Liban : la saison touristique déçoit en 2026

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La saison touristique 2026 n’a pas permis au Liban de retrouver les recettes espérées. Malgré le retour de nombreux expatriés en juillet et août, le trafic aérien reste nettement inférieur à celui de 2025 sur l’ensemble de l’année et le manque à gagner est évalué autour d’un milliard de dollars. Cette faiblesse frappe une économie pour laquelle la Banque mondiale prévoit désormais une récession de 6,4 %, alors que le tourisme constitue l’une de ses principales sources de devises et de consommation.

Au Liban, plus de 60 % de l’économie échapperait désormais aux circuits déclarés

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L’économie non déclarée représenterait désormais plus de 60 % de l’activité au Liban, selon une estimation rapportée par la presse. Derrière ce seuil se dessine une transformation profonde : paiements en espèces, sous-déclaration, commerce informel et recul des entreprises organisées réduisent la base fiscale de l’État. Dans une économie fortement dépendante des importations, cette évolution fragilise aussi les recettes douanières, fausse les statistiques et accentue la concurrence entre acteurs déclarés et circuits parallèles.

Liban : l’électricité rallume la colère sociale

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Au Liban, le recul de l’alimentation d’Électricité du Liban renvoie ménages et entreprises vers les générateurs privés au moment où leur tarif officiel a augmenté de près de 60 % entre février et août 2026. Joe Saddi a engagé des réformes institutionnelles longtemps bloquées, mais EDL doit simultanément absorber un choc sur le gasoil, des impayés publics, des pertes de réseau proches de 40 % et un besoin massif d’investissement. La crise électrique agit désormais comme une taxe privée sur la consommation, l’investissement et la compétitivité.

Port de Beyrouth : le pari des 100 millions de dollars

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Le port de Beyrouth lance une extension de son terminal à conteneurs financée par CMA CGM à hauteur d’environ 100 millions de dollars. L’objectif est de porter sa capacité d’environ 1,2 million d’EVP actuellement à près de 3 millions en 2028. Le projet peut renforcer le rôle régional de Beyrouth et ses recettes, mais sa rentabilité dépendra du développement du transbordement, des accès terrestres, de la complémentarité avec Tripoli et des conditions contractuelles accordées à l’opérateur français.

Liban : la balance des paiements se retourne

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La balance des paiements du Liban affiche un déficit cumulé de 2,319 milliards de dollars à fin juillet 2026, contre un excédent de 8,920 milliards un an plus tôt. Si l’écart de 11,239 milliards est fortement amplifié par la valorisation de l’or dans la nouvelle méthodologie de la Banque du Liban, les autres indicateurs confirment une détérioration : déficit commercial de 8,65 milliards au premier semestre, exportations en recul, importations en hausse et économie attendue en contraction de 6,4 % cette année.

Liban : de nouvelles règles pour les panneaux solaires

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Le Liban instaure une nouvelle procédure pour les installations photovoltaïques d’une puissance inférieure à 1,5 MW. Les demandes devront passer par les municipalités ou les caïmacams et comporter notamment des attestations d’ingénieurs en structures et en électricité. Cette réglementation intervient après une croissance spectaculaire du solaire : la capacité photovoltaïque décentralisée est passée de 78 MW en 2019 à environ 1 190 MW en 2024, sous l’effet de l’effondrement de l’électricité publique et du coût des générateurs.

Banques libanaises : les actifs reculent (encore) à 100,42 milliards dont moins de 6...

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Les actifs consolidés des banques commerciales libanaises sont tombés à 100,42 milliards de dollars à fin juillet 2026, en recul de 2,18 % sur un an. Mais le chiffre le plus sensible concerne les 85,09 milliards de dollars de dépôts en devises. Ceux-ci regroupent principalement les anciens dollars bancaires bloqués depuis 2019, ou « lollars », et une part beaucoup plus faible de fresh dollars. Dans le même temps, les crédits au secteur privé ne représentent plus que 5,01 milliards de dollars, illustrant la quasi-disparition de l’intermédiation bancaire.

Au Liban, l’économie déclarée recule face au commerce informel

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La forte baisse rapportée du nombre d’adhérents à la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban illustre une transformation inquiétante de l’économie libanaise. Fermetures d’entreprises, progression du commerce informel et concurrence inégale fragilisent le secteur déclaré. Dans un pays très dépendant des importations, les circuits échappant aux contrôles réduisent aussi les recettes fiscales et brouillent les statistiques. Le redressement passe par une économie formelle plus attractive, des contrôles efficaces et des procédures simplifiées.