Classement Liban: l’immobilier, le secteur le plus touché par la crise de 2024
En 2024, le Liban a vu plusieurs secteurs durement touchés par la crise économique et les conflits. L’immobilier, avec une contraction de 59 %, a été le plus affecté, suivi par le tourisme (-33 %) et l’industrie (-26,5 %). L’agriculture et le commerce de détail ont également subi des pertes importantes. Ces impacts reflètent la fragilité structurelle de l’économie et la dépendance aux importations. La reprise dépendra des réformes et de l’accès aux financements internationaux.
Perspective: projection des scénarios économiques libanais pour 2025
Les scénarios économiques pour 2025 dépendent de l’adoption de réformes et de la stabilisation politique. Un scénario optimiste prévoit une croissance de 2 % et une inflation réduite à 30 %, grâce à un soutien international et des réformes structurelles. Un scénario intermédiaire verrait une stagnation, tandis qu’un scénario négatif envisagerait une récession sévère et une hyperinflation dépassant 100 %. Ces perspectives soulignent l’urgence d’une action coordonnée pour éviter une aggravation de la crise.
Perspective: l’illusion d’un ralentissement de l’inflation au Liban en 2024
En 2024, l’inflation au Liban a ralenti à 60 %, mais cette accalmie masque une crise monétaire prolongée et des pressions structurelles persistantes. Les secteurs essentiels, comme l’énergie (+72 %) et la santé (+58 %), restent durement touchés. La dépendance aux importations et l’absence de politiques monétaires efficaces aggravent la situation. En 2025, sans réformes, le pays pourrait basculer de nouveau vers l’hyperinflation, menaçant davantage le pouvoir d’achat des ménages déjà en difficulté.
Perspective: un budget 2025 insuffisant pour répondre aux besoins économiques du Liban
Le budget libanais 2025, bien qu’en augmentation, reste insuffisant pour répondre aux besoins de reconstruction estimés à 8 milliards USD. Les dépenses prioritaires pour l’électricité, l’eau et les infrastructures sont largement sous-financées, tandis que les recettes fiscales souffrent d’une collecte limitée et d’un manque de réformes. L’accès à une aide internationale, conditionnée à la mise en œuvre de réformes structurelles, reste indispensable pour stabiliser la situation économique.
Les détournements de fonds au Liban : Enquêtes internationales, pressions bancaires
La justice française, avec le Parquet national financier et les juges Aude Buresi et Nicolas Aubertin, joue un rôle clé dans les enquêtes sur les détournements de fonds au Liban. Ces investigations ciblent des figures majeures comme Riad Salamé et Marwan Kheireddine. Alors que la justice libanaise est paralysée, la coopération internationale, notamment avec la Suisse et le Luxembourg, compense ces failles. Ces efforts visent à récupérer les fonds détournés et à restaurer la confiance des donateurs.
Perspective: L’aide internationale au Liban depuis la conférence CEDRE
Les 11 milliards de dollars de CEDRE et les 3 milliards du FMI pourraient relancer l'économie libanaise, à condition de réformes profondes. L’audit financier et la restructuration des banques sont des prérequis cruciaux pour rétablir la confiance. Face aux blocages internes, l’élection de Joseph Aoun et la désignation de Nawaf Salam symbolisent un espoir pour relancer les négociations et renforcer la souveraineté du Liban.
Marwan Iskandar lance un cri d’alarme face à l’effondrement libanais
Marwan Iskandar, économiste libanais de renom, met en garde contre l’absence de réformes, affirmant que le Liban n’a aucun avenir économique sans changement structurel. Il critique la corruption endémique, la mauvaise gestion des finances publiques et le rôle des banques dans l’effondrement économique. Iskandar propose des solutions axées sur la transparence, la restructuration bancaire et la diversification économique, tout en soulignant l’urgence d’un audit complet de la Banque centrale pour restaurer la confiance et attirer l’aide internationale.
Les partenaires internationaux : « Un audit transparent est la clé de la confiance »
L’audit bancaire au Liban est une exigence clé des partenaires internationaux pour restaurer la transparence et débloquer l’aide financière. Depuis 2020, les pertes, dépassant 83 milliards de dollars, se sont aggravées, tandis que les élites freinent les réformes. Le FMI insiste sur un audit indépendant pour permettre une restructuration crédible et prévenir de nouveaux abus. Sans cette transparence, la relance économique reste compromise et la crise sociale s’aggrave.
FocusLiban: Crise bancaire au Liban, Les leçons d’une gestion opaque
La crise bancaire au Liban, marquée par des pertes de 70 milliards de dollars et des restrictions sur les dépôts, illustre les failles d’un système opaque et politisé. Nawaf Salam, nouveau Premier ministre, devra restaurer la confiance des citoyens et mettre en œuvre des réformes structurelles profondes. Ces mesures incluent la recapitalisation des banques, une meilleure régulation et la protection des petits déposants. Cependant, il devra affronter des résistances politiques pour surmonter cette crise systémique.
Le système bancaire libanais : une restructuration possible et un nouveau schéma Ponzi
La restructuration bancaire libanaise, essentielle pour surmonter la crise, doit s’attaquer aux pratiques frauduleuses et court-termistes qui rappellent un Schéma Ponzi. Les taux interbancaires exorbitants, la manipulation de la livre libanaise et la redistribution massive de dividendes montrent l’urgence d’une réforme transparente. Le FMI exige un audit indépendant pour révéler les détournements de fonds. Exclure les acteurs souffrant de conflits d’intérêts est indispensable pour restaurer la confiance et prévenir une répétition des abus.
Manipulation électorale et présidentielle: comment les Libanais ont été trompés sur le taux de...
Avant les élections présidentielles, des campagnes de désinformation sur le taux de change ont conduit de nombreux Libanais à vendre leurs dollars à bas prix, espérant une stabilisation de la livre libanaise. Cette stabilisation ne s’est jamais concrétisée, entraînant des pertes massives pour les petits épargnants. Ce scandale, impliquant des responsables économiques et des spéculateurs, met en lumière la nécessité de réformes pour restaurer la transparence et protéger les citoyens des manipulations financières.
Migration illégale : comprendre le désespoir des Libanais prêts à risquer leur vie
La crise économique pousse des milliers de Libanais à migrer illégalement, souvent au péril de leur vie. En 2023, plus de 20 000 personnes ont tenté de fuir par voie maritime, avec des tragédies en mer et des vies brisées. La pauvreté, le chômage et l’absence de perspectives politiques alimentent ce désespoir. Des initiatives locales et internationales tentent de sensibiliser et de proposer des alternatives, mais des solutions structurelles sont nécessaires pour enrayer ce drame humain.
Focus : Syrie, levée partielle des sanctions américaines et implications régionales
La levée partielle des sanctions américaines sur la Syrie vise à faciliter l’aide humanitaire et relancer certains échanges économiques. Saluée par certains partenaires européens, cette mesure suscite des inquiétudes régionales et des critiques de l’opposition syrienne, qui y voient une concession au régime d’Assad. Les implications de cette décision, notamment sur l’économie libanaise et les relations régionales, dépendent de sa mise en œuvre et de son impact sur la population syrienne.
Dossier: Le rôle des passages illégaux dans l’économie locale et régionale
Dans les régions frontalières du Liban et de la Syrie, les passages illégaux jouent un rôle central dans les dynamiques économiques, exacerbées par les...



















