FocusLiban: Le lent déclin de la compétitivité économique
En 2025, le Liban se classe 145e dans le classement Doing Business, reflétant une économie en difficulté. Des réformes politiques, bancaires et infrastructurelles sont nécessaires pour redresser la compétitivité économique du pays.
Perspective: quand les lollars masquent la réalité des pertes des marchés financières libanais
En 2024, les Eurobonds libanais ont doublé de valeur et la Bourse de Beyrouth a progressé de 24,7 %. Cependant, les actions Solidere, cotées en lollars depuis plusieurs années, impliquent des pertes réelles importantes lorsqu’ajustées à la valeur du dollar véritable. Ces hausses, basées sur des attentes spéculatives, restent fragiles face à l’absence de réformes économiques et à la dépendance à une monnaie dévaluée. Les perspectives pour 2025 dépendront largement des trajectoires politiques et économiques.
La performance des eurobonds libanais en 2024 : entre spéculation et espoir de réformes
En 2024, les Eurobonds libanais ont doublé de valeur, atteignant 12,75-13,65 cents par dollar en décembre. Ces gains reflètent des attentes de réformes économiques et d’un soutien international, bien que ces espoirs soient conditionnés à des progrès politiques. Les investisseurs parient sur une restructuration de la dette avec des pertes limitées, mais les risques d’instabilité politique et de stagnation des réformes menacent cette reprise spéculative.
Focus: évolution de la liquidité bancaire au liban entre 2019 et 2024
Entre 2019 et 2024, la liquidité bancaire libanaise a chuté de moitié, passant de 8,3 milliards USD à 4,15 milliards USD. Les retraits massifs, la perte de confiance des déposants, et la domination des actifs toxiques dans les bilans ont exacerbé la crise bancaire. En 2024, les dépôts convertis en "lollars" et l’absence de restructuration de la dette publique soulignent l’urgence de réformes structurelles pour éviter un effondrement total du système financier.
Perspective: Excédent de la balance des paiements, un reflet d’une économie sous contrainte en...
En 2024, le Liban a enregistré un excédent de 1,6 milliard USD sur la balance des paiements, une amélioration liée à une réduction des importations et à l’augmentation des transferts de la diaspora. Cet excédent masque cependant une crise économique prolongée et des déséquilibres structurels profonds. Les flux financiers non productifs et l’absence de réformes limitent toute perspective de reprise durable. La dépendance croissante à la diaspora reflète une économie sous contrainte, incapable de générer une croissance locale.
Focus: Réformes ou blocages, le dilemme du FMI au Liban
Les réformes exigées par le FMI au Liban, incluant la restructuration bancaire et la lutte contre la corruption, rencontrent une opposition des élites politiques et économiques, selon des sources locales. Bien que cruciales pour restaurer la stabilité, ces réformes risquent d’aggraver les tensions sociales en raison des mesures d’austérité qu’elles impliquent. L’absence d’une vision collective et la protection des intérêts partisans freinent les progrès, rendant encore plus difficile la sortie de crise.
Perspective: L’impact des élections présidentielles sur la stabilisation économique au Liban en 2024
Les élections présidentielles de 2024 au Liban ont marqué un tournant pour l’économie, avec des hausses des Eurobonds et des marchés financiers. Les perspectives de croissance dépendent de réformes urgentes, d’une stabilisation politique et d’efforts de reconstruction évalués à 730 millions USD. Les scénarios pour 2025 varient entre une croissance de 8 % et une contraction de -15 % selon la trajectoire politique et économique adoptée.
Perspective: évaluation critique de la performance des banques libanaises en 2024
En 2024, les banques libanaises reflètent une faillite fonctionnelle, marquée par des liquidités en chute (-6,9 %), des bilans toxiques et une perte massive de confiance. Les obligations souveraines, évaluées à 70 milliards USD, paralysent le système bancaire, tandis que l’absence de réformes structurelles aggrave la crise. Le rôle traditionnel des banques dans l’intermédiation financière a disparu, transformant ces institutions en obstacles majeurs à la reprise économique. Une restructuration radicale est essentielle pour éviter un effondrement complet.
Perspective: la fausse stabilité du taux de change libanais en 2024
La stabilisation nominale du taux de change libanais masque une réalité économique dévastatrice. Avec une parité réelle bien plus basse, les politiques de la BdL aggravent la crise au lieu de la résoudre.
Classement Liban: l’immobilier, le secteur le plus touché par la crise de 2024
En 2024, le Liban a vu plusieurs secteurs durement touchés par la crise économique et les conflits. L’immobilier, avec une contraction de 59 %, a été le plus affecté, suivi par le tourisme (-33 %) et l’industrie (-26,5 %). L’agriculture et le commerce de détail ont également subi des pertes importantes. Ces impacts reflètent la fragilité structurelle de l’économie et la dépendance aux importations. La reprise dépendra des réformes et de l’accès aux financements internationaux.
Perspective: projection des scénarios économiques libanais pour 2025
Les scénarios économiques pour 2025 dépendent de l’adoption de réformes et de la stabilisation politique. Un scénario optimiste prévoit une croissance de 2 % et une inflation réduite à 30 %, grâce à un soutien international et des réformes structurelles. Un scénario intermédiaire verrait une stagnation, tandis qu’un scénario négatif envisagerait une récession sévère et une hyperinflation dépassant 100 %. Ces perspectives soulignent l’urgence d’une action coordonnée pour éviter une aggravation de la crise.
Perspective: l’illusion d’un ralentissement de l’inflation au Liban en 2024
En 2024, l’inflation au Liban a ralenti à 60 %, mais cette accalmie masque une crise monétaire prolongée et des pressions structurelles persistantes. Les secteurs essentiels, comme l’énergie (+72 %) et la santé (+58 %), restent durement touchés. La dépendance aux importations et l’absence de politiques monétaires efficaces aggravent la situation. En 2025, sans réformes, le pays pourrait basculer de nouveau vers l’hyperinflation, menaçant davantage le pouvoir d’achat des ménages déjà en difficulté.
Perspective: un budget 2025 insuffisant pour répondre aux besoins économiques du Liban
Le budget libanais 2025, bien qu’en augmentation, reste insuffisant pour répondre aux besoins de reconstruction estimés à 8 milliards USD. Les dépenses prioritaires pour l’électricité, l’eau et les infrastructures sont largement sous-financées, tandis que les recettes fiscales souffrent d’une collecte limitée et d’un manque de réformes. L’accès à une aide internationale, conditionnée à la mise en œuvre de réformes structurelles, reste indispensable pour stabiliser la situation économique.
Les détournements de fonds au Liban : Enquêtes internationales, pressions bancaires
La justice française, avec le Parquet national financier et les juges Aude Buresi et Nicolas Aubertin, joue un rôle clé dans les enquêtes sur les détournements de fonds au Liban. Ces investigations ciblent des figures majeures comme Riad Salamé et Marwan Kheireddine. Alors que la justice libanaise est paralysée, la coopération internationale, notamment avec la Suisse et le Luxembourg, compense ces failles. Ces efforts visent à récupérer les fonds détournés et à restaurer la confiance des donateurs.



















