Souaïd tourne la page Lazard et épouse la ligne des banques
Wassim Souaïd enterre le plan Lazard, pourtant mandaté par le gouvernement, et promet un nouvel audit confié à un cabinet étranger. Les banques saluent la manœuvre : aucune décote des dépôts n’est actée. En parallèle, la Banque centrale distribue 2,6 milliards $ issus de réserves que les comptes publics comptent déjà. Les déposants gagnent une miette, les réserves nettes restent négatives et le FMI attend toujours une loi de répartition des pertes.
Qualité de vie : Beyrouth se classe 263e sur 279 villes mondiales selon l’indice...
#SOCIETE: n 2025, Beyrouth est classée 263e sur 279 villes dans l’indice mondial de qualité de vie de Numbeo. La capitale libanaise occupe la 13e place sur 15 villes arabes. Les principaux freins sont la pollution, le faible pouvoir d’achat, le coût de la vie et la dégradation des infrastructures publiques. Beyrouth devance de justesse Nairobi et Jakarta, mais reste loin derrière Casablanca et Amman. La note globale de Beyrouth atteint 90,4 points contre une moyenne mondiale de 156,2.
Reprise du trafic portuaire : Le Port de Beyrouth enregistre 1,44 million de tonnes...
#ECO: Au premier trimestre 2025, le Port de Beyrouth a traité 1,44 million de tonnes de fret, soit une hausse de 10,8 % sur un an. Les importations ont fortement progressé de 13,3 %, tandis que les exportations ont reculé de 3 %. Le mois de mars 2025 marque un pic d’activité avec 558 000 tonnes traitées. En parallèle, le Port de Tripoli a aussi enregistré une hausse de son trafic, malgré une forte baisse des exportations.
Transition énergétique : Le Liban peine à se distinguer au classement mondial
Le Liban est classé 77ème mondialement et huitième parmi les pays arabes dans l’indice de transition énergétique 2025 du Forum économique mondial. Malgré une légère progression par rapport à 2024, il reste loin derrière plusieurs voisins régionaux. Le pays peine particulièrement sur la préparation à la transition énergétique, souffrant d'un déficit d’investissements, de régulations efficaces et de stabilité politique. Le rapport recommande d'améliorer l'environnement réglementaire pour attirer davantage d'investissements et renforcer les infrastructures énergétiques.
Le coup de force de la Banque du Liban : un capital control déguisé...
La Banque du Liban officialise l’interdiction de paiement à partir des comptes en devises ouverts avant novembre 2019. Cette décision, prise plus de six ans après le début de la crise, donne une protection juridique totale aux banques et bloque définitivement les « lollars ». Les déposants restent privés de recours, tandis que le secteur bancaire bénéficie d’un bouclier légal contre les actions en justice. Les critiques dénoncent un capital control déguisé, tardif et unilatéral.
Pressions américaines et ultimatum diplomatique : les coulisses de la mission Barrack au Liban
En visite à Beyrouth, l’émissaire américain Thomas Barrack a présenté une feuille de route sans engagement israélien sur un retrait ni sur un cessez-le-feu. Washington conditionne une aide de plus de huit milliards de dollars à l’acceptation rapide du plan. Les menaces en cas de refus incluent une escalade militaire, un durcissement du mandat de la FINUL et des mouvements de troupes syriennes à l’Est. Le président Trump presse pour une décision avant la fin du mois.
Banque du Liban : injection de 2,6 milliards $ — pari sur des réserves...
La Banque du Liban relève ses plafonds de retrait pour injecter 2,6 milliards $ en devises, puisant dans des réserves nettes déjà déficitaires. Sur les onze milliards affichés, sept appartiennent à l’État ; l’encours réellement disponible se réduit à quatre. L’Association des banques salue un ballon d’oxygène social, mais les économistes redoutent un effet inflationniste et une accentuation du risque systémique avant la reprise des négociations avec le FMI. Cette mesure intervient surtout pour soulager les banques libanaises confrontées à une possible crise de liquidité d'ici février 2026 pour les premiers établissements. Les experts indiquent qu'il s'agit de gagner du temps tout en éviter toute restructuration pour le moment
Quorum sous pression : 42 députés claquent la porte pour six sièges
Sous la coupole, un projet visant à abolir le quota réservé aux électeurs de la diaspora a fait vaciller le quorum : quarante-deux députés ont quitté l’hémicycle sans stopper la séance. Entre aides sociales votées à la hâte, sous-comité électoral inactif et mises en garde des bailleurs, la Chambre se trouve sommée de trancher avant la session d’octobre. L’enjeu dépasse six sièges : stabilité financière, crédibilité diplomatique et respect d’un calendrier législatif déjà sous pression.
Le Liban en alerte : arrestation d’un chef de Daech, démantèlement d’une cellule à...
#ALERTE: Le Liban est en état d’alerte suite à l’arrestation d’un chef de Daech à Bouar, au démantèlement d’une cellule terroriste à Bourj el-Barajneh et à la détection de mouvements de combattants étrangers à la frontière syrienne. L’armée, le Hezbollah, Amal et les tribus de la Békaa sont mobilisés pour prévenir tout risque d’infiltration. Ce regain de tension intervient dans un contexte régional instable, marqué par la chute du régime syrien.
Liban : Premiers éléments de réponse à la proposition américaine sur le désarmement du...
Le Liban amorce une première réponse à la proposition américaine sur le désarmement du Hezbollah. Les autorités libanaises conditionnent tout début de processus à un retrait israélien partiel des collines occupées. Nabih Berri joue un rôle clé en relayant la position officielle au Hezbollah, dont la réponse est attendue sous peu. Ce dossier complexe se trouve désormais au cœur des enjeux diplomatiques et sécuritaires régionaux, sous l'œil attentif des États-Unis et des partenaires internationaux.
Israël cherche à élargir les Accords d’Abraham : Vers une normalisation avec le Liban...
Israël manifeste son intention d’étendre les Accords d’Abraham à la Syrie et au Liban. Cette initiative, portée par Gideon Saar, intervient dans un climat de tensions persistantes au Moyen-Orient. Tandis que Beyrouth et Damas opposent un refus catégorique, Washington multiplie ses démarches diplomatiques. La classe politique libanaise, le Hezbollah et plusieurs acteurs régionaux expriment leur rejet. Cette dynamique suscite de vives réactions et maintient la région sous haute tension diplomatique et sécuritaire.
Polémique au Liban autour du vote de la diaspora : tensions, enjeux et défis...
#POLEMIQUE: À moins d’un an des élections législatives prévues pour 2026, une controverse majeure secoue le Liban concernant le vote de la diaspora, exacerbant les tensions dans un pays déjà fracturé par des divisions communautaires et une crise politique persistante. Ce débat, centré sur l’application des articles de la loi électorale prévoyant des sièges dédiés aux expatriés, met en lumière des questions de représentativité, d’équilibre confessionnel, de logistique électorale et de proximité entre les électeurs diasporiques et leurs représentants.
Santé en crise : la fin du droit aux soins ?
Au Liban, l’effondrement du système de santé prive des milliers de citoyens de tout accès aux soins. Les hôpitaux publics ferment partiellement, les soignants fuient le pays, et les patients doivent payer en dollars pour être soignés. Les régions périphériques sont abandonnées. Face à l’inaction de l’État et à l’absence de financement stable, la santé devient un bien marchand, inaccessible aux plus fragiles. Le droit aux soins n’est plus garanti, même en cas d’urgence.
Dépendance aux importations : quelle marge pour la souveraineté alimentaire ?
Le Liban importe plus de 80 % de sa nourriture, exposant sa population aux chocs logistiques, économiques et géopolitiques. Face aux ruptures d’approvisionnement et à l’inflation, la souveraineté alimentaire refait surface comme enjeu stratégique.





















