Edito: Le retour des matelas et l’épreuve du retour au chez-soi
Après les bombardements, les Libanais reviennent chez eux, même dans des ruines. Les matelas sur les toits des voitures symbolisent une résilience unique : celle d’un peuple qui choisit de reconstruire et de résister, malgré la destruction. Une leçon d’attachement à la terre.
Conflits en Ukraine et au Moyen-Orient : sommes-nous à l’aube d’un conflit global ?
Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient révèlent une montée des tensions géopolitiques. Ces crises, impliquant grandes puissances et acteurs régionaux, marquent-elles les prémices d’une guerre mondiale ?
Le Liban et l’avenir énergétique : enjeux géopolitiques et solutions durables
Le Liban traverse une crise énergétique majeure, exacerbée par des problèmes de gouvernance, des tensions géopolitiques avec Israël et des infrastructures vieillissantes. Face à cette crise, le pays cherche à diversifier son mix énergétique en investissant dans les énergies renouvelables et en développant des partenariats régionaux pour renforcer sa sécurité énergétique.
Édito : Le Liban, puissance spatiale selon Israël ?
Israël aujourd’hui reprend cette recette bien rodée : chaque bâtiment devient une rampe de lancement, chaque village une base militaire, chaque habitant un technicien d’armes, comme si le Liban tout entier se préparait à une mission interstellaire. Il serait tentant de sourire, si ce n’était le quotidien du Liban qui en paie le prix. Derrière chaque déclaration israélienne, c’est un nouveau prétexte qui justifie une force de frappe démesurée, une manière d’entretenir l’idée d’un Liban menaçant, comme pour se protéger d’une puissance inexistante.
Édito : l’exigence d’Israël, souverain maître du Sud-Liban
Le risque est simple : ou bien le Liban plonge dans une guerre civile où chaque faction se bat pour son propre bout de territoire, ou bien il abdique toute forme de souveraineté pour devenir un satellite israélien déguisé. Dans ce dernier cas, les forces politiques libanaises se transformeraient en de simples collaborateurs d’une occupation étrangère à peine dissimulée. Et si le Liban refuse les conditions israéliennes tout en étant incapable d’affronter cette puissance militaire, il s’engage alors dans une guerre permanente avec Israël. Les frappes israéliennes incessantes et la militarisation de la frontière sud continueront d'éroder la stabilité du pays, sans aucune perspective de paix durable.
Edito: Quand on fait parler les morts de tout bord
"C'est quand même dingue qu'au Liban, on arrive à faire dire aux morts des choses qu'ils n'ont jamais dit de leur vivant." Cette phrase...
Edito: Moustiques Attacks
Exactement comme cette mouche qui tourne autour d’une charrette sans jamais s’éloigner, ces drones harcèlent Israël. Ils ne renverseront pas le cours de la guerre d’un coup, mais leur présence constante sape la confiance, montre les failles, et pousse Netanyahu à réagir, souvent de manière disproportionnée.
Edito: Entre civils et combattants, les zones grises de la guerre à distance
u point de vue des groupes armés comme le Hezbollah, les réservistes israéliens peuvent être vus comme des cibles légitimes puisqu'ils représentent une force militaire potentielle. Cependant, moralement, cela soulève la question de savoir s'il est juste de les viser lorsqu'ils sont avec leurs familles, dans des environnements civils. Le philosophe Michael Walzer, dans Just and Unjust Wars, soutient que même les combattants, lorsqu'ils sont chez eux, devraient être protégés comme des civils.
Ce dilemme rappelle les frappes contre des membres présumés de groupes terroristes, qui sont souvent abattus lorsqu'ils sont chez eux, entourés de leurs familles. Le traitement des réservistes israéliens comme des cibles légitimes s'inscrit dans cette dynamique : sont-ils réellement des combattants en dehors du champ de bataille ou des civils qui devraient bénéficier de la protection du droit international ?
Édito : Le Lexique d’une Drôle de Guerre israélienne au Liban
Prenons par exemple cette manie qu’ont les communiqués israéliens de transformer chaque maison bombardée en un poste de commandement du Hezbollah, comme cette clinique médicale qui vient d'être détruite. Peu importe que la maison en question soit celle d’une famille de civils, et que les victimes soient des femmes ou des enfants. Dans cette guerre qui n’en porte pas le nom, chaque être humain devient, par la magie des mots, un « commandant » de l’ennemi. En fait, tous les combattants du Hezbollah, dans cette logique, sont des commandants. On est un peu dans l’univers de Tintin où tous les soldats sont des généraux. Chaque villageois, chaque secouriste, devient soudainement un officier de haut rang, chargé de diriger une opération imaginaire.
Edito: 30 jours pour crever soit de faim soit des bombes
Et après ces trente jours, que se passera-t-il ? Quel gage de bonne foi sera exigé pour accorder enfin ce qui est pourtant un droit humain fondamental : le secours d’urgence ? Et encore, s'ils font passer l'aide humanitaire d'ici 30 jours, les bombes fournies par les Etats-Unis elles-aussi, continueront à tomber, brulant au passage les chairs.
Edito: Une politique de la terre brûlée au sud du Liban, préfiguration d’une nouvelle...
Les dernières semaines au sud du Liban laissent une impression glaçante : celle d'une politique de la terre brûlée menée par l'armée israélienne. Des...
Édito : Israël, la guerre à tout prix… quitte à se créer des ennemis
Lorsque Benjamin Netanyahou déclare que « c’est la guerre qui a créé Israël », il dévoile une stratégie qui dépasse le simple constat historique : pour Israël, la guerre est non seulement un instrument de défense mais une nécessité existentielle. Emmanuel Macron, rappelant que c'est l'ONU qui a formellement créé Israël en 1948, a été promptement corrigé par son homologue israélien, insistant sur le fait que c'est en réalité le conflit qui a façonné l'État. Mais cette vision va bien au-delà d’une question de fondation : elle touche à la stratégie même de l’existence d’Israël.
Edito: La vrai résilience libanaise
Si je peux me permettre un conseil à nos lecteurs, c’est celui de reconnaître l’impact que peuvent avoir toutes ces nouvelles anxiogènes que nous...
Édito : L’indignation sélective des médias français
Le journal de 13h d'une grande chaine française hier ? À vomir. Un long sujet de plus d’une minute trente, truffé de détails poignants sur les militaires israéliens tombés à Benyamina. Le ton est solennel, dramatique, presque héroïque. Mais pour les enfants et les femmes palestiniens, brûlés vifs dans des tentes devant un hôpital à Gaza hier ? Quelques secondes, à peine, une parole. Aucun détail, et encore ... si ce n’est la version fournie par l'armée israélienne. Tous des terroristes, y compris les bébés. Voilà tout.




















