crop person showing handmade flag of israel

Édito : Israël, la guerre à tout prix… quitte à se créer des ennemis

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Lorsque Benjamin Netanyahou déclare que « c’est la guerre qui a créé Israël », il dévoile une stratégie qui dépasse le simple constat historique : pour Israël, la guerre est non seulement un instrument de défense mais une nécessité existentielle. Emmanuel Macron, rappelant que c'est l'ONU qui a formellement créé Israël en 1948, a été promptement corrigé par son homologue israélien, insistant sur le fait que c'est en réalité le conflit qui a façonné l'État. Mais cette vision va bien au-delà d’une question de fondation : elle touche à la stratégie même de l’existence d’Israël.

Israël propose la création d’une zone de sécurité au Sud du Liban

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Israël a récemment proposé la création d'une zone de sécurité de 10 km au sud du Liban, dont 3 km seraient sous son contrôle...

Edito: La vrai résilience libanaise

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Si je peux me permettre un conseil à nos lecteurs, c’est celui de reconnaître l’impact que peuvent avoir toutes ces nouvelles anxiogènes que nous...

Édito : L’indignation sélective des médias français

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Le journal de 13h d'une grande chaine française hier ? À vomir. Un long sujet de plus d’une minute trente, truffé de détails poignants sur les militaires israéliens tombés à Benyamina. Le ton est solennel, dramatique, presque héroïque. Mais pour les enfants et les femmes palestiniens, brûlés vifs dans des tentes devant un hôpital à Gaza hier ? Quelques secondes, à peine, une parole. Aucun détail, et encore ... si ce n’est la version fournie par l'armée israélienne. Tous des terroristes, y compris les bébés. Voilà tout.

Y a t il du sophisme chez Nabih Berry ?

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La question des résolutions 1559 et 1701 de l’ONU est cruciale dans l’histoire récente du Liban. La résolution 1559, adoptée en 2004, exigeait le désarmement de toutes les milices au Liban, y compris le Hezbollah, et réaffirmait la nécessité pour le pays de retrouver sa pleine souveraineté, sans ingérence extérieure. Cette résolution, jamais appliquée dans sa totalité, continue d’alimenter le débat sur la souveraineté nationale et la légitimité des armes hors de l’État.

Gaza, un an après :  Vers la fin de l’âge d’or de la supériorité...

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La rapporteure spéciale Francesca Albanese avait ouvert une polémique avec Emmanuel Macron à la suite de la commémoration par le président français des victimes du 7 octobre qu’il avait présenté comme le « plus grand massacre antisémite de notre siècle ».  Elle lui avait alors rappelé qu’elles n’étaient pas mortes « à cause de leur judaïsme, mais en réaction à l’oppression d’Israël ». Le ministère français des Affaires étrangères avait condamné la remarque de la rapporteure spéciale. Celle-ci avait alors posé qu’affirmer que la mort des victimes était le résultat de l’antisémitisme « obscurcit leur véritable cause ».

Edito: Gaza, l’effroi

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L’horreur a frappé Gaza cette nuit, lorsque des dizaines de civils ont été brûlés vifs dans un hôpital, cible d’une frappe israélienne. Les cris déchirants, le chaos des flammes, et l’impuissance des secours face à l'enfer s'ajoutent à une tragédie humaine insoutenable. Des enfants, des femmes, des hommes qui cherchaient refuge se sont retrouvés piégés dans cette violence aveugle. Ce qui devait être un lieu de soin et de protection s’est transformé en tombeau. L’effroi de ces vies consumées dans la douleur résonne, un cri silencieux face à l’indifférence de la guerre.

Analyse: Un plan pour contourner le sud du Liban via le Golan?

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D’après certains rapports, des forces israéliennes, comprenant des tanks Merkava et des bulldozers, ont pénétré sur le territoire syrien, menant des travaux de fortification le long de la frontière, notamment la construction d'une route militaire désignée sous le nom de "Sufa 53" et l’aménagement de tranchées profondes destinées à sécuriser la zone. Cette route pourrait s’étendre jusqu’à 70 kilomètres vers la frontière jordanienne, dépassant la ligne de cessez-le-feu établie par l’accord de 1974 entre Israël et la Syrie, ce qui constituerait une violation flagrante de cet accord.

Edito: Les BHL libanais : critiques sans cause, influence sans effet

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Les BHL libanais des réseaux sociaux, cette nouvelle génération de faiseurs d'opinion, semblent s'être forgé un créneau bien à eux. Leur plume, acérée par une frustration politique mal digérée, est l'arme qu'ils brandissent avec une fierté dérisoire sur les plateformes numériques. Ils écrivent de longs pamphlets, des critiques à n'en plus finir, mais l'essence de leurs discours ? Du vide, drapé dans des phrases alambiquées. Pourtant, à les lire, on pourrait croire qu'ils détiennent la vérité absolue, qu'ils sont les gardiens du temple de la conscience nationale. En vérité, ces intellectuels de salon n'ont jamais présenté de réflexion sérieuse sur les stratégies en cours, ni proposé une analyse réaliste de la situation actuelle. Ils préfèrent jouer la carte du démolisseur, en s'attaquant à tout ce qui bouge.

Les tentatives de colonisation israéliennes du Sud du Liban de 1900 à aujourd’hui

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Ces initiatives s'inscrivent dans une vision expansionniste soutenue par certaines personnalités politiques israéliennes d'extrême droite, comme le ministre des Finances Bezalel Smotrich, et des figures religieuses influentes telles que le rabbin Yitzchak Ginsburgh. Ce dernier a appelé à l'expulsion des populations libanaises et à la création de colonies juives dans la région pour sécuriser le nord d'Israël et éliminer la menace du Hezbollah.

L’urgence de former des lecteurs responsables face à la multiplication des fake news

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Avec la prolifération des fake news, la désinformation est devenue une arme redoutable dans le paysage médiatique mondial. En particulier au Liban, un pays plongé dans une situation de crise politique, sociale, et militaire, la diffusion de fausses informations et la manipulation des opinions publiques prennent une ampleur inquiétante. Il est donc important de développer un esprit critique chez les lecteurs, une nécessité vitale pour discerner le vrai du faux à travers les différents médias, y compris les écrits, les photos, les vidéos et les contenus générés par intelligence artificielle.

Israël-Iran : Une alliance stratégique sous le Shah et ses prolongements secrets dans les...

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Les relations entre Israël et l'Iran sous le règne du Shah Mohammad Reza Pahlavi sont une facette souvent ignorée de l'histoire diplomatique du Moyen-Orient. Ces deux nations, aujourd'hui farouchement opposées, ont autrefois entretenu une relation discrète mais stratégique, fondée sur des intérêts communs en matière de défense, de renseignement et d'économie. Cette alliance, qui s'est intensifiée dans le cadre de la guerre froide, s'est même poursuivie de manière clandestine après la chute du Shah, malgré la rhétorique anti-israélienne de la République islamique. Pour comprendre la profondeur et la complexité de cette relation, il est essentiel de se pencher sur les enjeux géopolitiques de l'époque, les collaborations entre les services secrets, ainsi que sur le scandale de l'Irangate qui a marqué les années 1980.

Edito: Israël et l’ONU, Un malaise avec ses propres témoins ?

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Israël semble voir ces entités comme des témoins gênants. En tirant sur les installations de la FINUL et en s'opposant aux enquêtes internationales, Israël cherche non seulement à contourner les accusations mais aussi à délégitimer ces organisations. Ce paradoxe persiste : un État fondé avec la légitimité de l'ONU se heurte désormais à ceux qui étaient censés le surveiller. Faire taire les observateurs ne fera pourtant pas disparaître la réalité des faits.
aerial photo of island

Le paradoxe israélien, une défaite en dépit de victoires militaires

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Le paradoxe de la défaite israélienne illustre la complexité de la situation stratégique du pays. D'une part, Israël reste une puissance militaire incontournable, dotée de ressources technologiques et humaines considérables. D'autre part, ses échecs face à des adversaires plus faibles soulèvent des questions fondamentales sur l’efficacité de ses stratégies actuelles et sur sa capacité à assurer la sécurité à long terme. Ce paradoxe met en lumière un besoin urgent de repenser la doctrine militaire israélienne et d’explorer de nouvelles avenues diplomatiques pour parvenir à une paix durable. Tant que ces questions resteront sans réponse, Israël continuera de naviguer dans un contexte de guerre asymétrique, où sa puissance ne garantit plus la victoire, mais expose ses vulnérabilités.