De l’ego au destin commun
« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous ; demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. »— John...
Oléoduc Irak-Syrie : le Liban reste à l’écart
L’Irak et la Syrie veulent reconstruire leur corridor pétrolier vers la Méditerranée avec l’appui d’un consortium international dirigé par les États-Unis. La capacité initiale annoncée atteint deux millions de barils par jour, un volume très supérieur à celui de l’ancien oléoduc Kirkouk-Banias. Le projet pourrait réduire la dépendance irakienne au détroit d’Ormuz et offrir des recettes de transit à la Syrie. Le Liban n’est toutefois cité dans aucun document officiel et ne participe pas, à ce stade, au dispositif.
Jeffrey Epstein : Un rôle au service de la stratégie de déstabilisation
Retour sur l’Affaire Epstein, occultée par l’agression bipartite américano-israélienne contre l’Iran, en janvier 2026, qui pourrait jouer un rôle dans les élections américaines de...
« Sunset » à Jbeil
Nous avons piqué vers la mer pour cueillir à fleur d’eau l’or du couchant, ondoyant comme un mirage. Face à la plage, se dévidait...
À Washington, même le ciel a refusé de faire campagne pour Trump
À Washington, la fête du 250e anniversaire américain, voulue par Donald Trump comme une démonstration patriotique, a été perturbée par chaleur, orages et évacuation. Face aux funérailles de Khamenei à Téhéran, l’image attendue de puissance s’est muée en contraste diplomatique et malaise politique pour une Amérique divisée.
Le Syndrome du Sultan libanais
Petite étude clinique d’une maladie nationale parfaitement imaginaire… ou presque
Le Liban est probablement le seul pays au monde où il existe davantage de chefs...
La Méditerranée assassinée : qu’attendons-nous pour sauver la richesse la plus précieuse du Liban...
Il existe des scandales qui éclatent dans un fracas médiatique, occupent les unes des journaux quelques jours, puis disparaissent dans l’oubli.
Et il existe des...
Accord‑cadre et mémoire du 17 mai : comparaison politique et limites de l’analogie
L’accord‑cadre signé en juin 2026 entre le Liban et Israël ravive le souvenir du traité du 17 mai 1983. À l’époque, l’occupant imposait un texte décrié et aussitôt abrogé. Aujourd’hui, la comparaison est mobilisée par les opposants pour dénoncer un « contrat de reddition ». Pourtant, le contexte géopolitique, l’état de l’armée, le rôle du Hezbollah et la crise économique rendent l’analogie fragile.
Accord Liban-Israël : ce que Beyrouth ne veut pas voir être publié
L’annexe sécuritaire secrète de l’accord Liban-Israël suscite une controverse majeure. Des hypothèses circulent:
Elle pourrait organiser une coordination opérationnelle entre armées libanaise et israélienne, sous médiation américaine. Si elle conditionne le retrait israélien à des vérifications sécuritaires, elle risque d’encadrer la souveraineté libanaise au lieu de la restaurer pleinement.
Tripoli, Hedjaz, Haïfa : le rail devient géopolitique
Le projet de relance du chemin de fer du Hedjaz, porté par la Turquie avec l’Arabie saoudite, dépasse largement le cadre économique. En reliant la Turquie au Golfe par la Syrie et la Jordanie, Ankara cherche à redevenir un acteur central des circulations régionales. Ce corridor concurrence les projets reliant les Émirats et l’Arabie saoudite au port israélien de Haïfa. Il inquiète aussi Israël, déjà préoccupé par l’influence turque en Syrie, et met Riyad face à une contradiction : coopérer avec Ankara tout en se méfiant de son rapport aux Frères musulmans.
Accord-cadre Liban-Israël : le verrou des majorités
L’accord-cadre signé entre le Liban, Israël et les États-Unis peut se heurter à plusieurs verrous institutionnels. L’article 52 de la Constitution pose la question du passage par le Parlement. L’article 65 impose les deux tiers au Conseil des ministres pour les questions fondamentales. À la Chambre, le quorum est de 65 députés et le vote sur une loi est public. Le débat est aussi politique : Taëf impose la dissolution des milices, mais son volet sur la libération du Sud a servi à légitimer la résistance face à Israël.
Accord Liban-Israël et le spectre d’une nouvelle guerre civile libanaise
L’accord-cadre signé à Washington entre le Liban et Israël est présenté comme une étape vers la paix. Mais plusieurs responsables et analystes, au Liban comme en Israël, estiment qu’il peut ouvrir une crise interne majeure. Le texte place l’armée libanaise au centre du désarmement des groupes armés non étatiques, sans calendrier clair de retrait israélien complet. Le précédent de l’accord du 17 mai 1983 rappelle qu’un texte signé avec Israël sous parrainage américain peut raviver les fractures internes s’il est perçu comme imposé et déséquilibré.
Ce que le Liban n’a pas obtenu dans l’accord
L’accord Liban-Israël offre un cadre diplomatique, mais laisse Beyrouth sans garanties décisives. Retrait total, calendrier, arrêt des frappes, reconstruction et retour des déplacés restent conditionnés. L’armée libanaise se retrouve au centre d’un dispositif lourd, contesté et risqué, sous garantie américaine jugée insuffisante par une partie du Sud.
Accord Liban-Israël : les Européens absents
L’accord-cadre signé à Washington entre le Liban, Israël et les États-Unis révèle une absence majeure : les Européens, notamment la France, ne disposent d’aucun rôle formel dans le mécanisme de garantie. Cette architecture donne à Washington une position centrale dans la médiation, la vérification et la mobilisation de l’aide. Mais elle expose Beyrouth à une critique politique forte, car les garanties américaines restent largement perçues au Liban comme proches des priorités sécuritaires israéliennes.




















