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Conférence arabe au Caire : 53 milliards pour Gaza, Israël dit non

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Les leaders arabes ont donné leur feu vert aujourd’hui à un plan égyptien de 53 milliards de dollars sur cinq ans pour reconstruire Gaza, lors d’une conférence extraordinaire dans la nouvelle capitale égyptienne. Ce projet, qui refuse tout déplacement forcé des 2,3 millions de Palestiniens de l’enclave, sera piloté par l’Autorité palestinienne (AP). Israël a vite réagi, qualifiant le plan d’ »inacceptable » et d’ »anti-sécuritaire » via son ministère des Affaires étrangères. L’initiative égyptienne, qui défie la proposition de Donald Trump de vider Gaza pour une « Riviera du Moyen-Orient », répond à une crise humanitaire dévastatrice après 15 mois de guerre. « La conférence arabe au Caire a rejeté toute tentative de déplacement forcé des Palestiniens et a validé un plan de reconstruction de Gaza de 53 milliards de dollars sur cinq ans, » clame la déclaration officielle.

Plan égyptien dévoilé : 53 milliards sur cinq ans

Au centre des débats, le plan égyptien promet 53 milliards de dollars pour relever Gaza. Il se divise en deux étapes clés. La première phase, avec 5 milliards, s’attaque aux urgences sur six mois dès avril 2025 : déminage, logements temporaires, eau potable. La seconde, dotée de 48 milliards, court jusqu’en 2030 pour une reconstruction massive, incluant 400 000 logements permanents, un port et un aéroport. « Les Palestiniens restent chez eux, » a déclaré Abdel Fattah al-Sissi, président égyptien, face aux délégués. Une conférence de donateurs au Caire en avril doit boucler le financement, mêlant pays arabes et soutiens internationaux.

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Gaza en crise : 47 000 morts, un territoire ravagé

Gaza est à terre. Depuis le 7 octobre 2023, le conflit entre Israël et le Hamas a tué 47 000 personnes, selon les chiffres de l’ONU au 1er mars 2025. Près de 90 % des 2,3 millions d’habitants ont été déplacés, et 85 % des bâtiments sont en ruines ou endommagés. Un cessez-le-feu signé le 19 janvier 2025 a permis un échange de 82 otages israéliens contre 240 prisonniers palestiniens, mais il tient à peine. Le 2 mars, Israël a stoppé 300 camions d’aide à Kerem Shalom, pointant des violations par le Hamas. « L’initiative vise à soutenir la reconstruction de Gaza sous l’autorité de l’Autorité palestinienne, » explique le contexte officiel, face à une situation humanitaire désespérée.

Israël oppose un veto : « inacceptable »

Israël a balayé le plan sans attendre. « C’est inacceptable, ça ignore nos impératifs de sécurité, » a asséné le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Le gouvernement de Benyamin Netanyahu exige l’éradication complète du Hamas et refuse tout retour de l’AP à Gaza, vue comme trop faible. « Sans démilitarisation, ce projet est mort-né, » a lancé un officiel à Haaretz. Ce rejet complique l’exécution, alors qu’Israël maintient un blocus strict, bloquant les passages d’Erez et Kerem Shalom depuis janvier et freinant l’aide humanitaire.

Déplacement forcé retoqué : Trump et Netanyahu ciblés

Le sommet a dit non au déplacement forcé des Gazaouis. En février 2025, Donald Trump a proposé de vider l’enclave pour une prise de contrôle américaine, vantant une « Riviera du Moyen-Orient ». Netanyahu a applaudi le 3 mars : « Ils doivent pouvoir partir. » « Pas question, » a répliqué al-Sissi, soutenu par le roi Abdallah II de Jordanie. « Cette décision montre un tournant dans l’engagement arabe envers la cause palestinienne et un refus des projets de déplacement forcé avancés par certaines puissances occidentales, » souligne le texte officiel. La déclaration finale juge ces idées contraires au droit international.

Phase 1 précisée : 5 milliards pour les urgences

La première phase, dès avril 2025, injectera 5 milliards de dollars sur six mois. Elle mobilisera 3000 techniciens, surtout égyptiens, pour déminer 50 millions de tonnes de débris laissés par 15 mois de bombardements. Quelque 200 000 logements préfabriqués, chacun de 30 mètres carrés, abriteront 1,2 million de déplacés. Quinze hôpitaux, dont Al-Shifa, dévasté en 2024, rouvriront avec 2000 lits. L’eau potable sera distribuée à 1,8 million de personnes via 50 stations mobiles. « On commence par les bases, » a confié un ingénieur à Reuters, avec 1000 ouvriers prêts à Rafah.

Phase 2 en vue : 400 000 logements d’ici 2030

La seconde phase, de septembre 2025 à 2030, mise sur 48 milliards de dollars. Elle livrera 400 000 logements en béton de 80 mètres carrés pour 2 millions de personnes. Le port maritime, fermé depuis 2006, sera opérationnel en 2028, avec une capacité de 50 000 tonnes par mois. L’aéroport de Rafah, à l’arrêt depuis 2001, rouvrira en 2029 pour 500 000 passagers annuels sur une piste de 3000 mètres. Quelque 810 000 hectares de terres agricoles et trois zones industrielles à Jabalia, Beit Hanoun et Rafah offriront 30 000 emplois. « Un Gaza qui respire, » a promis un délégué qatari à l’AFP.

AP prend les rênes : comité de transition créé

L’Autorité palestinienne, chassée de Gaza par le Hamas en 2007, revient au pouvoir. Un comité de 15 technocrates indépendants, formé lors du sommet, dirigera la transition six mois. Installé à Gaza dès avril, il gérera l’aide et les travaux initiaux, sous un ingénieur de Khan Younès. L’Égypte et la Jordanie formeront 5000 agents de sécurité d’ici septembre. Mahmoud Abbas a juré des élections en 2026 si la stabilité revient. « L’unité palestinienne est en marche, » a-t-il affirmé à Al-Aqsa TV.

Financement en piste : 53 milliards à sécuriser

Les fonds se dessinent. L’Arabie saoudite s’engage pour 10 milliards de dollars, les Émirats arabes unis pour 7 milliards, le Qatar pour 5 milliards. L’Union européenne et la Banque mondiale promettent 15 milliards lors d’une conférence au Caire en avril. « Chaque centime sera suivi, » a assuré Ahmed Aboul Gheit, chef de la Ligue arabe, en conférence de presse. L’Égypte met 2 milliards en matériel, visant le reste auprès de la Turquie et de la Norvège.

Déminage crucial : 50 millions de tonnes à dégager

Les 50 millions de tonnes de débris, truffés d’explosifs, seront déminés sur 18 mois. Cinq cents experts égyptiens, 1000 ouvriers et 50 engins s’activeront dès avril. Sept camps temporaires, financés par le Qatar, accueilleront 1,5 million de personnes dans des unités préfabriquées de 30 mètres carrés. « On dégage les gravats pour repartir, » a expliqué un ouvrier à Associated Press, soulignant le danger persistant.

Port et aéroport : sortir de l’isolement

Le port maritime de Gaza, hors service depuis 2006, renaîtra en 2028 pour 5 milliards de dollars, avec 50 000 tonnes mensuelles. L’aéroport de Rafah, fermé depuis 2001, rouvrira en 2029 pour 7 milliards, accueillant 500 000 passagers par an. Ces projets visent à briser la dépendance aux passages israéliens, bloqués depuis janvier. « Gaza doit s’ouvrir, » a insisté un délégué émirati à Sky News.

Agriculture et emploi : 810 000 hectares en projet

D’ici 2029, 810 000 hectares, soit 40 % de Gaza, seront cultivables pour 6 milliards de dollars. Trois zones industrielles à Jabalia, Beit Hanoun et Rafah, pour 6 milliards, créeront 30 000 emplois dès 2027, ciblant textile et agroalimentaire. « On rebâtit une économie, » a noté un officiel saoudien à CNN.

Hamas prudent : soutien conditionnel

Le Hamas, qui tient Gaza depuis 2007, a salué le plan dans un communiqué, mais exige un rôle. « Nous voulons être consultés, » a déclaré un porte-parole à Al Jazeera. Ses 25 000 combattants posent problème, Israël refusant tout compromis. Des pourparlers sont prévus en avril.

ONU approuve : Guterres soutient

António Guterres a applaudi le plan, le qualifiant de « viable ». « Gaza a besoin d’aide immédiate, » a-t-il plaidé, pressant Israël de rouvrir les passages où 70 % des écoles sont fermées. Les États-Unis, via un porte-parole, ont dit « étudier » sans s’engager, Trump restant silencieux.

Avril en ligne de mire : travaux imminents

Les travaux démarreront en avril après la levée des fonds. L’Égypte enverra 1000 ouvriers et 50 engins à Rafah. Une évaluation des dégâts, fin mars, ciblera le nord, où 70 % des maisons sont rasées. « On agit vite, » a conclu al-Sissi.

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