vendredi, février 20, 2026

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COP30 : entre engagements ambitieux et défis de mise en œuvre

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La 30e Conférence des Parties (COP30) sur le changement climatique, tenue en décembre 2024 à São Paulo, a marqué un tournant dans les négociations internationales sur le climat. Alors que les effets du réchauffement climatique s’intensifient, cette édition a vu des engagements renouvelés, notamment sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’aide aux pays vulnérables. Cependant, ces promesses se heurtent à des obstacles structurels et économiques qui remettent en question leur faisabilité.

Les principales annonces de la COP30

Objectifs de réduction des émissions

Les grandes puissances, dont les États-Unis, la Chine et l’Union européenne, ont adopté de nouveaux objectifs ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. La Chine s’est engagée à accélérer la transition énergétique en doublant sa capacité installée en énergie solaire et éolienne d’ici 2030. Les États-Unis ont annoncé des subventions massives pour les technologies de capture de carbone, tandis que l’Union européenne s’est fixé pour objectif de réduire de 60 % ses émissions par rapport aux niveaux de 1990.

Aide aux pays en développement

Un fonds climatique mondial de 200 milliards de dollars a été approuvé pour aider les pays les plus vulnérables à s’adapter aux impacts du changement climatique. Cette somme, qui dépasse les 100 milliards de dollars promis lors de précédentes COP, est destinée à financer des projets de résilience climatique, comme des systèmes d’irrigation durables et des infrastructures résistantes aux catastrophes naturelles.

Transition énergétique mondiale

La COP30 a également insisté sur l’abandon progressif des énergies fossiles. Bien que des désaccords subsistent, notamment avec les pays producteurs de pétrole, un consensus a émergé sur l’importance de diversifier les économies dépendantes des hydrocarbures, comme celles du Moyen-Orient.

Des défis persistants dans la mise en œuvre

Manque de financements effectifs

Bien que les annonces financières soient prometteuses, de nombreux observateurs ont souligné l’écart entre les promesses et les contributions réelles. Les fonds débloqués tardivement ou en deçà des attentes, comme dans les précédentes COP, limitent l’impact des engagements. Les pays les plus vulnérables, notamment les îles du Pacifique et certaines régions d’Afrique subsaharienne, restent sous-financés, aggravant leur exposition aux risques climatiques.

Opposition des lobbys industriels

Les industries fossiles continuent de peser sur les décisions politiques. Les désaccords sur l’élimination des subventions aux combustibles fossiles reflètent l’influence des producteurs de pétrole et de gaz, particulièrement dans des pays comme l’Arabie saoudite et la Russie. Ces oppositions ralentissent les progrès vers une transition énergétique équitable.

Disparités entre les pays

La transition énergétique mondiale se heurte à des disparités économiques et technologiques. Si les pays riches peuvent financer leur transition, les pays en développement, souvent confrontés à des crises économiques, peinent à investir dans des solutions durables. Cette fracture Nord-Sud reste un point de tension majeur.

Les attentes non satisfaites

Aucune avancée sur la taxation carbone mondiale

Un mécanisme de taxation carbone global, envisagé comme un outil clé pour inciter à la réduction des émissions, n’a pas été adopté en raison des divergences entre pays. Les économies émergentes, notamment l’Inde et le Brésil, ont exprimé des réserves, craignant que cette mesure ne freine leur croissance.

Les énergies fossiles encore dominantes

Malgré les engagements de diversification, les énergies fossiles représentent toujours une part importante du mix énergétique mondial. Les exportateurs de pétrole, comme les États du Golfe, insistent sur la nécessité d’une transition progressive, arguant que leur économie ne peut absorber un changement trop rapide.

Impacts régionaux du changement climatique

Afrique et Asie du Sud

Ces régions subissent déjà les effets les plus graves du changement climatique. L’Afrique subsaharienne est confrontée à des sécheresses récurrentes, tandis que l’Asie du Sud souffre d’inondations dévastatrices. Ces phénomènes aggravent la pauvreté et les déplacements forcés, mettant en évidence l’urgence d’une action internationale concertée.

Amérique latine et les Caraïbes

La déforestation en Amazonie, exacerbée par des activités agricoles et minières, contribue à l’augmentation des émissions mondiales. La COP30 a renforcé les appels à la préservation des forêts tropicales, mais des engagements financiers concrets pour soutenir les efforts de conservation manquent encore.

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Newsdesk Libnanews
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