Les membres du Congrès américain Darin LaHood et Darrell Issa ont adressé une lettre au président Joe Biden, exhortant les États-Unis à imposer des sanctions contre Nabih Berri, président du Parlement libanais. Les législateurs accusent Berri de bloquer l’élection présidentielle au Liban, un pays en crise qui demeure sans chef d’État depuis plus d’un an. Ce blocage est perçu comme une menace pour la stabilité du Liban et un obstacle majeur aux réformes essentielles pour la reprise du pays.


Darin LaHood et Darrell Issa, co-présidents du Caucus pour l’amitié États-Unis-Liban, dénoncent l’obstruction persistante de Nabih Berri à l’égard du processus électoral, le décrivant comme un acteur majeur dans l’impasse politique libanaise. Selon eux, le président du Parlement, allié au Hezbollah, entrave volontairement l’ouverture des sessions parlementaires nécessaires à l’élection d’un président, prolongeant ainsi la vacance du pouvoir exécutif au Liban.
Appel aux sanctions américaines
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La lettre envoyée à Biden, également adressée au secrétaire d’État Antony Blinken et à la secrétaire au Trésor Janet Yellen, souligne que le blocage de l’élection présidentielle par Berri ne sert pas les intérêts du peuple libanais. Les membres du Congrès demandent aux États-Unis d’envisager des sanctions économiques, y compris le gel des avoirs en dollars, contre Berri et toute autre figure politique impliquée dans l’obstruction. Ils estiment qu’une pression financière pourrait forcer les responsables à accélérer le processus de réforme et de transition politique.
Soutien conditionnel des États-Unis au Liban
Les législateurs rappellent que les États-Unis continuent d’apporter une aide humanitaire et un soutien à l’armée libanaise par le biais de l’USAID et d’autres programmes. Cependant, ils insistent pour que cette aide soit associée à une politique plus ferme, visant à réduire l’influence du Hezbollah et d’autres acteurs non-étatiques. L’objectif est d’encourager la formation d’un gouvernement stable et indépendant, capable de défendre les intérêts du Liban face aux ingérences étrangères.
La situation libanaise est décrite dans la lettre comme une crise humanitaire et politique profonde, exacerbée par une corruption endémique et un effondrement économique sans précédent. Les congressistes soulignent qu’il est urgent de sortir le pays de cette impasse pour garantir un avenir prospère et stable au Liban, libre de l’influence pernicieuse des groupes armés. En l’absence de progrès, ils craignent que la situation libanaise ne continue de se détériorer, mettant en péril la sécurité régionale et les intérêts américains.



