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Gebran Bassil appelle à une protection intérieure du Liban

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Le président du Courant patriotique libre, le député Gebran Bassil, a estimé que le Liban faisait face à un « danger existentiel » dans un contexte de guerre régionale, de pressions au Sud et de fortes tensions internes. Dans un entretien accordé à Télé Liban, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « nettoyage ethnique » mené par Israël, plaidé pour une protection nationale d’abord fondée sur un accord intérieur et assuré que son parti n’était « qu’un messager de bonne volonté pour préserver ce petit pays ».

Le président du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a dressé un tableau très sombre de la conjoncture libanaise. « Le Liban fait face à un danger existentiel », a-t-il affirmé, en estimant que la menace dépasse largement le seul cadre militaire. Selon lui, le risque porte autant sur le devenir du Sud que sur l’intégrité même du pays. « Il y a un danger de voir une partie du Sud amputée, et il existe de grands pays qui parlent de Sykes-Picot et de changement des frontières », a-t-il déclaré. À ses yeux, « cette guerre, par son ampleur et ses transformations, menace de disloquer le Liban ».

Revenant sur les débats autour du système politique, Gebran Bassil a posé la question du découpage du pays en termes très directs. « Comment peut-on diviser le Liban géographiquement ? », a-t-il demandé, avant de souligner que les villages et les implantations chrétiennes s’étendent sur l’ensemble du territoire. Il a jugé qu’« il ne faut pas avoir de position préalable contre le fédéralisme », tout en précisant aussitôt que « le fédéralisme géographique est difficile au Liban ». Dans le même temps, il a réaffirmé son attachement à l’accord de Taëf. « Nous devons nous en tenir à Taëf », a-t-il dit, en ajoutant que « la condition pour le modifier reste l’entente et le réalisme ».

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L’appel à protéger les villages frontaliers

Le chef du CPL a consacré une part importante de son intervention à la situation des localités frontalières. Il a lancé un appel à la direction de l’armée afin qu’elle facilite un passage sécurisé pour les habitants exposés. « J’appelle le commandement de l’armée à assurer un corridor sûr pour les habitants des villages frontaliers », a-t-il déclaré. Il a également expliqué que des contacts avaient été entrepris avec la Finul et avec la nonciature apostolique pour suivre la situation sur le terrain.

Gebran Bassil a salué la ténacité des habitants restés sur place malgré les bombardements et les risques. « Ce qui s’est passé là-bas, l’attachement à la terre, cela réchauffe le cœur », a-t-il lancé. Il a estimé que le maintien de ces familles sur leurs terres relève d’une forme de résistance. « Qu’il soit chrétien ou musulman, celui qui est resté au Sud résiste, parce qu’il a décidé de rester sur sa terre dans ces circonstances », a-t-il affirmé. Il a toutefois pris soin de valoriser aussi ceux qui ont quitté les zones les plus exposées. Selon lui, ceux qui sont partis ont eux aussi fait preuve de fermeté et d’attachement.

Dans cette lecture, la question du Sud ne se réduit pas à une ligne de front. Elle engage, selon le député, l’avenir humain et territorial du pays. « Nous sommes, chrétiens et musulmans, unis par la volonté de rester sur notre terre », a-t-il insisté. Il a aussi rappelé que le gouvernement porte, selon lui, une responsabilité directe avec la Finul pour assurer une protection effective aux habitants des régions frontalières.

« Nous ne sommes que des messagers de bonne volonté »

Le président du CPL a ensuite détaillé l’initiative lancée par son parti sur le thème de la protection du Liban. Il a expliqué que des tournées et des contacts étaient en cours avec les responsables religieux, politiques et institutionnels. « Le courant se rend auprès des autorités, des personnalités et parle avec tout le monde », a-t-il déclaré. Il a précisé avoir demandé un rendez-vous aux Forces libanaises, sans l’obtenir jusqu’à présent.

Gebran Bassil a insisté sur la nature de cette démarche. « Nous voulons rassembler tout le monde, et nous ne sommes que des messagers de bonne volonté pour préserver ce petit pays », a-t-il affirmé. Il a ajouté que l’initiative avait reçu « un accueil favorable de la part des références religieuses et politiques » parce qu’elle s’exprime, selon lui, « dans le langage de la protection du Liban et non dans celui d’un conflit entre nous ».

À ses yeux, la gravité du moment impose de maintenir le dialogue entre responsables, même sans effacer les divergences de fond. « Quand nous faisons face à un danger existentiel, nous devons nous parler, non pas pour renoncer à nos positions, mais pour confirmer qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir », a-t-il déclaré. Il a cité en premier lieu le refus absolu de l’affrontement intérieur. « Parmi ces lignes rouges, il y a l’interdiction de tomber dans les combats internes », a-t-il martelé.

Le rejet d’une guerre entre Libanais

Gebran Bassil a longuement insisté sur la nécessité d’empêcher tout glissement vers une guerre civile. « Que gagnerions-nous d’une guerre intérieure ? », a-t-il demandé. Il a estimé que le pays paie déjà un tribut très lourd en vies humaines, en destructions et en départs forcés. « Nous payons un prix terrible en morts, en destruction de maisons et en émigration », a-t-il souligné.

Il a également évoqué la situation des chrétiens, qu’il juge exposés dans la crise actuelle. « Les chrétiens sont en danger, mais ils ne doivent pas être dans l’égarement », a-t-il affirmé. Il a dit voir dans l’exhortation apostolique publiée par le Vatican en 1996 un repère fondamental. « La boussole, c’est l’exhortation apostolique diffusée par le Vatican en 1996, ainsi que ce qu’a dit le pape », a-t-il déclaré, en ajoutant : « Il n’y a pas de salut pour nous sans une unité chrétienne à l’intérieur d’une unité nationale ».

Dans la même logique, il a dénoncé les projets qu’il juge voués à l’échec. « Celui qui égare ce rôle et veut répéter des projets qui ont échoué, c’est lui qui égare les chrétiens », a-t-il affirmé. Il a assuré que son camp avait toujours été « réceptif à toute initiative visant à unifier l’effort chrétien autour des constantes ». Pour lui, la crise actuelle ne peut pas servir de prétexte à des surenchères qui détruiraient le peu de cohésion encore préservé.

« La protection réelle du Liban vient de l’intérieur »

Sur le rôle de l’État, Gebran Bassil a défendu une ligne claire. « Le Liban doit être son propre garant », a-t-il affirmé. Il a estimé que « la protection réelle du Liban vient de l’intérieur », et non d’une dépendance totale à des acteurs extérieurs. Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de soutenir davantage l’institution militaire. « Le gouvernement doit protéger l’armée, lui assurer un climat consensuel et lui fournir l’appui nécessaire en armement, et non lui créer des problèmes », a-t-il déclaré.

Il a aussi critiqué ce qu’il considère comme un manque d’initiative de l’exécutif. « Le gouvernement peut faire davantage, notamment à travers le travail diplomatique », a-t-il dit. Il a établi une distinction nette entre deux attitudes. « Il y a une différence entre le fait que l’État se tienne à l’écart d’une guerre qu’il n’a pas choisie entre le Hezbollah et Israël, et le fait qu’il se tienne à l’écart de la prévention d’une guerre intérieure », a-t-il expliqué.

Selon lui, la priorité absolue consiste à empêcher le conflit régional de se transformer en affrontement libano-libanais. « Pourquoi devrions-nous attendre qu’un ami du Liban nous dise : restez attachés à l’identité libanaise et n’abandonnez pas l’idée du Liban ? », a-t-il demandé. Dans son propos, cette responsabilité incombe d’abord aux institutions et aux responsables libanais eux-mêmes.

Les critiques contre l’absence de stratégie de défense

Le chef du CPL a regretté l’absence, selon lui, d’un travail sérieux de l’État sur une stratégie de défense nationale. « Je n’ai jamais entendu dire qu’un comité avait été formé par le gouvernement pour étudier une stratégie de défense », a-t-il affirmé. Il a accusé l’exécutif d’avoir attendu un document américain avant de l’approuver. « Ils ont seulement attendu que la feuille américaine arrive, puis ils l’ont entérinée », a-t-il lancé.

Pour Gebran Bassil, le Liban devrait être capable de formuler sa propre approche. « Nous pouvons, nous Libanais, demander à l’Amérique d’armer l’armée et de conclure un accord de défense pour protéger le Liban », a-t-il déclaré. Il a aussitôt ajouté que cela implique, dans sa logique, une redéfinition du statut du Hezbollah. « Le Hezbollah doit accepter de ne pas faire partie d’un axe au Liban », a-t-il affirmé.

Il a développé l’idée selon laquelle la neutralisation du Liban pourrait ouvrir la voie à une solution sur les armes. « Si l’on assure la protection du Liban en le neutralisant, alors on peut demander au Hezbollah de remettre ses armes », a-t-il dit. Il a toutefois prévenu qu’un mouvement de résistance bénéficiant d’un ancrage populaire ne disparaît pas par simple opération militaire. « Une résistance soutenue par sa base ne s’achève pas par une seule action militaire, et l’histoire l’a montré », a-t-il estimé.

Hezbollah, guerre et responsabilité politique

Gebran Bassil a reproché au Hezbollah d’avoir engagé le pays dans une guerre qu’il n’avait pas choisie collectivement. « Le Hezbollah nous a fait entrer dans une guerre de soutien à l’Iran », a-t-il déclaré. Il a jugé qu’aucune composante politique ne peut entraîner l’ensemble du Liban dans un conflit « sans la volonté des autres ». Il a néanmoins souligné que l’État doit aussi assumer ses propres responsabilités en proposant une stratégie de défense qui oblige toutes les parties à se placer sous son autorité.

Il a également estimé que le Hezbollah commet aujourd’hui une erreur politique majeure. « L’erreur du Hezbollah est de lier son arme à son honneur », a-t-il affirmé. Il a rappelé qu’il avait entendu Hassan Nasrallah dire par le passé que « l’arme était un fardeau » et qu’elle « disparaîtrait lorsque sa fonction prendrait fin ». « Aujourd’hui, nous entendons un autre discours », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, il a mis en avant un autre élément. « Ce qui se passe vise aussi la composante chiite et lui donne un prétexte pour dire : je veux préserver mon existence », a-t-il observé. À ses yeux, cette réalité ne peut pas être ignorée dans toute tentative de sortie de crise. Son approche consiste ainsi à maintenir une critique nette du Hezbollah tout en refusant que la communauté chiite soit traitée comme une partie à écraser.

« Ce que fait Israël est un nettoyage ethnique »

Sur Israël, Gebran Bassil a employé les mots les plus durs de l’entretien. « Ce que fait Israël est un nettoyage ethnique », a-t-il déclaré. Il a accusé l’État hébreu de chercher à provoquer le déplacement d’une composante centrale du pays. « Israël procède au déplacement d’une composante essentielle », a-t-il affirmé, en estimant que cette stratégie vise à modifier les équilibres internes et à produire une fracture durable entre Libanais.

Il a aussi dénoncé ce qu’il considère comme une tentative israélienne d’opposer les communautés les unes aux autres. « Israël tente de créer une distinction entre les Libanais en donnant l’image que le ciblage ne concerne que les chiites », a-t-il déclaré. Selon lui, l’objectif est clair. « Elle veut placer les chiites face aux sunnites et aux chrétiens », a-t-il affirmé.

Dans cette logique, il a appelé à ne pas considérer les chiites comme une communauté vaincue. « Ne commettez pas l’erreur de traiter les chiites comme une confession battue », a-t-il lancé. « Nous allons continuer à vivre ensemble », a-t-il insisté. Il a rappelé que le Liban, dans son ensemble, supporte le coût humain et matériel de la guerre. « Nous payons tous, par les vies perdues, les maisons détruites et l’émigration », a-t-il dit.

Le dossier des déplacés et la peur d’un non-retour

Gebran Bassil a dit ne pas redouter, en soi, le retour des déplacés chiites dans leurs localités. « Je n’ai pas peur qu’ils ne retournent pas chez eux », a-t-il affirmé, en rappelant qu’ils étaient revenus après les guerres précédentes. « Ils sont déjà revenus en 2006 et en 2024 », a-t-il ajouté. Son inquiétude, a-t-il expliqué, porte plutôt sur ceux qui chercheraient à empêcher ce retour. « La peur vient de celui qui les déplace pour qu’ils ne reviennent pas », a-t-il déclaré.

Il a reconnu l’existence de tensions dans certaines zones d’accueil. « La peur vient de deux côtés », a-t-il dit. D’une part, il a évoqué « certains déplacés » dont les comportements pourraient sortir du cadre légal. D’autre part, il a dénoncé « ceux qui attisent » les tensions et affirment qu’ils ne veulent pas recevoir de déplacés. « Ceux qui disent : nous ne voulons pas accueillir des déplacés, alimentent aussi la peur », a-t-il estimé.

Pour prévenir les dérapages, il a proposé des garde-fous. « Ce sont nos proches, mais dans le respect de règles claires », a-t-il expliqué. Il a cité notamment l’interdiction de nouvelles constructions et l’exigence adressée au Hezbollah d’empêcher toute présence d’éléments combattants dans les lieux de refuge. « Il ne doit pas y avoir de combattants susceptibles de provoquer le ciblage des lieux de déplacement », a-t-il dit.

Le rappel du dialogue lancé sous Michel Aoun

Interrogé sur les tentatives passées autour d’une stratégie de défense, Gebran Bassil a rappelé que le président Michel Aoun avait convoqué une table de dialogue sur cette question. « Le président Michel Aoun a appelé à une table de dialogue pour examiner ce dossier, mais elle a été boycottée », a-t-il dit. Il a aussi livré un échange direct avec Hassan Nasrallah. « Il m’a dit : laissez tomber », a raconté Bassil. « Mais nous avons refusé », a-t-il ajouté.

Ce rappel vise, dans son discours, à montrer que le débat sur les armes et sur le rôle de l’État ne date pas d’aujourd’hui. Il a également insisté sur le fait qu’une révision du système ne peut se faire ni pendant la guerre ni dans un marchandage d’après-guerre. « Revoir le régime ne se fait pas pendant la guerre, ni juste après comme objet de négociation et de troc », a-t-il déclaré.

Il a en outre estimé que le Liban garde la capacité de récupérer les territoires occupés par Israël. « Le Liban a la capacité de récupérer les zones occupées », a-t-il affirmé, en rappelant qu’Israël avait occupé certaines régions en 1978 avant de s’en retirer en 2000. Mais il a jugé que la situation est aujourd’hui aggravée par le fait que le pays doit mener « une bataille supplémentaire » pour récupérer des terres occupées alors qu’il était auparavant concentré sur le dossier des fermes de Chebaa.

Iran, diplomatie et critique du ministre des Affaires étrangères

Gebran Bassil a répété que « l’ingérence iranienne n’est pas acceptable », que ce soit au Liban ou dans le Golfe. Mais il a aussi attaqué la manière dont le dossier diplomatique a été géré à Beyrouth. Il a accusé le ministre des Affaires étrangères Youssef Rajji d’avoir agi en contradiction avec la Constitution dans le dossier de l’ambassadeur iranien Mohammad Reza Sheibani.

« Ce qu’a fait le ministre des Affaires étrangères est contraire à la Constitution », a-t-il affirmé. Il a rappelé que « le président de la République est celui qui accrédite les ambassadeurs » et qu’un ambassadeur ne peut entrer en fonction qu’après la signature des documents d’accréditation par le chef de l’État. « Les documents ont été signés en décembre 2025, et c’est sur cette base qu’il est venu au Liban », a-t-il déclaré. « La remise des lettres de créance est une formalité, mais la signature a eu lieu, et son annulation exige aussi la signature du président », a-t-il ajouté.

Au-delà du cas précis, il a critiqué la manière dont l’autorité agit sans verrouiller juridiquement ses décisions. « Quand le pouvoir prend une décision, il doit la protéger », a-t-il affirmé. À défaut, selon lui, « c’est sa propre stature qui est touchée ». Il a plaidé pour « du courage » et pour une gestion qui ne repose pas sur « l’évitement des responsabilités ».

Une ouverture envers l’Arabie saoudite

Sur le plan régional, Gebran Bassil a souligné une amélioration des relations avec l’Arabie saoudite. « La relation avec l’Arabie saoudite s’est améliorée », a-t-il déclaré. Il a reconnu au royaume « le droit d’être soucieux de voir la région autour de lui non divisée et non fragmentée ». Selon lui, Riyad défend l’unité des États parce qu’un éclatement régional l’exposerait lui-même davantage.

Il a présenté le rôle saoudien comme un facteur positif pour le Liban. « Le rôle saoudien est positif dans la préservation de l’unité du Liban, malgré une position dure à l’égard du Hezbollah », a-t-il affirmé. Il a ajouté que les responsables saoudiens « écoutent avec raison » lorsqu’il s’agit de chercher des solutions.

Dans son propos, cette approche s’inscrit dans un cadre régional plus large. « C’est ce projet qui a conduit le prince héritier Mohammed ben Salmane à demander une solution à deux États avant toute normalisation », a-t-il dit. En évoquant cette position, il a voulu montrer que certains grands acteurs arabes restent attachés à l’idée d’États unifiés et stables, ce qu’il considère comme un élément essentiel pour l’avenir du Liban.

La Syrie et le principe de non-ingérence

Le président du CPL a également abordé la question syrienne. « Je suis heureux de la position du président syrien Ahmad al-Chareh, qui consiste à refuser d’intervenir dans le conflit au Liban », a-t-il déclaré. Il a affirmé qu’il n’acceptait pas, pour sa part, de s’ingérer dans les affaires intérieures syriennes. « Ce qui se passe à l’intérieur de la Syrie concerne la Syrie », a-t-il dit.

Il a toutefois relevé que des factions commettaient, selon lui, des dépassements. « Je n’accepte pas de voir un chrétien, un alaouite ou un druze vivre dans la peur », a-t-il affirmé. En parallèle, il a estimé qu’Ahmad al-Chareh « dépasse les attentes » en essayant de préserver l’unité syrienne, d’ouvrir son pays et de dire au Liban : « Je ne veux pas intervenir ».

Bassil a aussi jugé que le dirigeant syrien avait opéré « une grande transformation sur le plan personnel ». Mais il a dénoncé dans le même temps « l’attitude libanaise envers la Syrie », notamment sur la question des détenus islamistes impliqués dans le meurtre de militaires. Là encore, son discours vise à conjuguer non-ingérence, souveraineté et fermeté sur les dossiers de sécurité.

L’issue de la guerre et le risque d’élargissement

En conclusion de son entretien, Gebran Bassil a estimé que l’arrêt de la guerre dépendra du camp capable d’imposer ses conditions. « Celui qui a la capacité d’imposer ses conditions et la forme de la solution est celui qui déterminera si la guerre s’arrête », a-t-il déclaré. Il a jugé qu’Israël ne mettra pas fin au conflit tant qu’il n’aura pas subi des pertes qu’il ne peut plus supporter. « L’Israélien considère qu’il a encore du temps pour obtenir davantage sur le terrain », a-t-il affirmé.

Il a toutefois répété qu’il faut parvenir à une situation où « ces guerres ne se répètent plus ». « Le problème ne vient pas de nous, mais d’Israël », a-t-il dit, en évoquant « des guerres des dieux sur cette région » et leur instrumentalisation à des fins religieuses.

Enfin, il a accusé l’Iran d’élargir le champ de l’affrontement pour faire pression sur les États-Unis et leurs alliés. « L’Iran laisse une blessure en frappant les pays du Golfe », a-t-il déclaré. « Il élargit la zone de confrontation pour faire pression sur l’Amérique et ses alliés afin d’arrêter la guerre », a-t-il ajouté. Il a aussi évoqué l’usage de « cartes de réserve » comme Bab el-Mandeb, en soulignant que cette stratégie a un coût dont Téhéran devra répondre. « Nous voulons une solution complète qui nous sorte de la guerre », a-t-il affirmé, avant de conclure : « Il faut que la guerre s’arrête, et mon souhait le plus profond est qu’elle ne s’aggrave pas. »

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