vendredi, janvier 23, 2026

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Jeanine Hennis-Plasschaert : des réformes urgentes pour le Liban après l’élection présidentielle

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Une élection présidentielle saluée par l’ONU

Jeanine Hennis-Plasschaert, Coordinatrice spéciale des Nations unies pour le Liban, a exprimé son soutien à l’élection de Joseph Aoun à la présidence du Liban. Elle a qualifié cet événement de tournant décisif, affirmant qu’il pourrait offrir « l’impulsion dont le Liban a désespérément besoin » pour renforcer ses institutions et mettre en œuvre les réformes tant attendues.

Cette élection intervient dans un contexte de crise prolongée où les institutions du pays sont paralysées depuis des mois. Selon Hennis-Plasschaert, ce changement politique offre une opportunité unique de redonner espoir à un peuple éprouvé par les difficultés économiques et sociales.

Progrès timides sur la résolution 1701

La Coordinatrice spéciale a également abordé les avancées dans l’application de la résolution 1701, adoptée après le conflit de 2006, et essentielle à la stabilité dans le sud du Liban. Elle a noté une réduction significative des violences depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre. Des discussions sur le retrait israélien et le redéploiement des forces libanaises dans cette région stratégique sont en cours, mais le processus reste fragile.

Elle a insisté sur l’importance de la période restante avant l’expiration de l’accord de 60 jours, précisant : « Nous sommes dans la phase finale, et donc la plus critique. » Elle a appelé toutes les parties à maintenir leur engagement pour éviter une nouvelle impasse qui pourrait compromettre les progrès réalisés.

Les défis d’une reconstruction durable

L’élection présidentielle pourrait également débloquer des ressources pour la reconstruction et le développement. Hennis-Plasschaert a souligné que l’Appel éclair, prolongé jusqu’en mars 2025, nécessite un « soutien majeur » pour répondre aux besoins humanitaires croissants. La crise économique et la lenteur des réformes ont exacerbé les inégalités, rendant le soutien international indispensable.

Par ailleurs, elle a rappelé les conséquences désastreuses de l’inaction après le conflit de 2006, qui avait conduit à un nouveau cycle de violences. Cette fois-ci, les discussions sur l’application de la résolution 1701 doivent aller au-delà de la Ligne bleue, pour inclure des réformes structurelles dans tout le Liban, notamment au-delà du fleuve Litani.

Une opportunité pour des réformes structurelles

L’élection de Joseph Aoun représente une opportunité pour réactiver les institutions libanaises et mettre en œuvre des réformes cruciales, comme celles attendues dans les secteurs financier et judiciaire. La communauté internationale, à travers des initiatives de soutien, pourrait également jouer un rôle clé dans cet effort.

Cependant, la tâche reste immense. Avec une dette publique dépassant 150 % du PIB et une monnaie locale en chute libre, la stabilisation économique dépendra de la capacité des nouvelles autorités à regagner la confiance des citoyens et des investisseurs.

L’avenir du Liban en suspens

Alors que l’attention se tourne vers les prochains mois, Jeanine Hennis-Plasschaert a insisté sur la nécessité de transformer cette avancée politique en actions concrètes. Elle a averti que l’inaction pourrait replonger le Liban dans une spirale de violences et de crises. Pour cela, un dialogue national inclusif et un soutien international sont indispensables pour redéfinir le rôle des institutions libanaises.

Le succès de Joseph Aoun, en tant que président, dépendra de sa capacité à mobiliser des soutiens internes et externes pour reconstruire un pays en quête de stabilité.

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Newsdesk Libnanews
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