Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Jebran Bassil, a de nouveau critiqué le Hezbollah, l’accusant de donner la priorité aux conflits régionaux au détriment des intérêts du Liban. Dans une interview accordée à Reuters, Bassil a insisté sur la nécessité pour le Hezbollah de s’intégrer pleinement dans l’État libanais et d’abandonner son rôle militaire au profit d’un rôle politique.
Une remise en cause du positionnement du Hezbollah
Bassil a déclaré que le Hezbollah devait accepter son rôle comme « partie intégrante de l’État libanais » plutôt que d’agir comme une entité parallèle. S’il a qualifié le Hezbollah de partenaire, il a souligné que ce partenariat devait se concentrer sur la défense politique du Liban, et non sur une défense militaire. Cette position reflète une fracture croissante entre les deux alliés politiques, autrefois unis par un accord stratégique.
Il a également appelé le Hezbollah à se distancier de l’ »Axe de la résistance », l’alliance régionale dirigée par l’Iran et impliquant la Syrie et d’autres groupes armés. Bassil a estimé que le mouvement devait se recentrer sur les questions internes et contribuer à résoudre les crises économiques et politiques du Liban.
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Opposition à la candidature de Joseph Aoun
Sur la question présidentielle, Jebran Bassil a exprimé son opposition à la candidature du chef de l’armée, le général Joseph Aoun, à la présidence. Bien que cette candidature ait été envisagée comme une solution potentielle au blocage politique, Bassil a manifesté son désaccord, sans toutefois proposer de candidat alternatif.
Cette position intervient alors qu’il avait rencontré le président du Parlement, Nabih Berri, pour discuter de l’élection présidentielle. À l’issue de la réunion, Bassil a affirmé que des efforts sérieux étaient en cours pour élire un président et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés. « Nous aurons, si Dieu le veut, un président le 9 janvier », a-t-il déclaré.
Une élection cruciale pour le Liban
Le Liban, sans président depuis la fin du mandat de Michel Aoun en octobre 2022, se trouve dans une impasse politique aggravée par des divisions profondes entre les blocs parlementaires. L’élection d’un président est cruciale pour débloquer les réformes économiques et attirer l’aide internationale nécessaire à la sortie de crise.



