Les jeux traditionnels libanais ne se limitaient pas à divertir les enfants. Ils servaient également à rassembler les familles et les communautés lors des grandes occasions, telles que les mariages, les fêtes religieuses ou les rassemblements familiaux. Ces jeux de groupe favorisaient la convivialité et inculquaient des valeurs sociales comme l’entraide et la solidarité.
« Takhlîs el hara » : le jeu de course des villages
« Takhlîs el hara » est un jeu de course traditionnel qui se jouait dans les villages libanais. Le principe était simple : des équipes de jeunes devaient parcourir une série de rues et d’allées en suivant des indices laissés par l’équipe adverse. Les indices, souvent dessinés à la craie ou gravés sur des morceaux de bois, guidaient les équipes à travers un parcours prédéfini. L’objectif était d’atteindre un point final avant l’autre équipe tout en évitant les pièges. Ce jeu demandait à la fois une bonne stratégie et une excellente condition physique, et il était souvent joué le soir, après les repas en famille. Le gagnant remportait souvent des prix symboliques, comme des fruits ou des sucreries offertes par les anciens du village.
« La chasse aux cailloux » : un jeu de collecte en pleine nature
Ce jeu collectif était particulièrement apprécié lors des fêtes familiales ou villageoises. Des pierres de tailles, couleurs et formes variées étaient cachées un peu partout dans le village, souvent dans des coins inhabituels ou difficiles d’accès. Les équipes d’enfants devaient partir à la chasse et rapporter ces pierres à un point de collecte central. Chaque pierre avait une valeur définie en fonction de sa rareté ou de sa taille, et l’équipe qui rapportait les pierres les plus précieuses remportait la partie. Ce jeu, tout en favorisant la collaboration entre les participants, permettait aux enfants de développer leur sens de l’observation et leur connaissance des environs.
La dimension sociale des jeux collectifs
Les jeux comme « Takhlîs el hara » ou « La chasse aux cailloux » ne se jouaient pas dans la solitude. Ils incitaient à la coopération et au partage, avec des règles bien établies que tout le monde respectait. Ils étaient souvent le point central des festivités, attirant l’attention des adultes qui encourageaient les joueurs ou leur lançaient des défis supplémentaires. Ces moments de convivialité étaient l’occasion pour les enfants de se socialiser tout en développant des compétences physiques et mentales.


