Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réitéré que l’Iran ne cherche pas à intensifier les tensions au Moyen-Orient mais se réserve le droit de se défendre contre les attaques israéliennes par une réponse « mesurée et calculée ». Cette déclaration intervient alors que les responsables iraniens multiplient les menaces de représailles après une frappe israélienne du 26 octobre, qui a visé des bases militaires et d’autres installations en Iran, causant la mort d’au moins cinq personnes.
Lors d’une conférence de presse au Pakistan, où il était en visite, Araghchi a déclaré : « Contrairement au régime israélien, la République islamique d’Iran ne cherche pas l’escalade. » Il a précisé que l’Iran invoque l’Article 51 de la Charte des Nations Unies, qui reconnaît le droit inhérent de chaque État à se défendre en cas d’attaque armée. « Nous répondrons certainement à l’agression israélienne en temps voulu et de manière appropriée, d’une manière très mesurée et très calculée, » a-t-il ajouté.
Appel à une désescalade régionale
Dans le cadre de cette visite, Araghchi a rencontré son homologue pakistanais, Ishaq Dar, qui a lancé un appel pour un cessez-le-feu urgent afin de réduire les tensions dans la région. Dar a souligné l’importance de la stabilité régionale et a encouragé les parties impliquées à privilégier la voie diplomatique pour éviter une escalade qui pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du Moyen-Orient.
Un contexte de tensions croissantes
Cette déclaration iranienne intervient dans un climat de tensions exacerbées entre Israël et l’Iran, alors que les deux pays s’accusent mutuellement de menacer la sécurité régionale. Israël justifie ses frappes par la nécessité de neutraliser les installations militaires iraniennes qu’il considère comme des menaces directes. De son côté, l’Iran, qui affirme ne pas rechercher la confrontation, maintient son droit à une défense légitime et prévient qu’il réagira aux attaques de manière proportionnée.



