Mercredi, le Sénat des États-Unis a rejeté plusieurs initiatives du sénateur Bernie Sanders visant à bloquer la vente d’armes offensives à Israël, alors que la guerre à Gaza provoque un nombre croissant de victimes civiles. Sanders, soutenu par un petit groupe de démocrates, avait proposé des résolutions visant à interdire la vente de certains obus de chars, mortiers et kits de bombes intelligentes. Cependant, ces résolutions ont été largement rejetées par le Sénat.
Sanders critique la politique israélienne
Dans sa plaidoirie, le sénateur Sanders a accusé le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de mener une guerre « non seulement contre le Hamas, mais contre le peuple palestinien tout entier ». Il a dénoncé l’impact des frappes israéliennes sur la population civile de Gaza, où les pertes humaines ne cessent de croître.
Ces résolutions, connues sous le nom de « résolutions communes de désapprobation », auraient nécessité une approbation par les deux chambres du Congrès et auraient dû résister à un éventuel veto présidentiel pour entrer en vigueur. Historiquement, aucune tentative de ce type n’a réussi à bloquer une vente d’armes.
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Soutien bipartisan à Israël
Le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, a fermement opposé ces mesures, déclarant : « Il a toujours été un pilier de la politique américaine de fournir à Israël les ressources nécessaires pour se défendre contre ses ennemis ». Le sénateur Ben Cardin, président du Comité des relations étrangères, a lu un message de la Maison Blanche appelant les législateurs à rejeter les résolutions, avertissant qu’un tel blocage « donnerait du souffle à l’Iran, au Hezbollah et au Hamas ».
Le sénateur républicain Lindsey Graham a également critiqué les initiatives, affirmant que « ce signal serait perçu par les ennemis d’Israël comme un encouragement à persévérer ». Les républicains, qui contrôleront bientôt le Congrès, se sont largement alignés sur Netanyahu et ont promis de maintenir un soutien militaire sans faille à Israël.
Contexte politique et humanitaire
La tentative de Sanders intervient dans un climat tendu marqué par les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. L’administration Biden avait posé des conditions à Israël pour améliorer les conditions des civils à Gaza, notamment en levant l’interdiction quasi-totale de l’aide humanitaire dans le nord de Gaza. Pourtant, les organisations humanitaires affirment qu’Israël n’a pas respecté ces exigences, aggravant la crise humanitaire.
Les répercussions politiques
La guerre à Gaza divise profondément les opinions aux États-Unis. Si les progressistes, comme Sanders, appellent à conditionner l’aide militaire à Israël à des améliorations pour les civils palestiniens, les républicains et de nombreux démocrates centristes soutiennent une assistance sans restrictions. L’administration Biden continue d’appeler Israël à épargner les civils, tout en maintenant son soutien à l’effort militaire israélien.
Avec l’arrivée prochaine de Donald Trump à la Maison Blanche, les perspectives de changements dans la politique américaine envers Israël restent floues. Trump, qui a promis un soutien indéfectible à Israël, a appelé Netanyahu à conclure rapidement la guerre à Gaza sans détailler ses plans.



