mercredi, février 25, 2026

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Le vide présidentiel au Liban : une menace pour la stabilité nationale

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L’échec à élire un président au Liban, qui perdure depuis plusieurs mois, a plongé le pays dans une crise institutionnelle profonde. Le vide à la tête de l’État empêche le fonctionnement normal des institutions et paralyse les processus décisionnels essentiels. « Nous ne pouvons pas permettre que le vide présidentiel continue de détruire nos institutions. Une solution inclusive est nécessaire », a déclaré Nabih Berri, président de la Chambre des députés. Ces propos traduisent l’urgence d’un consensus pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation.

Répercussions économiques immédiates
L’impasse politique exacerbe la crise économique que traverse le Liban. La livre libanaise continue de perdre de sa valeur face au dollar, atteignant des niveaux records. Les investissements étrangers sont paralysés par l’instabilité, tandis que l’aide internationale reste conditionnée à la mise en œuvre de réformes structurelles, elles-mêmes bloquées par l’absence d’un président. Selon un économiste local : « Le Liban ne peut pas se relever sans une autorité présidentielle capable de restaurer la confiance des investisseurs et des institutions financières internationales. »

Conséquences sociales et humanitaires
La crise institutionnelle a des impacts directs sur la population. Les coupures d’électricité, la pénurie de carburant et l’inflation galopante aggravent le quotidien des Libanais, dont une grande partie vit désormais sous le seuil de pauvreté. « Les citoyens paient le prix de l’incompétence politique », a dénoncé un manifestant lors d’une récente mobilisation à Beyrouth. La fuite des talents s’accélère, privant le pays de ses ressources humaines les plus précieuses. Ce phénomène est particulièrement préoccupant dans les secteurs de la santé et de l’éducation.

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Blocage politique et pressions internationales
L’échec à élire un président reflète les divisions profondes entre les principales factions politiques. Tandis que certaines parties soutiennent le général Joseph Aoun, chef de l’armée, d’autres insistent sur un candidat de consensus. Par ailleurs, des acteurs internationaux comme l’Arabie Saoudite et l’Iran exercent des pressions sur les partis locaux pour influencer le choix du prochain président. « L’élection présidentielle au Liban doit être le résultat d’un dialogue national, sans ingérence externe », a affirmé Gebran Bassil. Ces pressions internationales, bien qu’importantes, compliquent davantage la possibilité d’un accord rapide.

Impacts sécuritaires du blocage
La paralysie institutionnelle a également des répercussions sécuritaires. Le sud du Liban reste une région sous tension, avec des violations sporadiques du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. L’absence d’un leadership clair affaiblit la capacité de l’État à répondre aux défis sécuritaires. « La vacance présidentielle est un facteur de fragilisation de notre sécurité nationale », a averti un analyste militaire. Le risque d’une escalade des tensions dans la région reste élevé, d’autant que la FINUL peine à contenir les provocations des deux côtés.

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Newsdesk Libnanews
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