En partenariat avec Madaniya.info â Par Samir Hassan.
Originaire de Tripoli (Liban), fondateur du Mouvement de lâUnification (At Tawhid) et ancien dirigeant de sa branche militaire (1982-1986), Samir Hassan a été prisonnier en Syrie pendant onze ans. Depuis sa libération, il fait office dâexpert militaire et spécialiste des groupements islamistes de la zone.
Adaptation à la version française par René Naba directeur éditorial de www.madaniya.info avec lâaimable autorisation de lâauteur.
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Fondé en 1982 dans la foulée de lâinvasion israélienne du Liban et du démantèlement du sanctuaire libanais de lâOrganisation de Libération de la Palestine (OLP), sa naissance a été favorisée par un encadrement et un environnement avantageux :
- Lâinstauration de la République Islamique dâIran, en Février 1979
- La structuration idéologique et intellectuelle de ses cadres initiée, préalablement à sa naissance et à lâintention des cadres futurs, par le dignitaire chiite Libanais, Sayyed Hussein Fadlallah.
Son lancement sous lâoccupation israélienne du Liban, particulièrement le Sud-Liban, zone à forte densité chiite, a fait prévaloir une idéologie privilégiant le combat contre Israël sur tout autre objectif.
Les méthodes de combat: Les opérations-commandos et les tunnels
Ses méthodes de combat reposent sur une combinaison de la guerre de guérilla et les opérations de commando, à coup de charges explosives et dâembuscades. Des opérations menées en concertation avec un service de renseignement performant, et secondées par une artillerie et une force balistique, particulièrement les Katiouchas de fabrication russe, qui se sont distinguées lors des tirs contre les implantations israéliennes du Nord de la Galilée.
Hezbollah se distingue des autres formations de la zone par la précision de ses objectifs, contrairement aux autres groupements qui pratiquent, eux, le tir de saturation sans discernement, ainsi que par son soin à aménager des voies de retrait et de dégagement.
Le Hezbollah a structuré sa défense sur un réseau de tunnel en déploiement arachnéen, loi des zones populeuses. Des tunnels disposant dâune vaste dâautonomie, dotés dâéquipements de ravitaillement, de moyens de transmission et de communications, des réserves dâeau et de munitions, à lâeffet dâassurer lâautonomie du combattant sur plusieurs semaines.
Les tunnels sont aménagés en vue dâassurer une protection complète de lâarsenal balistique, de manière à pouvoir propulser le plus grand nombre de missiles dans la même journée. Des fortifications ont été édifiées pour assurer la protection des rampes de lancement des missiles de courte et moyenne portée. Des missiles tirés via de fenêtres de tirs automatiques, sâouvrant le temps du tir pour se refermer aussitôt.
La structure militaire : Elle se décompose en deux catégories
- Les troupes dâélite et dâintervention. Au nombre de 3.000 membres, elles font office de force de frappe du Hezbollah. Soumis à un entraînement intensif, elles sont dotées dâun armement sophistiqué.
- Les forces de réserves (mobilisation). Au nombre indéterminé, elles sont mobilisables en fonction des besoins dâune opération et de sa durée. Le Hezbollah a opté pour une décentralisation de la décision dans la direction des combats sur le terrain. Une de ses particularités est lâautonomie quâil a accordée aux officiers de rang subalterne, habilités à prendre des décisions sur le terrain en fonction des nécessités du combat sans référer préalablement à la hiérarchie.
- Les unités combattantes se déploient par formation de 7 à 10 combattants, dont la liaison est assurée entre elles et le commandement par un système de transmission sophistiqué. Les formations anti blindés sont constituées de deux membres et de trois réservistes, toutes équipées de missiles anti chars.
LâArsenal
- Le Katioucha : De fabrication russe, dâune portée de 12 à 22 km, le Katioucha est lâarme de base des combattants du Hezbollah avec ses diverses déclinaisons (Fajr).
- Le missile Fajr (Aube) : Portée de 25 à 75 km, est une forme améliorée du Katioucha
- Le missile Raad (tonnerre) : Portée 75 km, copie du missile russe Frog 7, fabriqué par lâIran.
- Le missile Zilzal (séisme) : Portée 150 à 200 km, de fabrication iranienne
- Missile Sol-mer: Portée 100 km, de fabrication iranienne copie du missile russe 802 S
- Missile Sol-Air: copie du missile russe Sam 7, plus léger, portable sur épaule pour des tirs de mobilité.
- Missile antichars: copie du missile russe Soggost AT 3 et Spigot. Dans le même domaine, le Hezbollah dispose en outre du missile AT4 et du missile de fabrication américaine TOW.
Dans le domaine de la surveillance aérienne et du repérage, le Hezbollah dispose du Drone (Mouhajjer), de fabrication iranienne, équipé de trois caméras de surveillance, dâun radar numérique et dâun système de transmission électronique. Ãvoluant à 2 000 m dâaltitude, sa vitesse maximale est de 120 km/H.
En 2000, dans la foulée de la libération du sud-Liban, le Hezbollah a mis en Åuvre un plan de perfectionnement de ses capacités combatives :
Sur le plan technologique : Il a développé ses moyens de combat, effectuant un saut qualitatif notamment dans le domaine balistique. Il a ainsi pu acquérir des missiles dâune portée de 120 km et a réussi à quadrupler le stock dont il disposait avant la libération.
Sur le plan humain: Le Hezbollah a soumis ses combattants à une formation poussée leur permettant dâacquérir une maîtrise technologique au point de pouvoir guider un drone.
Juillet 2006 :
Pour la première fois, le Hezbollah a pu acquérir une arme de grande mobilité, mettant en Åuvre des missiles mobiles de basse altitude, échappant au radar, ainsi que des missiles SCUD, à longue portée et des missiles à trajectoire ondulatoire, de vitesse variable de manière à échapper à son interception, enfin dâun système TROPLY.
La guerre de Juillet 2006
Les caractéristiques de la défense mise en Åuvre par le Hezbollah durant la guerre de juillet 2006 reposait sur les principes suivants :
- Une défense terrestre souple dans son déploiement
- Une volonté tenace dâoccupation du sol et de ne pas céder du terrain par le biais de tirs de saturation des positions ennemies
- Un système de transmission autonome et codé via de câbles terrestres (pour contourner le système de communication virusé de lâétat libanais et infecté dâagents israéliens)
- Un système de camouflage et de dissimulation qui a compliqué la tâche des Israéliens dans lâidentification des cibles et des positions du Hezbollah
- Engagement des troupes dâélite depuis des positions lointaines du champ de bataille pour allonger les lignes israéliennes et le attirer vers des lieux prédéterminés pour un engagement rapproché distant parfois de 150 mètres
AYTAROUN (Sud-Liban) :
Les tankistes des MERKAVA nâont pu repérer les combattants du Hezbollah en tenue de camouflage, en embuscade, qui ont ouvert le feu contre leurs cibles situés parfois à une dizaine de mètres du convoi israélien. La mobilité a été accentuée par le percement des tunnels entre les diverses habitations qui permettaient aux combattants du Hezbollah de se déplacer aux quatre coins du village pour prendre de revers les assaillants, tout en aménageant des voies de repli.
Des fortifications en ciment ont été creusées dans le sous-sol et disséminés dans les zones de combat pour servir dâabri aux combattants et de dépôts de munitions et dâarmes.
Les RAMPES DE LANCEMENT ENFOUIS DANS LE SOUS SOL ETAIENT HISSES VERS LA SURFACE PAR UN SYSTEME DE CANALISATION PROPULSE PAR DES MOYENS HYDRAULIQUES.
GHANDOURIYE (Sud-Liban): le Hezbollah a couvert la zone de combats dâun champ de mines, couplé par dâincessants tirs de mortiers afin dâentraver la progression des assaillants et leur infliger les plus lourdes pertes.
SYRIE : De lâimportance du rôle du Hezbollah dans la guerre de Syrie
Au début de la guerre, le Hezbollah sâest contenté dâun rôle de conseiller, limitant sa contribution à un échange dâexpertise. Avec le développement des événements, le déferlement des combattants islamiques, la rupture des rapports de force qui sâest ensuivi en faveur de lâopposition ainsi que lâaccentuation de la menace sur le régime, le Hezbollah a commencé à apporter une contribution ponctuelle dans la région de Homs.
Puis, au milieu de lâannée 2012, -soit après la bataille de Bab Amro, qui devait être selon le premier ministre qatari de lâépoque Hamad Ben Jassem «le Stalingrad du Moyen- Orient»-, le Hezbollah sâest engagé dans la bataille subissant même à ses débuts des revers à Qoussayr et auparavant à Rabla.
De lâavis même du Centre Jeffrey Rath pour les Ãtudes Américaines (President and CEO at Rath-Bern Education Consultants-Wisconsin), le Hezbollah est devenu par la suite le plus puissant et le plus combatif du fait de la maîtrise du terrain en Syrie, particulièrement du fait des troupes dâélite qui se sont distinguées sur les grands axes de la confrontation en dépit du fait que le parti chiite a livré bataille en milieu hostile, contrairement ses guerres contre Israël, menées, elles, au Liban dans un environnement favorable.
Les mutations du Hezbollah du fait de la guerre de Syrie et de la guerre asymétrique
La guerre de Syrie nâa pas été facile pour le Hezbollah. Mais la nature du conflit a dicté ses conditions. Ce fut pour lui un grand défi à relever. Cela a permis au Hezbollah dâacquérir une grande expérience dans des combats dâun type nouveau en ce quâil a acquis une expertise sans pareille dans les guerres asymétriques dans des combats avec des forces non gouvernementales.
En Syrie, il a dû faire face à une guerre de guérilla, alors que face à Israël il menait une guerre défensive, fondant sa stratégie sur cette base. En Syrie, il a mené des guerres frontales, en rase campagne. Le cours de la guerre de Syrie a conduit le Hezbollah a mené des combats de chars et de blindés alors que son point fort était lâinfanterie.
En Syrie, il a mené des batailles conjointes avec les forces gouvernementales syriennes faisant un usage combiné de lâartillerie lourde, des blindés, de la balistique en coordination avec lâaviation.
La guerre asymétrique adoptée par les combattants islamiques a fait peser une menace grandissante sur le régime. Lâarmée gouvernementale syrienne avait engagé la guerre selon un schéma classique, alors que lâopposition avait opté pour la guérilla. Ce qui a mis en difficulté lâarmée gouvernementale.
La participation du Hezbollah a modifié le cours de la bataille. Une fusion sâest opérée entre les forces régulières et les forces non régulières, avec le concours de forces alliées pour déboucher sur la constitution dâune force combattante efficace.
Le Hezbollah a opté pour une tactique dâassauts successifs en vue dâépuiser lâennemi, mettant à profit une puissance de feu ainsi que son aptitude à mener des opérations combinées par lâusage dâarmes sophistiquées acquises à la faveur de la guerre de Syrie. Particulièrement les DRONES.
Le Hezbollah a mis en Åuvre avec succès la tactique de la contre-insurrection, menant des guerres asymétriques: La dextérité dans le ciblage dâobjectifs multiples par tirs croisés, la célérité dans le déplacement des troupes simultanément sur plusieurs positions fronts en sus de sa maîtrise de lâusage dâarmes mobiles ont permis au Hezbollah de vaincre ses adversaires.
La bataille de Qoussayr a constitué à cet égard un modèle dans la guerre de rues. Du fait de la proximité des habitations, le Hezbollah a mené bataille mètre après mètre pour sécuriser les lieux.
Les effectifs des unités combattantes ont été augmentés, passant de 3 à 5 membres pour chaque formation. Le Hezbollah, parallèlement, a du faire lâapprentissage des pièges: maisons piégées, mines au bord des routes ainsi que les tunnels aménagés par les opposants.
Usant dâun artifice, le Hezbollah a ainsi déblayé le terrain des pièges constitués par les tunnels, en propulsant des pneus à lâintérieur des tunnels en feu de manière à illuminer lâintérieur et à déterminer la sortie, et, par la fumée dégagée pousser les occupants soit à la reddition soit à la fuite.
Le Hezbollah a du enfin recourir aux communications codées à Quoussayr après avoir constaté que les opposants disposaient dâémetteur-récepteur perfectionné en mesure de capter les communications du Hezbollah en cours dâopération.
Les enseignements de Qoussayr
La bataille de Qoussayr a constitué la plus importante offensive du Hezbollah depuis sa confrontation avec Israël, en 2006. Elle a confirmé ses progrès dans le domaine de la guérilla urbaine. Sa victoire a eu un effet considérable sur la psychologie de lâarmée syrienne. Renversant les rapports de force, la victoire de Qoussayr a préludé la victoire en Syrie, mettant un frein à la progression de lâopposition dont lâéchec lâa plongé dans une profonde dépression.
Qoussayr ne faut pas une promenade de santé. Le Hezbollah a dû faire face à divers groupements bien entraînés et bien équipés, soutenus par divers pays. Il a payé un lourd tribut sacrifiant certains de ses meilleurs éléments. Toutefois, sa popularité et lâadhésion populaire dont il bénéficie auprès de larges couches de la population ont atténué la douleur et le mécontentement qui se faisaient jour au sein de la population face à ses pertes. Les funérailles des membres du Hezbollah tombés sur le champ dâhonneur en Syrie ont tourné par moments à des manifestations de joie
De Qoussayr à Al Ghoutta à Qalamoun
Al Ghouta a été la 2me grande bataille du Hezbollah. Dès la fin des combats de Qoussayr, le Hezbollah sâest en effet tourné vers Al Ghoutta où il a contribué à élargir le périmètre de sécurité autour de Damas avant de se diriger vers Qalamoun
Qalamoun
Sur 350 km, sâétendant de Yabroud au Krack des Chevaliers, la bataille a été ardue en raison de la topographie du terrain: une succession de collines, de monts, de caves, de ravins. Dans cette bataille, le Hezbollah a combattu dans des formations comparables à celles existant dans des armées régulières.
Mais dans les paysages escarpés le Hezbollah a dû modifier son approche, ayant recours à de petites formations se positionnant à des emplacements stratégiques (colline, crête des montages les voies de passage), avec pour mission de fixer lâennemi le temps de permettre aux gros des troupes dâatteindre le champ de bataille. Généralement, les commandos avaient recours à des opérations coup de poing pour neutraliser, sinon paralyser lâadversaire.
A lâinstar de Qoussayr, le Hezbollah a bataillé dur à Qalamoun (vallon après vallon, colline après colline), faisant usage dâune artillerie terrifiante (Missile Al Burkane) pour déloger ses adversaires tapis dans les montagnes. A Alep, la bataille sâest déroulée sur une vaste superficie, le conduisant à modifier le déploiement de ses unités combattantes, livrant bataille tour à tour et simultanément aux lieux dits Sfeira, Khasser, Andane, Nayreb, Brij etc.
Des batailles qui ont nécessité le déploiement dâune force de lâimportance dâune division.
CAUDA
Ãpilogue le constat des experts occidentaux sur les prestations du Hezbollah.
A propos de la confrontation Liban-Israël: Lâappréciation de Michel Goya, expert militaire français: La crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie.
«Malgré lâengagement de lâéquivalent de lâarmée de terre et lâarmée de lâair françaises, les Israéliens ont échoué à vaincre au Liban quelques milliers dâhommes retranchés dans un rectangle de 45 km sur 25 km. Un résultat tactique surprenant, probablement annonciateur dâun phénomène nouveau, la fin une ère de guerres limitées dominées par la haute technologie occidentale. Lâarmée israélienne découvre alors que ses adversaires se sont parfaitement adaptés face au feu aérien israélien, le Hezbollah a développé une version «basse technologie» de la furtivité, combinant réseaux souterrains, fortifications et â surtout â mélange avec la population.
Le Hezbollah, légèrement équipé, maîtrisant parfaitement son arsenal, notamment antichar, a mené un combat décentralisé, à la manière des Finlandais face aux Soviétiques en 1940. Il a pratiqué aussi une guerre totale, tant par lâacceptation des sacrifices que par lâintégration étroite de tous les aspects de la guerre au cÅur de la population. En face, lâarmée dâIsraël sâest engagée dans une ambiance de «zéro mort», et a échoué. Au bilan, Israël a perdu 120 hommes et 6 milliards de dollars, soit presque 10 millions de dollars par ennemi tué, et ce, sans parvenir à vaincre le Parti de Dieu. à ce prix, sans doute eût-il été tactiquement plus efficace de proposer plusieurs centaines de milliers de dollars à chacun des 3 000 combattants professionnels du Hezbollah en échange dâun exil à lâétranger», estimera Michel Goya, stratège français au Centre français de doctrine dâemploi des forces (armée de terre), chargé du retour dâexpériences des opérations françaises et étrangères dans la zone Asie/Moyen-Orient)) .
Cf. à ce propos «Dix millions de dollars le milicien, la crise du modèle occidental de guerre limitée de haute technologie» par Michel Goya, in la Revue Politique étrangère 1/2007 (Printemps), p. 191-202. Lieutenant-colonel et rédacteur au Centre de doctrine dâemploi des forces (armée de terre), il est chargé du retour dâexpériences des opérations françaises et étrangères dans la zone Asie/Moyen-Orient. Il est lâauteur de La Chair et lâAcier (Paris, Taillandier, 2004) qui sâattache au processus dâévolution tactique de lâarmée française pendant la Première Guerre mondiale.
A propos de la Syrie: Le jugement de la Brookings Institution sur la prestation du Hezbollah dans la guerre de Syrie
«Le Hezbollah a réussi à assumer un rôle distinctif croissant dans la direction des opérations de lâarmée syrienne lors dâoffensives majeures des forces gouvernementales. A Qoussayr (Juin 2013), le Hezbollah a pris directement en main le commandement des opérations, assumant, parallèlement, la surveillance aérienne permanente du champ de bataille, via des drones», relèvera «The Brookings Doha Center Report», dans sa livraison de Mai 2014 signée de Charles Lister.
En deux ans (2012-2014), le Hezbollah mettra ainsi en échec six offensives majeures des djihadistes de Syrie visant à percer les lignes de défense du parti chiite, à coups de vagues humaines, dans la zone frontalière syro libanaise, dans le secteur Ersal-Brital.
Le Hezbollah parviendra ainsi à décimer les unités dâélite des assaillants takfiristes, constituées de troupes conjointes de Daech et de Jobhat An Nosra avec le soutien dâIsraël. Par trois fois en Syrie (Al-Qoussayr, Yabroud, et dans le périmètre de la base militaire de Menagh, dans la région dâAlep, assiégée de nombreux mois par le géorgien Tarkhan Batirashvili â Abou Omar al-Shishani), Hassan Nasrallah, à la tête de ses hommes, fera la preuve de sa science militaire et de la maîtrise du commandement.
ILLUSTRATION
Israeli tank destroyed by Hezbollah fighters in Lebanon in 2006

