Marwan Iskandar, économiste de renom au Liban, a récemment déclaré : « Sans réformes, le Liban n’a aucun avenir économique. » Ce constat, relayé par plusieurs médias locaux et internationaux, reflète une réalité sombre pour un pays en crise depuis plusieurs années. Iskandar, connu pour ses analyses franches et ses critiques acerbes de la classe politique libanaise, pointe du doigt les responsabilités des élites et propose des pistes de sortie de crise qui nécessitent une volonté politique forte et des actions rapides.
Un économiste au service de la vérité
Une carrière dédiée à la réforme
Marwan Iskandar, auteur de plusieurs ouvrages sur l’économie du Moyen-Orient, est une figure respectée dans le paysage économique libanais. Ses analyses, souvent publiées dans Al Joumhouriyat et Ad Diyar, dénoncent les politiques financières irresponsables qui ont conduit le pays à l’effondrement. Dans ses récentes déclarations, il met en lumière l’incapacité des dirigeants à gérer les finances publiques et à instaurer des mécanismes de transparence.
Un avertissement constant
Depuis 2019, Iskandar n’a cessé d’alerter sur les dangers d’un modèle économique basé sur l’endettement externe et le clientélisme. Selon lui, la corruption endémique et l’absence de réformes structurelles ont créé un environnement économique instable, où les citoyens sont les premières victimes.
Les points critiques soulevés par Iskandar
1. Une classe politique déconnectée
Pour Iskandar, les élites politiques libanaises ne comprennent pas la gravité de la situation. Il accuse les dirigeants de privilégier leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt national. Cette critique vise notamment les anciens gouvernements, qui ont accumulé une dette publique insoutenable tout en négligeant les infrastructures de base.
2. Un secteur bancaire défaillant
L’économiste souligne que les banques libanaises ont joué un rôle central dans la crise. Il estime qu’elles ont financé des déficits publics en prêtant aux gouvernements successifs à des taux d’intérêt élevés, créant ainsi un cercle vicieux de dépendance mutuelle entre l’État et le secteur bancaire. L’effondrement des banques a détruit la confiance des déposants et paralysé l’économie.
3. La nécessité d’un audit
Iskandar insiste sur l’importance d’un audit complet de la Banque centrale pour identifier les responsabilités et évaluer l’ampleur des pertes. Selon lui, cet audit est indispensable pour rétablir la crédibilité du système financier et obtenir le soutien du FMI.
Les solutions proposées
1. Transparence et responsabilité
Marwan Iskandar appelle à une transparence totale dans la gestion des fonds publics. Il propose la création d’une commission indépendante pour superviser les réformes économiques et enquêter sur la corruption passée.
2. Réforme du secteur bancaire
L’économiste préconise une restructuration des banques libanaises pour réduire leur taille, éliminer les actifs toxiques et rétablir la confiance des déposants. Cette réforme nécessitera un soutien international et une supervision stricte.
3. Diversification économique
Iskandar plaide pour une diversification de l’économie libanaise. Il met l’accent sur le potentiel du secteur agricole, du tourisme durable et des technologies de l’information pour générer des revenus et créer des emplois.



