Lors d’une allocution télévisée marquant le 46e anniversaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr et de ses compagnons, le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a appelé à une résistance accrue contre l’agression israélienne, tout en soulignant l’importance de l’unité nationale pour faire face aux crises actuelles au Liban.
La tragédie de Gaza : un test pour la conscience mondiale
Berri a commencé par évoquer la situation tragique à Gaza, qualifiant les événements en cours de « test quotidien pour la conscience mondiale ». Il a déclaré que soutenir le droit légitime du peuple palestinien à établir un État indépendant avec Jérusalem comme capitale et, avant tout, arrêter le massacre en cours à Gaza, est un test pour l’humanité dans son ensemble. Berri a ajouté que la chute de Gaza, si elle se produisait comme prévu par Netanyahu, signifierait non seulement un désastre pour la Palestine, mais également un effondrement pour toute la région, menaçant la sécurité nationale, la culture, l’histoire et les frontières géographiques de la région.
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L’agression israélienne contre le Liban : un défi majeur
Abordant la situation au Liban, Berri a qualifié les attaques israéliennes contre le sud du pays de « véritable agression » et a réaffirmé l’engagement du Liban à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il a souligné que la région surveillée par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) avait été l’une des plus stables du Moyen-Orient depuis 2006, jusqu’à la récente escalade des hostilités. Berri a également insisté sur le fait que la seule partie responsable de violations continues de cette résolution est Israël, avec plus de 30 000 violations depuis son adoption.
Le dossier présidentiel : appel au dialogue et à la consultation
Sur le plan politique interne, Berri a appelé à un dialogue sous l’égide du Parlement pour parvenir à l’élection d’un président « national et fédérateur » qui puisse diriger le Liban en cette période critique. Il a réitéré l’importance de ne pas lier l’élection présidentielle aux développements régionaux, notamment au conflit en cours à Gaza et dans le sud du Liban. Berri a également rappelé que l’objectif est de trouver un consensus à travers la consultation et le dialogue, et que toutes les forces politiques doivent s’unir pour surmonter cette impasse.
L’héritage de l’imam Moussa Sadr : engagement et fidélité
Rappelant la figure emblématique de l’imam Moussa Sadr, Berri a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte pour la vérité sur sa disparition et celle de ses compagnons, en soulignant que cette quête ne connaît ni compromis ni échanges. Il a souligné que ceux qui continuent de refuser de coopérer pour résoudre cette affaire sont complices du crime initial.
L’unité nationale : un bouclier contre les divisions
Dans un message de solidarité, Berri a exprimé sa gratitude envers tous les Libanais, en particulier ceux du sud, qui ont ouvert leurs portes pour accueillir les déplacés à la suite des attaques israéliennes. Il a condamné ceux qui ont refusé d’offrir leur aide, mais a également appelé à dépasser ces divisions pour préserver l’unité nationale, qu’il a qualifiée de meilleure arme contre Israël. Berri a souligné l’importance de la coexistence islamo-chrétienne, qui reste une richesse irremplaçable pour le Liban.
Conclusion : un appel à la résistance et à la vigilance
En conclusion, Nabih Berri a appelé à intensifier la résistance contre l’agression israélienne et à maintenir une vigilance constante face aux menaces internes et externes. Il a réaffirmé que le Liban, fort de son unité nationale et de sa résistance, restera un pays fort, libre et indépendant, digne des sacrifices de ses martyrs. Berri a également renouvelé son engagement à poursuivre la quête de vérité sur l’imam Moussa Sadr, tout en exhortant les Libanais à rester unis dans la défense de leur pays et de leurs valeurs.



