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Netanyahu affirme vouloir maintenir l’occupation de la zone tampon en Syrie après la chute d’Assad

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé mardi que les forces israéliennes resteront dans une zone tampon en Syrie jusqu’à ce qu’une solution garantissant la sécurité d’Israël soit mise en place. Cette déclaration, faite depuis le sommet du mont Hermon, à environ 10 kilomètres de la frontière avec les hauteurs du Golan, a été perçue comme une confirmation de l’intention d’Israël de prolonger son contrôle sur cette région stratégique.

Netanyahu, accompagné du ministre de la Défense Israël Katz, a affirmé que le sommet du Hermon est devenu un point clé pour la sécurité d’Israël. Il a rappelé y avoir été en tant que soldat il y a 53 ans, insistant sur l’importance accrue de cette position après les récents bouleversements en Syrie.

Une occupation justifiée par des impératifs sécuritaires

Israël a saisi cette zone tampon de 400 kilomètres carrés, située au sud de la Syrie, dans le chaos suivant la destitution de Bachar al-Assad par des groupes rebelles. Le Premier ministre a déclaré que cette occupation durerait « jusqu’à ce qu’un nouvel arrangement garantisse la sécurité d’Israël ».

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Le ministre de la Défense, Israël Katz, a ordonné aux forces israéliennes d’établir rapidement des fortifications dans la zone tampon, anticipant une présence prolongée. Il a qualifié le mont Hermon de « yeux de l’État d’Israël pour surveiller les ennemis proches et lointains ».

Une violation du droit international dénoncée

La prise de contrôle de cette zone tampon, qui avait été créée par les Nations unies après la guerre de 1973 pour maintenir une séparation entre Israël et la Syrie, a suscité de vives critiques.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a rappelé que cet acte constitue une violation de l’accord de cessez-le-feu de 1974. « Une occupation reste une occupation, peu importe sa durée », a-t-il déclaré, ajoutant que le respect de cet accord est essentiel pour éviter une escalade des tensions dans la région.

Réactions internationales et enjeux régionaux

Malgré ces critiques, aucune réaction immédiate n’a été observée de la part des États arabes ou du groupe insurgé Hayat Tahrir al-Sham (HTS), responsable de la chute du régime d’Assad.

En parallèle, les rebelles syriens ont annoncé leur engagement à fournir une aide humanitaire à des millions de Syriens dans le besoin, avec le soutien d’organisations internationales. Cette annonce vise à atténuer les tensions et à répondre à l’urgence humanitaire dans le pays.

Développements kurdes et tensions avec la Turquie

Dans le nord de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, ont proposé de démilitariser la ville de Kobané et de redistribuer les forces de sécurité sous supervision américaine. Cette proposition intervient dans un contexte de tensions accrues avec la Turquie, qui considère les milices kurdes comme des organisations terroristes.

Découvertes macabres sous l’ancien régime

Dans le sud de la Syrie, des fosses communes ont été découvertes à Izraa, contenant les corps de plus de 30 personnes portées disparues sous le régime d’Assad. Les victimes, pour certaines brûlées vives, portent des signes de torture, alimentant les accusations de crimes de guerre contre le régime déchu.

Réouverture progressive des ambassades

Sur le plan diplomatique, plusieurs pays, dont le Qatar et la France, rouvrent progressivement leurs ambassades à Damas. Ces réouvertures symboliques visent à accompagner la transition politique en Syrie, tout en surveillant les conditions sécuritaires et politiques.

Une occupation prolongée aux conséquences incertaines

L’intention affichée par Netanyahu de maintenir la présence israélienne dans la zone tampon soulève des questions sur les répercussions à long terme de cette occupation. Alors que l’ONU et d’autres acteurs internationaux dénoncent cette démarche, Israël justifie sa position par des impératifs sécuritaires dans un contexte régional instable.

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Newsdesk Libnanews
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