En Direct 9 mars

Joseph Aoun et Nawaf Salam face au procès politique intérieur
Joseph Aoun et Nawaf Salam se retrouvent au centre d’un procès politique intérieur au Liban. Alors que la négociation avec Israël avance sous pression américaine, leurs adversaires soupçonnent une reconfiguration du pouvoir au détriment du Hezbollah. Entre souveraineté, cessez-le-feu et débat sur les armes, l’exécutif affronte une crise de légitimité.

Appel annoncé entre Netanyahou et Joseph Aoun
Après Trump, une ministre israélienne a affirmé ce jeudi 16 avril que Benyamin Netanyahou devait parler avec Joseph Aoun, dans ce qui serait un échange inédit entre les deux pays à ce niveau depuis des décennies. Mais Beyrouth a rapidement opposé un démenti, affirmant n’avoir aucune information sur un tel contact. L’épisode éclaire la phase actuelle : des canaux diplomatiques existent, mais chaque geste reste pris dans une bataille de communication, de souveraineté et de rapport de force.

Revue de presse: une trêve encore suspendue entre la pression américaine et la bataille de Bint Jbeil
La revue de presse du 16 avril montre une trêve encore suspendue entre diplomatie et bataille de Bint Jbeil. Washington pousse vers un cessez-le-feu, Beyrouth tente d’imposer ses conditions, mais le terrain reste décisif. Entre pression américaine, fractures internes et coût humain croissant, la guerre demeure sans véritable bascule politique.

Tyr : l’État tient encore sur le terrain
À Tyr, l’arrestation rapide d’un suspect de meurtre par les Forces de sécurité intérieure ne relève pas seulement de la chronique judiciaire. Dans une ville éprouvée par les bombardements israéliens, les déplacements et la pression sur les secours, cette affaire éclaire la continuité fragile de l’action publique. Elle montre que, malgré la guerre, la police, l’enquête et la justice ordinaire n’ont pas totalement disparu du terrain, ce qui pèse lourd dans la confiance des habitants.

Négociations israélo-libanaises : les lignes de fracture
Les négociations israélo-libanaises ouvertes à Washington ont provoqué au Liban des réactions révélatrices des lignes de fracture internes. La Ligue maronite, Ibrahim Kanaan et Gebran Bassil soutiennent tous, à des degrés divers, la voie diplomatique, mais en lui assignant des limites différentes. Entre appel au cessez-le-feu, refus d’une paix imposée, défense de la souveraineté, place de l’Etat et dossier sensible des armes du Hezbollah, ces prises de position éclairent un moment politique où la diplomatie progresse sans dissiper les tensions de fond.

Liban-Israël: Trump annonce, Beyrouth dément
Contact Liban Israël : Beyrouth dit n’être au courant de rien après l’annonce de Donald Trump sur un échange prévu jeudi.

Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth
La présence d’Antoun Sehnaoui au musée de l’Holocauste à Washington a ravivé une vive controverse au Liban. Son geste philanthropique, affiché aux côtés de Morgan Ortagus, est relu à travers la crise bancaire, les dépôts gelés, les bombardements israéliens et le rejet croissant des élites financières dans l’opinion libanaise.

Bombardements israéliens: le bilan grimpe
Les bombardements israéliens au Liban continuent de faire grimper le bilan humain. Selon le ministère de la Santé publique, 2 167 personnes ont été tuées et 7 061 blessées entre le 2 mars et le 15 avril. Les dernières dépêches de la NNA font état de nouvelles frappes israéliennes à Harouf, Qadmous, Qlaila et dans le caza de Bint Jbeil. L’article revient sur l’accumulation quotidienne des pertes, la pression sur les hôpitaux, les critiques des Nations unies et la nécessité de nommer clairement Israël lorsque les frappes lui sont attribuées.

8 avril et plus de 300 morts plus tard, le Liban dépose plainte à l’ONU contre Israël
Le Liban a déposé une plainte urgente auprès du Conseil de sécurité et du secrétaire général de l’ONU après les frappes israéliennes du 8 avril 2026, qui ont visé plusieurs régions du pays, notamment Beyrouth. Plus qu’un geste de protestation, Beyrouth cherche à faire reconnaître juridiquement la gravité des bombardements, à documenter le bilan humain et à empêcher que cette journée ne soit absorbée par le récit plus large de la guerre. La plainte s’inscrit dans une stratégie de pression diplomatique autant que de mémoire officielle.

Iran : négocier sans renoncer à enrichir
En répétant que son droit à enrichir l’uranium est « incontestable » tout en assurant que le niveau de cet enrichissement reste négociable, l’Iran a clarifié sa ligne pour la suite des échanges avec Washington. Téhéran ne cherche pas à fermer la porte, mais à empêcher que la reprise du dialogue soit lue comme un renoncement imposé par la guerre et la pression américaine. Le Pakistan sert désormais de canal de survie diplomatique, tandis que les États-Unis continuent d’exiger un encadrement beaucoup plus dur et durable du programme iranien.

Loi Yadan: la pétition stoppée à l’Assemblée
La pétition contre la loi Yadan a dépassé les 700 000 signatures, un niveau rarement atteint sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Pourtant, la commission des Lois a décidé de la classer, écartant l’hypothèse d’un débat spécifique dans l’Hémicycle. La décision repose sur un argument procédural : la proposition de loi sera examinée dès le lendemain en séance publique. Mais l’épisode dépasse la technique parlementaire. Il pose de nouveau la question de la place réelle accordée aux pétitions citoyennes et ravive la controverse sur un texte accusé par ses opposants de menacer la liberté d’expression.

Liban : négocier sans pouvoir céder
Le Liban entre dans des discussions directes avec Israël sans véritable liberté de négociation. Beyrouth réclame d’abord un cessez-le-feu, le retour des déplacés et un allégement de la crise humanitaire, tandis qu’Israël exige des avancées sur le Hezbollah avant toute trêve. Cette asymétrie est aggravée par la période électorale israélienne, qui pousse Benyamin Netanyahou à afficher une ligne dure pour convaincre sa base. Entre divisions internes, mandat institutionnel fragilisé et dépendance financière accrue, l’État libanais cherche moins un accord global qu’un espace pour gagner du temps.

Netanyahou piégé par la guerre iranienne
La guerre contre l’Iran devait replacer Benyamin Netanyahou au centre du jeu politique israélien. Elle a surtout révélé les limites de sa stratégie. Les derniers sondages montrent un premier ministre affaibli, incapable de convertir la dureté de l’opinion en majorité stable. Entre cessez-le-feu contesté, front libanais toujours actif, coût économique élevé et reprise du procès pour corruption, la campagne législative d’octobre s’annonce moins comme un plébiscite sécuritaire que comme un test de crédibilité sur sa capacité à gouverner un pays sous tension permanente.

Carburants au Liban : le mazout mène la hausse
La nouvelle grille des carburants au Liban dessine un mouvement très inégal. L’essence 95 et 98 octane augmente de 10 000 livres, tandis que le mazout bondit de 53 000 livres. Le gaz recule, lui, de 20 000 livres. Derrière cette mise à jour tarifaire, le signal le plus important concerne le diesel, produit central pour les générateurs, une partie du transport et de nombreuses activités économiques. Pour les ménages, la lecture devient donc plus complexe : légère hausse pour la mobilité, soulagement limité sur le gaz, pression renforcée sur les usages liés au mazout.

Détroit d’Ormuz : le déminage américain en trompe-l’œil
Washington affiche une reprise en main du détroit d’Ormuz, mais les faits publics racontent une histoire plus fragile. Les États-Unis ont lancé une mission de sécurisation et peuvent sans doute ouvrir un passage temporaire sous protection, avec des drones et des escortes. En revanche, ils ont retiré leurs anciens dragueurs de mines de Bahreïn, misent sur des LCS dont la transition reste incomplète et sortent progressivement de la logique des hélicoptères spécialisés. Le vrai enjeu n’est donc pas l’entrée de deux destroyers dans le détroit, mais l’écart entre une démonstration de présence et la capacité réelle de déminer durablement l’ensemble du goulet.

Liban : négocier sous les frappes israéliennes?
Le Liban entre dans une séquence diplomatique rare, mais profondément déséquilibrée. À Washington, un canal direct s’ouvre entre représentants libanais et israéliens sous médiation américaine. Pourtant, les frappes continuent au Sud et dans la Békaa, tandis qu’Israël place déjà la sécurité de sa frontière nord et le désarmement du Hezbollah au cœur de l’agenda. Beyrouth tente d’obtenir un cessez-le-feu préalable. Le Hezbollah rejette, lui, toute négociation menée pendant que la guerre continue de fixer le rapport de force.

Détroit d’Ormuz : des navires sanctionnés passent
Le passage du Rich Starry, pétrolier sanctionné par les États-Unis, puis l’approche du Murlikishan, autre navire visé par Washington, placent le détroit d’Ormuz au centre d’un nouveau test de crédibilité. Le dispositif américain vise officiellement les navires liés aux ports iraniens, sans fermer totalement le transit vers les ports non iraniens. Cette nuance juridique et militaire pèse déjà sur les assureurs, les armateurs et les marchés de l’énergie, dans un corridor où transite encore une part décisive du pétrole et du GNL mondiaux.

Assaut israélien sur Bint Jbeil : l’armée lance l’offensive terrestre au Liban-Sud ce 13 avril
L’armée israélienne a lancé le 13 avril une offensive terrestre sur Bint Jbeil, bastion stratégique du Hezbollah au Liban-Sud. L’assaut, mené après l’encerclement complet de la ville, intervient à la veille des discussions de Washington et s’inscrit dans une guerre régionale marquée par une grave crise humanitaire persistante au Liban.

Bombardements israéliens au Liban: 2 089 morts depuis le 2 mars
Le ministère libanais de la Santé publique a publié lundi 13 avril un nouveau bilan cumulé des victimes des bombardements israéliens depuis le 2 mars. Selon le Centre des opérations d’urgence sanitaire, 2 089 personnes ont été tuées et 6 762 blessées. La seule journée du 13 avril a fait 34 morts et 174 blessés. L’infographie diffusée par le ministère détaille aussi l’impact du conflit sur le secteur de la santé, avec des ambulanciers, des centres médicaux et des hôpitaux touchés.

Ormuz : le blocus américain commence
Le blocus américain visant les flux maritimes iraniens est entré en vigueur lundi 13 avril dans la zone d’Ormuz. Washington affirme ne pas fermer le détroit à tout le commerce mondial, mais l’effet est déjà visible : les tankers ralentissent, le Brent repasse au-dessus de 100 dollars, le marché physique s’envole et la Chine, premier client du brut iranien, se retrouve directement exposée. L’article détaille la logique stratégique de Washington, les risques de représailles iraniennes, l’impact immédiat sur les marchés financiers et les raisons pour lesquelles Pékin pourrait être l’une des grandes victimes économiques de cette nouvelle étape.

Youssef Raji : le Liban sort du cadre iranien
L’entretien entre Youssef Rajji et Johann Wadephul marque plus qu’une annonce d’aide de 45 millions d’euros. Il consacre un repositionnement diplomatique que Beyrouth assume de plus en plus clairement : traiter le dossier libanais dans un cadre autonome, distinct de la trajectoire iranienne, alors que des discussions directes avec Israël doivent s’ouvrir à Washington. Cette ligne reste fragile, car le Liban cherche un cessez-le-feu pendant qu’Israël maintient un agenda plus large et que les divisions internes libanaises persistent.

Tyr : un site de l’UNESCO sous les obus
Le bombardement signalé ce 13 avril contre la citadelle archéologique de Tyr ne relève pas d’un dommage collatéral ordinaire. Selon l’agence publique libanaise, la frappe a touché un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, déjà documenté comme vulnérable et couvert par un régime de protection renforcée. L’enjeu est double : patrimonial, parce que Tyr concentre une part essentielle de l’histoire méditerranéenne et libanaise ; juridique, parce que les monuments historiques et les biens culturels protégés relèvent d’un cadre précis du droit international humanitaire et peuvent, selon les circonstances, placer la question du crime de guerre au premier plan.

Frappes israéliennes : Beyrouth sous menace
À la veille des discussions prévues à Washington entre représentants libanais et israélien, le décalage est total. Beyrouth voulait faire du cessez-le-feu le cœur de la réunion, voire son préalable politique. Washington a au contraire validé une lecture qui laisse le Liban hors de la pause régionale, pendant qu’Israël poursuit son offensive au Sud et maintient la capitale sous menace. L’article revient sur cette dissociation américaine, sur la contradiction entre le mandat libanais et l’agenda israélien, et sur ce que cette séquence dit de la souveraineté libanaise sous pression militaire.

Conflit: 37 836 logements touchés au Liban
La dernière mise à jour du CNRS-L replace brutalement le logement au centre de la guerre au Liban. Entre le 2 mars et le 7 avril 2026, 37 836 unités d’habitation ont été recensées comme détruites ou endommagées. Le chiffre est massif, mais sa force tient surtout à sa vitesse d’accumulation et à sa géographie : Baabda, Nabatiyeh, Bint Jbeil, Sour et Marjaayoun concentrent l’essentiel des dégâts. Le rapport 2023-2024 reste indispensable pour mesurer l’ampleur du basculement, mais le focus se situe désormais sur cette nouvelle séquence et sur ce qu’elle annonce pour le relèvement.

Israël vise la Croix-Rouge au Liban
En moins d’une journée, la Croix-Rouge libanaise a été touchée à deux reprises dans le sud du Liban. D’abord sur la route de Beit Yahoun, où un drone israélien a tué le secouriste Hassan Badawi pendant une mission humanitaire. Ensuite à Tyr, où une frappe a visé un centre de la Croix-Rouge durant le transfert d’un blessé. L’enjeu dépasse l’émotion immédiate : quand des équipes médicales, des ambulances et des centres de secours identifiés sont attaqués, la qualification de crime de guerre devient une hypothèse juridique centrale.

Trump face au pape, la tentation du sacré
Trump pape : après avoir attaqué Léon XIV, Donald Trump diffuse une image quasi christique et relance le débat sur le culte du chef.

Nabatiyeh : au moins 17 morts dans une frappe israélienne contre le Sérail, parmi eux des agents de l’État
Une frappe israélienne sur le Sérail gouvernemental de Nabatiyeh a fait au moins 17 morts, selon le dernier bilan disponible, encore provisoire. Parmi les victimes figurent des membres de la Sûreté de l’État ainsi que, selon les premières informations, d’autres personnels des services de sécurité libanais. L’attaque frappe cette fois le cœur administratif et sécuritaire de l’État au Liban-Sud, et fragilise encore davantage la version israélienne d’une guerre strictement ciblée.

Israël revendique 1 400 combattants du Hezbollah tués : un récit militaire contesté par l’ampleur du coût civil au Liban
L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 1 400 combattants du Hezbollah et détruit plus de 4 300 infrastructures au Liban-Sud. Mais ces chiffres, impossibles à vérifier de manière indépendante, se heurtent à une autre réalité : environ 1 700 morts au Liban depuis le 2 mars, plus d’un million de déplacés et des frappes récentes sur des zones densément peuplées qui ont provoqué des centaines de victimes. Une lecture critique s’impose face à une communication de guerre très calibrée.

Naïm Qassem affiche un Hezbollah de défi et d’endurance
Naïm Qassem durcit le ton dans un discours aux Libanais, entre hommage aux victimes, refus des concessions et défi politique à Israël.

Trump règle ses comptes entre l’Otan et la sphère Maga
Trump s’en prend à l’Otan et à plusieurs influenceurs Maga après la guerre d’Iran et une trêve qui divise ses alliés comme sa base.

Adraee menace la banlieue sud : Beyrouth face à un nouvel ultimatum israélien
Avichay Adraee a publié une nouvelle menace visant la banlieue sud de Beyrouth, en diffusant une carte rouge couvrant plusieurs quartiers densément peuplés, dont Haret Hreik, Ghobeiry, Laylaki, Hadath, Bourj el-Barajneh, Tahouitat el-Ghadir, Chiyah et Jnah. L’image montre une emprise très large, jusqu’aux abords de l’aéroport. Pour les habitants, ce type d’alerte ne relève plus d’une simple communication militaire : il annonce souvent une nouvelle phase de pression, de panique et, potentiellement, de frappes.

Vatican-Washington : les accusations visant le Pentagone ouvrent une nouvelle crise avec le pape Léon XIV
Une nouvelle polémique secoue les relations entre le Vatican et l’administration Trump. Selon un récit encore contesté, le cardinal Christophe Pierre aurait été convoqué au Pentagone après un discours du pape Léon XIV dénonçant la logique de guerre. Elbridge Colby aurait demandé au Saint-Siège de s’aligner sur les priorités stratégiques américaines. Le Pentagone dément toute intimidation, tandis que JD Vance dit vouloir vérifier les faits. Derrière cette affaire, c’est une fracture plus profonde qui apparaît entre Washington et le Vatican.

Beyrouth : le gouvernement ordonne le monopole des armes à l’État
Le Conseil des ministres libanais a demande jeudi a l armee et aux forces de securite de commencer immediatement a renforcer le controle total de l Etat sur Beyrouth et d y limiter les armes aux seules forces legitimes. Dans le meme temps, le gouvernement de Nawaf Salam a decide de deposer une plainte urgente devant le Conseil de securite de l ONU apres les frappes israeliennes de mercredi. Joseph Aoun a affirme avec force que seul l Etat libanais negocie au nom du Liban.

Le pont de Qasmiyeh, symbole d’un Sud libanais sous pression
Le pont de Qasmiyeh a été frappé de nouveau, isolant le sud du Litani avant une réouverture partielle par l’armée libanaise.

Quatre soldats libanais tués dans des frappes israéliennes
Quatre soldats libanais ont été tués le 8 avril dans des frappes israéliennes à Saïda, Baalbeck et dans le Hermel, selon l’armée libanaise.

Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes
Le Liban décrète un deuil national après les frappes israéliennes qui ont fait au moins 182 morts et 890 blessés mercredi.
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