Dans un communiqué urgent publié par l’armée israélienne, les résidents de plusieurs localités du sud du Liban, y compris la ville de Nabatieh, ont été sommés d’évacuer immédiatement et de se diriger vers le nord du fleuve Litani pour éviter de nouveaux bombardements imminents. Israël justifie ces ordres d’évacuation en raison des activités militaires du Hezbollah dans ces zones, attirant une riposte directe des forces israéliennes.
Les localités suivantes sont concernées par cet ordre d’évacuation, avec des populations estimées :
- Barghliyé : Environ 1 500 habitants
- Qassimiyeh : Environ 3 000 habitants
- Nabi Qassem : Environ 2 000 habitants
- Mtiriyé : Environ 1 200 habitants
- Shomr : Environ 1 800 habitants
- Kharayeb : Environ 4 500 habitants
- Anssar : Environ 7 000 habitants
- Adloun : Environ 10 000 habitants
- Jouch : Environ 6 000 habitants
- Nabatieh : Environ 120 000 habitants avec les localités environnantes
Le communiqué avertit les civils que toute personne tentant de revenir dans ces zones évacuées met sa vie en danger, alors que des zones de combat sont activement ciblées. Le Hezbollah est accusé par Israël d’utiliser des infrastructures civiles pour dissimuler des armes, transformant ces villages en cibles prioritaires.
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Restrictions israéliennes sur le retour des civils
Les résidents évacués se voient interdire tout retour dans leurs villages tant que les opérations militaires sont en cours. Cette interdiction vise à minimiser les pertes humaines alors que les frappes israéliennes continuent de s’intensifier. Israël a également déclaré que toute maison utilisée à des fins militaires par le Hezbollah deviendra automatiquement une cible.
Contexte des évacuations et situation humanitaire
Depuis le début des hostilités en octobre 2023, environ 1,2 million de personnes ont été déplacées du sud du Liban, fuyant les bombardements intensifs. La ville de Nabatieh, avec ses 120 000 habitants, est une des plus touchées par cette vague d’évacuation. D’autres localités proches de la frontière israélienne, comme Bint Jbeil, Marjayoun et Tyre, sont également concernées par les ordres d’évacuation.
Situation humanitaire critique
Le gouvernement libanais et les organisations humanitaires travaillent pour reloger les civils déplacés, mais la pression sur les ressources et les infrastructures augmente dramatiquement. Les écoles dans les villes comme Beyrouth et Tripoli ont été converties en centres d’hébergement d’urgence. La situation devient de plus en plus préoccupante, avec des perspectives de retour qui semblent s’éloigner pour les résidents déplacés.



