Un système fiscal profondément inéquitable
Le Liban dispose d’un système fiscal historiquement critiqué pour son incapacité à réduire les inégalités sociales et à répondre aux besoins des finances publiques. La fiscalité repose largement sur des taxes indirectes, telles que la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée), qui représentent plus de 60 % des recettes fiscales totales. Ces taxes, appliquées de manière uniforme, affectent disproportionnellement les ménages à faible revenu, tandis que les plus riches bénéficient d’avantages fiscaux importants, notamment à travers des exonérations sur les revenus du capital.
En parallèle, l’évasion fiscale, estimée à 5 milliards de dollars par an, réduit encore davantage les recettes publiques, aggravant le déficit budgétaire qui atteint près de 10 % du PIB. Cette combinaison de charges fiscales inéquitables et de failles structurelles a contribué à l’effondrement des services publics et à une aggravation des disparités économiques.
Les réformes fiscales proposées par Nawaf Salam
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