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Plus de 1 000 morts et 14 attaques vérifiées sur les soins de santé : l’OMS tire la sonnette d’alarme sur l’escalade dans la région méditerranéenne orientale

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Le Dr Hanan Balkhy, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé pour la Méditerranée orientale, a lancé un avertissement grave lors de la conférence de presse du directeur général de l’OMS. Dans une déclaration officielle diffusée le 5 mars 2026 par le bureau régional EMRO, elle décrit une situation qui s’aggrave rapidement à travers toute la région, avec des répercussions dramatiques sur les populations civiles et les systèmes de santé. Selon les données rapportées, plus de 1 000 personnes ont été tuées et 7 000 blessées dans l’ensemble de la zone. Parmi les préoccupations les plus urgentes figure la multiplication des attaques contre les infrastructures et les personnels sanitaires.

Au cours de la seule semaine écoulée, l’OMS a vérifié 14 attaques sur les soins de santé : 13 en République islamique d’Iran et une au Liban. Ces incidents documentés s’inscrivent dans un contexte où les ordres d’évacuation au Liban ont contraint à la fermeture de 43 centres de soins de santé primaires et de deux hôpitaux. La violence a également touché directement les secouristes, avec des ambulanciers tués et blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

Une région qui concentre la moitié des besoins humanitaires mondiaux

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La directrice régionale a insisté sur l’ampleur du drame. La région méditerranéenne orientale concentre à elle seule la moitié des besoins humanitaires à l’échelle mondiale. Les conflits en cours, les déplacements forcés et les destructions d’infrastructures ont créé une situation sanitaire extrêmement précaire. Les chiffres avancés par l’OMS – plus de 1 000 morts et 7 000 blessés – reflètent l’intensité des violences observées ces dernières semaines dans plusieurs pays de la zone.

Ces statistiques, compilées à partir de rapports de terrain, mettent en lumière la vulnérabilité des civils. Le Dr Balkhy a souligné que derrière ces nombres se cachent des réalités humaines dramatiques : familles décimées, enfants privés de soins et systèmes de santé poussés à leurs limites.

14 attaques vérifiées contre les structures sanitaires en une semaine

L’Organisation mondiale de la santé dispose d’un mécanisme de vérification indépendant et rigoureux des atteintes aux soins de santé. Dans sa déclaration, le Dr Hanan Balkhy a révélé que 13 attaques avaient été confirmées en République islamique d’Iran au cours des sept derniers jours, auxquelles s’ajoute une attaque vérifiée au Liban. Ces incidents ont des conséquences immédiates sur la capacité des systèmes de santé à fonctionner.

Au Liban, les ordres d’évacuation ont forcé la fermeture pure et simple de 43 centres de soins primaires et de deux hôpitaux. Ces établissements assuraient des consultations courantes, des vaccinations, des suivis de maladies chroniques et des soins d’urgence. Leur indisponibilité prive des milliers de personnes d’accès aux services de santé de base. La violence n’a pas épargné les premiers intervenants : plusieurs ambulanciers ont été tués ou blessés, réduisant encore les capacités d’intervention médicale d’urgence.

La directrice régionale a rappelé avec force un principe fondamental du droit international humanitaire : « En tout temps et en tout lieu, les travailleurs de la santé, les patients et les établissements de santé doivent être protégés – même en temps de guerre. »

Le hub logistique de Dubaï paralysé : une menace sur les chaînes d’approvisionnement humanitaires

Au-delà des attaques directes, le Dr Balkhy a attiré l’attention sur une crise logistique majeure. Le Global Health Emergencies Logistics Hub de l’OMS à Dubaï, qui avait traité l’année dernière plus de 500 commandes d’urgence destinées à 75 pays, voit aujourd’hui ses opérations temporairement suspendues. L’insécurité, les fermetures d’espace aérien et les restrictions d’accès via le détroit d’Ormuz ont paralysé ses activités.

Cette interruption empêche l’acheminement de 18 millions de dollars de fournitures sanitaires déjà stockées au hub, tandis que 8 millions de dollars de livraisons supplémentaires ne peuvent pas y parvenir. Au total, plus de 50 demandes d’urgence provenant de 25 pays sont bloquées. Parmi les cargaisons critiques figurent 6 millions de dollars de médicaments destinés à Gaza et 1,6 million de dollars de fournitures de laboratoire pour la poliomyélite.

La réponse de l’OMS face à une crise multifacette

Malgré ces obstacles, l’OMS coordonne activement la réponse sanitaire dans les pays affectés. Elle soutient les ministères de la Santé et ses partenaires pour maintenir les services essentiels, renforce la surveillance des maladies et prépare les systèmes à faire face à un afflux potentiel de victimes massives et à des mouvements de population. L’organisation pré-positionne des kits de traumatologie et des médicaments vitaux, tout en aidant les pays à préserver les fonctions de santé publique critiques et à se préparer aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.

Cependant, ces efforts se heurtent à un déficit de financement de 70 % pour les opérations d’urgence dans la région. Sans apport financier urgent, de nombreux services essentiels risquent de devoir cesser leurs activités, entraînant une aggravation des souffrances évitables.

Les conséquences immédiates au Liban et en Iran

Au Liban, la fermeture de 43 centres de soins primaires et de deux hôpitaux crée une pression supplémentaire sur les établissements encore opérationnels. Dans la République islamique d’Iran, les 13 attaques vérifiées ont affecté la capacité d’accueil et obligé les autorités à redéployer les ressources humaines et matérielles. Dans les deux pays, les personnels de santé de première ligne continuent d’opérer dans des conditions extrêmement difficiles.

Les équipes de l’OMS sur le terrain maintiennent une coordination permanente avec les autorités nationales. Elles documentent les besoins, transmettent les données de surveillance épidémiologique et tentent de trouver des solutions alternatives pour acheminer les fournitures vitales malgré les contraintes logistiques.

Les opérations en cours et les défis persistants

Ce 6 mars 2026, les équipes régionales de l’OMS poursuivent leur travail de coordination avec les ministères de la Santé concernés. La surveillance des maladies est maintenue à un haut niveau afin de détecter toute épidémie naissante. Les stocks pré-positionnés sont inventoriés et les plans d’intervention sont actualisés en continu.

Le hub de Dubaï reste en état d’alerte, prêt à reprendre ses activités dès que les conditions de sécurité le permettront. Les 50 demandes d’urgence en attente ont été classées par priorité médicale. Les personnels de santé libanais et iraniens, malgré les pertes subies, maintiennent leurs missions dans les structures encore accessibles.

Les rapports de vérification des attaques sont mis à jour heure par heure avec les données transmises depuis le terrain. Les 43 centres de soins primaires fermés au Liban font l’objet d’un suivi spécifique afin d’évaluer les possibilités de réouverture dès que la situation sécuritaire le permettra. Les 13 incidents confirmés en Iran continuent d’être analysés par les équipes locales de l’OMS en lien avec les autorités sanitaires nationales. Les cargaisons bloquées au hub de Dubaï, dont les 6 millions de dollars de médicaments pour Gaza et les 1,6 million de dollars de fournitures pour les laboratoires de poliomyélite, restent prêtes à être expédiées dès la levée des restrictions. Les systèmes de surveillance épidémiologique fonctionnent sans interruption sur l’ensemble de la région. Les préparatifs aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires se poursuivent dans les pays les plus exposés. Les ministères de la Santé reçoivent quotidiennement des mises à jour techniques et opérationnelles de la part des équipes régionales de l’OMS. Les volontaires et personnels de santé de première ligne restent mobilisés malgré les conditions extrêmement difficiles.

Traduction française intégrale de la déclaration du Dr Hanan Balkhy

Déclaration du Dr Hanan Balkhy, directrice régionale de l’Organisation mondiale de la santé pour la Méditerranée orientale, lors de la conférence de presse du directeur général
OMS EMRO – Déclaration du Dr Hanan Balkhy, directrice régionale de l’OMS lors de la conférence de presse du directeur général

La situation dans l’ensemble de la Méditerranée orientale s’aggrave rapidement, avec de graves conséquences pour les civils et les systèmes de santé.

Dans toute la région, plus de 1 000 personnes auraient été tuées et 7 000 blessées.

L’une de nos préoccupations les plus graves concerne les attaques contre les soins de santé.

Au cours de la semaine écoulée, l’OMS a vérifié 13 attaques contre les soins de santé en République islamique d’Iran et une au Liban.

Au Liban, les ordres d’évacuation ont forcé la fermeture de 43 centres de soins de santé primaires et de deux hôpitaux. La violence a également touché les premiers intervenants, avec des ambulanciers tués et blessés.

En tout temps et en tout lieu, les travailleurs de la santé, les patients et les établissements de santé doivent être protégés – même en temps de guerre.

L’année dernière, le Hub logistique des urgences sanitaires mondiales de l’OMS à Dubaï a satisfait plus de 500 commandes d’urgence pour 75 pays à travers les six régions de l’OMS.

Cependant, les chaînes d’approvisionnement humanitaires en santé sont désormais compromises.

Les opérations du Hub sont temporairement suspendues en raison de l’insécurité, des fermetures d’espace aérien et des restrictions affectant l’accès via le détroit d’Ormuz.

Cette perturbation empêche l’accès à 18 millions de dollars de fournitures sanitaires humanitaires, tandis que 8 millions de dollars supplémentaires en expéditions ne peuvent pas atteindre le hub.

Plus de 50 demandes d’approvisionnement d’urgence provenant de 25 pays sont actuellement affectées. 6 millions de dollars de médicaments destinés à Gaza et 1,6 million de dollars de fournitures de laboratoire pour la poliomyélite sont également bloqués.

La moitié des besoins humanitaires mondiaux sont concentrés dans la région de la Méditerranée orientale.

Nous coordonnons la réponse sanitaire dans les pays affectés, en soutenant les ministères de la santé et les partenaires pour maintenir les services essentiels, tout en renforçant la surveillance des maladies et en nous préparant à d’éventuelles victimes massives et déplacements de populations.

L’OMS pré-positionne également des fournitures de traumatologie et des médicaments essentiels, soutient les pays pour maintenir les fonctions de santé publique critiques, et renforce la préparation aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.

Pourtant, nos opérations d’urgence dans la région font actuellement face à un déficit de financement de 70 %. Sans un soutien financier urgent, les services essentiels cesseront – et les souffrances évitables s’aggraveront.

L’OMS reste déterminée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour les populations de la région.

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Newsdesk Libnanews
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