Gebran Bassil, leader du Courant patriotique libre (CPL), a récemment affirmé : « L’élection présidentielle au Liban doit être le résultat d’un dialogue national, sans ingérence externe. » Cette déclaration reflète son opposition à l’imposition de candidats soutenus par des acteurs internationaux. Bassil, qui se positionne comme un acteur clé dans cette crise, a également souligné : « Toute tentative de perturber la session parlementaire est une insulte à la souveraineté nationale. » Ces propos illustrent son refus d’accepter des compromis perçus comme contraires aux intérêts nationaux.
La position du CPL et les défis d’un candidat alternatif
Le CPL, dirigé par Bassil, s’oppose fermement à la candidature de Sleiman Frangié, soutenu par le Hezbollah et Amal, ainsi qu’à celle du général Joseph Aoun, chef de l’armée, largement appuyé par des partenaires internationaux. Bassil milite pour un candidat alternatif qui incarne une vision réformatrice. Cependant, trouver un tel candidat reste un défi majeur dans un paysage politique fragmenté, où chaque parti tente de défendre ses propres intérêts.
Pressions internationales et ingérences externes
Les propos de Bassil sur les ingérences externes mettent en lumière les tensions géopolitiques entourant l’élection présidentielle libanaise. L’Arabie Saoudite et les États-Unis soutiennent discrètement la candidature de Joseph Aoun, tandis que l’Iran, allié du Hezbollah, privilégie Sleiman Frangié. « Le Liban doit se libérer des influences extérieures pour élire un président qui réponde aux besoins de son peuple », a ajouté Bassil. Cette polarisation reflète la difficulté pour les acteurs locaux de parvenir à un consensus indépendant.
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Les répercussions de l’impasse présidentielle
L’absence de président prolonge le blocage institutionnel et aggrave la crise économique. « Ce vide présidentiel empêche la mise en œuvre des réformes nécessaires pour relancer l’économie », a déclaré un analyste économique. Cette situation alimente également les tensions sociales, avec des manifestations sporadiques contre l’inaction des élites politiques. Les propos de Bassil mettent en évidence un sentiment croissant d’urgence face aux conséquences de ce blocage.
Alternatives proposées par le CPL
Bassil a suggéré la nécessité d’un président « réformateur », capable de briser les anciens schémas politiques. Cependant, ses opposants estiment que cette position est principalement motivée par des ambitions personnelles. Cette vision, bien que séduisante pour certains, reste difficile à concrétiser dans un climat de méfiance généralisée. « Le temps presse pour trouver un candidat qui puisse restaurer la confiance des Libanais », a-t-il ajouté.



