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Retrospective 2024: Les violations israéliennes au Sud-Liban et le rôle de la FINUL après une guerre dévastatrice

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Une guerre de grande ampleur en 2024 : bilan humain et conséquences

L’année 2024 a été marquée par un conflit dévastateur au Sud-Liban, déclenché par une série d’attaques transfrontalières entre Israël et le Hezbollah. Ce conflit, qui a duré près de deux mois, a causé des pertes humaines et matérielles sans précédent dans la région. Selon le Centre National de la Recherche Scientifique du Liban (CNRS-L), plus de 3 961 morts libanais ont été recensés, accompagnés de 16 520 blessés graves. Parmi les victimes, une majorité écrasante sont des civils, y compris des femmes et des enfants, pris dans les bombardements intensifs d’Israël.

Le conflit a également entraîné le déplacement forcé de 1,2 million de personnes, selon les données des Nations Unies. Ces déplacements massifs ont aggravé une crise humanitaire déjà critique, avec des familles cherchant refuge dans des abris précaires et des écoles surchargées à Tyr, Saïda et Beyrouth. Les infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux et les réseaux de distribution d’eau, ont subi des destructions significatives, laissant des milliers de foyers sans accès aux services de base​​.

Les violations israéliennes après la guerre : un état permanent

Depuis la fin officielle des hostilités en novembre 2024, Israël a poursuivi ses incursions dans le Sud-Liban, justifiant ces actions comme des mesures « préventives » contre le Hezbollah. Plus de 200 violations ont été documentées depuis le cessez-le-feu, allant des survols aériens aux bombardements localisés. Les villages proches de la frontière, comme Marwahin, Bint Jbeil et Khiam, ont été particulièrement touchés par ces actions.

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Ces violations, en plus d’alimenter un climat de peur, exacerbent les tensions politiques entre Israël et le Liban. Tel-Aviv accuse le Hezbollah d’intensifier ses activités militaires près de la frontière, tandis que Beyrouth dénonce ces attaques comme des provocations visant à déstabiliser le Sud-Liban​.

Le rôle de la FINUL : controverses et limites

Créée en 1978, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a pour mandat de surveiller le cessez-le-feu et de soutenir l’armée libanaise dans le maintien de la sécurité au Sud-Liban. Cependant, la guerre de 2024 a mis en lumière les limites de son efficacité. Incapable de prévenir l’escalade des combats, la FINUL a été vivement critiquée pour son rôle perçu comme passif pendant et après le conflit.

Après la guerre, la FINUL a renforcé sa présence dans des zones sensibles, notamment à Khiam et Rmeich. Pourtant, elle continue de faire face à des tensions croissantes avec les populations locales, qui l’accusent de ne pas empêcher les violations israéliennes. De plus, Israël a critiqué la FINUL pour son incapacité à surveiller efficacement les activités du Hezbollah, ce qui complique davantage la mission des Casques bleus dans une région hautement volatile​.

Conséquences humanitaires et sociales

La guerre de 2024 a laissé des séquelles profondes dans le tissu social et économique du Sud-Liban. Les infrastructures clés, notamment les écoles, les routes et les réseaux électriques, ont été gravement endommagées. Plus de 60 % des établissements de santé de la région sont hors service, compliquant l’accès aux soins pour des milliers de personnes.

Les tensions sociales se sont également accrues, avec des populations déplacées vivant dans des conditions précaires et exprimant un sentiment croissant d’abandon par les autorités. Les appels à l’aide internationale se multiplient, mais les fonds disponibles restent insuffisants pour répondre aux besoins humanitaires croissants​.

Répercussions géopolitiques et diplomatiques

La guerre de 2024 et ses suites ont également redéfini les dynamiques géopolitiques dans la région. Israël continue de justifier ses actions par la nécessité de contenir le Hezbollah, qu’il considère comme une menace directe pour sa sécurité nationale. En réponse, le Liban, avec le soutien de certains pays arabes et européens, a intensifié ses efforts diplomatiques pour obtenir une condamnation des actions israéliennes au Conseil de sécurité de l’ONU.

Cependant, la polarisation de la communauté internationale complique toute tentative de résolution. Alors que des pays comme la France appellent à un renforcement du mandat de la FINUL, d’autres, comme les États-Unis, soutiennent les préoccupations sécuritaires d’Israël. Cette impasse diplomatique laisse peu de perspectives pour une paix durable au Sud-Liban.

Perspectives pour le Sud-Liban

À la suite de ce conflit, plusieurs scénarios sont envisageables :

  1. Un renforcement du mandat de la FINUL : L’extension de ses pouvoirs pour inclure des mesures coercitives pourrait améliorer la sécurité, mais nécessite un consensus difficile à obtenir.
  2. Un rôle accru de l’armée libanaise : Le gouvernement libanais pourrait chercher à renforcer la présence de l’armée dans le Sud, bien que cela nécessite des ressources financières considérables.
  3. Une reprise des hostilités : Sans solution diplomatique ou sécuritaire, les violations israéliennes et les ripostes du Hezbollah risquent de dégénérer à nouveau.

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Newsdesk Libnanews
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