La nomination de Nawaf Salam au poste de Premier ministre libanais fait les gros titres des journaux du 14 janvier 2025. Selon Al Akhbar, cette désignation est considérée comme un signal d’espoir pour certains et un acte de défi pour d’autres. Salam, soutenu par 84 votes au Parlement, est présenté comme une figure réformiste, mais son manque de consensus au sein des blocs politiques chiites, notamment Amal et Hezbollah, a suscité de vives critiques. Al Joumhouriyat rapporte que Salam devra composer avec des résistances internes, tout en répondant aux attentes des puissances internationales, notamment la France, les États-Unis et l’Arabie saoudite. Cette nomination met également en lumière les fractures internes du système libanais, où les équilibres confessionnels sont plus que jamais remis en question.
Selon Al Liwa’, les discussions pour former un gouvernement inclusif s’annoncent ardues, avec des désaccords déjà marqués sur la répartition des portefeuilles ministériels clés, tels que les Finances et l’Énergie. Al Bina’ souligne également que cette nomination reflète les pressions internationales croissantes pour mettre en place des réformes structurelles, un point de tension avec les blocs politiques locaux.
Conflit à Gaza : un accord imminent de cessez-le-feu ?
Les négociations sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, sous médiation qatarie, avancent rapidement. Selon Al Quds, les discussions entre le Hamas, Israël et les représentants américains pourraient aboutir à un accord dès cette semaine. Al Bina’ rapporte que cet accord inclurait un échange de prisonniers et la création d’une zone sécurisée autour du nord de Gaza. Toutefois, les désaccords sur les garanties de sécurité et les conditions exactes du retrait des forces israéliennes restent des obstacles majeurs.
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Les conséquences humanitaires sont également au cœur des préoccupations, avec Al Quds mentionnant que les récents bombardements israéliens ont causé la mort de plus de 50 civils, exacerbant une situation déjà critique. Cette dimension humanitaire pourrait influencer les positions des négociateurs, notamment les médiateurs internationaux, qui cherchent à minimiser les pertes civiles.
L’économie libanaise à la dérive : un défi colossal pour Salam
La crise économique reste une priorité urgente pour le Liban. Selon Al Nahar, Salam devra faire face à un effondrement monétaire et à une inflation galopante, aggravées par des désaccords sur les réformes nécessaires pour débloquer les aides internationales. Les banques libanaises, autrefois considérées comme un pilier économique, sont aujourd’hui accusées d’avoir aggravé la crise par leur gestion opaque des dépôts des citoyens. Al Liwa’ souligne que Salam devra négocier avec le FMI pour restaurer la confiance des investisseurs tout en répondant aux besoins pressants de la population.
Par ailleurs, Al Akhbar mentionne que Salam pourrait rencontrer des résistances dans la mise en œuvre de ses réformes, notamment de la part des partis politiques ayant historiquement bloqué les négociations avec le FMI. La restructuration du secteur bancaire et la révision des politiques fiscales seront des défis centraux de son mandat.
Élections en Allemagne : la montée de l’extrême droite au cœur des débats
À l’international, Al Quds met en avant les prochains scrutins en Allemagne, où l’extrême droite gagne en popularité. Cette progression, attribuée à la montée des tensions autour des migrations et des crises économiques, pourrait redessiner le paysage politique allemand. Les analystes cités par Al Bina’ craignent que cette tendance ne fragilise davantage l’unité européenne, déjà mise à l’épreuve par des divisions internes sur des questions clés comme l’énergie et la politique étrangère.
Sécurisation des sanctions contre la Syrie : débats au sein de l’UE
Al Diyar rapporte que six États membres de l’Union européenne, dont la France et l’Allemagne, appellent à une révision temporaire des sanctions contre la Syrie, notamment dans les secteurs de l’énergie et des finances. Ces mesures visent à atténuer les impacts humanitaires, mais elles suscitent des divisions au sein des États membres, certains redoutant qu’elles n’affaiblissent la pression sur le régime syrien. Cette révision pourrait toutefois offrir une opportunité de relancer les discussions sur la reconstruction du pays et d’améliorer les relations entre l’UE et ses partenaires régionaux.
Politique locale
Les tensions politiques autour de la nomination de Nawaf Salam
La nomination de Nawaf Salam au poste de Premier ministre libanais continue de cristalliser les tensions au sein du paysage politique local. Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), cette désignation a ravivé les fractures parlementaires, particulièrement entre les blocs confessionnels. Amal et le Hezbollah ont critiqué Salam, le qualifiant de « candidat soutenu par l’étranger ». De leur côté, les Forces Libanaises ont salué cette nomination comme une opportunité de réforme. Ces déclarations, illustratives des divergences profondes, montrent les obstacles auxquels Salam devra faire face pour instaurer un consensus.
Le rôle croissant de la société civile
Depuis les manifestations massives de 2019, la société civile est devenue une force incontournable dans le débat politique libanais. Ces mouvements, composés de citoyens, d’organisations locales et de jeunes activistes, ont réussi à mobiliser autour de revendications communes : la transparence dans la gestion des fonds publics, la réforme du système judiciaire et la réduction des inégalités.
Selon Al Liwa’ (14 janvier 2025), plusieurs organisations de la société civile ont récemment demandé à Nawaf Salam de consulter régulièrement des représentants citoyens dans le cadre de ses réformes. « Nous avons besoin d’un gouvernement qui écoute le peuple, pas seulement les blocs parlementaires », a déclaré un porte-parole d’une coalition d’ONG locales.
Les propositions de la société civile incluent :
- La création d’un conseil consultatif citoyen pour superviser les réformes économiques.
- Une meilleure inclusion des jeunes dans la prise de décision.
- Une campagne nationale de sensibilisation sur les enjeux des réformes.
Ces propositions reflètent une volonté de rupture avec le système clientéliste qui a marqué les gouvernements successifs.
Les dynamiques internes des blocs confessionnels
Si Amal et le Hezbollah affichent une position unie contre Salam, des tensions internes commencent à émerger. Al Joumhouriyat (14 janvier 2025) rapporte que certains membres d’Amal envisageraient d’adopter une position plus conciliante pour éviter une impasse politique prolongée. Au sein du Courant Patriotique Libre, les divisions sont également visibles. Une aile réformiste appelle à soutenir Salam pour répondre aux attentes des partenaires internationaux, tandis que l’aile traditionnelle craint une marginalisation des intérêts maronites dans le futur gouvernement.
« Nous devons trouver un équilibre entre nos principes et les exigences de la communauté internationale », a déclaré un député du Courant Patriotique Libre cité par Al Akhbar. Cette déclaration illustre les dilemmes auxquels sont confrontés les blocs confessionnels dans un contexte de pressions locales et internationales.
Les défis pour Salam et les pressions internationales
Les attentes placées sur Salam par la communauté internationale, notamment la France et les États-Unis, renforcent les tensions internes au Parlement. Selon Al Diyar (14 janvier 2025), les puissances internationales conditionnent leur aide à des réformes structurelles rapides, telles que la restructuration du secteur bancaire et la levée des subventions. Ces exigences, perçues comme des ingérences par certains blocs locaux, exacerbent les divisions et compliquent la formation du gouvernement.
Parallèlement, Salam doit également répondre aux besoins urgents de la population. Les citoyens appellent à des mesures immédiates pour stabiliser la monnaie nationale et garantir un accès équitable aux services publics. « Nous avons attendu trop longtemps. Ce gouvernement doit agir dès maintenant ou il perdra toute légitimité », a affirmé un manifestant cité par Al Quds (14 janvier 2025).
Un climat social sous tension
Les manifestations sporadiques dans plusieurs régions du pays témoignent de l’impatience et de la frustration des citoyens. Selon Al Liwa’, les mobilisations se sont intensifiées dans le Sud et à Beyrouth, où les manifestants dénoncent l’incapacité de la classe politique à former un gouvernement fonctionnel. Ces manifestations, bien qu’éparses, rappellent les mouvements de 2019, qui avaient marqué un tournant dans l’histoire politique libanaise.
Diplomatie
Les pressions internationales sur la formation du gouvernement Salam
La nomination de Nawaf Salam au poste de Premier ministre a immédiatement suscité des réactions internationales. Selon Al Diyar (14 janvier 2025), la France et les États-Unis jouent un rôle central dans les discussions, appelant à la formation rapide d’un gouvernement technocratique capable de répondre aux exigences des institutions financières internationales. Ces puissances conditionnent leur soutien financier à des réformes structurelles, telles que la restructuration du secteur bancaire et une meilleure transparence dans la gestion des fonds publics.
En réponse, Amal et le Hezbollah ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme une « ingérence étrangère ». Al Akhbar (14 janvier 2025) rapporte que ces blocs dénoncent des tentatives occidentales de marginaliser leur influence dans les institutions libanaises.
Le rôle de la France et de l’Arabie saoudite
La France, fidèle à son rôle historique au Liban, s’est positionnée comme un acteur clé dans le processus. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), le président Emmanuel Macron a réaffirmé son soutien à Salam, tout en soulignant que « le Liban doit saisir cette opportunité pour instaurer une gouvernance transparente et responsable ». Paris insiste sur la nécessité de réformes concrètes pour débloquer des aides internationales.
L’Arabie saoudite, quant à elle, adopte une approche plus mesurée. Son ambassadeur à Beyrouth a déclaré : « Nous soutenons les efforts qui respectent la souveraineté du Liban et promeuvent son unité nationale. » Cette déclaration, rapportée par Al Liwa’ (14 janvier 2025), illustre la volonté de Riyad de maintenir un équilibre confessionnel tout en limitant l’influence iranienne dans le pays.
Les préoccupations iraniennes et le soutien au Hezbollah
L’Iran, principal allié du Hezbollah, suit de près les évolutions politiques au Liban. Selon Al Quds (14 janvier 2025), Téhéran considère que les réformes exigées par les partenaires internationaux sont alignées sur des intérêts occidentaux, ce qui pourrait réduire l’autonomie des décisions politiques locales. Cette posture soutient la position du Hezbollah, qui s’oppose fermement à tout compromis perçu comme une menace pour les intérêts chiites.
La position des États-Unis : Réformes et géopolitique
Les États-Unis conditionnent leur aide au Liban à des réformes strictes, notamment dans la lutte contre la corruption. Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), l’administration américaine voit dans Salam un acteur potentiel pour instaurer une gouvernance crédible. Cependant, Washington reste sceptique quant à sa capacité à surmonter les résistances internes.
En parallèle, les États-Unis s’inquiètent de l’influence croissante de la Chine et de la Russie dans la région, ce qui renforce leur intérêt stratégique pour le Liban. L’ambassadeur américain à Beyrouth a déclaré : « Nous croyons au potentiel du Liban, mais ce potentiel ne peut être réalisé sans des réformes profondes et un engagement envers la transparence. »
Les organisations internationales : Un rôle décisif
Outre les États, les organisations internationales telles que le FMI et la Banque mondiale sont des acteurs clés. Al Bina’ (14 janvier 2025) rapporte que ces institutions ont fixé des conditions précises pour débloquer des fonds, notamment un audit complet des finances publiques et une réforme du secteur énergétique, qui enregistre des pertes annuelles de 1,5 milliard de dollars. Bien que ces réformes soient cruciales pour relancer l’économie, elles suscitent des inquiétudes parmi les blocs locaux, qui craignent un impact négatif sur les communautés vulnérables.
Un Liban au cœur des rivalités géopolitiques
La situation actuelle place le Liban au centre des rivalités géopolitiques mondiales. Selon Al Akhbar, le pays reste un terrain d’affrontement entre des puissances régionales et internationales, chacune cherchant à maximiser son influence. Salam devra naviguer entre ces pressions pour garantir l’unité nationale et préserver la souveraineté politique.
Une diplomatie à la croisée des chemins
Alors que la communauté internationale pousse pour des réformes, le gouvernement Salam devra jongler entre des exigences internationales rigoureuses et des tensions internes croissantes. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si le Liban peut sortir de l’impasse politique et amorcer une reprise économique.
Économie
Un effondrement économique sans précédent
Le Liban connaît l’une des crises économiques les plus graves de son histoire. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), la dette publique a atteint 170 % du PIB, tandis que l’inflation galopante a provoqué une dévaluation de la livre libanaise de 95 % depuis 2019. Cette situation a plongé plus de 50 % de la population sous le seuil de pauvreté, accentuant les inégalités sociales et économiques.
Les institutions financières libanaises sont particulièrement affectées. Parmi elles, la Banque du Liban (BDL), qui fait face à des critiques croissantes concernant sa gestion des réserves en devises et ses politiques monétaires. L’audit complet de la BDL, exigé par le FMI, est au cœur des réformes, mais suscite une forte opposition au sein des blocs parlementaires, notamment Amal et le Hezbollah.
Les banques commerciales : une confiance érodée
Les banques commerciales, autrefois considérées comme des piliers de l’économie libanaise, sont aujourd’hui au bord de l’effondrement. Selon Al Diyar (14 janvier 2025), des établissements comme la Bank Audi et la Fransabank font face à des pertes colossales, tandis que des restrictions sévères sur les retraits ont bloqué environ 90 milliards de dollars de dépôts. Cette situation a profondément érodé la confiance des déposants.
En outre, le secteur bancaire libanais a été exclu de plusieurs classements internationaux en raison de sa fragilité. Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), le Liban ne figure plus parmi les 100 premières économies bancaires mondiales, un déclassement qui reflète l’ampleur de la crise.
Les réformes exigées par le FMI : entre espoir et controverse
Pour débloquer l’aide de 3 milliards de dollars promise par le FMI, plusieurs réformes structurelles sont exigées :
- Restructuration bancaire : Les pertes bancaires, estimées à 70 milliards de dollars, devront être absorbées pour restaurer la stabilité du système financier.
- Réforme fiscale : Introduction d’un impôt progressif et taxation des grandes fortunes pour élargir l’assiette fiscale et réduire les inégalités.
- Levée progressive des subventions : Réduction des aides publiques sur les produits de base, comme le carburant et l’électricité.
Cependant, ces réformes suscitent des résistances. Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), Amal et le Hezbollah critiquent ces mesures, qu’ils perçoivent comme alignées sur des intérêts étrangers et négligeant les réalités locales.
Un secteur énergétique en crise
Le secteur énergétique est également en crise, avec des pertes annuelles estimées à 1,5 milliard de dollars, selon Al Bina’ (14 janvier 2025). L’électricité, souvent indisponible, reste un problème majeur pour les citoyens et les entreprises. La réforme de ce secteur, incluant une privatisation partielle et une hausse des tarifs, est une priorité pour le FMI.
Les entreprises locales, notamment celles du secteur industriel, dénoncent ces coupures qui augmentent leurs coûts de production et freinent leur compétitivité.
L’impact social de la crise économique
Le taux de chômage a atteint 35 %, selon Al Quds (14 janvier 2025), tandis que le taux de chômage des jeunes dépasse 47 %. L’insécurité alimentaire s’aggrave également, les prix des produits de première nécessité ayant augmenté de 200 % en moyenne.
Les syndicats appellent à des mesures d’urgence pour protéger les travailleurs. « Nous exigeons un plan social qui accompagne les réformes pour éviter un désastre humanitaire, » a déclaré un représentant syndical cité par Al Liwa’.
Les opportunités pour l’avenir
Malgré ces défis, des solutions existent pour relancer l’économie libanaise. Selon Al Joumhouriyat, le développement des secteurs productifs, comme l’agriculture et l’industrie, pourrait réduire la dépendance aux importations et stimuler la croissance. De plus, l’amélioration de la transparence et de la gouvernance publique est cruciale pour restaurer la confiance des investisseurs étrangers.
Justice
Un système judiciaire sous pression
Le système judiciaire libanais, déjà fragilisé par des décennies d’ingérence politique et de corruption, fait face à des défis sans précédent dans le contexte actuel de crise. Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), les affaires judiciaires en cours, liées notamment à la mauvaise gestion des fonds publics et à l’explosion du port de Beyrouth en 2020, illustrent les tensions croissantes entre les différentes branches du pouvoir.
Les citoyens, frustrés par l’impunité qui entoure les élites politiques et économiques, appellent à des réformes structurelles pour garantir l’indépendance de la justice et la reddition des comptes.
Les blocages politiques dans les enquêtes majeures
Les enquêtes judiciaires, notamment celle sur l’explosion du port de Beyrouth, ont été systématiquement entravées par des ingérences politiques. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), des figures influentes ont utilisé leur pouvoir pour ralentir ou suspendre les investigations, provoquant l’indignation de la population et des organisations de défense des droits humains.
Le juge Tarek Bitar, en charge de l’affaire du port, a fait l’objet de pressions considérables, certains partis politiques allant jusqu’à exiger son remplacement. Cette situation reflète l’absence de séparation des pouvoirs et l’incapacité du système judiciaire à fonctionner de manière indépendante.
La corruption au sein de la magistrature
Outre les pressions politiques, le système judiciaire est miné par la corruption. Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), des magistrats sont accusés d’avoir accepté des pots-de-vin pour influencer le cours des procès. Cette corruption systémique, combinée à un manque de transparence, a contribué à l’érosion de la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.
Les réformes exigées par les partenaires internationaux
La réforme judiciaire est l’une des conditions clés exigées par le FMI et d’autres partenaires internationaux pour débloquer des fonds d’aide au Liban. Ces réformes incluent :
- La mise en place d’une autorité judiciaire indépendante : Cela garantirait que les juges puissent opérer sans interférences politiques.
- La transparence dans les nominations judiciaires : Réduction des influences partisanes dans la sélection des magistrats.
- Une lutte accrue contre la corruption : Création de mécanismes pour surveiller les pratiques judiciaires et sanctionner les abus.
Selon Al Liwa’ (14 janvier 2025), ces réformes sont jugées essentielles pour restaurer la confiance des citoyens et des investisseurs dans l’État libanais.
Les résistances aux réformes
Cependant, les réformes judiciaires rencontrent une forte opposition de la part des élites politiques. Ces dernières craignent que des investigations indépendantes ne mettent en lumière des scandales financiers impliquant des personnalités influentes. Selon Al Quds (14 janvier 2025), les blocs politiques, notamment Amal et le Hezbollah, ont exprimé leur scepticisme quant à l’impartialité des réformes proposées.
Un espoir dans la société civile
Malgré les blocages, la société civile joue un rôle croissant dans la défense de la justice. Des organisations locales et internationales plaident pour une réforme radicale du système judiciaire et soutiennent des initiatives visant à renforcer la transparence et la reddition des comptes.
« Le Liban a besoin d’une justice qui serve le peuple, pas les élites, » a déclaré un porte-parole d’une ONG cité par Al Diyar (14 janvier 2025).
Les défis et opportunités pour Nawaf Salam
Nawaf Salam, connu pour son engagement en faveur de la justice et des droits humains, a fait de la réforme judiciaire l’une de ses priorités. Cependant, il devra surmonter les résistances politiques et trouver un consensus pour mettre en œuvre des changements significatifs. Selon Al Bina’ (14 janvier 2025), Salam a affirmé : « La justice est le fondement de tout État stable. Nous ne pouvons avancer sans une réforme en profondeur de notre système judiciaire. »
Société
Une société fragilisée par la crise
La crise économique et politique qui secoue le Liban a eu des répercussions profondes sur la société. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), plus de 50 % de la population vit désormais sous le seuil de pauvreté, un chiffre qui illustre l’ampleur des défis sociaux auxquels le pays est confronté. L’inflation galopante, la dévaluation de la livre libanaise, et la hausse du chômage ont exacerbé les inégalités, affectant particulièrement les jeunes et les femmes.
La montée des inégalités
L’écart entre riches et pauvres s’est considérablement creusé. Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), les 10 % les plus riches du pays contrôlent désormais plus de 70 % des richesses nationales, tandis que les classes moyennes se retrouvent piégées dans un cycle de précarité. Cette situation a entraîné une hausse des migrations, de nombreux Libanais cherchant à quitter le pays pour trouver des opportunités à l’étranger.
Par ailleurs, les zones rurales, notamment dans le Sud et la Bekaa, sont les plus touchées. Le manque d’accès à des services de base tels que l’éducation et la santé aggrave les disparités régionales, laissant ces communautés encore plus vulnérables.
Les impacts sur la jeunesse
La jeunesse libanaise est particulièrement affectée par la crise. Selon Al Quds (14 janvier 2025), le taux de chômage chez les jeunes dépasse 47 %, ce qui a entraîné une perte d’espoir généralisée. Beaucoup expriment leur frustration face à l’absence de perspectives d’avenir et aux blocages politiques qui empêchent les réformes.
« Nous sommes une génération sacrifiée. Nous n’avons ni emploi ni avenir dans ce pays, » a déclaré un étudiant de l’Université Américaine de Beyrouth cité par Al Diyar.
La résilience des ONG et de la société civile
Malgré les difficultés, la société civile libanaise joue un rôle crucial pour pallier les défaillances de l’État. Des ONG locales et internationales travaillent sur des projets visant à fournir une assistance aux communautés les plus touchées. Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), ces initiatives incluent :
- Banques alimentaires pour lutter contre l’insécurité alimentaire.
- Projets éducatifs pour garantir un accès à l’éducation dans les zones marginalisées.
- Soutien psychologique pour aider les individus traumatisés par la crise.
Cependant, ces efforts ne suffisent pas à combler les besoins croissants de la population. Les ONG appellent à une meilleure coordination avec le gouvernement pour maximiser leur impact.
Les femmes en première ligne
Les femmes libanaises, souvent considérées comme les piliers de leurs familles, subissent de plein fouet les effets de la crise. Selon Al Liwa’ (14 janvier 2025), beaucoup ont été contraintes de quitter le marché du travail pour s’occuper des tâches domestiques, un phénomène aggravé par la fermeture de nombreuses entreprises.
De plus, les violences basées sur le genre ont augmenté, une conséquence indirecte des tensions économiques et sociales. Des associations féministes demandent des mesures urgentes pour protéger les femmes et promouvoir leur autonomisation économique.
Les défis pour Nawaf Salam
Le gouvernement de Nawaf Salam devra répondre à ces défis sociaux avec des mesures concrètes pour atténuer les impacts de la crise. Salam a déclaré : « Nous devons reconstruire notre tissu social et redonner de l’espoir à notre jeunesse. » Cependant, selon Al Bina’ (14 janvier 2025), la marge de manœuvre du gouvernement reste limitée par les contraintes budgétaires et les résistances politiques.
Culture
La culture face à la crise économique
La crise économique libanaise a lourdement impacté le secteur culturel, traditionnellement un vecteur de rayonnement international pour le pays. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), de nombreux espaces culturels, tels que théâtres, galeries d’art et cinémas, ont été contraints de fermer leurs portes, incapables de faire face à la hausse des coûts de fonctionnement. Les artistes, déjà précarisés avant la crise, peinent à trouver les moyens de poursuivre leurs activités.
Les expositions artistiques : Une fenêtre d’espoir
Malgré ces défis, des expositions continuent d’être organisées, témoignant de la résilience des acteurs culturels. Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), l’exposition itinérante « Reflets de la crise » a récemment été inaugurée à Beyrouth. Ce projet regroupe les œuvres de 15 artistes locaux qui explorent les thèmes de l’effondrement économique, de la résilience et de l’espoir. L’exposition se déroule dans des espaces publics pour rendre l’art accessible à un public plus large, en particulier ceux qui n’ont pas les moyens de visiter des galeries traditionnelles.
Un autre événement marquant est la série d’expositions en plein air organisée par l’association « Artistes pour la survie ». Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), ces expositions ont lieu dans des endroits emblématiques, comme le front de mer de Beyrouth et les ruines de Byblos, permettant aux visiteurs de redécouvrir la richesse culturelle du Liban tout en soutenant les artistes locaux.
Musique et théâtre : Des initiatives pour la communauté
La scène musicale libanaise, bien que fragilisée, continue de rassembler les citoyens à travers des concerts gratuits organisés dans des espaces publics. Selon Al Diyar (14 janvier 2025), des événements comme le « Festival de musique pour tous » attirent chaque semaine des centaines de spectateurs. Ce festival, financé en partie par des dons internationaux, met en lumière des musiciens locaux qui interprètent à la fois des classiques libanais et des créations originales inspirées par la crise.
Du côté du théâtre, des compagnies indépendantes montent des spectacles traitant des luttes quotidiennes des Libanais. La pièce « Rêves brisés », jouée dans plusieurs quartiers populaires, aborde les thèmes de la migration, de la pauvreté et de l’espoir d’un avenir meilleur. Selon Al Liwa’ (14 janvier 2025), ces performances attirent un public varié et participent à maintenir un dialogue social à travers l’art.
Les initiatives pour la jeunesse
Les écoles et organisations artistiques travaillent également à soutenir les jeunes talents. Selon Al Bina’ (14 janvier 2025), l’Institut Français de Beyrouth a lancé un programme intitulé « Créateurs de demain », visant à offrir des formations artistiques gratuites aux jeunes issus de familles défavorisées. Ce programme inclut des ateliers de peinture, de photographie et de musique, permettant à la jeunesse libanaise d’exprimer sa créativité malgré les défis économiques.
Les musées et le patrimoine en danger
Le patrimoine culturel libanais, qui inclut des sites emblématiques comme Byblos et Baalbek, est également menacé par le manque de financement et la négligence. Selon Al Bina’ (14 janvier 2025), le Musée National de Beyrouth organise actuellement une exposition spéciale intitulée « Trésors oubliés » pour sensibiliser le public à la préservation des artefacts historiques. Cette initiative, bien que modeste, vise à rappeler l’importance de protéger l’héritage culturel du Liban.
La diaspora au secours de la culture
La diaspora libanaise joue un rôle crucial dans le soutien à la culture nationale. Selon Al Quds (14 janvier 2025), des Libanais résidant à Paris ont organisé une exposition intitulée « Unis par la culture » pour collecter des fonds destinés aux artistes locaux et aux initiatives patrimoniales. Cette solidarité internationale reflète l’attachement profond de la diaspora à la préservation de l’identité culturelle libanaise.
Sport
Des performances encourageantes malgré la crise
Malgré la crise économique et les défis structurels, les athlètes libanais continuent de se distinguer sur la scène régionale et internationale. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), les sportifs libanais ont enregistré des résultats prometteurs dans plusieurs disciplines, démontrant leur résilience et leur détermination à représenter leur pays avec fierté.
Football : Des clubs qui brillent dans les compétitions régionales
Le club de football Al Ahed, champion en titre de la Ligue libanaise, a réalisé une performance remarquable lors de la Coupe de l’AFC 2024, atteignant les demi-finales avant de s’incliner face à un club jordanien. Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), cette performance est d’autant plus impressionnante que le club a dû composer avec un budget réduit et des ressources limitées.
En championnat local, le club Nejmeh a également connu une saison solide, terminant à la deuxième place, tandis qu’Al Ansar a remporté la Coupe du Liban, confirmant son statut d’équipe historique du pays.
Basket-ball : La sélection nationale en progression
L’équipe nationale masculine de basket-ball a enregistré une victoire notable contre la Jordanie lors des éliminatoires de la Coupe d’Asie FIBA 2025, consolidant sa position parmi les meilleures équipes de la région. Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), cette victoire reflète les efforts des joueurs malgré un manque de soutien logistique et financier.
Les clubs locaux, comme Al Riyadi et Homenetmen, continuent de performer dans les compétitions régionales, bien que leurs ressources aient été considérablement réduites. Les jeunes talents, en particulier, montrent un potentiel prometteur pour l’avenir du basket-ball libanais.
Athlétisme : Un espoir pour la scène internationale
Dans le domaine de l’athlétisme, les athlètes libanais se sont distingués lors des Jeux Panarabes 2024, avec trois médailles d’or dans des disciplines telles que le saut en longueur et le 400 mètres. Selon Al Quds (14 janvier 2025), ces performances marquent un tournant pour le pays, qui peine généralement à rivaliser dans les sports individuels.
Sports de combat : Une reconnaissance croissante
Les sports de combat, notamment le taekwondo et le judo, continuent de gagner en popularité au Liban. Lors des Championnats d’Asie 2024, les judokas libanais ont décroché deux médailles de bronze, tandis que l’équipe de taekwondo a remporté plusieurs médailles dans les catégories junior. Selon Al Liwa’ (14 janvier 2025), ces résultats sont le fruit de programmes d’entraînement intensifs malgré des moyens financiers limités.
Les défis persistants
Malgré ces succès, les sportifs libanais doivent composer avec des infrastructures insuffisantes, un soutien financier limité et des opportunités d’entraînement restreintes. Selon Al Bina’ (14 janvier 2025), de nombreux athlètes talentueux envisagent de représenter d’autres pays pour bénéficier de meilleures conditions. « Nous avons le potentiel, mais pas les ressources nécessaires pour atteindre nos objectifs, » a déclaré un athlète lors d’une interview.
Le rôle de la diaspora dans le soutien aux sportifs
La diaspora libanaise continue de jouer un rôle clé pour soutenir les athlètes locaux. Selon Al Diyar (14 janvier 2025), plusieurs campagnes ont été organisées pour fournir des équipements et financer les déplacements des sportifs participant à des compétitions internationales.
Internationale
Les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine
La rivalité entre les États-Unis et la Chine continue de s’intensifier sur plusieurs fronts. Selon Al Nahar (14 janvier 2025), les discussions commerciales entre les deux puissances ont échoué à produire un accord, augmentant les tensions dans le domaine économique. Les sanctions mutuelles sur les exportations technologiques, notamment dans les semi-conducteurs, accentuent les frictions, affectant les chaînes d’approvisionnement mondiales.
En parallèle, la Chine renforce ses liens diplomatiques et économiques avec des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, une stratégie perçue par Washington comme une tentative de réduire l’influence occidentale.
La guerre en Ukraine : Un conflit prolongé
Selon Al Joumhouriyat (14 janvier 2025), le conflit en Ukraine, désormais dans sa deuxième année, montre peu de signes de résolution. Les récentes offensives militaires dans l’est du pays ont entraîné des pertes importantes des deux côtés, tout en exacerbant la crise humanitaire.
Les sanctions occidentales contre la Russie continuent de peser sur son économie, bien que Moscou ait renforcé ses liens avec la Chine et l’Inde pour atténuer leur impact. L’Union européenne, pour sa part, cherche à maintenir son unité face aux défis énergétiques et à l’arrivée continue de réfugiés ukrainiens.
Les avancées climatiques au sommet COP30
La COP30, tenue récemment à Sao Paulo, a marqué un tournant dans les négociations climatiques internationales. Selon Al Akhbar (14 janvier 2025), les pays participants ont convenu d’accélérer la transition vers des énergies renouvelables, avec un engagement collectif visant à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 40 %d’ici 2035.
Cependant, des divergences subsistent entre les pays industrialisés et les économies émergentes, notamment sur le financement des pertes et dommages liés au changement climatique.
Crise politique au Pérou : Un pays en ébullition
Au Pérou, la crise politique s’aggrave avec des manifestations massives contre le gouvernement en place. Selon Al Liwa’ (14 janvier 2025), des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants ont fait plusieurs dizaines de blessés ces dernières semaines. Les protestataires dénoncent la corruption et réclament des réformes constitutionnelles pour limiter le pouvoir présidentiel.
Cette situation a également des répercussions économiques, le pays connaissant une baisse significative des investissements étrangers et une instabilité accrue dans ses institutions.
Les élections en Afrique : Une dynamique démocratique prometteuse
Selon Al Bina’ (14 janvier 2025), plusieurs pays africains, dont le Nigeria et le Kenya, ont récemment organisé des élections transparentes et démocratiques, saluées par la communauté internationale. Ces scrutins témoignent d’un renforcement progressif des institutions démocratiques dans des régions autrefois marquées par des conflits et des tensions ethniques.
Cependant, des défis persistent, notamment en termes de participation citoyenne et de lutte contre les fraudes électorales.



