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Revue de presse du 23/12/24: La recomposition politique au Liban et les enjeux régionaux

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Le 22 décembre 2023, Walid Joumblatt, leader influent du Parti socialiste progressiste, a franchi une étape historique en visitant Damas. Accompagné d’une délégation de dignitaires druzes et de membres de son parti, il a été accueilli par Ahmad Charâ, chef de l’administration syrienne post-Assad. Selon Al Nahar, cette rencontre marque un tournant majeur dans les relations bilatérales, longtemps marquées par des tensions et des méfiances mutuelles.

Un rapprochement symbolique après une décennie de tensions

D’après Al Akhbar, cette visite est la première en plus de treize ans pour un leader politique libanais de ce calibre. Joumblatt a remis un mémorandum appelant à une coopération bilatérale fondée sur le respect de la souveraineté de chaque pays. Il a également mis en avant la nécessité de régler le dossier sensible des détenus libanais en Syrie. Ahmad Charâ, cité par Al Quds, a salué cette initiative et affirmé que la Syrie souhaitait tourner la page des ingérences passées.

Les observateurs, comme le souligne Al Sharq Al Awsat, considèrent ce rapprochement comme une tentative de renforcer la stabilité régionale dans un contexte de recomposition géopolitique. Cette visite intervient alors que la Syrie cherche à sortir de son isolement international et que le Liban tente de consolider ses institutions fragilisées.

Une coopération stratégique en préparation

Selon Nida’ Al Watan, cette rencontre pourrait également marquer le début de projets communs dans des secteurs clés. Le rapport évoque notamment des discussions sur l’énergie, les infrastructures et le commerce transfrontalier. Cependant, ces initiatives sont conditionnées à une stabilisation politique dans les deux pays et à la levée progressive des sanctions internationales contre la Syrie.

En parallèle, Al Bina’ rapporte que des projets pilotes, comme la réhabilitation des réseaux ferroviaires reliant le Liban et la Syrie, sont envisagés. Ces projets visent à stimuler le commerce entre les deux pays, mais leur mise en œuvre dépendra de la capacité des deux gouvernements à établir une coopération durable.

Des implications internes et régionales

Cette initiative diplomatique intervient dans un contexte politique tendu au Liban. D’après Ad Diyar, elle pourrait influencer directement l’élection présidentielle prévue en janvier 2025. Joumblatt, qui soutient la candidature du général Joseph Aoun, pourrait utiliser ce rapprochement avec la Syrie pour renforcer son poids politique face au duo chiite Amal-Hezbollah.

Par ailleurs, Al Liwa’ rappelle que les tensions au Sud du Liban, marquées par des violations israéliennes répétées, maintiennent la pression sur les dirigeants libanais. Une meilleure relation avec la Syrie pourrait offrir au Liban un levier stratégique face à ces défis géopolitiques.

Entre espoir et scepticisme

Malgré les perspectives prometteuses, certaines voix appellent à la prudence. Al Quds souligne que la réconciliation entre les deux pays devra surmonter des obstacles historiques, notamment liés aux interférences passées de la Syrie dans les affaires libanaises. En outre, les groupes d’opposition au Liban et les factions pro-occidentales restent méfiants vis-à-vis d’une normalisation des relations avec Damas.

Cependant, comme le conclut Nahar Int’l, cette visite pourrait être une opportunité unique pour le Liban de renforcer sa position sur la scène régionale tout en répondant aux attentes de sa population, lassée par des années de blocage institutionnel.

Politique Locale : Une présidentielle sous tension et des enjeux de gouvernance

Alors que le Liban s’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 9 janvier 2025, la scène politique locale est marquée par des divisions profondes et des négociations intenses. Selon Al Joumhouriya (23 décembre 2023), la candidature du général Joseph Aoun, chef de l’armée libanaise, polarise les discussions au sein des principaux blocs politiques, en particulier entre les soutiens de Walid Joumblatt et le duo chiite Amal-Hezbollah.

La candidature de Joseph Aoun au centre des débats

D’après Al Nahar, la candidature de Joseph Aoun est perçue comme une tentative de stabiliser les institutions dans un contexte de crise prolongée. Soutenue par Walid Joumblatt et plusieurs parlementaires indépendants, cette candidature est cependant contestée par le duo chiite. Nabih Berri, président du Parlement, a souligné que l’élection nécessitera un amendement constitutionnel, une démarche qui pourrait retarder le processus. Al Bina’ rappelle que ce type de consensus est difficile à atteindre dans un climat politique aussi polarisé.

Les rivalités entre blocs parlementaires

Selon Al Akhbar, la présidentielle reflète des tensions structurelles au sein du système politique libanais. Les Forces libanaises, dirigées par Samir Geagea, se positionnent en faveur de Jihad Azour, ancien ministre des Finances, comme alternative à Joseph Aoun. Cette candidature bénéficie également du soutien du Courant patriotique libre (CPL), marqué par son opposition historique à Amal et au Hezbollah. Ces divisions accentuent l’incertitude autour de l’issue de l’élection.

L’influence des acteurs régionaux et internationaux

D’après Al Sharq Al Awsat, les puissances internationales jouent un rôle indirect mais décisif dans cette élection. La France, les États-Unis et l’Iran exercent des pressions pour orienter les choix des partis locaux, chacun cherchant à préserver ses intérêts dans la région. Cette influence étrangère, bien que non déclarée, complique encore les négociations internes.

Les attentes sociales face aux impasses politiques

La population libanaise, durement affectée par une crise économique sans précédent, manifeste un mécontentement croissant face à ces blocages institutionnels. Nida’ Al Watan rapporte que les attentes populaires se concentrent sur des réformes concrètes, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la lutte contre la corruption. La présidentielle est perçue comme une opportunité pour renouveler la classe politique et engager des transformations profondes.

Les perspectives post-électorales

Selon Al Liwa’, quel que soit le président élu, des défis majeurs attendent le futur chef de l’État. Outre la reconstruction économique, il devra s’attaquer à la question des armes illégales et des factions armées dans le Sud, tout en naviguant dans un paysage régional instable. Ad Diyar souligne que la présidentielle représente une chance unique pour le Liban de sortir de son impasse politique, mais le consensus reste le principal obstacle à surmonter.

Économie : Entre crise persistante et opportunités de relance

Le Liban continue de faire face à une crise économique sans précédent, marquée par l’effondrement de sa monnaie nationale, une inflation galopante et une perte de confiance généralisée dans les institutions financières. Selon Al Joumhouriya (23 décembre 2023), les discussions autour de projets économiques innovants offrent néanmoins des perspectives encourageantes, bien que limitées par l’instabilité politique et sociale.

La situation actuelle : Une économie à genoux

D’après Nida’ Al Watan, la livre libanaise a perdu plus de 90 % de sa valeur par rapport au dollar depuis le début de la crise en 2019, plongeant des millions de Libanais dans la pauvreté. Les banques, autrefois le pilier de l’économie, sont désormais paralysées par des restrictions sévères sur les retraits, ce qui exacerbe les tensions sociales. Le gouverneur par intérim de la Banque centrale, Wassim Mansouri, cité par Al Nahar, a récemment déclaré que des réformes urgentes étaient nécessaires pour éviter une dégradation supplémentaire.

Des initiatives bancaires controversées

Selon Al Akhbar, plusieurs banques locales ont commencé à offrir des taux d’intérêt élevés sur les dépôts en livres libanaises, atteignant parfois 45 %. Si cette mesure vise à encourager la liquidité, elle est critiquée pour son caractère risqué et potentiellement déstabilisateur. Wassim Mansouri a annoncé des mesures de contrôle pour encadrer ces pratiques tout en appelant à une meilleure coordination entre les acteurs économiques.

L’immobilier : Un secteur en plein essor

Paradoxalement, Al Bina’ rapporte que le secteur immobilier connaît une croissance inattendue. Les investisseurs, en quête de sécurité, se tournent massivement vers les biens immobiliers, provoquant une augmentation des prix dans des régions comme Beyrouth. Cette dynamique, bien qu’encourageante pour certains secteurs, creuse les inégalités économiques entre les régions urbaines et rurales. Selon Ad Diyar, cette tendance illustre l’absence de politique globale pour équilibrer le développement économique.

Les opportunités de coopération régionale

D’après Nahar Int’l, les discussions entre le Liban et la Syrie sur des projets économiques transfrontaliers, comme la réhabilitation des réseaux ferroviaires, pourraient offrir des perspectives de relance. Ces initiatives, bien que prometteuses, sont entravées par les sanctions internationales contre la Syrie et l’instabilité politique persistante des deux côtés.

En parallèle, Al Liwa’ souligne l’importance de projets énergétiques comme la centrale solaire prévue dans la région du Chouf. Ce projet, qui devrait générer 15 mégawatts d’électricité, est perçu comme un modèle pour attirer des investissements étrangers et diversifier les sources d’énergie du pays. Cependant, sa mise en œuvre reste incertaine en raison des lenteurs administratives.

Le rôle des acteurs internationaux

Les bailleurs de fonds internationaux continuent de jouer un rôle crucial. Selon Al Sharq Al Awsat, le FMI et la France ont conditionné leur aide financière à des réformes structurelles, notamment dans les secteurs de l’électricité et des douanes. Bien que ces exigences soient essentielles pour débloquer des fonds, elles rencontrent une résistance au sein de la classe politique libanaise.

Une reprise fragile mais possible

Malgré les défis, des signes de reprise apparaissent. Al Quds rapporte que le secteur touristique a connu une légère amélioration grâce à l’arrivée de membres de la diaspora pour les fêtes de fin d’année. Les taux d’occupation des hôtels à Beyrouth dépassent les 80 %, et les commerces enregistrent une augmentation modérée de leurs chiffres d’affaires.

Cependant, comme le note Nida’ Al Watan, cette reprise reste fragile et dépend d’une stabilisation politique rapide. L’élection présidentielle et la formation d’un gouvernement réformiste seront déterminantes pour restaurer la confiance des investisseurs et de la population.

Société : Une résilience face à la crise

La société libanaise, confrontée à des défis sans précédent, continue de faire preuve d’une résilience remarquable. Malgré l’effondrement économique et les tensions politiques, des initiatives locales et des stratégies individuelles émergent pour répondre aux besoins essentiels et préserver un semblant de normalité. Selon Al Nahar (23 décembre 2023), les fêtes de fin d’année ont illustré cette capacité d’adaptation, avec une augmentation des initiatives communautaires et des marchés saisonniers pour dynamiser l’économie locale.

Un quotidien marqué par la précarité

D’après Nida’ Al Watan, plus de 80 % des Libanais vivent désormais sous le seuil de pauvreté. L’accès à l’électricité, à l’eau potable et aux soins de santé reste un défi majeur. Les familles doivent faire face à des hausses constantes des prix des denrées de base, exacerbées par la dévaluation de la livre libanaise. Dans ce contexte, les ONG et les réseaux de solidarité jouent un rôle crucial. Al Akhbar rapporte que des organisations locales distribuent des colis alimentaires et organisent des cliniques mobiles pour répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables.

La migration comme échappatoire

Selon Al Joumhouriya, de nombreux jeunes choisissent l’émigration comme solution face à l’absence de perspectives au Liban. En 2023, près de 30 000 Libanais auraient quitté le pays, principalement pour l’Europe et les pays du Golfe. Cette fuite des cerveaux prive le Liban de talents essentiels pour sa reconstruction, mais elle contribue également à l’économie nationale par le biais des envois de fonds, qui restent une source majeure de devises étrangères.

Des fêtes de fin d’année sous le signe de la solidarité

Malgré ces défis, les fêtes de fin d’année ont offert un moment de répit. Al Bina’ rapporte une hausse de 15 % des ventes sur les marchés de Noël organisés à Beyrouth et dans d’autres grandes villes. Ces événements, bien que modestes, ont permis aux commerçants locaux de générer des revenus supplémentaires. En parallèle, Ad Diyarsouligne l’importance des initiatives communautaires, comme la collecte de jouets et de vêtements pour les familles en difficulté.

Les défis éducatifs

Le secteur éducatif est également sous pression. Selon Al Liwa’, de nombreuses écoles privées ont été contraintes d’augmenter leurs frais pour compenser l’inflation, rendant l’accès à l’éducation de plus en plus difficile pour les familles. Dans les écoles publiques, la situation n’est guère meilleure, avec des grèves régulières des enseignants et un manque de matériel pédagogique. Al Quds rapporte que des initiatives citoyennes, comme des bibliothèques de rue et des cours bénévoles, tentent de combler ces lacunes.

Un avenir incertain mais des espoirs persistants

Malgré l’ampleur des défis, la résilience des Libanais reste un moteur d’espoir. Selon Nahar Int’l, les marchés locaux, les coopératives agricoles et les associations culturelles jouent un rôle croissant dans la reconstruction du tissu social. Ces efforts, bien que fragmentés, démontrent la capacité de la société civile à s’organiser en l’absence de soutien étatique.

Diplomatie : Le Liban face à une recomposition régionale

Dans un contexte de bouleversements géopolitiques, le Liban s’efforce de redéfinir sa position diplomatique. Selon Al Nahar (23 décembre 2023), la visite de Walid Joumblatt à Damas illustre une volonté de renforcer les liens bilatéraux avec la Syrie, tout en affirmant l’indépendance diplomatique du pays. Cette initiative intervient alors que les tensions régionales et les influences internationales continuent de façonner les priorités du Liban.

Un dialogue stratégique avec Damas

D’après Al Akhbar, la rencontre entre Walid Joumblatt et Ahmad Charâ, le nouveau chef de l’administration syrienne, marque un tournant dans les relations bilatérales. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets clés, notamment le retour des réfugiés syriens, la réouverture de voies commerciales transfrontalières, et la coopération en matière de sécurité. Ahmad Charâ, cité par Al Quds, a exprimé un engagement à tourner la page des tensions passées et à bâtir des relations fondées sur la souveraineté mutuelle.

Cependant, Al Bina’ souligne que ce rapprochement reste fragile, en raison des sanctions internationales pesant sur la Syrie et des réticences de certains acteurs politiques libanais, notamment les Forces libanaises et le Courant patriotique libre.

Le rôle croissant des médiateurs internationaux

Selon Al Sharq Al Awsat, les puissances étrangères jouent un rôle central dans la stratégie diplomatique du Liban. La France, par l’intermédiaire de Jean-Yves Le Drian, a réaffirmé son soutien à une résolution des blocages politiques libanais, notamment par la facilitation des négociations présidentielles. En parallèle, l’Iran, principal allié du Hezbollah, continue d’influencer les relations entre le Liban et la Syrie, ce qui complique la dynamique diplomatique.

D’après Nida’ Al Watan, les discussions sur un éventuel financement international pour le retour des réfugiés syriens en territoire sécurisé pourraient offrir au Liban une opportunité d’alléger les pressions économiques et sociales. Cependant, ces négociations restent dépendantes de la stabilisation politique en Syrie.

Une diplomatie régionale sous pression

Les tensions au Sud, rapportées par Ad Diyar, ajoutent une couche de complexité. Les violations israéliennes de la ligne bleue et les affrontements sporadiques entre factions armées palestiniennes et forces israéliennes maintiennent une pression constante sur la diplomatie libanaise. Al Liwa’ rapporte que le Liban tente de renforcer son partenariat avec la FINUL pour stabiliser la région, mais ces efforts sont limités par un manque de consensus interne.

Vers une diversification des alliances

Dans ce contexte, Nahar Int’l évoque l’intérêt croissant du Liban pour diversifier ses partenariats, notamment avec des pays émergents comme la Chine et l’Inde. Ces relations pourraient ouvrir des perspectives économiques tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des puissances occidentales. Toutefois, cette stratégie reste balbutiante en raison des contraintes politiques et des priorités nationales.

Politique Internationale : Le Liban au cœur des rivalités géopolitiques

En 2024, le Liban reste au centre des dynamiques géopolitiques complexes de la région, influencé par les tensions internationales et les intérêts croisés des grandes puissances. Selon Al Sharq Al Awsat (23 décembre 2024), les enjeux au Sud du Liban, les répercussions de la guerre en Syrie, et les rivalités internationales continuent de façonner la politique étrangère libanaise.

Le Sud : une région sous tension permanente

D’après Ad Diyar, les violations israéliennes de l’espace aérien et terrestre libanais demeurent une source constante d’instabilité. Ces actions, qui vont à l’encontre de la résolution 1701 des Nations unies, mettent le gouvernement libanais dans une position délicate. Selon Nida’ Al Watan, la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban) intensifie ses efforts pour apaiser les tensions, mais ses capacités sont limitées en raison des divergences politiques locales et régionales.

Les factions armées palestiniennes actives au Sud, rapportées par Al Akhbar, ajoutent une dimension supplémentaire aux défis sécuritaires. Le Hezbollah, influent dans cette région, continue d’entretenir un équilibre précaire entre une dissuasion militaire face à Israël et une présence diplomatique au sein du gouvernement.

Les retombées de la guerre en Syrie

Selon Al Bina’, la crise syrienne, qui persiste en 2024 malgré des signes de stabilisation, continue d’exercer une pression significative sur le Liban. L’afflux de réfugiés syriens, représentant environ 25 % de la population libanaise, crée une surcharge sur les infrastructures sociales et économiques déjà fragiles. Nahar Int’l souligne que les efforts internationaux pour encourager le retour des réfugiés en Syrie se heurtent à des défis logistiques et à des préoccupations sécuritaires.

Un champ de rivalités internationales

D’après Al Sharq Al Awsat, le Liban reste un terrain stratégique pour les grandes puissances, notamment les États-Unis, la France, l’Iran, et la Russie. L’Iran, principal soutien du Hezbollah, intensifie son influence sur les affaires internes du Liban, notamment à travers des aides financières et militaires. En parallèle, les sanctions américaines sur la Syrie et le Hezbollah affectent directement l’économie libanaise.

La France, citée par Al Joumhouriya, poursuit son rôle de médiateur en soutenant des initiatives visant à débloquer la crise politique au Liban, notamment par le biais de négociations sur la présidentielle. Cependant, ces efforts sont compliqués par le manque de consensus interne et les priorités divergentes des partenaires internationaux.

De nouvelles alliances pour le Liban

D’après Al Liwa’, le Liban explore des partenariats avec des puissances émergentes, telles que la Chine et la Turquie. Ces pays manifestent un intérêt croissant pour les secteurs des infrastructures et de l’énergie au Liban. Cependant, ces nouvelles alliances suscitent des inquiétudes chez les alliés traditionnels, notamment les États-Unis et l’Europe, qui redoutent une reconfiguration stratégique au détriment de leurs intérêts.

Vers une redéfinition du rôle du Liban

Le Liban reste un microcosme des tensions régionales. Selon Al Quds, la capacité du pays à naviguer dans cet environnement complexe dépendra de sa capacité à maintenir un équilibre entre ses relations traditionnelles et ses nouvelles opportunités. La stabilisation politique interne sera également un facteur clé pour préserver son rôle stratégique dans la région.

Sport : Une passion intacte malgré les défis

Le sport au Liban demeure un espace de résilience et d’unité nationale, malgré les défis économiques et logistiques auxquels les clubs et les fédérations font face. En 2024, les compétitions locales et les performances des athlètes libanais à l’étranger continuent d’inspirer une population en quête de moments d’évasion et de fierté collective. Selon Al Nahar (23 décembre 2024), les sports collectifs, en particulier le football et le basketball, restent les disciplines les plus suivies et les plus soutenues.

Football : Le championnat local reprend des couleurs

D’après Al Joumhouriya, le championnat libanais de football a connu une saison plus compétitive cette année, malgré les difficultés financières rencontrées par les clubs. Plusieurs équipes, telles que Nejmeh SC et Al Ahed, ont réussi à attirer des sponsors locaux pour financer leurs activités. Al Akhbar rapporte que le niveau de jeu s’est amélioré grâce à l’intégration de jeunes talents formés dans les académies locales.

Cependant, les infrastructures sportives restent un obstacle majeur. Ad Diyar souligne que de nombreux stades souffrent d’un manque d’entretien, aggravé par l’instabilité économique. Malgré cela, les supporters continuent de remplir les gradins, reflétant leur passion indéfectible pour ce sport.

Basketball : Une ascension constante sur la scène régionale

Le basketball libanais, qui jouit d’une popularité croissante, a enregistré plusieurs succès notables en 2024. Selon Al Bina’, les clubs libanais tels que Riyadi et Sagesse ont brillé dans les compétitions régionales, atteignant les phases finales des tournois arabes. En parallèle, l’équipe nationale, citée par Al Sharq Al Awsat, a fait sensation en se qualifiant pour les éliminatoires de la Coupe d’Asie.

Ces exploits sportifs sont toutefois réalisés dans un contexte de financement limité. Al Quds rapporte que les clubs dépendent de sponsors privés et de la diaspora libanaise pour couvrir leurs frais, faute de soutien étatique.

Les sports individuels : Des performances remarquables

En 2024, les athlètes libanais dans les sports individuels, tels que l’athlétisme et les arts martiaux, ont également brillé. D’après Nida’ Al Watan, Sarah Haddad, une coureuse de fond, a remporté une médaille de bronze aux Championnats d’Asie, tandis que Khalil Ibrahim s’est distingué en judo lors d’un tournoi international en Turquie. Ces succès témoignent de la persévérance des athlètes, malgré des conditions d’entraînement précaires.

Les défis logistiques et financiers

Selon Al Liwa’, la crise économique affecte profondément le développement du sport au Liban. Le manque de subventions publiques et l’inflation galopante rendent l’accès aux équipements sportifs de plus en plus difficile pour les jeunes. En outre, Nahar Int’l rapporte que plusieurs compétitions locales ont été annulées cette année en raison de problèmes organisationnels et de financement.

Un espoir pour l’avenir

Malgré ces défis, le sport reste un vecteur d’espoir et de rassemblement au Liban. Les initiatives locales, comme les tournois communautaires et les programmes pour la jeunesse, continuent de mobiliser les passionnés. Selon Al Sharq, ces efforts reflètent la capacité des Libanais à maintenir leur passion pour le sport, même dans les moments les plus difficiles.

Culture et patrimoine : Sauvegarder l’héritage libanais face à l’adversité

La culture et le patrimoine libanais, malgré les crises économiques et politiques, continuent de symboliser l’identité et la résilience du pays. En 2024, de nombreuses initiatives émergent pour préserver les sites historiques, promouvoir les traditions, et soutenir les artistes locaux. Selon Al Nahar (23 décembre 2024), le rôle de la diaspora libanaise et des associations culturelles locales reste crucial pour maintenir en vie cet héritage riche et varié.

Des sites historiques en danger

D’après Nida’ Al Watan, plusieurs sites emblématiques, comme les ruines de Baalbek ou les souks historiques de Tripoli, souffrent de dégradations croissantes dues au manque d’entretien et aux coupures d’électricité. Ad Diyarrapporte que les intempéries de cette année ont endommagé certains monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, aggravant une situation déjà précaire. Ces menaces mettent en lumière l’urgence de mobiliser des fonds pour sauvegarder ces trésors.

L’art au service de la résilience

Selon Al Akhbar, les artistes libanais, malgré les contraintes économiques, continuent de produire des œuvres marquées par les défis de l’époque. Peintures, photographies et installations reflètent les thèmes de la résilience, de la migration et de la mémoire collective. Ces créations, souvent exposées dans des galeries locales ou itinérantes, attirent un public fidèle, bien que restreint.

En parallèle, Al Sharq Al Awsat souligne l’importance des festivals culturels qui rassemblent les communautés autour de la musique, de la danse et du théâtre. Ces événements, bien que modestes, incarnent une forme de résistance face à la morosité ambiante.

Le rôle central de la diaspora

D’après Al Liwa’, la diaspora libanaise joue un rôle décisif dans la préservation du patrimoine national. Grâce à des campagnes de financement participatif et à des initiatives internationales, plusieurs projets de restauration ont vu le jour. Nahar Int’l cite l’exemple de la bibliothèque de Beyrouth, partiellement rénovée grâce aux fonds collectés par des Libanais vivant à Paris.

Une industrie culturelle sous pression

Les secteurs de l’édition et du cinéma, autrefois prospères, font face à des défis majeurs. Selon Al Bina’, de nombreuses maisons d’édition et studios de production ont réduit leurs activités, faute de moyens financiers. Cependant, certains projets trouvent refuge dans des collaborations internationales. Al Quds rapporte qu’un film libanais, financé par une coproduction européenne, a récemment été primé dans un festival régional, témoignant du potentiel du pays à briller sur la scène internationale.

Des perspectives d’avenir incertaines

Malgré ces défis, plusieurs initiatives laissent entrevoir une renaissance culturelle. Al Joumhouriya mentionne un projet visant à transformer l’ancienne gare de Beyrouth en un centre culturel multifonctionnel. Cette initiative, soutenue par des mécènes locaux, pourrait revitaliser le quartier et attirer un public diversifié. En outre, des coopératives artistiques et des ateliers communautaires émergent pour soutenir les talents locaux et préserver les savoir-faire traditionnels.

Société : Résilience et adaptation face aux défis

Malgré une crise économique sans précédent, la société libanaise montre une remarquable capacité d’adaptation. Les initiatives locales et les réseaux communautaires jouent un rôle clé pour pallier les insuffisances de l’État et répondre aux besoins essentiels. Selon Al Nahar (23 décembre 2024), des marchés saisonniers, des collectes alimentaires, et des campagnes éducatives illustrent l’effort collectif pour maintenir un semblant de normalité.

La lutte contre la pauvreté et l’accès aux services de base

D’après Nida’ Al Watan, plus de 80 % des Libanais vivent sous le seuil de pauvreté, en raison de l’effondrement économique. Les familles sont confrontées à une augmentation drastique des coûts des denrées alimentaires et des services essentiels, comme l’électricité et l’eau. Les ONG locales, citées par Al Akhbar, s’organisent pour distribuer des colis alimentaires et offrir des soins médicaux gratuits dans les régions rurales.

La migration comme dernier recours

La crise pousse de nombreux Libanais à envisager l’émigration comme une solution. Selon Al Joumhouriya, près de 30 000 citoyens ont quitté le pays en 2024, principalement pour l’Europe et les pays du Golfe. Ces départs, bien que nécessaires pour de nombreuses familles, privent le Liban de sa jeunesse et de ses talents. Cependant, les envois de fonds de la diaspora continuent de jouer un rôle crucial dans le soutien à l’économie locale.

Des initiatives pour l’éducation et la culture

Selon Ad Diyar, le secteur éducatif subit de plein fouet les conséquences de la crise, avec des grèves d’enseignants et des fermetures d’écoles publiques. Des initiatives citoyennes émergent pour pallier ces difficultés, comme l’organisation de cours gratuits et le partage de manuels scolaires. En parallèle, Al Liwa’ rapporte que des projets artistiques et éducatifs financés par la diaspora aident à maintenir un lien avec la culture libanaise.

La solidarité au cœur de la résilience

Les marchés de Noël, cités par Al Sharq, illustrent la manière dont les communautés libanaises s’unissent pour traverser les périodes difficiles. Ces événements, bien que modestes, offrent une opportunité de soutien aux petits commerçants et rappellent l’importance des traditions dans le maintien de la cohésion sociale.

International : Un monde en recomposition

En 2024, le paysage mondial est marqué par des bouleversements économiques, climatiques et géopolitiques. Les grandes puissances redéfinissent leurs alliances, les pays émergents s’imposent dans les débats internationaux, et des crises globales continuent d’influencer les politiques nationales.

Les rivalités entre les grandes puissances

Selon Al Sharq Al Awsat, les tensions entre les États-Unis, la Chine et la Russie façonnent les principales dynamiques internationales. La guerre en Ukraine, toujours active, maintient une fracture nette entre l’Occident et la Russie, impactant les chaînes d’approvisionnement en énergie et en matières premières. En parallèle, la Chine poursuit son expansion économique en Afrique et en Asie, défiant l’influence traditionnelle des puissances occidentales.

D’après Al Akhbar, cette rivalité s’étend également à la domination technologique. Les sanctions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine, combinées aux efforts de Pékin pour renforcer son industrie locale, reflètent une lutte pour le contrôle des innovations critiques.

Les répercussions du changement climatique

Le changement climatique reste un enjeu prioritaire pour la communauté internationale. D’après Al Bina’, les catastrophes naturelles se multiplient, avec des inondations en Asie du Sud, des incendies en Amérique du Nord et des sécheresses en Afrique subsaharienne. Les Nations unies, citées par Nida’ Al Watan, ont lancé un appel urgent pour intensifier les financements climatiques en faveur des pays les plus touchés.

Lors de la COP29, qui s’est tenue à Nairobi cette année, les débats ont porté sur l’accélération de la transition énergétique mondiale. Les discussions, relayées par Ad Diyar, se sont heurtées à des divergences entre les pays développés et émergents sur les engagements financiers nécessaires pour limiter la hausse des températures.

La crise alimentaire mondiale

Selon Al Joumhouriya, la hausse des prix des denrées alimentaires, aggravée par les conflits et les chocs climatiques, place des millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. En Afrique, les sécheresses prolongées affectent les cultures de base, tandis que les sanctions sur les engrais russes compliquent la production agricole dans de nombreuses régions. Al Quds rapporte que l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) travaille avec plusieurs pays pour stabiliser les chaînes d’approvisionnement.

Les tensions au Moyen-Orient

D’après Nahar Int’l, la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes, tels que l’Arabie saoudite, continue de redessiner les équilibres régionaux. Cependant, les tensions restent vives en Palestine, avec des affrontements réguliers dans la bande de Gaza. En Iran, le durcissement des sanctions américaines sur le programme nucléaire alimente les tensions avec Israël et exacerbe les risques d’une escalade militaire.

La montée des mouvements migratoires

Les conflits, les crises économiques et climatiques entraînent une augmentation des migrations internationales. Selon Al Liwa’, l’Europe, confrontée à un afflux croissant de réfugiés, renforce ses contrôles aux frontières, tout en cherchant des solutions pour partager la responsabilité entre les États membres. En Amérique latine, les migrations massives du Venezuela vers les pays voisins, comme la Colombie et le Brésil, continuent de mettre à l’épreuve les capacités d’accueil régionales.

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