À Washington, des milliards annoncés pour Gaza, mais une architecture encore contestée
Dans Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump réunit à Washington des représentants de plus de vingt-quatre États, ainsi que des représentants de pays qui n’ont pas rejoint le dispositif, lors d’un premier rendez-vous présenté comme l’ouverture d’un « Conseil de la paix » consacré à Gaza.
Toujours dans Al Quds du 20 février 2026, la réunion inaugurale est décrite comme centrée sur la reconstruction et sur la constitution d’une force internationale de stabilisation, alors qu’un cessez-le-feu est qualifié de fragile.
Dans Al Quds du 20 février 2026, ce « Conseil de la paix » est rattaché à un plan attribué à Donald Trump, composé de vingt points, présenté comme visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
Pour Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump annonce que les États-Unis verseront 10 milliards de dollars au Conseil, tout en indiquant qu’il ne précise pas encore les modalités d’utilisation de cette somme.
Dans Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump ajoute que les membres du Conseil se sont engagés à apporter 7 milliards de dollars pour la reconstruction, et le journal rappelle que ce total est présenté comme marginal face à des besoins estimés à 70 milliards de dollars.
Dans Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump critique l’action des Nations unies dans le règlement des conflits, puis il affirme que Washington travaillera « très étroitement » avec l’ONU.
D’après Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump va jusqu’à dire que le Conseil pourrait un jour exercer une forme de supervision, en s’assurant que l’ONU fonctionne correctement, ce qui donne au montage une dimension de contrôle politique au-delà de l’aide.
Dans Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump cite une liste de pays présentés comme contributeurs à la promesse totale de 7 milliards de dollars, dont le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït.
Ce premier bloc d’informations fixe une tension de fond. Al Quds du 20 février 2026 met au premier plan la puissance des annonces financières, mais il expose aussi une zone grise sur le pilotage réel. Al Quds du 20 février 2026 montre que le Conseil n’est pas présenté comme une simple caisse d’aide, car le vocabulaire de « supervision » et la critique de l’ONU installent une question de souveraineté de fait. Al Quds du 20 février 2026 rappelle aussi que l’écart entre 7 milliards promis et 70 milliards estimés place d’emblée le projet sous contrainte, car la crédibilité dépendra vite d’un passage des promesses à des versements, puis à des chantiers visibles. Dans ce schéma, l’argent n’est pas neutre. Al Quds du 20 février 2026 suggère que la liste des États contributeurs donne au dispositif une coloration géopolitique, puisque les bailleurs deviennent aussi des acteurs d’influence sur les priorités de reconstruction. De plus, Al Quds du 20 février 2026 insiste sur la fragilité du cessez-le-feu, ce qui signifie que le calendrier des travaux dépend d’un environnement sécuritaire non stabilisé. La conséquence est directe: plus la sécurité est incertaine, plus les bailleurs demandent des garanties; et plus les garanties deviennent lourdes, plus le lancement des projets peut se bloquer. Al Quds du 20 février 2026 place ainsi le débat sur une ligne fine, entre l’argument de l’efficacité et le risque de contestation, car une reconstruction adossée à une « supervision » externe peut être perçue comme une mise sous tutelle. Enfin, Al Quds du 20 février 2026 montre que Washington veut garder un rôle central, en se posant à la fois comme financeur majeur et comme architecte de la coordination, ce qui limite d’emblée l’autonomie des mécanismes internationaux existants.
Dans Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, Donald Trump associe les annonces financières à une condition sécuritaire explicite, en affirmant que le mouvement Hamas constitue « l’obstacle unique » à ce stade.
Toujours dans Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, le journal indique que cinq États se sont engagés à envoyer des forces dans le cadre du dispositif envisagé, et il évoque environ deux mille volontaires pour une nouvelle force de police.
Dans Al Akhbar du 20 février 2026, Donald Trump présente le Conseil comme une réalisation de son administration, et il affirme que la guerre coûte plus cher que la paix, en utilisant ce contraste comme argument politique.
Dans Al Akhbar du 20 février 2026, Donald Trump confirme la contribution américaine de 10 milliards de dollars, puis le journal relève que plusieurs États ont promis au total plus de 7 milliards de dollars pour l’aide à Gaza.
Dans Al Akhbar du 20 février 2026, la liste des pays cités inclut le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, le Maroc, Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite, l’Ouzbékistan et le Koweït, ce qui recoupe la liste déjà reprise ailleurs.
D’après Al Akhbar du 20 février 2026, ces montants restent faibles au regard des estimations de reconstruction d’au moins 70 milliards de dollars, ce qui place le Conseil face à une question de montée en puissance financière.
Toujours dans Al Akhbar du 20 février 2026, le journal souligne que les contributions les plus marquantes proviennent de pays du Golfe, avec un milliard de dollars annoncé par l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït, et 1,2 milliard de dollars indiqué pour les Émirats arabes unis.
Dans Ad Diyar du 20 février 2026, la première réunion du Conseil est décrite comme une tentative américaine de reformuler l’approche internationale sur Gaza, alors que les effets humanitaires, économiques et sécuritaires de la guerre continuent de peser, et alors que les visions des acteurs restent divergentes.
Ad Diyar du 20 février 2026 met aussi l’accent sur la volonté américaine d’afficher une participation internationale large, incluant des États donateurs et des institutions financières, afin d’installer Washington en chef d’orchestre du dossier.
Ce second ensemble complète la lecture. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 insiste sur la conditionnalité sécuritaire, ce qui rapproche la reconstruction d’un programme de désarmement et de contrôle, et ce glissement change la nature politique du Conseil. Al Akhbar du 20 février 2026 détaille la géographie des promesses, et il suggère que la reconstruction s’organise déjà autour des grands bailleurs, ce qui crée une concurrence d’influence sur les priorités. Ad Diyar du 20 février 2026, lui, met en avant l’objectif stratégique de Washington: imposer un cadre nouveau et visible, qui redéfinit le rapport entre institutions multilatérales, bailleurs, et puissance américaine. Dans cette combinaison, l’équation est simple et dure. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 place Hamas au centre comme « obstacle », ce qui fait dépendre la reconstruction d’une transformation politique et sécuritaire majeure. Or une transformation de ce type suppose des acteurs locaux, des garanties internationales, et un calendrier qui tienne dans le temps. La promesse d’une police nouvelle, rapportée par Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, ajoute un débat sur l’autorité et sur l’acceptabilité sur le terrain. Dans le même mouvement, Al Akhbar du 20 février 2026 montre que l’argent annoncé ne suffit pas encore, ce qui signifie que chaque blocage politique peut, en plus, retarder une montée des financements. Enfin, Ad Diyar du 20 février 2026 rappelle que, même si le Conseil se présente comme un outil pragmatique, il reste une station politique dans un conflit encore ouvert, et il peut donc devenir un instrument de pression plutôt qu’un simple instrument de reconstruction.
Compte à rebours sur l’Iran et risque de projection sur le front libanais
Dans Al Quds du 20 février 2026, Donald Trump donne à l’Iran un délai de dix jours pour conclure une « entente valable », et il avertit que des « choses mauvaises » pourraient arriver en cas d’échec.
Dans Al Quds du 20 février 2026, le même passage souligne que Téhéran insiste sur un droit à l’enrichissement de l’uranium, ce qui montre que le nœud de la négociation reste intact.
Al Quds du 20 février 2026 indique aussi que Paris appelle à donner la priorité à la diplomatie et à la négociation, ce qui inscrit l’Europe dans un rôle de frein à l’escalade.
Toujours dans Al Quds du 20 février 2026, le climat de tension se lit à travers des signaux de prudence, avec des indications de transferts temporaires d’éléments allemands hors d’Erbil et un appel des autorités polonaises à leurs ressortissants pour quitter l’Iran.
Ce tempo court change la perception régionale. Al Quds du 20 février 2026 fait d’un délai de dix jours un outil de pression public, ce qui transforme une discussion diplomatique en compte à rebours médiatique. Dans ce type de configuration, chaque acteur anticipe le pire. Les armées se préparent. Les alliés se positionnent. Les opposants renforcent leurs messages. Le risque principal tient alors aux théâtres périphériques. Un acteur peut y tester une ligne rouge. Un autre peut y répondre trop vite. Le Liban, dans cette logique, est exposé par sa géographie et par la présence d’un front déjà actif. Al Quds du 20 février 2026 montre que la discussion sur l’Iran ne se déroule pas dans le vide, car le même jour, l’actualité de Gaza est relancée, et cette relance élargit l’espace de tension. Lorsque Washington durcit le ton sur Téhéran, les acteurs régionaux relisent aussi la séquence de Gaza comme un indicateur de rapport de force. Ainsi, la reconstruction annoncée devient un écran, mais aussi un signal. Elle peut indiquer une volonté américaine d’imposer une stabilisation. Elle peut aussi indiquer une volonté d’isoler les adversaires. Dans les deux cas, les alliés de l’Iran regardent le calendrier, et ils se préparent à des scénarios d’escalade. Cette préparation se répercute sur le Liban, car toute crise Iran–États-Unis ouvre immédiatement la question des fronts indirects. Le Sud-Liban est l’un de ces fronts. Le moindre incident peut être interprété comme un message. Le moindre échange de tirs peut devenir une étape. Le risque est donc de voir une crise diplomatique se convertir en crise militaire par glissement. Al Quds du 20 février 2026, en mettant en avant des appels européens à la négociation, montre que plusieurs capitales cherchent à casser cette mécanique, mais la présence d’un délai public réduit la marge de manœuvre. Plus le délai est court, plus les acteurs se parlent par signaux. Et plus les signaux remplacent la négociation, plus le terrain devient dangereux.
Dans Al Quds du 20 février 2026, l’armée israélienne affirme avoir ciblé au Sud-Liban des infrastructures liées au Hezbollah, en évoquant des dépôts, des plateformes de tir et des sites décrits comme militaires.
Al Quds du 20 février 2026 rappelle qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Liban est entré en vigueur à la fin de l’année 2024, mais il souligne que l’armée israélienne continue des attaques qualifiées de quasi quotidiennes, surtout dans le Sud du pays.
Dans Al Quds du 20 février 2026, les violations de l’accord sont décrites comme continues depuis novembre 2024, avec des victimes, et avec une mention du maintien par Israël de cinq collines libanaises prises lors de la dernière guerre, en plus d’autres zones occupées depuis des décennies.
D’après Al Quds du 20 février 2026, la mémoire de la guerre est encore immédiate, car le journal rappelle le bilan humain du conflit au Liban depuis octobre 2023 et son intensification en 2024, avant l’arrêt lié au cessez-le-feu de fin 2024.
Cette matière donne une clé. Al Quds du 20 février 2026 décrit un front déjà en friction, ce qui signifie qu’il suffit de peu pour changer d’échelle. Quand les attaques sont qualifiées de quasi quotidiennes, l’espace de l’accident augmente. Quand les violations durent depuis novembre 2024, la confiance dans l’accord diminue. Quand des points du territoire restent occupés, la tension devient structurelle. Al Quds du 20 février 2026 relie ainsi l’actualité du Sud à une continuité, pas à un épisode isolé. Dans ce contexte, le compte à rebours sur l’Iran, rapporté par Al Quds du 20 février 2026, devient un facteur d’amplification, car il peut pousser chaque acteur à montrer sa capacité de réponse. L’effet est aussi psychologique. Les populations du Sud vivent sous la menace d’une reprise plus large. Les marchés réagissent à l’incertitude. Les acteurs politiques à Beyrouth ajustent leurs discours. Et les partenaires étrangers regardent l’armée libanaise comme un amortisseur, parce qu’un État trop faible laisse plus d’espace aux dynamiques de guerre. La Une se construit donc sur une articulation. Washington lance un cadre sur Gaza. Washington met l’Iran sous pression. Et le Sud-Liban reste le lieu où une crise peut s’incarner vite. Al Quds du 20 février 2026, en détaillant les motifs revendiqués des frappes et le rappel du cessez-le-feu, montre que la situation est à la fois encadrée sur le papier et fragile sur le terrain.
Paris cherche à verrouiller le maillon libanais: l’armée, les moyens et l’agenda du 5 mars
Dans Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, Emmanuel Macron invite le président Joseph Aoun à coprésider à Paris une conférence internationale de soutien à l’armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure, prévue le 5 mars 2026.
Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 évoque des préparatifs intensifs, avec des contacts internationaux et locaux, ainsi qu’un rendez-vous préparatoire annoncé au Caire la semaine suivante.
Dans Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, l’objectif principal est de réunir des fonds pour deux institutions décrites comme manquant de ressources financières et d’équipement.
Toujours dans Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, le journal relie cette aide à une discussion sur les besoins de l’armée et sur la question du monopole de la force, en indiquant que le pays est traversé par un débat sur les armes du Hezbollah.
Dans Al Quds du 20 février 2026, la séquence de Gaza et la fragilité du cessez-le-feu sont rappelées, ce qui renforce l’idée qu’une stabilisation régionale dépend aussi de la capacité des États voisins à tenir leurs équilibres internes.
Le rendez-vous de Paris prend alors un relief particulier. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 présente la conférence comme une réponse par les moyens, au moment où la région est traversée par des tensions simultanées. Dans ce cadre, l’armée libanaise devient un pivot. Elle est l’institution qui tient les lignes internes. Elle est aussi l’interlocuteur crédible pour des partenaires étrangers. Quand Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 insiste sur le manque d’équipement et de ressources, il met au centre la question de la capacité de l’État à faire face aux chocs. Or, face à un front Sud déjà fragile, détaillé par Al Quds du 20 février 2026, une armée sous-dotée limite la capacité de dissuasion et la capacité de prévention. Le calendrier du 5 mars 2026 est donc plus qu’un rendez-vous financier. Il devient un signal politique. Il dit que Paris veut protéger une stabilité minimale. Il dit aussi que les partenaires veulent consolider l’autorité d’un État. Cependant, Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 montre que la question des armes reste dans l’arrière-plan, ce qui signifie que l’aide ne se réduit pas à un geste technique, car elle se lie à un débat de souveraineté. Là encore, la tension est nette. D’un côté, l’aide vise à renforcer l’État. De l’autre, l’aide peut être interprétée comme une pression sur un équilibre interne, ce qui peut durcir des positions. La conférence de Paris est donc un instrument de stabilisation, mais aussi un test d’acceptabilité politique. Elle intervient en parallèle d’annonces américaines sur Gaza et d’un compte à rebours sur l’Iran, rapportés ailleurs, ce qui rend la fenêtre temporelle étroite. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 décrit des préparatifs intensifs, ce qui suggère une urgence, et cette urgence reflète l’idée qu’un choc régional pourrait arriver avant que le Liban ne consolide ses institutions. Dans ce contexte, l’appui financier est une condition, mais il n’est pas suffisant. Il faut aussi une cohérence politique interne, et une capacité de mise en œuvre. Sans cela, les fonds promis risquent de rester symboliques, et la stabilisation restera fragile.
Politique locale: bras de fer sur les élections, retour de Saad Hariri et arbitrages sous pression
La circonscription 16 comme déclencheur: loi, administration et risque de contentieux
Al Sharq du 20 février 2026 décrit un clivage net sur les élections législatives, avec trois lignes qui s’opposent, ceux qui exigent la tenue du scrutin, ceux qui posent des conditions jugées irréalisables, et ceux qui poussent vers une prorogation.
Al Sharq du 20 février 2026 affirme que l’enjeu dépasse un simple calendrier, car le respect de la date est présenté comme un signe d’État « unifié et normal » qui applique la Constitution et les lois.
Al Sharq du 20 février 2026 place la « circonscription 16 » au cœur de l’argumentaire, en rappelant que certains députés s’en servent comme motif d’objection et en soutenant qu’un scrutin peut se tenir sans cette circonscription, comme cela s’est déjà fait.
Al Sharq du 20 février 2026 avance aussi des chiffres sur la participation lors d’un scrutin antérieur, en citant des proportions par groupes confessionnels, pour soutenir l’idée qu’une faible participation des expatriés fragilise la prétention à une élection pleinement représentative.
Ce cadrage transforme une question technique en levier politique. La circonscription 16 n’est plus un détail de procédure. Elle devient un outil de pression sur l’exécutif. Elle devient aussi un point de rupture potentiel entre pouvoirs. La mécanique est simple. Si l’administration ouvre la porte, elle prend le risque d’une contestation sur les règles d’application. Si l’administration ferme la porte, elle prend le risque d’une contestation sur le respect de la loi. Dans les deux cas, la bataille se déplace vers les institutions. Elle se déplace vers le Conseil d’État. Elle se déplace aussi vers l’opinion, car chaque camp présente son geste comme une défense de la légalité. Dans ce type d’affrontement, la forme compte autant que le fond. Une annonce administrative peut être lue comme une manœuvre. Un avis consultatif peut être lu comme une décision. Et une absence de décision peut être lue comme une fuite. C’est pourquoi le débat sur la circonscription 16 devient une bataille de légitimité, avant même d’être une bataille de textes.
Al Quds du 20 février 2026 indique que l’avis de l’organisme de législation et de consultations, présenté comme favorable au vote des expatriés depuis leurs pays de résidence, a provoqué un désaccord silencieux entre Nabih Berri d’un côté, et Joseph Aoun et Nawaf Salam de l’autre, en raison de la manière dont cet avis a été utilisé politiquement.
Al Quds du 20 février 2026 souligne qu’à l’approche des délais légaux, une séance législative devient nécessaire pour trancher la suppression de la circonscription 16 ou, à défaut, pour produire un compromis de sortie.
Al Quds du 20 février 2026 note que les candidatures restent très faibles en volume, mais que certains blocs se préparent à déposer des candidatures sur les sièges réservés à l’expatriation, même si le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar n’a pas ouvert officiellement les candidatures pour cette circonscription.
Al Quds du 20 février 2026 ajoute que cette stratégie pourrait servir ensuite à déposer un recours pour violation de la loi électorale, puisque la loi en vigueur prévoit la circonscription 16.
Al Quds du 20 février 2026 rapporte enfin qu’une hypothèse discutée dans ce bras de fer est la candidature d’Abbas Fawaz, cité comme responsable d’une structure culturelle de la diaspora, ce qui donne au dossier une dimension de démonstration politique, au-delà de la procédure.
La séquence décrite dessine un piège à plusieurs étages. Un camp peut déposer des candidatures pour dire qu’il respecte la loi. Puis il peut attaquer l’exécutif si la porte n’est pas ouverte. Un autre camp peut invoquer l’impossibilité technique pour éviter un désordre administratif. Puis il peut être accusé de bloquer l’élection. Le résultat, c’est une montée de pression sur le gouvernement, mais aussi sur la présidence, car la présidence est attendue comme arbitre dans un conflit qui touche la forme du système démocratique. Le débat devient alors un débat sur la capacité de l’État à exécuter un texte. Or, quand l’État apparaît hésitant, les acteurs politiques occupent l’espace. Ils remplissent le vide par des interprétations. Ils mettent en scène des candidatures. Ils mettent en scène des recours. Et, dans un pays déjà secoué par des tensions sociales et sécuritaires, ce type de mécanique augmente le risque d’escalade, car chaque camp prépare l’opinion à un affrontement de légitimité.
Dar al-Fatwa, Saad Hariri et la remise en scène des équilibres internes
Al Bina’ du 20 février 2026 rapporte que Nabih Berri et Saad Hariri se sont rendus ensemble en voiture de Dar al-Fatwa vers Ain el-Tineh, immédiatement après un iftar, pour une réunion consacrée à la situation générale et à des dossiers nationaux.
Al Bina’ du 20 février 2026 indique que Saad Hariri devrait quitter le Liban dans les prochains jours, après avoir terminé son programme de rencontres, sans annoncer de position tranchée sur les élections législatives.
Al Bina’ du 20 février 2026 précise que Hariri attendrait la décision sur la date du scrutin, qu’il s’agisse d’un maintien, d’un report de deux mois, ou d’un report plus long, et que son calcul inclurait aussi des médiations arabes et internationales liées à sa marge régionale.
Nahar du 20 février 2026 met en avant la portée politique de la présence de Saad Hariri à Dar al-Fatwa, en rapportant qu’il a insisté sur une ligne « Liban d’abord » et sur une méthode centrée sur la modération, le compromis et l’ancrage arabe.
Nahar du 20 février 2026 cite un passage où Hariri affirme que le Liban doit passer avant les partis, puis avant les États auxquels certains partis s’adossent, et que cette hiérarchie devrait guider la vie politique.
Cette scène a plusieurs effets dans la politique locale. D’abord, elle remet un acteur au centre du jeu, au moment où le calendrier électoral est disputé. Ensuite, elle reconnecte des institutions et des symboles, car Dar al-Fatwa et Ain el-Tineh ne sont pas de simples lieux de protocole. Ce sont des carrefours de messages. La présence, puis le déplacement commun, signalent une capacité de dialogue entre pôles de pouvoir qui ont parfois été présentés comme éloignés. Dans le même temps, la prudence affichée sur la date des élections montre que personne ne veut s’avancer dans le brouillard. Quand Hariri attend la décision sur le scrutin, il se protège contre un mauvais pari. Quand Berri met en scène une rencontre après l’iftar, il se positionne comme pivot des arbitrages. Cette stratégie d’images et de timing s’inscrit dans un contexte où l’opinion est sensible à la notion de « retour » et à la notion de « stabilité ». Cependant, la stabilité n’est pas acquise, car le conflit sur la circonscription 16 rend l’échéance électorale incertaine, et cette incertitude pousse chaque camp à garder des options ouvertes. Ainsi, la politique locale se transforme en gestion de scénarios, plus qu’en compétition classique. Les déclarations publiques servent à occuper le terrain. Les réunions servent à tester les alliances. Et les silences servent à préserver des marges. Le retour visible de Hariri, même sans annonce électorale immédiate, pèse donc sur le débat, car il reconfigure l’attente des électeurs et il remet en circulation l’idée d’une recomposition du leadership sunnite dans un moment de tension institutionnelle.
Al Sharq du 20 février 2026 rapporte une prise de parole de Neemat Frem, qui annonce des questions adressées au gouvernement afin d’obtenir un processus électoral clair, et insiste sur la nécessité d’élections « propres » et « sans défauts ».
Al Sharq du 20 février 2026 cite Frem affirmant que le résultat d’une élection compte plus que le simple fait de l’organiser, et qu’un scrutin sans transparence et sans justice peut devenir une « faute nationale » qui touche la légitimité de la représentation et la confiance des citoyens dans l’État.
Cette séquence de discours se greffe directement sur les manœuvres autour du calendrier. Elle dit que le débat ne porte pas seulement sur la date. Il porte sur la qualité et sur la crédibilité. Elle dit aussi que l’incertitude administrative sur la circonscription 16 peut être lue comme un risque sur l’équité, car elle crée un traitement différent entre citoyens. Dans ce cadre, les prises de parole servent de garde-fous, mais elles servent aussi d’armes. Un camp peut dire qu’il défend la démocratie en refusant le report. Un autre camp peut dire qu’il défend la démocratie en refusant un scrutin mal préparé. La politique locale devient alors un jeu de définitions, où chaque acteur tente d’imposer sa propre version de la « légitimité ». Or, plus les définitions s’opposent, plus le compromis devient difficile, car un compromis peut être présenté comme une capitulation devant l’illégalité. Les discours de ce jour montrent donc une scène qui se durcit. Elle se durcit par le droit. Elle se durcit par la symbolique. Et elle se durcit par le soupçon permanent de manœuvre.
Nawaf Salam et la recherche d’un langage d’État: citoyenneté, souveraineté et gestion du risque interne
Al Liwa’ du 20 février 2026 annonce une conférence à la Bibliothèque nationale de Sanayeh intitulée « Citoyenneté et souveraineté de l’État: réalité actuelle et perspectives futures », sous le patronage de Nawaf Salam, avec la présence du ministre de la Culture.
Cette initiative éclaire une autre facette de la politique locale. Quand le débat électoral devient un affrontement juridique et une bataille d’images, l’exécutif a intérêt à proposer un cadre de mots qui rassemble, ou au moins qui fixe une référence. Parler de citoyenneté, c’est rappeler que l’élection concerne d’abord un droit individuel et collectif. Parler de souveraineté, c’est rappeler que l’État est censé être l’arbitre ultime des règles. Dans un contexte où la circonscription 16 cristallise une controverse sur le statut des expatriés, cette conférence prend une portée symbolique. Elle suggère que le gouvernement veut replacer la dispute dans un récit plus large, celui de l’État et de ses obligations. Elle sert aussi à montrer que le Premier ministre occupe un terrain qui n’est pas seulement technique. Il est aussi politique et civique. Ce type de signal vise à réduire le risque d’escalade, car un débat ramené aux principes peut parfois ouvrir un espace de compromis, surtout quand les camps s’accusent mutuellement d’illégalité. Néanmoins, l’effet n’est pas automatique. Dans un pays où la confiance est fragile, un discours sur la citoyenneté peut être perçu comme un écran, surtout si l’administration ne tranche pas sur les points concrets. La difficulté pour l’exécutif est donc d’articuler les deux niveaux, le niveau du récit et le niveau de l’acte. Sans acte, le récit est faible. Sans récit, l’acte est contesté. La politique locale, le 20 février 2026, se situe exactement dans cette tension.
Nahar du 20 février 2026 rapporte que la présence de Saad Hariri à Dar al-Fatwa intervient alors que le journal évoque un risque de « démarches d’escalade » dans le conflit électoral, avec l’idée que certains pourraient chercher à embarrasser le gouvernement.
Nahar du 20 février 2026 indique que l’exécutif insiste sur le maintien d’un canal de dialogue avec les secteurs affectés par des décisions économiques, en avertissant que toute escalation dans la rue rendrait le paysage économique et politique plus complexe.
Ces éléments reconnectent le débat électoral au facteur social. Une bataille sur les règles peut basculer en bataille de rue si elle coïncide avec une décision impopulaire. Le gouvernement, dans cette lecture, ne gère pas un seul dossier. Il en gère plusieurs en même temps, et chaque dossier peut nourrir l’autre. Un conflit sur la date des élections peut alimenter une contestation sociale. Une contestation sociale peut alimenter un argument de report. Un report peut alimenter un conflit de légitimité. Et ce conflit de légitimité peut fragiliser la capacité de l’État à gouverner au quotidien. C’est pourquoi les journaux insistent sur l’idée d’escalade, même lorsqu’ils parlent d’iftar et de réunions. Dans un pays où la frontière sud reste sensible, la stabilité interne dépend aussi de la capacité à éviter un choc intérieur. La politique locale devient ainsi une politique de prévention. Prévention du désordre administratif, avec la circonscription 16. Prévention de la rupture politique, avec les recompositions de leadership. Prévention de la rue, avec le dialogue social. Et prévention de la fracture de confiance, avec des discours sur la transparence et la souveraineté.
Citation et discours des personnalités politiques: « Liban d’abord », légitimité du scrutin et souveraineté comme lignes de fracture
« Liban d’abord » et réactivation du leadership: Saad Hariri remet un vocabulaire au centre
Nahar du 20 février 2026 rapporte que Saad Hariri, lors de l’iftar de Dar al-Fatwa, insiste sur une méthode fondée sur la modération, le compromis et l’ancrage arabe. Nahar du 20 février 2026 indique qu’il cherche les meilleures relations avec les États arabes et étrangers, mais qu’il martèle que le Liban doit venir en premier. Nahar du 20 février 2026 cite une formule où Saad Hariri appelle les partis à placer le Liban avant leurs intérêts, puis avant les États auxquels certains s’adossent, et seulement ensuite à défendre l’intérêt national. Nahar du 20 février 2026 rattache cette ligne à une continuité familiale et politique, en l’associant à Rafic Hariri, puis à Bahia Hariri, comme référence d’une méthode. Nahar du 20 février 2026 situe ce discours dans un climat de crispation, en évoquant un risque de « démarches d’escalade » dans le conflit électoral afin d’embarrasser le gouvernement. Nahar du 20 février 2026 ajoute que l’exécutif répète un message de prudence, en disant que la porte du dialogue reste ouverte avec les secteurs touchés, et qu’une escalade dans la rue rendrait les scènes économique et politique plus complexes.
Al Bina’ du 20 février 2026 rapporte que Nabih Berri et Saad Hariri quittent Dar al-Fatwa ensemble, dans la même voiture, pour se rendre à Ain el-Tineh, où ils tiennent une réunion consacrée à la situation générale et à des dossiers nationaux. Al Bina’ du 20 février 2026 écrit que Saad Hariri devrait quitter le Liban dans les prochains jours, après une série de rencontres, sans annoncer de position tranchée sur les élections législatives. Al Bina’ du 20 février 2026 précise qu’il attendrait d’abord une décision sur la date du scrutin, qu’il s’agisse d’un maintien, d’un report de deux mois, ou d’un report plus long. Al Bina’ du 20 février 2026 ajoute que ce calcul inclurait aussi des médiations et des contacts arabes et internationaux liés à sa marge régionale, et le journal évoque la question d’une restriction saoudienne qu’il voudrait voir levée.
Al Akhbar du 20 février 2026 décrit le retour de Saad Hariri comme un mouvement politique destiné à rompre une période d’ambiguïté, avec l’idée qu’il tente de relancer ses alliances depuis Ain el-Tineh dans un contexte régional jugé déterminant. Al Akhbar du 20 février 2026 relie cette démarche à une lecture de l’instant régional, en suggérant qu’une conjoncture en recomposition encourage des acteurs à réactiver leurs cartes internes.
Ce triptyque de récits éclaire la fonction d’un slogan dans une période de flottement. Nahar du 20 février 2026 montre que « Liban d’abord » est d’abord un discours d’ordre, car il hiérarchise les loyautés et tente de remettre l’État au centre. Ce discours a une utilité immédiate, car la scène politique est traversée par des soupçons d’alignements extérieurs. Dans ce contexte, une formule simple sert à reconstruire une frontière morale. Elle sert aussi à parler à un public fatigué des alliances mouvantes. Pourtant, la portée réelle dépend de ce qui suit. Al Bina’ du 20 février 2026 montre que la séquence ne s’arrête pas au discours, car l’image de Saad Hariri avec Nabih Berri, puis la réunion à Ain el-Tineh, transforme une présence protocolaire en signal politique. Cette image réintroduit un langage de médiation. Elle suggère une capacité à parler au-dessus des clivages. Elle peut aussi être lue comme une tentative d’éviter l’isolement. Mais la prudence sur la date des élections indique aussi une stratégie défensive. Al Bina’ du 20 février 2026 insiste sur l’attente du calendrier, ce qui signifie que l’engagement électoral est suspendu à une décision institutionnelle. Cette suspension est elle-même un message. Elle dit que le rapport de force se joue d’abord sur les règles. Elle dit que les alliances viendront ensuite. Dans la même logique, Al Akhbar du 20 février 2026 met l’accent sur l’arrière-plan régional, ce qui rappelle que, même quand le vocabulaire est national, les calculs restent conditionnés par l’environnement externe. La tension est là. Un discours qui prétend débrancher le pays des influences peut, en pratique, servir à négocier une meilleure place dans le jeu des influences. La conséquence est politique. Les discours deviennent des outils pour occuper le centre. Ils deviennent des marqueurs identitaires. Et ils deviennent des armes d’anticipation, en préparant l’opinion à accepter une alliance ou une rupture. Dans un moment où la compétition électorale est incertaine, Nahar du 20 février 2026 insiste sur le risque d’escalade et sur la rue, ce qui donne au discours « Liban d’abord » une dimension de prévention. Si la rue s’enflamme, les slogans durcissent. Si les slogans durcissent, les compromis deviennent plus difficiles. Ce cercle explique pourquoi les personnalités politiques cherchent une formule de rassemblement, tout en gardant leurs marges tactiques.
Transparence et « faute nationale »: l’élection comme discours de légitimité, pas seulement comme date
Al Sharq du 20 février 2026 rapporte une prise de parole du député Neemat Frem, qui annonce des questions adressées au gouvernement afin d’obtenir un processus électoral clair, et il insiste sur la nécessité d’élections « propres » et « sans défauts ». Al Sharq du 20 février 2026 cite Neemat Frem affirmant que le résultat d’une élection compte plus que le simple fait de l’organiser, et qu’un scrutin sans transparence et sans justice peut devenir une « faute nationale » qui touche la légitimité de la représentation et la confiance des citoyens dans l’État. Al Sharq du 20 février 2026 place cette mise en garde dans un climat où la tenue du scrutin est elle-même contestée, et où l’incertitude sur les règles est utilisée comme levier politique.
Nahar du 20 février 2026, dans un autre registre, publie un texte qui revient sur des débats de système, en indiquant que Saad Hariri a soulevé la question d’appliquer certains éléments de l’accord de Taef, dont l’abolition du confessionnalisme politique, et le journal présente ce point comme structurellement conflictuel depuis son adoption. Nahar du 20 février 2026 rappelle aussi que des notions comme la décentralisation administrative élargie ont été conçues comme un compromis, mais qu’elles restent difficiles à mettre en œuvre malgré un consensus de principe.
Ce croisement de discours dit beaucoup sur la manière dont la politique parle quand elle ne peut pas encore décider. Al Sharq du 20 février 2026 utilise la phrase de Neemat Frem pour déplacer la bataille. La bataille n’est plus seulement « tenir la date ». La bataille devient « tenir la qualité ». Ce déplacement est stratégique, car il permet d’attaquer deux camps à la fois. Il permet de critiquer ceux qui voudraient reporter sans justification claire. Il permet aussi de critiquer ceux qui voudraient maintenir sans garanties. Dans une période de doute institutionnel, parler de transparence et de justice permet de fixer une norme morale. Cela force l’adversaire à répondre sur un terrain moins confortable, celui de la crédibilité. La formule de « faute nationale », rapportée par Al Sharq du 20 février 2026, est pensée pour cela. Elle dramatise. Elle met un coût symbolique sur une erreur. Elle affirme qu’un scrutin peut faire plus de mal que de bien s’il est mal tenu. Ce type de discours n’est pas abstrait. Il répond à un sentiment répandu de méfiance envers les institutions. Il répond aussi au risque de contestation post-électorale. Une élection contestée peut paralyser le Parlement. Elle peut aussi fragiliser le gouvernement. Et elle peut alimenter la rue. Or Nahar du 20 février 2026 insiste précisément sur le risque de rue et sur la complexité que cela ajouterait à l’économie et à la politique. Dans cette logique, le discours sur la « qualité » est aussi un discours de sécurité. Il vise à réduire la probabilité d’une explosion. Il vise à éviter un scénario où un camp perd et refuse, puis mobilise. Mais ce discours a un autre effet. Il peut aussi servir à retarder. Quand on exige une transparence maximale, on peut justifier des délais. Cela crée un dilemme. Plus on met la barre haut, plus l’administration doit être prête. Plus l’administration doit être prête, plus le calendrier peut glisser. Le débat devient alors un débat de crédibilité. Et la crédibilité devient un instrument de pouvoir.
La même mécanique se lit dans le déplacement vers des sujets de système. Nahar du 20 février 2026, en rapportant des discussions autour de l’accord de Taef et de l’abolition du confessionnalisme politique, réintroduit une autre dimension de la légitimité. Il ne s’agit plus seulement de la procédure électorale. Il s’agit de la forme du régime. Le discours devient plus profond. Il devient aussi plus risqué, car il touche des lignes sensibles. Nahar du 20 février 2026 rappelle que ce type de réforme est contesté depuis des décennies, et que des compromis institutionnels annoncés restent bloqués. Ce rappel produit un effet double. Il peut donner un horizon, celui d’une réforme. Il peut aussi nourrir le cynisme, car les promesses anciennes non tenues affaiblissent la confiance. Dans ce contexte, le discours sur la transparence, rapporté par Al Sharq du 20 février 2026, se comprend comme une tentative de tenir au moins une règle. Si les réformes profondes sont trop difficiles, alors la bataille se déplace vers la propreté du processus. C’est une manière de dire que l’État peut au moins faire une chose correctement. Et cette chose, dans l’esprit de ceux qui parlent, devient la condition pour tout le reste.
Dar al-Fatwa comme scène de parole: unité protocolaire, message institutionnel et gestion du risque
Ad Diyar du 20 février 2026 décrit l’iftar de Dar al-Fatwa comme une rencontre de haut niveau, organisée à l’invitation du mufti Abdel Latif Deriane, avec la présence du président Joseph Aoun, du président du Parlement Nabih Berri, du Premier ministre Nawaf Salam, d’anciens chefs de gouvernement, de ministres, de députés et de représentants d’institutions. Ad Diyar du 20 février 2026 met en avant l’ampleur de la représentation, ce qui donne à l’événement un statut d’affichage d’unité institutionnelle dans une période de tension politique.
Nahar du 20 février 2026, dans sa couverture de la même séquence, associe l’iftar à une inquiétude sur la dynamique électorale, en évoquant un possible passage à des « démarches d’escalade » visant à embarrasser le gouvernement. Nahar du 20 février 2026 ajoute que l’exécutif insiste publiquement sur le dialogue avec les secteurs touchés par des décisions économiques, et qu’il met en garde contre toute escalade dans la rue.
Ce type de scène montre comment la parole devient un outil de stabilisation. Ad Diyar du 20 février 2026 insiste sur la présence conjointe de Joseph Aoun, Nawaf Salam et Nabih Berri, ce qui transforme un événement religieux en signal d’État. Dans un pays où les institutions se disputent souvent, les images d’unité ont une fonction. Elles rassurent une partie de la population. Elles rassurent aussi des partenaires étrangers. Elles disent que l’État existe encore comme mise en scène. Mais la scène a ses limites. Elle ne résout pas le conflit sur les règles électorales. Elle ne résout pas non plus la crise sociale. C’est là que le discours prend le relais. Quand Nahar du 20 février 2026 parle de la rue et de l’escalade, il décrit un risque concret. La rue est un langage alternatif. Elle surgit quand les institutions ne tranchent pas. Elle surgit aussi quand les décisions économiques frappent. Dans ce contexte, faire un discours sur la modération et sur la priorité nationale, comme le rapporte Nahar du 20 février 2026 à propos de Saad Hariri, répond à une nécessité. Il s’agit de maintenir un cadre commun. Il s’agit de dire que la compétition ne doit pas détruire l’État. Mais le fait même que le gouvernement répète que le dialogue reste ouvert montre que la tension est déjà là. Nahar du 20 février 2026 laisse entendre que l’exécutif anticipe un choc social qui pourrait devenir un choc politique. Dans ce cadre, Dar al-Fatwa devient un carrefour. On y rassemble des autorités. On y diffuse un message. On y fabrique une image de contrôle. Et l’on tente, par la parole, de contenir ce qui se passe hors des murs. Al Bina’ du 20 février 2026, en décrivant le déplacement immédiat de Berri et Hariri vers Ain el-Tineh, montre d’ailleurs que la scène ne se limite pas au symbolique. Elle se prolonge par des rencontres politiques destinées à gérer les scénarios.
Citoyenneté et souveraineté: Nawaf Salam cherche un registre de discours moins partisan
Al Liwa’ du 20 février 2026 annonce une conférence à la Bibliothèque nationale de Sanayeh intitulée « Citoyenneté et souveraineté de l’État: réalité actuelle et perspectives futures », organisée sous le patronage du Premier ministre Nawaf Salam, avec la présence du ministre de la Culture. Al Liwa’ du 20 février 2026 précise que l’événement est organisé en coopération avec une association civique, ce qui place le registre de parole sur un terrain de société et d’institutions.
Cette annonce donne une autre couleur au paysage des discours. Les prises de parole décrites plus haut sont directement connectées au conflit électoral et aux alliances. Elles sont orientées vers la compétition. La conférence signalée par Al Liwa’ du 20 février 2026 vise un autre registre. Parler de citoyenneté, c’est parler du lien entre l’individu et l’État. Parler de souveraineté, c’est parler du monopole de la décision publique. Dans une période où des acteurs contestent les règles et où le calendrier électoral est disputé, ce choix lexical est un outil politique. Il permet au Premier ministre de se placer au-dessus des camps. Il permet aussi d’occuper un terrain d’argumentation qui n’est pas immédiatement électoral. Ce terrain est utile quand la scène est inflammable. Nahar du 20 février 2026 montre que l’exécutif veut éviter la rue. Or, éviter la rue suppose de donner un horizon de sens. Les slogans ne suffisent pas. Les annonces techniques non plus. Une conférence sur la citoyenneté peut servir à rappeler la règle commune. Elle peut aussi servir à préparer le public à des choix difficiles, en donnant une justification politique. Cependant, ce registre a un risque. Il peut sembler abstrait. Il peut être lu comme une diversion si les actes ne suivent pas. Dans une période où l’on débat de la légitimité des élections et de la qualité du processus, l’écart entre discours et action est scruté. C’est pour cela que le discours sur la souveraineté est à double tranchant. Il peut renforcer l’État dans l’imaginaire. Il peut aussi exposer l’État si l’État paraît incapable. Malgré ce risque, l’initiative décrite par Al Liwa’ du 20 février 2026 montre une stratégie de langage. Nawaf Salam cherche un vocabulaire de reconstruction institutionnelle. Il cherche aussi une manière de parler au-delà de l’actualité immédiate. Dans une revue de presse, cela compte, car la parole politique ne sert pas seulement à commenter. Elle sert à organiser le récit national. Et, dans le moment du 20 février 2026, le récit national est disputé entre trois lignes. La ligne du retour au centre, portée par des formules comme « Liban d’abord » dans Nahar du 20 février 2026. La ligne de la légitimité procédurale, portée par la mise en garde de Neemat Frem dans Al Sharq du 20 février 2026. Et la ligne de la reconstruction civique, portée par l’initiative annoncée dans Al Liwa’ du 20 février 2026. Ces lignes ne s’excluent pas. Elles se concurrencent. Elles se complètent aussi, car chacune répond à une peur différente. La peur de l’alignement extérieur. La peur d’une élection contestée. Et la peur d’un État qui ne tient plus.
Diplomatie: Paris verrouille le dossier libanais, Washington expose une coalition sur Gaza, et l’Iran impose un tempo à toute la région
Paris place l’armée au centre: conférence du 5 mars, séquence du Caire et logique de « coordination prévisible »
Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 indique qu’Emmanuel Macron a invité le président Joseph Aoun à coprésider, à Paris, la conférence internationale de soutien à l’armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure, prévue le 5 mars 2026, dans un climat décrit comme fait de préparatifs « intensifs » et de contacts internationaux et locaux. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 précise qu’un rendez-vous préparatoire est annoncé au Caire la semaine suivante, ce qui transforme la conférence en séquence diplomatique plutôt qu’en événement isolé. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 ajoute que l’objectif est de réunir des fonds pour deux institutions présentées comme manquant de ressources financières et d’équipement, et le journal relie ce besoin à la recherche par l’armée d’une estimation de ses priorités et de ses urgences. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 inscrit enfin cette initiative dans un débat plus large sur la souveraineté, en associant l’aide à la question de l’autorité de l’État et au dossier des armes du Hezbollah, traité comme arrière-plan constant des efforts de stabilisation. Dans cette architecture, le levier choisi par Paris est clair: renforcer un acteur étatique réputé capable de tenir l’espace intérieur, au moment où les tensions régionales demeurent fortes et où les fragilités internes libanaises rendent toute dégradation plus dangereuse. Le fait que le Caire soit placé dans le calendrier, tel que présenté par Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, renforce une dimension arabe et régionale, utile pour élargir la légitimité politique du rendez-vous de Paris. Cette dimension est importante car, au Liban, une aide occidentale, surtout quand elle touche la sécurité, peut être interprétée comme une pression politique. L’étape du Caire peut donc servir à atténuer ce soupçon, en donnant au processus un vernis de concertation plus large. Dans le même temps, l’agenda de Paris, tel que relaté, crée une forme d’urgence diplomatique. La formule d’« استعدادات مكثفة » rapportée par Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 signifie que les capitales veulent arriver au 5 mars avec un cadre déjà écrit, pour éviter qu’un événement extérieur ne rattrape l’organisation. Cela suggère une logique de prévention: améliorer la capacité des institutions avant un possible choc régional, mais aussi avant une possible dégradation sociale interne. La diplomatie, dans ce cas, n’agit pas seulement comme médiation. Elle agit comme planification, avec une ambition de rendre l’aide « prévisible », et donc de limiter les à-coups qui ont souvent affaibli les forces régulières.
Al Bina’ du 20 février 2026 rapporte qu’Emmanuel Macron, dans une lettre adressée à Joseph Aoun, présente la conférence du 5 mars comme un moyen de « réaffirmer » un soutien politique, financier et technique à l’armée et aux Forces de sécurité intérieure, et de mobiliser un soutien international « coordonné et prévisible » conforme à des priorités définies. Al Bina’ du 20 février 2026 précise que l’invitation à coprésider a été transmise au palais présidentiel par l’ambassadeur de France au Liban, ce qui souligne une mise en scène institutionnelle et une relation directe entre présidences. Al Bina’ du 20 février 2026 ajoute que la conférence se tient avec l’appui des États-Unis, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de l’Égypte, cités comme membres d’un cadre décrit comme la « commission quintuple ». Al Bina’ du 20 février 2026 détaille aussi un horizon plus long, en évoquant l’idée d’engagements financiers sur plusieurs années et d’une meilleure coordination des aides en réponse à des besoins jugés prioritaires. Cette description complète celle d’Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 en ajoutant un élément de méthode: l’aide n’est pas seulement un chèque; elle est un mécanisme visant à aligner des bailleurs autour d’objectifs communs, afin d’éviter la dispersion et la concurrence. Dans la pratique, cela renvoie à un problème ancien du Liban: les aides existent, mais elles sont souvent fragmentées, politisées, ou trop lentes. Dire « coordonné et prévisible » revient à reconnaître que l’imprévisibilité a déjà coûté cher. C’est aussi un message à l’intérieur: la stabilité dépend d’institutions capables de fonctionner sans attendre des solutions improvisées. Mais ce message contient aussi une exigence implicite. Si les partenaires veulent planifier sur plusieurs années, ils attendront des preuves de gouvernance et de gestion. Ils attendront aussi une posture politique claire de la part de l’État. Cette exigence peut produire une tension interne, car la question des armes, mentionnée dans Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, traverse le débat libanais et peut transformer une aide technique en dossier hautement politique. La diplomatie française semble donc viser un équilibre: renforcer l’État, sans provoquer une confrontation immédiate sur les sujets les plus explosifs, tout en rappelant que la souveraineté réelle exige des institutions fortes.
Washington expose une coalition sur Gaza: promesses financières, condition sécuritaire et diplomatie de contrôle
Al Quds du 20 février 2026 rapporte que Donald Trump a rencontré à Washington des représentants de plus de vingt-quatre États membres du « Conseil de la paix », ainsi que des représentants de pays ayant choisi de ne pas y adhérer, lors d’un premier échange concentré sur la reconstruction et sur la formation d’une force internationale de stabilisation à Gaza, dans un contexte où le cessez-le-feu est décrit comme fragile. Al Quds du 20 février 2026 indique que le Conseil s’inscrit dans une initiative attribuée à Trump, présentée comme un plan en vingt points destiné à mettre fin à la guerre. Al Quds du 20 février 2026 précise que Trump a annoncé une contribution américaine de 10 milliards de dollars au Conseil, sans détailler l’usage de ces fonds, et que les membres du Conseil ont promis 7 milliards de dollars pour la reconstruction, somme jugée faible au regard d’une estimation de besoins de 70 milliards de dollars. Al Quds du 20 février 2026 ajoute que Trump a critiqué l’action des Nations unies, tout en affirmant vouloir travailler très étroitement avec l’ONU, avant d’évoquer l’idée que le Conseil pourrait un jour « superviser » l’ONU et s’assurer qu’elle fonctionne correctement. Ce détail n’est pas anodin. Il transforme une initiative humanitaire en initiative de gouvernance internationale. Il suggère une volonté américaine d’encadrer le multilatéral plutôt que de s’y fondre. Cela crée une dynamique diplomatique complexe. D’un côté, l’annonce de 10 milliards de dollars vise à imposer un leadership et à déclencher un effet d’entraînement. De l’autre, le fait de parler de supervision de l’ONU peut être interprété comme une mise sous tutelle, ou comme une tentative de déplacer le centre de gravité du système international vers un format ad hoc piloté par Washington. Dans les crises régionales, ce type de format peut être efficace à court terme, mais il peut aussi créer des résistances, car les acteurs locaux redoutent une reconstruction qui déciderait du pouvoir, du contrôle territorial, et des forces de sécurité. Le fait que la réunion porte, dès le départ, sur une force de stabilisation, souligne que la reconstruction ne se réduit pas à des bâtiments. Elle se réduit encore moins à des chiffres. Elle touche au contrôle quotidien du territoire. La diplomatie, ici, est donc une diplomatie de la sécurité avant d’être une diplomatie du développement.
Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 rapporte que Trump a présenté Hamas comme « l’obstacle unique » au stade actuel, en associant l’annonce d’aide à une condition sécuritaire, et le journal évoque des engagements de cinq États à envoyer des forces, ainsi qu’environ deux mille volontaires pour une nouvelle police. Al Akhbar du 20 février 2026 cite Trump affirmant que la paix coûte moins cher que la guerre, puis le journal indique que Washington contribuera à hauteur de 10 milliards de dollars, en listant des pays ayant promis plus de 7 milliards de dollars, et en jugeant ces montants faibles face aux besoins de reconstruction. Al Akhbar du 20 février 2026 détaille que les contributions les plus marquantes proviennent de pays du Golfe, avec des montants d’environ un milliard de dollars annoncés pour plusieurs d’entre eux, et 1,2 milliard de dollars indiqué pour les Émirats arabes unis. Ad Diyar du 20 février 2026 décrit la réunion inaugurale du Conseil comme une « station politique » qui vise à reformuler l’approche internationale de la guerre de Gaza, et souligne que Washington a voulu mettre en avant un large حضور international incluant des États donateurs et des institutions financières. Cet ensemble de sources éclaire une même réalité sous des angles différents. Al Quds du 20 février 2026 insiste sur le cadrage institutionnel, avec l’ONU prise comme référence et en même temps comme objet de critique. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 insiste sur la condition de sécurité, ce qui suggère que l’aide est conçue comme instrument de transformation politique et sécuritaire. Al Akhbar du 20 février 2026 insiste sur l’origine des fonds, ce qui rappelle que la reconstruction se jouera aussi dans la compétition d’influence entre grands bailleurs. Ad Diyar du 20 février 2026 insiste sur la mise en scène diplomatique, ce qui souligne que le Conseil n’est pas seulement un mécanisme de financement, mais aussi une manière pour Washington de montrer qu’il rassemble une coalition et qu’il tient la main. Dans une lecture diplomatique stricte, le Conseil devient donc un outil de reconfiguration du jeu régional. Il consolide des alliances autour d’un cadre piloté par les États-Unis. Il renforce l’idée que la reconstruction est conditionnelle. Et il crée un précédent: un format ad hoc qui peut concurrencer les canaux multilatéraux classiques. Cette logique peut avoir des retombées au Liban, car toute condition de désarmement posée à Gaza résonne dans une région où la question des armes hors État est un sujet permanent. De plus, si l’aide à Gaza est organisée sous supervision politique forte, les partenaires peuvent être tentés de reproduire ce modèle ailleurs, y compris au Liban, notamment dans les programmes de soutien à l’armée. La diplomatie sur Gaza et la diplomatie sur le Liban se répondent donc par un fil: l’efficacité affichée, mais aussi la question de qui décide et qui contrôle.
Iran et diplomatie de prévention: signaux de prudence et intérêt européen à freiner l’escalade
Al Quds du 20 février 2026 rapporte que Paris appelle Washington et Téhéran à privilégier la négociation, dans un contexte régional décrit comme tendu, et le journal mentionne des signaux de prudence pris par certains États, avec un transfert temporaire d’éléments allemands hors d’Erbil et un appel des autorités polonaises à leurs ressortissants pour quitter l’Iran. Ces éléments, même limités en nombre, donnent une couleur à la diplomatie du jour. Ils signalent que des capitales jugent plausible une dégradation rapide, au point d’ajuster des dispositifs de protection. Ils signalent aussi que l’Europe cherche à se positionner comme frein, au moins dans le discours, pour éviter une crise ouverte. Dans la logique de la revue de presse, ce point se connecte directement au dossier libanais traité plus haut. Lorsque les risques régionaux augmentent, les partenaires cherchent des amortisseurs. L’un de ces amortisseurs, au Liban, est l’armée, d’où l’intérêt d’un rendez-vous de Paris qui se veut rapide et structurant. La diplomatie française du 20 février 2026 apparaît ainsi comme une diplomatie de prévention, en parallèle d’une diplomatie américaine de reconfiguration sur Gaza. Les deux se croisent dans une même zone: la sécurité comme condition de tout. La différence est de méthode. Sur Gaza, le cadrage est annoncé comme un mécanisme de supervision et de conditionnalité, tel que décrit par Al Quds du 20 février 2026 et Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026. Sur le Liban, le cadrage est annoncé comme une coordination « prévisible » d’aide à des institutions étatiques, tel que décrit par Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 et Al Bina’ du 20 février 2026. Sur l’Iran, l’Europe apparaît surtout dans un rôle d’appel à la négociation et de gestion prudente du risque, tel que rapporté par Al Quds du 20 février 2026.
Ce tableau diplomatique du 20 février 2026 met donc en évidence une région gérée par séquences et par mécanismes. Paris fixe une date, le 5 mars 2026, et donne à l’armée libanaise une centralité, en cherchant à rendre l’aide cohérente et planifiée. Washington installe un format sur Gaza, en présentant des montants élevés et une coalition large, mais en liant la reconstruction à des conditions de sécurité et à un dispositif de stabilisation. L’Europe, à travers des appels à la négociation et des mesures de prudence, signale que le risque d’escalade autour de l’Iran pèse sur tous les dossiers. Pour le Liban, l’effet diplomatique est immédiat: chaque initiative externe, qu’elle vise Gaza, l’Iran ou la stabilité régionale, se traduit par des attentes sur la capacité de l’État à tenir, à coordonner, et à afficher une souveraineté crédible. Le cœur de la diplomatie, ce jour-là, n’est donc pas seulement l’annonce d’un rendez-vous ou d’un fonds. C’est la bataille silencieuse des cadres: cadre américain de reconstruction conditionnelle, cadre français de soutien institutionnel, et cadre européen de prévention par la négociation.
Politique internationale: Gaza sous cadrage américain, bras de fer Iran–États-Unis et signaux de militarisation régionale
Gaza, « Conseil de la paix » et diplomatie du conditionnel: promesses financières, police nouvelle et débat sur la gouvernance
Al Quds du 20 février 2026 relate que Donald Trump a réuni à Washington des représentants de plus de vingt-quatre États ayant rejoint le « Conseil de la paix », ainsi que des représentants de pays restés en dehors du dispositif, dans une réunion inaugurale centrée sur la reconstruction et sur la formation d’une force internationale de stabilisation à Gaza, alors que le cessez-le-feu est décrit comme fragile. Al Quds du 20 février 2026 précise que le Conseil est lancé dans le cadre d’un plan attribué à Trump, composé de vingt points, présenté comme destiné à mettre fin à la guerre. Al Quds du 20 février 2026 indique que Trump a annoncé une contribution américaine de 10 milliards de dollars au Conseil, tout en disant qu’il ne détaillait pas l’usage de ces fonds, et le journal ajoute que les membres du Conseil ont promis 7 milliards de dollars, somme qualifiée de très faible face à une estimation de besoins de 70 milliards de dollars. Al Quds du 20 février 2026 rapporte aussi que Trump a critiqué l’Organisation des Nations unies sur son action passée dans la résolution des conflits, puis a affirmé vouloir travailler très étroitement avec l’ONU, avant d’évoquer l’idée que le Conseil pourrait un jour « superviser » l’ONU et s’assurer qu’elle fonctionne correctement. Al Quds du 20 février 2026 écrit enfin que neuf pays ont été cités comme ayant promis ensemble une enveloppe de 7 milliards de dollars, ce qui met en scène une coalition de bailleurs autour d’un format piloté par Washington.
Ce cadrage transforme la reconstruction en dossier de pouvoir. Al Quds du 20 février 2026 ne présente pas seulement une annonce d’aide, mais une architecture où l’argent, l’ordre public et la chaîne de commandement sont traités comme un même bloc. Dans cette logique, la question clé n’est pas de savoir si des fonds existent, mais de savoir quel dispositif les rend exécutables. Al Quds du 20 février 2026 souligne que Trump ne précise pas l’usage des 10 milliards, ce qui laisse ouverte l’interrogation sur les priorités concrètes, logement, réseaux, santé, énergie, ou sécurité. Or, plus les priorités sont incertaines, plus les acteurs locaux et régionaux peuvent contester le projet, soit en le jugeant politiquement biaisé, soit en l’accusant de ne pas répondre aux besoins les plus urgents. Dans le même temps, Al Quds du 20 février 2026 introduit une contradiction qui pèse lourd: l’ONU est appelée à être partenaire, mais elle est aussi critiquée et placée sous la perspective d’un contrôle. Cette contradiction complique l’acceptabilité auprès de pays qui tiennent au multilatéral, et elle complique aussi la relation avec des acteurs sur le terrain qui voient l’ONU comme une protection minimale. L’argument de la supervision peut être présenté comme une efficacité accrue, mais il peut aussi être interprété comme une mise sous tutelle, surtout si la reconstruction devient une méthode pour imposer une gouvernance future à Gaza.
Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 affirme que Trump a lié l’aide à une condition sécuritaire en présentant Hamas comme « l’obstacle unique » à ce stade, et le journal ajoute que cinq pays se sont engagés à envoyer des forces sur le terrain, tandis qu’environ deux mille volontaires sont évoqués pour une nouvelle police. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 rapporte aussi la position israélienne exposée dans le même contexte, le Premier ministre israélien indiquant qu’il n’y aura pas de reconstruction avant le désarmement de Gaza. Al Akhbar du 20 février 2026 cite Trump déclarant que la guerre coûte plus cher que la paix, puis le journal confirme la contribution américaine de 10 milliards de dollars et liste des pays ayant promis plus de 7 milliards de dollars, tout en jugeant ces montants très faibles au regard de besoins de reconstruction supérieurs à 70 milliards de dollars. Al Akhbar du 20 février 2026 détaille que les contributions les plus marquantes proviennent de pays du Golfe, avec un milliard de dollars annoncé par l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït, et 1,2 milliard de dollars indiqué pour les Émirats arabes unis. Ad Diyar du 20 février 2026 décrit la première session du Conseil comme une tentative américaine de reformuler l’approche internationale de la guerre de Gaza et comme une « station politique » destinée à exposer une participation internationale large incluant des États donateurs et des institutions financières.
Ces éléments convergent vers une lecture plus dure. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 met la reconstruction sous condition de désarmement, ce qui signifie que l’aide devient un levier pour transformer l’équilibre militaire et politique à Gaza. Cette conditionnalité crée un goulot d’étranglement: tant que la condition n’est pas levée, la reconstruction est ralentie, et plus elle est ralentie, plus la crise humanitaire et économique nourrit l’instabilité. La proposition d’une police nouvelle, mentionnée par Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, pose aussi une question de légitimité, car une force de police ne tient pas seulement par l’entraînement, elle tient par l’acceptation sociale et par une autorité politique reconnue. Dans ce cadre, les promesses financières décrites par Al Akhbar du 20 février 2026 prennent une valeur d’influence, car les bailleurs peuvent chercher à orienter la forme de la gouvernance future, en sélectionnant des secteurs et des partenaires. Ad Diyar du 20 février 2026 insiste sur la mise en scène internationale, ce qui rappelle que le Conseil n’est pas seulement un mécanisme technique, mais un instrument de diplomatie publique, destiné à montrer que Washington tient un format, un calendrier et une coalition. La conséquence est politique. Un dispositif présenté comme solution peut devenir un nouveau terrain de confrontation, parce qu’il oblige chaque acteur à choisir entre adhésion, contestation ou attente, et parce qu’il impose un débat sur « qui contrôle » au-delà de « qui finance ».
Iran–États-Unis: diplomatie sous pression, calendrier d’escalade et rôle européen plus coercitif
Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 écrit que Donald Trump a déclaré qu’un accord doit être conclu avec l’Iran, sous peine de conséquences graves, et le journal affirme que la diplomatie recule alors que des mouvements navals et des préparatifs militaires augmentent la pression. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 indique que Washington renforce son dispositif militaire autour de l’Iran et affirme que ses forces seront prêtes à exécuter les ordres de Trump à partir du samedi, tandis que des images satellites montreraient une consolidation de sites en Iran, ce qui installe l’idée que la négociation sert aussi de couverture temporelle à une préparation au pire. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 rapporte aussi qu’au niveau européen, le Conseil européen a annoncé le 19 février l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes, avec un basculement vers des sanctions relevant du cadre européen de lutte contre le terrorisme. Nahar du 20 février 2026 évoque, à travers des informations et des récits médiatiques, une accélération des préparatifs américains pour une guerre contre l’Iran, avec des hypothèses d’échéances rapprochées et une lecture selon laquelle l’objectif dépasserait des sites nucléaires pour viser le régime lui-même.
Le tableau qui ressort est celui d’une crise qui se déplace de la négociation vers l’ultimatum. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 insiste sur la proximité d’une « décision », ce qui place la diplomatie dans une fenêtre étroite où chaque message public devient un signal opérationnel. Cette logique durcit les positions, parce qu’elle transforme la négociation en épreuve de force, et elle pousse les acteurs à se protéger contre une surprise. Dans ce contexte, l’Europe apparaît sous deux visages. D’un côté, l’Europe peut chercher à éviter une guerre ouverte. De l’autre, l’Europe durcit son dispositif juridique en classant le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, ce qui réduit l’espace politique d’un compromis rapide et accroît le coût d’une désescalade. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 présente cette décision comme un jalon, car elle impose une catégorie qui pèse sur toute relation institutionnelle, sur les flux financiers et sur la diplomatie indirecte. Cette décision européenne a une portée régionale, car elle reconfigure les marges des alliés de l’Iran, qui peuvent se retrouver exposés à une pression accrue et à une surveillance renforcée. La lecture de Nahar du 20 février 2026, qui évoque un objectif américain visant le régime, élargit encore la perception du risque, car un objectif de ce type est, par définition, incompatible avec une simple concession technique. Dans une crise de cette intensité, la différence entre intimidation et plan d’action devient floue, et cette zone grise est précisément celle où les erreurs de calcul se multiplient.
Militarisation régionale: exercices navals et signaux d’alignements, avec des effets en cascade
Al Quds du 20 février 2026 signale que des forces navales iraniennes et russes participent à des manœuvres en mer d’Oman et au nord de l’océan Indien, ce qui place la crise dans un cadre de démonstration militaire et d’alliances visibles. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 décrit, dans le même climat, un flux de forces et d’armadas qui ouvre la porte à la guerre, en liant le mouvement des flottes et la hausse des préparatifs au resserrement du calendrier politique.
Ces signaux militaires ont une fonction diplomatique. Ils servent à dissuader. Ils servent aussi à montrer des partenariats. La mention, par Al Quds du 20 février 2026, de manœuvres impliquant l’Iran et la Russie, en mer d’Oman et dans le nord de l’océan Indien, prend un relief particulier quand elle est placée à côté des récits de préparation américaine rapportés ailleurs. Elle suggère une logique de riposte symbolique et de renforcement d’axes, au moment où Washington augmente la pression. Dans ce contexte, chaque démonstration navale devient un message adressé à plusieurs audiences: à l’adversaire direct, aux alliés, mais aussi aux États neutres ou hésitants. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026 présente cette accumulation comme un facteur qui réduit la place de la diplomatie, parce que plus les armées se positionnent, plus il devient politiquement difficile de reculer sans perdre la face.
Dans le même temps, l’internationalisation du dossier Gaza, décrite par Al Quds du 20 février 2026 et Ad Diyar du 20 février 2026, se déroule dans un environnement où la militarisation régionale peut ruiner toute reconstruction si elle déborde. Le lien est concret. Une reconstruction suppose des chaînes logistiques sûres. Une escalade régionale dégrade ces chaînes. Une escalade impose aussi aux bailleurs de réallouer des ressources vers la sécurité plutôt que vers le développement. Enfin, une escalade change les priorités politiques, car elle pousse les États à privilégier la survie et la dissuasion. Ainsi, le « Conseil de la paix » sur Gaza, décrit comme un mécanisme de stabilisation, peut se retrouver pris dans un mouvement inverse, celui d’une instabilité importée par une crise Iran–États-Unis. Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026, en décrivant une diplomatie en recul face aux flottes, pointe ce risque: même si des plans existent, la dynamique militaire peut imposer sa propre logique.
À l’échelle de la politique internationale, la journée du 20 février 2026 se lit donc comme un enchaînement de cadres concurrents. Le cadre Gaza vise la reconstruction, mais il la conditionne à un ordre sécuritaire, et cette conditionnalité fait entrer la question du pouvoir dans le cœur du projet, comme le montrent Al Quds du 20 février 2026 et Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026. Le cadre Iran–États-Unis accélère la perception d’une décision imminente, et l’Europe, au lieu de jouer uniquement le rôle de médiateur, durcit aussi son arsenal en classant le Corps des Gardiens de la révolution islamique, comme le rapporte Al Sharq Al Awsat du 20 février 2026. Le cadre militaire, enfin, rend visibles des alignements, notamment à travers des manœuvres en mer, citées par Al Quds du 20 février 2026, et il renforce l’idée que la région entre dans une phase où les rapports de force s’expriment autant par les déploiements que par les négociations.
Économie: hausse des taxes, financement du secteur public, inflation redoutée et pression internationale sur les réformes
Carburants et taxe sur la valeur ajoutée: une mesure budgétaire qui risque d’alimenter l’inflation
Ad Diyar du 20 février 2026 décrit la hausse annoncée des taxes sur l’essence et sur la taxe sur la valeur ajoutée comme une décision à fort impact macroéconomique, car l’essence est présentée comme un produit vital qui pèse sur tous les ménages, et la taxe sur la valeur ajoutée comme un impôt qui renchérit immédiatement le coût de tout achat. Ad Diyar du 20 février 2026 affirme que l’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée et la hausse du prix de l’essence peuvent provoquer une hausse généralisée des prix, faute de contrôle suffisant sur les prix et faute de données fiables sur l’inflation, et le journal insiste sur le fait que l’économie entière serait touchée, pas seulement un groupe social. Ad Diyar du 20 février 2026 relie directement ces hausses à un objectif de financement, en indiquant que le gouvernement cherche à couvrir le coût d’une augmentation de rémunération du secteur public, évoquée comme calculée sur une base de six mois, avec un besoin estimé à 800 millions de dollars. Ad Diyar du 20 février 2026 cite aussi un ordre de grandeur sur la trésorerie publique, en évoquant un compte de l’État à la banque centrale évalué entre 8 et 9 milliards de dollars, et ce chiffre est utilisé dans l’argumentaire pour demander des solutions budgétaires autres que des taxes durables sur la consommation.
Cette séquence met en lumière une logique économique classique, mais particulièrement explosive au Liban. Quand l’État finance une dépense récurrente par des taxes sur la consommation, il crée un effet immédiat sur les prix, car le carburant se diffuse dans toute la chaîne, transport, distribution, services, et production. L’argument d’Ad Diyar du 20 février 2026, centré sur l’absence de contrôle des prix et l’absence de base de données solide, souligne un risque supplémentaire. Même si la hausse fiscale est limitée sur le papier, l’effet psychologique sur les commerçants peut déclencher une hausse plus large, surtout dans un marché où la surveillance est perçue comme faible. Dans un pays déjà marqué par la dépréciation monétaire et l’érosion des salaires, un choc inflationniste additionnel a un effet social immédiat. La hausse de l’essence n’est pas seulement une variable budgétaire. Elle devient un accélérateur de coût de la vie. Le débat porte alors sur la justice fiscale. Une taxe sur la consommation frappe proportionnellement plus les ménages modestes. Elle frappe aussi les entreprises qui transportent ou produisent localement. Enfin, elle pénalise la demande intérieure. C’est pourquoi Ad Diyar du 20 février 2026 insiste sur l’idée que l’État choisit la solution la plus simple, celle de prélever sur les ménages, au lieu de réformer la structure du secteur public, de filtrer les postes, et de traiter les emplois fictifs. La critique ne vise donc pas seulement la taxe. Elle vise le modèle de décision, perçu comme court-termiste. Or, plus la décision est perçue comme improvisée, plus la confiance se dégrade. Et plus la confiance se dégrade, plus l’économie se rigidifie, car les acteurs privés se protègent par la hausse de prix ou par la réduction d’activité.
Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 présente la hausse de l’essence et l’ajout d’un point de taxe sur la valeur ajoutée comme une nouvelle étape dans un transfert de coûts vers les catégories les plus faibles, dans un pays déjà épuisé par des effondrements successifs, et le journal décrit la mesure comme un choix politique plus qu’un simple ajustement financier.
Ce point rejoint un constat fréquent dans les crises libanaises récentes. L’impôt indirect est plus rapide à lever, mais il coûte plus cher en capital social. Il accélère la défiance, car la population le voit comme une ponction sans contrepartie. L’effet de chaîne est d’autant plus dur que l’économie libanaise est très importatrice. Tout choc sur le transport ou sur les marges logistiques se répercute vite sur les prix de base. Dès lors, la question n’est pas seulement de financer 800 millions de dollars, comme le souligne Ad Diyar du 20 février 2026. La question est de choisir un mécanisme qui ne casse pas davantage la demande et ne relance pas une spirale inflationniste. Lorsque la taxe sur la valeur ajoutée augmente, elle renchérit aussi les biens essentiels, et elle peut amplifier l’économie informelle si l’évasion fiscale devient plus attractive. Cette dimension est importante, car une hausse d’impôt sans capacité de contrôle produit un double effet négatif. Elle augmente les prix pour ceux qui payent. Elle réduit les recettes si une part plus grande de l’économie bascule dans l’évitement. Les journaux du 20 février 2026 suggèrent ainsi une tension entre l’objectif budgétaire immédiat et le coût macroéconomique global.
Recettes de l’État, croissance et programme avec le Fonds monétaire international: l’aide conditionnée à la réforme
Al Quds du 20 février 2026 rappelle que le Liban affronte depuis 2019 une crise économique qui l’a conduit à faire défaut sur environ 30 milliards de dollars d’euro-obligations en 2020, ce qui a déclenché une phase de chute de la monnaie et une baisse brutale du pouvoir d’achat, notamment dans le secteur public. Al Quds du 20 février 2026 indique que le pays cherche à restructurer son secteur bancaire pour restaurer la confiance dans les banques et dans l’économie, et qu’il vise aussi des réformes économiques plus larges.
Al Quds du 20 février 2026 cite l’économiste Jassem Ajaka, qui avertit qu’une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée et des mesures fiscales du même type modifieraient les prix de tous les biens, et il estime qu’un point additionnel de taxe sur la valeur ajoutée pourrait rapporter 259 millions de dollars à l’État si l’évasion fiscale reste contenue. Al Quds du 20 février 2026 rapporte aussi, via le même expert, que ces taxes peuvent peser négativement sur la croissance, au point de remettre en cause des prévisions de la Banque mondiale évoquant une croissance de 4% sur l’année. Al Quds du 20 février 2026 ajoute que la porte-parole du Fonds monétaire international, Julie Kozack, indique que le Fonds continue de discuter avec les autorités libanaises, qui ont demandé en mars 2025 un programme appuyé par le Fonds, et que les discussions se concentrent notamment sur la restructuration bancaire et sur une stratégie budgétaire à moyen terme.
Ce passage est central pour comprendre la logique économique du moment. Les taxes discutées ne sont pas seulement un outil de financement interne. Elles sont aussi un signal envoyé aux partenaires internationaux. Le Fonds monétaire international, d’après Al Quds du 20 février 2026, met l’accent sur deux piliers, la restructuration bancaire et une stratégie budgétaire à moyen terme. Or, une hausse de taxe sur la consommation peut apparaître comme une mesure rapide, mais elle ne remplace pas une stratégie budgétaire crédible. Une stratégie budgétaire crédible suppose une trajectoire de dépenses, une réforme des recettes, et des mécanismes de contrôle. De plus, la restructuration bancaire reste la clé de la relance, car sans crédit sain et sans confiance, l’investissement reste bloqué. La mention du défaut sur les euro-obligations, rappelée par Al Quds du 20 février 2026, montre que le Liban reste enfermé dans une crise de réputation financière. Tant que ce dossier n’est pas clarifié, l’accès normal au financement international reste limité, et l’économie repose davantage sur des mécanismes internes, souvent régressifs, comme la taxation indirecte.
L’analyse attribuée à Jassem Ajaka, dans Al Quds du 20 février 2026, introduit aussi une idée de rendement fiscal conditionnel. Le chiffre de 259 millions de dollars dépend explicitement de l’évasion fiscale. Cela signifie que la capacité de l’État à collecter compte autant que le taux d’impôt. Dans un pays où l’économie informelle est forte, l’écart entre recettes attendues et recettes réelles peut devenir très important. Si cet écart se creuse, le gouvernement peut être tenté d’augmenter encore les taux, ce qui crée une spirale dangereuse. D’un côté, une hausse de taxe augmente les prix et réduit la demande. De l’autre, elle n’apporte pas forcément les recettes prévues. Le résultat est un déficit qui persiste, une économie qui ralentit, et une population qui se crispe. Le rappel d’une croissance de 4% mentionnée comme prévision de la Banque mondiale, et jugée menacée par les nouvelles taxes, sert donc d’avertissement. Si la croissance attendue se dégrade, le ratio dette et charge sociale se dégrade aussi, et le pays recule encore sur le terrain de la stabilité.
Politique fiscale et collecte: le poids des impôts sur les entreprises et l’arrière-plan des recettes
Al Akhbar du 20 février 2026 publie un avis du ministère des Finances annonçant la mise en recouvrement de tableaux de taxation de base liés à l’impôt sur le revenu, notamment sur les bénéfices commerciaux, industriels et non commerciaux, pour des revenus des années 2020, 2021 et 2022 dans une région du Nord-Liban.
Ce type d’annonce peut sembler administratif, mais il éclaire le contexte. L’État tente de consolider ses recettes sur plusieurs fronts en même temps. Il cherche des recettes nouvelles via la taxe sur la consommation, et il relance aussi des mécanismes de recouvrement sur l’impôt sur les profits. Or, dans un environnement de faible croissance et d’incertitude, le recouvrement devient plus conflictuel. Les entreprises, surtout les petites et moyennes, peuvent considérer que l’impôt est disproportionné par rapport à leur activité réelle. Elles peuvent aussi invoquer l’instabilité des règles fiscales. Dans le même temps, l’État considère qu’il doit élargir l’assiette et réduire l’évitement. La tension est donc structurelle. Elle est aggravée par le fait que la crise a fragmenté les flux financiers. Une part des transactions se fait hors circuit bancaire. Une autre part se fait en devises. Cette fragmentation rend la fiscalité plus difficile à appliquer, et elle encourage des stratégies de contournement. Les annonces de recouvrement, comme celle rapportée par Al Akhbar du 20 février 2026, signalent ainsi une volonté de reprendre la main, mais elles peuvent aussi alimenter une perception d’injustice si les contribuables estiment que les plus gros acteurs échappent au contrôle.
Dans ce cadre, la question du financement du secteur public, évoquée par Ad Diyar du 20 février 2026, devient un nœud politique autant qu’économique. Le gouvernement a besoin de stabiliser la fonction publique, car l’effondrement des salaires a créé une crise de service public. Mais financer ce rattrapage par des taxes sur l’essence et sur la taxe sur la valeur ajoutée revient à redistribuer le coût sur la société entière. Cela crée une opposition entre groupes sociaux, car les salariés du secteur public peuvent soutenir la hausse, tandis que d’autres la vivent comme une punition. La difficulté est que l’économie libanaise ne dispose pas, à court terme, d’un mécanisme simple pour financer un rattrapage salarial sans provoquer de choc de prix. Les taxes indirectes sont rapides, mais elles sont inflationnistes. Les taxes directes exigent un contrôle et une administration robustes. Les réformes structurelles demandent du temps. Et l’aide internationale, elle, demande des garanties de réforme, comme le rappelle Al Quds du 20 février 2026 en citant les discussions avec le Fonds monétaire international.
Une économie vulnérable face aux chocs: structure importatrice, crise bancaire et défi de crédibilité
Al Quds du 20 février 2026 souligne que l’effondrement monétaire a frappé durement la valeur réelle des salaires publics et que le pays cherche à reconstruire la confiance via une restructuration bancaire et des réformes économiques. Al Liwa’ du 20 février 2026, dans une analyse d’orientation économique, décrit une « faible immunité » de l’économie libanaise et insiste sur les effets négatifs de l’hésitation à prendre et à exécuter des décisions importantes, en associant cette hésitation à une capacité productive faible et à une difficulté à affronter des changements majeurs dans la région et à l’intérieur du pays.
Ce diagnostic renvoie à un problème de fond, la crédibilité. Une économie ne tient pas seulement par ses chiffres. Elle tient par la capacité de l’État à décider et à exécuter. Quand Al Liwa’ du 20 février 2026 insiste sur l’hésitation et sur la faiblesse de la capacité productive, il met le doigt sur une fragilité connue, l’économie libanaise reste très orientée vers les services, et dépend de flux externes, transferts, tourisme, et importations. Dans ce type de structure, un choc fiscal mal calibré peut réduire la demande et accélérer l’informel, sans renforcer la production. Il peut aussi pousser davantage de ménages à réduire leur consommation et à se replier sur des stratégies de survie, ce qui affaiblit la base fiscale. Le cercle devient alors vicieux. Un État en manque de recettes augmente la taxe. La hausse de taxe réduit l’activité. La réduction d’activité réduit les recettes. Et l’État se retrouve à nouveau sous pression.
La clé de sortie, dans la logique des discussions avec le Fonds monétaire international rapportées par Al Quds du 20 février 2026, passe par une combinaison de réformes. D’abord, une restructuration bancaire qui clarifie les pertes, définit les règles de recapitalisation, et restaure la confiance. Ensuite, une stratégie budgétaire qui ne repose pas uniquement sur la consommation, mais sur une assiette plus juste et sur une meilleure collecte. Enfin, une capacité de contrôle des prix et de lutte contre l’évasion fiscale, car sans cela, chaque réforme produit des effets pervers. Dans l’immédiat, les journaux du 20 février 2026 décrivent surtout une économie au bord d’un nouveau choc de prix, provoqué par des taxes destinées à résoudre une urgence salariale. Ad Diyar du 20 février 2026 insiste sur ce risque inflationniste. Al Quds du 20 février 2026 insiste sur le risque de croissance affaiblie et sur une trajectoire de réformes attendue par les partenaires. Al Akhbar du 20 février 2026 rappelle que l’État veut aussi intensifier le recouvrement fiscal sur les profits, ce qui peut peser sur un secteur privé déjà fragile.
L’économie libanaise, dans cette journée, apparaît donc prise entre deux impératifs contradictoires. Elle doit stabiliser le secteur public et l’État, parce qu’un État sans services est un État qui s’effondre. Elle doit aussi éviter un choc inflationniste supplémentaire, parce qu’un choc de prix détruit les ménages et dégrade la cohésion sociale. Entre ces deux impératifs, la crédibilité de l’État, sa capacité de collecte, et la trajectoire de réforme bancaire restent les variables déterminantes. Les sources du 20 février 2026 montrent que la discussion n’est plus théorique. Elle est déjà dans la rue, dans les prix, et dans la relation avec les bailleurs.
Justice: décès en détention, recours électoraux et contentieux civils, entre exigences de transparence et saturation des procédures
Décès en détention et accusation de violences: l’enquête comme test de crédibilité de l’État
Al Quds du 20 février 2026 rapporte qu’une organisation de défense des droits a demandé l’ouverture d’une enquête « urgente, transparente et indépendante » sur les circonstances d’un décès survenu en détention, en réclamant que toute personne impliquée, par acte ou par négligence, soit tenue pour responsable. Al Quds du 20 février 2026 ajoute que cette organisation exige l’arrêt de toutes les formes de violence à l’encontre des détenus, en rappelant que l’application de la loi ne doit pas se faire par la torture, ni par la vengeance, mais par la justice, la reddition de comptes et le respect de la dignité humaine. Al Quds du 20 février 2026 souligne que les faits décrits sont présentés comme un indicateur grave de la persistance des violations dans les lieux de privation de liberté, avec un risque direct sur la vie des citoyens et un impact sur la confiance dans l’État de droit, puisque la mort d’un détenu dans des circonstances obscures ne peut, selon ce cadre, rester sans investigation sérieuse. Dans la même page, Al Quds du 20 février 2026 relie la sensibilité du moment à un climat plus large de tension sécuritaire, en évoquant une atmosphère de préparation militaire régionale et des lectures de scénarios d’escalade, ce qui renforce la question de la solidité des institutions et du contrôle interne.
Le dossier est présenté comme une affaire de justice au sens strict, mais il dépasse la qualification pénale d’un fait isolé. Il pose un test de méthode. D’abord, le test de l’indépendance de l’enquête, parce que le débat public se concentre sur la capacité de l’appareil judiciaire et des organes de contrôle à produire une vérité crédible. Ensuite, le test de la chaîne de responsabilité, car une enquête « transparente » ne s’arrête pas à l’identification d’un exécutant, elle remonte l’organisation, les ordres, la culture du lieu de détention, et les éventuelles négligences. Enfin, le test de la communication publique, parce que la moindre zone d’ombre nourrit l’idée d’impunité. Al Quds du 20 février 2026, en insistant sur l’arrêt de la violence et sur la dignité humaine, place le sujet dans un registre de normes, et pas seulement de faits. Cela signifie que l’affaire est susceptible de devenir un symbole, surtout dans un pays où la confiance envers les institutions est fragile et où la rue peut s’emparer d’un événement si elle le lit comme une preuve de dérive. La demande d’enquête « urgente » introduit aussi une pression temporelle. Plus l’enquête tarde, plus la suspicion grandit. Plus la suspicion grandit, plus le dossier quitte le terrain judiciaire pour entrer dans le terrain politique. Et ce glissement est précisément ce que la justice tente d’éviter quand elle veut être perçue comme impartiale. Le fait qu’Al Quds du 20 février 2026 formule explicitement la demande de sanction pour « acte » ou « négligence » montre aussi une sensibilité particulière à la responsabilité institutionnelle, parce que la négligence, dans ce type de dossier, est souvent la zone grise qui protège les hiérarchies. Le journal met donc en avant un impératif de rupture avec des pratiques de détention perçues comme opaques. Cela suppose, concrètement, de clarifier les procédures d’arrestation, les modalités de garde, l’accès à un médecin, l’accès à un avocat, et la traçabilité des événements. Dans ce type d’affaire, l’État ne se juge pas seulement sur une condamnation finale. Il se juge sur la capacité à établir les faits, à protéger les témoins, à préserver les preuves et à rendre public un minimum d’éléments vérifiables.
Conseil d’État et contentieux du scrutin: la justice administrative comme arbitre sous contrainte
Nahar du 20 février 2026 décrit un scénario où le dépôt de candidatures liées à la circonscription 16, puis leur rejet par le ministère de l’Intérieur, ouvrirait un droit de recours très rapide devant le Conseil d’État, avec une obligation de trancher dans des délais serrés, et une décision qualifiée de finale dans ce cadre spécifique. Nahar du 20 février 2026 explique que ce mécanisme peut conduire à un « موقف قضائي » contraignant sur la circonscription 16 et sur la question de l’impossibilité de mettre en œuvre des dispositions liées à cette circonscription, ce qui place le juge administratif au cœur du conflit institutionnel. Nahar du 20 février 2026 insiste sur l’argument de « double impossibilité » et sur l’idée que l’exécutif pourrait se considérer libéré de l’obligation de compléter des lacunes juridiques dans l’application de la loi, ce qui nourrit un débat sur la divisibilité de la loi électorale et sur l’application partielle de ses dispositions.
Ce dossier est une affaire de justice, mais il est aussi une affaire d’architecture constitutionnelle. Le cœur du conflit n’est pas seulement « pour » ou « contre » une circonscription. Il porte sur la manière dont l’État se comporte quand un texte est jugé difficile à appliquer. Si l’exécutif applique tout, il risque le chaos administratif. S’il applique partiellement, il risque l’accusation de violation de la loi. Dans ce coin étroit, la justice administrative devient un arbitre. Or, être arbitre suppose d’avoir un espace politique stable autour de soi. Le problème, c’est que l’élection, par nature, transforme chaque décision en avantage ou en handicap pour un camp. Nahar du 20 février 2026 montre que la procédure même de recours peut être utilisée comme instrument stratégique, parce que la contestation ne vise pas uniquement à obtenir une solution juridique, elle peut viser à produire un arrêt qui légitime une position politique. Cette instrumentalisation est fréquente dans les périodes de crise. Elle n’est pas illégale en soi, mais elle fait peser un risque sur l’image de la justice. Si le Conseil d’État tranche, un camp criera à la politisation. S’il ne tranche pas à temps, un camp criera à la paralysie. Si la décision est technique, elle sera traduite en slogan. Cette logique transforme le juge en point focal. Le juge devient celui qui « tient » l’échéance. Cela rend la décision lourde. Cela rend aussi le calendrier dangereux, parce qu’une décision rendue dans l’urgence est plus vulnérable à la critique, même quand elle est juridiquement solide. Le fait que Nahar du 20 février 2026 insiste sur des délais très courts montre que le système se prépare à une justice accélérée, presque compressée, ce qui peut renforcer l’efficacité, mais aussi accroître le risque d’erreurs et de contestations. Le débat sur la « divisibilité » de la loi, mentionné par Nahar du 20 février 2026, ajoute un enjeu plus profond: si l’on admet qu’une loi électorale peut être appliquée en partie, on ouvre la porte à des précédents qui peuvent être invoqués plus tard. Autrement dit, une solution conçue pour une crise immédiate peut devenir une règle de fait, utilisée lors d’une crise future. C’est pourquoi la justice administrative est ici au carrefour du droit et du politique. Elle doit répondre à l’urgence, sans créer un précédent qui fragilise la sécurité juridique. Elle doit aussi protéger la légitimité du processus, car toute faille de procédure peut nourrir des recours en cascade, puis une contestation de la représentation.
Contentieux civils et exécution: ventes, litiges financiers et pression sur les ménages
Al Joumhouriyat du 20 février 2026 publie des annonces judiciaires et des avis liés à des procédures devant les tribunaux, dont une convocation dans une affaire financière, avec mention d’une chambre de tribunal et d’un délai de comparution, ce qui illustre l’activité contentieuse ordinaire et la formalisation des notifications. Al Joumhouriyat du 20 février 2026 publie aussi un avis de vente issu d’une procédure d’exécution, lié à une décision de justice et à un dossier ancien, avec rappel de dates de notification et d’étapes de procédure, ce qui met en scène la mécanique de recouvrement et de liquidation d’actifs en période de difficulté économique. Al Joumhouriyat du 20 février 2026 mentionne par ailleurs des décisions de tutelle et d’administration de biens, avec obligation d’inventaire et de gestion sous contrôle judiciaire, ce qui rappelle la présence de dossiers de protection des personnes vulnérables dans le flux judiciaire quotidien.
Ces éléments paraissent techniques, mais ils dessinent une réalité sociale et économique de la justice. Quand les ventes d’exécution se multiplient, elles signalent une pression sur les ménages, sur les héritages et sur les patrimoines. Elles signalent aussi une pression sur les créanciers, qui cherchent à récupérer dans un contexte où l’argent liquide, le crédit et les circuits bancaires sont devenus plus instables. Dans une économie fragilisée, le contentieux civil est souvent le premier thermomètre. Il mesure l’incapacité à payer, les conflits de copropriété, les litiges commerciaux, et les ruptures d’accords. Al Joumhouriyat du 20 février 2026, en publiant ce type d’annonces, donne une image d’une justice qui continue de fonctionner dans ses routines, mais ces routines sont elles-mêmes influencées par la crise. Une vente judiciaire n’est pas une simple formalité. Elle est souvent la fin d’un parcours de dettes, d’arrangements manqués, et de dégradation progressive. Le fait que l’on trouve aussi des décisions de tutelle et de gestion de biens rappelle un autre aspect: l’appauvrissement et l’instabilité peuvent rendre les personnes âgées ou fragiles plus exposées, ce qui entraîne des procédures de protection et de contrôle. Ces dossiers sont moins visibles médiatiquement, mais ils sont lourds pour les familles. Ils sont aussi lourds pour les tribunaux, parce qu’ils exigent des inventaires, des suivis et des autorisations, dans un système judiciaire déjà sous contrainte de moyens.
Le contentieux financier est un autre angle. La mention, dans Al Joumhouriyat du 20 février 2026, d’une affaire portée devant une chambre traitant des litiges financiers, avec une procédure de notification et une demande de comparution, suggère une persistance des conflits bancaires et commerciaux. Dans un pays où la restructuration bancaire est discutée depuis des années, le tribunal reste l’un des espaces où les litiges se matérialisent, même si les grandes questions systémiques dépassent le juge. Le juge traite le cas concret. Il traite une dette. Il traite un contrat. Il traite un partage. Mais derrière chaque dossier, il y a une crise d’environnement qui rend les solutions plus difficiles. Quand la monnaie a perdu sa valeur, les contrats anciens deviennent ambigus. Quand les prix changent vite, la notion de préjudice se complique. Quand les banques ont limité des retraits, la question de l’exécution devient plus tendue. Ainsi, la justice civile fonctionne comme un mécanisme de réparation, mais aussi comme un mécanisme de redistribution forcée, parce que les décisions déplacent des biens, des droits et des revenus. Cela explique pourquoi les annonces judiciaires, même austères, sont une fenêtre sur la société. Elles montrent où la crise produit des ruptures. Elles montrent aussi que l’État, malgré ses fragilités, conserve une capacité de contrainte, au moins par la procédure.
Entre justice pénale, justice administrative et justice civile: la même demande de transparence
Al Quds du 20 février 2026 insiste sur l’idée que la mort d’un détenu ne peut rester sans investigation sérieuse et indépendante, et que la loi ne se confond pas avec la violence, ce qui place la transparence au cœur de la crédibilité. Nahar du 20 février 2026 montre une autre facette de cette transparence, celle de la décision administrative et électorale, où le Conseil d’État est attendu pour produire une clarté juridique dans un dossier qui peut décider de la confiance dans le scrutin. Al Joumhouriyat du 20 février 2026, par ses annonces de procédures et d’exécution, rappelle que la justice du quotidien repose sur des délais, des notifications et des formalités, et que ces formalités deviennent cruciales quand la crise pousse plus de citoyens vers le conflit judiciaire.
Le fil commun est donc celui de la confiance. La confiance dans la détention, parce qu’un État qui ne protège pas la vie d’un détenu perd une partie de sa légitimité morale. La confiance dans l’élection, parce qu’un État qui n’applique pas clairement sa loi électorale perd la légitimité démocratique. La confiance dans la procédure civile, parce qu’un État qui exécute sans équité ou sans transparence alimente la perception d’une justice au service des plus forts. Ces trois dimensions ne se remplacent pas. Elles s’additionnent. Et, dans un contexte libanais marqué par la crise économique et par des tensions politiques, leur addition peut devenir explosive si l’une d’elles bascule. C’est pour cela que, dans les récits du 20 février 2026, la justice apparaît comme un champ de stabilité possible, mais aussi comme un champ de fragilité. Une enquête bien conduite peut calmer. Une décision administrative claire peut stabiliser. Une exécution perçue comme injuste peut, au contraire, nourrir la colère. Ce sont ces équilibres, visibles dans les sources du jour, qui structurent la rubrique Justice.
Société: Ramadan à Tripoli entre solidarité et pauvreté, vieillissement accéléré et fragilité sanitaire des jeunes
Tripoli en Ramadan: la solidarité comme réponse à la pauvreté et aux drames urbains
Al Quds du 20 février 2026 décrit Ramadan à Tripoli comme un fait social total, où les rythmes de travail et d’étude se modifient, où les familles se retrouvent autour de l’iftar, et où les visites et l’entraide structurent la vie quotidienne, le mufti de Tripoli et du Nord, Mohammad Imam, présentant le mois comme un temps de cohésion et de liens renforcés dans les mosquées. Al Quds du 20 février 2026 souligne que la ville fait vivre ces pratiques dans un contexte économique très dur, en rappelant qu’à l’échelle du pays la monnaie a perdu plus de 90% de sa valeur depuis 2019, que pauvreté et chômage ont augmenté, et que Tripoli est souvent citée parmi les villes les plus pauvres du bassin méditerranéen, avec un impact direct sur l’accès à la nourriture, à l’électricité, aux soins et à l’éducation. Al Quds du 20 février 2026 ajoute que Mohammad Imam relie explicitement cette fragilité à des « effondrements » de bâtiments résidentiels survenus récemment, évoquant des tragédies humaines répétées, ce qui renforce, dans le discours religieux et social, l’appel à la solidarité et au soutien mutuel.
Dans cette lecture, la solidarité n’est pas un décor. Elle devient une stratégie de survie collective. Lorsque le coût de la vie monte, les gestes de partage prennent une valeur économique, mais aussi une valeur de dignité. Les repas, les visites, les dons et l’aide entre voisins deviennent des mécanismes de compensation là où les services publics et les revenus ne suffisent plus. Al Quds du 20 février 2026 insiste sur cette idée en parlant d’une « روح » de Tripoli, la solidarité, et en décrivant Ramadan comme une période où la ville réactive ses réflexes d’entraide malgré les crises. Cette dimension est d’autant plus importante que les drames liés aux bâtiments fragilisés pèsent sur le moral collectif. Un effondrement n’est pas seulement un événement; il est une alerte sur l’insécurité du quotidien, sur l’état du bâti, et sur la capacité des institutions à prévenir.
Al Quds du 20 février 2026 ajoute une autre couche, culturelle et patrimoniale, en décrivant un Ramadan qui relie héritage et présent, avec des références aux ruelles anciennes, aux mosquées et à l’architecture, notamment le grand mosque Al Mansouri et la mosque Tinal, cités comme repères urbains et symboliques. Ce rappel patrimonial n’est pas anodin dans un contexte de pauvreté. Il permet à la ville de se raconter autrement que par le manque. Il produit une fierté locale, et il crée un espace de respiration face aux chiffres et aux drames. Mais il souligne aussi un contraste brutal. Le patrimoine renvoie à une continuité historique. Les effondrements de bâtiments résidentiels renvoient, au contraire, à une modernité dégradée, faite d’entretien insuffisant, de vétusté, et de vulnérabilité sociale. La société tripolitaine, telle qu’elle apparaît dans Al Quds du 20 février 2026, navigue donc entre deux forces, la permanence des rituels et des lieux, et l’instabilité matérielle qui menace les conditions minimales de vie.
Vieillissement accéléré: une crise sociale qui combine démographie, retraites et santé
Ad Diyar du 20 février 2026 présente le vieillissement comme une transformation rapide au Liban, en indiquant que la part des personnes âgées atteindrait environ 15% de la population, et qu’elle pourrait dépasser 20% d’ici 2050, sur fond de changements démographiques et de départ des jeunes vers l’étranger. Ad Diyar du 20 février 2026 cite aussi un chiffre de 851 258 personnes de plus de 64 ans, donné comme ordre de grandeur, et il l’utilise pour souligner que la question n’est plus marginale mais structurelle. Ad Diyar du 20 février 2026 rapporte une mise en garde attribuée à une responsable de l’ESCWA, Sara Salman, qui décrit le Liban comme l’un des pays connaissant les transitions vers le vieillissement les plus rapides dans la région arabe, ce qui annonce un défi social et économique croissant.
Le point le plus lourd est celui de la protection sociale. Ad Diyar du 20 février 2026 affirme, en s’appuyant sur l’Organisation internationale du travail, qu’environ 80% des personnes âgées au Liban ne bénéficient d’aucune pension de retraite ni d’une couverture santé fournie par l’État, ce qui les pousse à dépendre de leurs familles ou d’économies qui ont perdu leur valeur avec l’effondrement financier. Dans ce cadre, le vieillissement n’est pas seulement un phénomène démographique. Il devient une crise de revenus et une crise de soins. La vieillesse, qui devrait être une phase de stabilité, se transforme en phase d’angoisse, parce que les médicaments coûtent, parce que les consultations deviennent difficiles, et parce que l’aide familiale n’est pas infinie, surtout quand les actifs eux-mêmes sont en difficulté.
Ad Diyar du 20 février 2026 illustre cette réalité par des récits concrets, dont celui d’un homme de 80 ans, ancien ouvrier du bâtiment, qui pensait vivre de son indemnité de fin de service, mais dont l’épargne s’est érodée au point de devoir arbitrer entre l’achat de médicaments et l’achat de nourriture, tout en décrivant le poids moral d’être perçu comme une charge pour ses enfants. Ces récits sont essentiels, parce qu’ils montrent que la crise sociale ne se lit pas uniquement dans des pourcentages. Elle se lit dans des renoncements quotidiens, dans des traitements reportés, et dans des familles qui se réorganisent autour de la maladie et du coût de la vie. Cette dimension pèse aussi sur la cohésion. Quand les personnes âgées se sentent abandonnées, elles perdent confiance dans l’État. Et quand les familles portent seules la charge, elles s’épuisent, ce qui peut nourrir de nouvelles tensions sociales.
Ad Diyar du 20 février 2026 indique enfin que le ministère des Affaires sociales travaille avec des partenaires sur des ateliers et sur des « plans de développement », tout en reconnaissant que la crise financière et la bureaucratie ralentissent, et il mentionne le programme Aman, présenté comme étendu aux personnes âgées parmi les plus pauvres au lieu d’être limité à des tranches d’âge précises. Le signal est double. D’un côté, il existe une prise de conscience et des outils. De l’autre, la capacité d’exécution reste la question centrale. Dans une société où la pauvreté progresse, un programme social qui n’avance pas assez vite perd son effet protecteur. Or le vieillissement, lui, avance chaque année, et la migration des jeunes accélère parfois l’isolement des personnes âgées. La crise sociale devient donc une course entre la vitesse des transformations et la lenteur des réponses.
Santé des jeunes: stimulants, sommeil et sédentarité, une vulnérabilité silencieuse
Ad Diyar du 20 février 2026 met en garde contre l’usage excessif de boissons énergétiques et de stimulants, en liant cette consommation à des troubles du sommeil et à l’anxiété, avec un impact possible sur la performance scolaire ou professionnelle, et en décrivant des risques cumulatifs qui ne se voient pas immédiatement mais s’aggravent à long terme. Ad Diyar du 20 février 2026 insiste sur l’idée que le recours aux stimulants comme « solution rapide » expose les jeunes à des conséquences de santé, et il propose en contrepoint une hygiène de vie reposant sur une alimentation équilibrée, un sommeil suffisant et une activité physique régulière. Ad Diyar du 20 février 2026 souligne aussi la sédentarité comme facteur majeur de dégradation de la santé, en liant l’absence de sport à des maladies chroniques et à des complications graves.
Ce thème est social autant que médical. D’abord parce qu’il renvoie à une pression sur les jeunes, pression scolaire, pression de performance, pression de fatigue. Ensuite parce qu’il renvoie à un environnement urbain et économique qui rend parfois l’activité sportive plus difficile, par manque d’infrastructures accessibles, par insécurité, ou par coût. Enfin, parce qu’il renvoie à une culture de compensation rapide, où l’on cherche un effet immédiat plutôt qu’une stabilité de long terme. Ad Diyar du 20 février 2026 décrit cette dérive à travers le sommeil et l’anxiété, deux marqueurs qui touchent directement le quotidien et le lien social, car un jeune épuisé se replie, un jeune anxieux se fragilise, et les familles, déjà sous pression économique, absorbent ces tensions. La prévention devient alors un enjeu de société, parce qu’un système de santé fragilisé par la crise ne peut pas absorber facilement une hausse des pathologies liées au mode de vie.
Ad Diyar du 20 février 2026 associe ce discours à des conseils alimentaires en citant l’exemple du régime méditerranéen, présenté comme favorable à la santé et à la longévité, ce qui replace la santé dans une logique de choix quotidiens plutôt que de remèdes tardifs. Ce rappel rejoint, en miroir, la question du vieillissement. Si la société vieillit vite et si la protection sociale est faible, la prévention chez les jeunes devient encore plus cruciale. Une génération qui arrive à l’âge adulte avec des troubles du sommeil, une sédentarité importante et une dépendance à des stimulants risque d’entrer plus tôt dans une trajectoire de maladies coûteuses. Dans un pays où beaucoup de personnes âgées n’ont déjà pas de couverture, comme le décrit Ad Diyar du 20 février 2026, la chaîne du risque est claire, la santé devient un facteur de pauvreté, et la pauvreté devient un facteur de mauvaise santé.
Une société qui compense: entraide locale et réponses publiques incomplètes
Al Quds du 20 février 2026 met en avant, à Tripoli, une culture de solidarité renforcée par Ramadan, avec un accent sur l’échange, la visite et le soutien, dans une ville frappée par la pauvreté et par des drames liés à l’habitat. Ad Diyar du 20 février 2026 décrit, au niveau national, une protection sociale insuffisante pour les personnes âgées, avec une dépendance forte aux familles et à des économies effondrées, tout en évoquant des programmes et des intentions publiques freinés par la crise et la bureaucratie.
Pris ensemble, ces deux récits décrivent une société qui compense, parce que l’État ne couvre pas suffisamment. La solidarité locale devient l’amortisseur. La famille devient l’assureur. Les réseaux religieux, associatifs et de voisinage deviennent la première ligne. Cela peut produire de la cohésion, comme le montre Al Quds du 20 février 2026 à Tripoli. Mais cela peut aussi produire de l’épuisement, car une solidarité permanente, sans politique publique solide, finit par s’user. Le défi social se situe donc à l’intersection de trois urgences, sécuriser l’habitat et les services de base dans les villes pauvres, construire une protection sociale réelle pour le vieillissement, et investir dans la prévention sanitaire des jeunes pour éviter que la crise ne se reproduise sous une autre forme.
Culture: retour du théâtre politique à Beyrouth, patrimoine en alerte et agenda culturel entre Liban et scènes étrangères
Le théâtre politique reprend la parole à Beyrouth: « Ahdath al zill » comme symptôme d’un besoin de récit
Al Quds du 20 février 2026 affirme que les scènes de Beyrouth reviennent à la politique, après des années où le théâtre politique avait reculé, et le journal lie ce retrait passé à une baisse de la valeur intellectuelle accordée à ce genre, dans un pays divisé par des débats d’identité, culturelle, religieuse et nationale.
Al Quds du 20 février 2026 présente le spectacle « Ahdath al zill » comme une proposition intellectuelle construite, qui parle d’idéologie sans la reproduire, et qui s’appuie sur une mise en scène attribuée à Oussama Hallal, une dramaturgie associée à Hachem Adnan, sur la scène du théâtre Dawar al chams.
Le retour du théâtre politique, tel qu’il est formulé par Al Quds du 20 février 2026, s’inscrit dans une logique d’urgence culturelle. Quand un pays traverse des crises en chaîne, la parole publique se rigidifie. Elle se réduit souvent à des slogans et à des communiqués. Le théâtre, lui, propose un autre rythme. Il autorise la contradiction. Il expose des ambiguïtés. Il remet du doute au centre. Dans la lecture du journal, l’intérêt d’« Ahdath al zill » tient justement à cette capacité de parler de politique sans basculer dans un tract. Le fait de décrire le spectacle comme ancré dans un « inconscient politique » du public est révélateur. Cela signifie que le théâtre n’est pas seulement un commentaire de l’actualité. Il devient un miroir des réflexes, des peurs et des loyautés. À Beyrouth, où l’espace médiatique est saturé, l’idée d’un art qui « casse » le cadre du théâtre traditionnel et qui ouvre sur des expériences nouvelles devient un signal de vitalité. Mais ce signal reste fragile. La reprise d’un théâtre politique suppose des salles qui tiennent, des équipes qui produisent, et un public capable de payer. Or la crise économique a réduit les budgets culturels et a déplacé les priorités des ménages. Ce paradoxe structure la culture libanaise actuelle. Plus les crises sont lourdes, plus la culture devient nécessaire comme espace de sens. Pourtant, plus les crises sont lourdes, plus la culture est menacée matériellement. Dans ce contexte, le retour de spectacles explicitement politiques peut être lu comme une résistance. Il peut aussi être lu comme une tentative de reconstituer un langage commun, au moment où la société se fragmente.
Patrimoine et mémoire: inscrire, documenter, protéger, face à la fragilité du bâti et des institutions
Nahar du 20 février 2026 signale un appel à la nomination de sites patrimoniaux, avec une date limite fixée au 20 mars 2026, et le journal précise que des institutions, des municipalités ou des associations peuvent proposer des sites, qu’ils soient anciens ou modernes, et que la définition inclut des sites archéologiques, des bâtiments civils, des logements, des sites religieux, des parcs, des paysages culturels, des lieux commerciaux ou de loisirs, ainsi que des structures industrielles et des centres historiques.
Ce type d’appel dit beaucoup sur l’état d’esprit culturel du moment. Le patrimoine, au Liban, n’est pas un simple sujet d’esthètes. Il est lié à la sécurité, à l’urbanisme et à la confiance. L’actualité récente a rendu visible la vulnérabilité du bâti, y compris dans les villes du Nord, où les drames liés à l’habitat ont alimenté un sentiment d’abandon. Dans ce contexte, parler de patrimoine n’est pas fuir la crise. C’est la regarder autrement. Proposer un site, c’est produire une documentation. C’est aussi inscrire un lieu dans une chaîne de responsabilité. Nahar du 20 février 2026 insiste sur l’ouverture des catégories, ce qui permet de sortir d’une vision limitée aux ruines antiques. Le patrimoine peut être un immeuble civil. Il peut être une maison. Il peut être un centre-ville. Cette approche est importante, car la crise libanaise a montré que la perte n’est pas seulement économique. Elle est aussi urbaine et mémorielle. Quand un quartier se dégrade, ce sont des modes de vie qui disparaissent. Quand un bâtiment s’effondre, ce sont des familles, mais aussi une histoire de ville, qui s’effacent. L’appel à la nomination agit donc comme un outil de mobilisation. Il invite des acteurs locaux à devenir coproducteurs d’une protection. Il crée aussi une forme de compétition symbolique, car être nommé, c’est exister dans un registre officiel. Et exister dans un registre officiel peut faciliter, ensuite, des demandes de soutien, des restaurations ou des projets éducatifs.
Scènes internationales et échos libanais: du Berlinale à Oxford, la culture comme géographie de la crise
Nahar du 20 février 2026 rapporte que, au festival du film de Berlin, le Berlinale, prévu du 11 au 22 février, la répression politique fait partie des grands thèmes qui fédèrent plusieurs films de la sélection.
Ad Diyar du 20 février 2026 annonce à Oxford une exposition internationale présentée au Centre Oxford d’études islamiques, sous le titre « Al rihla al oulma », décrite comme une lecture visuelle contemporaine de l’idée de voyage spirituel dans l’islam, et le journal indique qu’elle s’inscrit dans le cadre du quarantième anniversaire du centre.
Ad Diyar du 20 février 2026 précise que l’exposition réunit trente-six artistes de plusieurs pays, dont le Liban, et qu’elle se poursuit jusqu’au 30 avril 2026.
Ces deux informations dessinent une même tendance, la culture se déplace, mais elle reste politique. Le Berlinale, tel qu’il est évoqué par Nahar du 20 février 2026, montre une scène européenne où les films se structurent autour de la question de la coercition, du contrôle et de la liberté. Ce thème résonne dans une région où la politique se vit souvent sous tension, et il résonne aussi au Liban, où la liberté d’expression existe, mais où la crise et les clivages pèsent sur la parole publique. En parallèle, l’exposition d’Oxford décrite par Ad Diyar du 20 février 2026 propose une autre entrée, le spirituel, la symbolique, et l’expérience intérieure, mais avec une logique similaire, faire dialoguer des horizons culturels et produire un langage partagé. Le fait que des artistes libanais soient inclus dans un dispositif international est un point important, car il rappelle que la production culturelle libanaise continue d’exister hors du pays, et parfois grâce à des plateformes étrangères. Cela n’efface pas la scène locale. Au contraire, cela crée un va-et-vient. Les artistes circulent. Les œuvres circulent. Les idées reviennent. Dans un pays en crise, cette circulation est aussi une forme de survie culturelle. Elle compense le manque d’infrastructures, le manque de financement et l’incertitude des calendriers. Mais elle pose une question délicate, celle de la dépendance. Si les artistes ne peuvent exposer et produire que grâce à l’extérieur, la scène locale risque de se vider. La tension est donc permanente entre ouverture internationale et enracinement local.
Agenda culturel: rendez-vous institutionnels à Beyrouth et repères de programmation
Al Liwa’ du 20 février 2026 annonce, à la Bibliothèque nationale de Sanayeh à Beyrouth, une conférence intitulée « Citoyenneté et souveraineté de l’État: réalité actuelle et perspectives futures », organisée à neuf heures trente, sous le patronage du Premier ministre Nawaf Salam, avec la présence du ministre de la Culture, Hassan Salameh, en coopération avec un projet civique.
Al Quds du 20 février 2026 situe « Ahdath al zill » sur la scène du théâtre Dawar al chams à Beyrouth, en l’inscrivant dans une dynamique de retour du théâtre politique, autour d’une proposition intellectuelle portée par une mise en scène attribuée à Oussama Hallal et une dramaturgie associée à Hachem Adnan.
Nahar du 20 février 2026 rappelle que le Berlinale se tient à Berlin du 11 au 22 février, avec des films marqués par la question de la répression politique, ce qui offre un repère utile pour suivre, par la programmation, la manière dont l’actualité se transforme en narration cinématographique.
Ad Diyar du 20 février 2026 indique que l’exposition « Al rihla al oulma » se poursuit à Oxford jusqu’au 30 avril 2026, au Centre Oxford d’études islamiques, avec trente-six artistes de plusieurs pays, dont le Liban, et une volonté de lire la spiritualité comme expérience visuelle contemporaine.
Ce fil d’agenda révèle une particularité du moment culturel. La programmation locale se tient souvent par des rendez-vous ponctuels, liés à des institutions et à des lieux qui restent debout, comme la Bibliothèque nationale ou certaines scènes théâtrales. Dans le même temps, les repères internationaux, festivals et expositions, fonctionnent comme des extensions naturelles d’une culture libanaise qui vit aussi dans la diaspora et dans les réseaux transnationaux. Le résultat est une culture à deux vitesses. Une vitesse de proximité, qui maintient des lieux, des publics et des habitudes à Beyrouth malgré les contraintes. Une vitesse de circulation, qui porte des artistes et des idées vers Berlin ou Oxford, et qui permet, parfois, de revenir avec des collaborations et des opportunités. Dans les deux cas, la politique reste présente, par le théâtre qui revient à la question de l’idéologie, par le cinéma qui traite la coercition, ou par les débats de citoyenneté et de souveraineté qui se déroulent sous l’œil du ministère de la Culture.
Technologie: l’intelligence artificielle entre gouvernance mondiale, usages du quotidien et nouvelles pressions réglementaires
Gouverner l’intelligence artificielle: l’idée d’une autorité mondiale et la question du travail
Al Quds du 20 février 2026 rapporte qu’un débat international prend de l’ampleur autour de la création d’une instance mondiale dédiée à l’intelligence artificielle, avec l’argument qu’il faut traiter ce sujet avec sérieux parce qu’il peut transformer le marché du travail de façon radicale. Al Quds du 20 février 2026 relaye aussi une alerte sur la rapidité attendue des progrès, avec l’idée que des versions initiales de ces capacités pourraient apparaître dans quelques années et que, d’ici la fin de 2028, une part plus importante des capacités intellectuelles mondiales pourrait être concentrée dans des centres de données plutôt qu’à l’extérieur. Le journal met enfin en avant un appel à « démocratiser » l’intelligence artificielle, présenté comme une voie de sécurité, ce qui place la question de l’accès et du contrôle au cœur du débat.
Dans cette séquence, le point central n’est pas seulement technologique. Il est institutionnel. Quand l’idée d’une autorité mondiale est évoquée, elle renvoie à un constat simple: les systèmes d’intelligence artificielle dépassent les frontières, alors que les règles restent nationales. La proposition d’un cadre global vise donc à réduire l’écart entre la vitesse d’innovation et la vitesse de régulation. Mais ce cadre soulève, en pratique, plusieurs tensions. La première tient à la souveraineté. Les États acceptent difficilement de déléguer un pouvoir de contrôle sur des technologies qui touchent à la défense, au renseignement et à la compétitivité économique. La deuxième tient au modèle économique. Si l’intelligence artificielle dépend de centres de données massifs, comme le suggère Al Quds du 20 février 2026, ceux qui possèdent l’infrastructure peuvent imposer des standards de fait. La troisième tient à l’emploi. Lorsque la transformation du marché du travail est annoncée comme « radicale », cela signifie que la question sociale se déplace vers la technologie. Les métiers routiniers sont menacés. Les métiers créatifs sont questionnés. Les métiers de service, eux, peuvent être partiellement automatisés. La peur n’est pas seulement la disparition d’emplois. C’est aussi la dégradation des conditions de travail, si l’intelligence artificielle devient un outil de surveillance et de pression sur la productivité. Dans cette logique, « démocratiser » l’outil, comme le formule Al Quds du 20 février 2026, peut être lu de deux manières. D’un côté, cela signifie ouvrir l’accès aux compétences et aux ressources, pour éviter une concentration totale entre quelques entreprises. De l’autre, cela peut signifier rendre les décisions algorithmiques plus transparentes et auditables, afin que les citoyens et les travailleurs puissent comprendre et contester les effets qui les touchent. Le débat se structure donc autour d’un équilibre instable: encourager l’innovation sans abandonner la protection sociale et les libertés publiques.
L’intelligence artificielle en santé: promesse d’efficacité et retour de la question de la confiance
Nahar du 20 février 2026 décrit l’intégration de l’intelligence artificielle dans la médecine traditionnelle en Chine, en soulignant qu’elle progresse, mais que la confiance reste un point de friction, notamment parce que certains soins exigent une « touche humaine » et une interaction directe avec le patient. Nahar du 20 février 2026 cite le cas d’un jeune patient qui insiste sur le rôle du contact humain dans le sentiment de sécurité pendant le traitement, avec l’idée qu’un appareil ne peut pas reproduire ce lien.
Ce récit met en scène une tension universelle. L’intelligence artificielle promet de standardiser, d’accélérer et de réduire certains coûts. En diagnostic, elle peut aider à détecter. En triage, elle peut classer. En suivi, elle peut alerter. Pourtant, la santé n’est pas une industrie comme une autre. Elle repose sur la confiance, et cette confiance se nourrit de présence, d’écoute et de responsabilité. Le point le plus sensible est celui de la décision. Un patient accepte une machine comme outil d’assistance. Il accepte moins facilement une machine comme décideur unique. C’est exactement la nuance que Nahar du 20 février 2026 met en avant lorsqu’il explique que l’adoption totale reste loin, surtout dans les traitements qui dépendent d’une relation humaine. La question de la responsabilité est aussi déterminante. Si un diagnostic assisté par intelligence artificielle se trompe, qui répond? Le médecin, l’hôpital, l’éditeur du logiciel, ou le fournisseur des données? Cette chaîne de responsabilité influence directement la vitesse d’adoption. De plus, la qualité des données est un enjeu sanitaire. Une intelligence artificielle entraînée sur des données non représentatives peut générer des biais médicaux. Et ces biais peuvent toucher des populations déjà fragiles. C’est pourquoi la question de la gouvernance mondiale, évoquée dans Al Quds du 20 février 2026, rejoint concrètement le terrain médical. Dans la santé, la régulation n’est pas un luxe. Elle est une condition de sécurité.
Ce débat résonne aussi dans un pays comme le Liban, même lorsque l’exemple cité est chinois. La crise économique a fragilisé le système hospitalier et a augmenté les difficultés d’accès aux soins. Dans ce contexte, la tentation de solutions technologiques « rapides » est forte, parce qu’elles semblent compenser le manque de ressources. Mais la confiance, elle, reste indispensable. Et si la confiance est fragile, l’adoption peut se retourner contre l’objectif, en créant une suspicion généralisée envers les institutions médicales. La technologie devient alors un facteur d’angoisse plutôt qu’un facteur de progrès. La leçon implicite est claire: l’intelligence artificielle en santé doit être pensée comme outil encadré, pas comme substitut humain.
Réguler les plateformes: nuage, surveillance et lutte contre les contenus sexuels manipulés
Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 indique que Microsoft affirme ne pas croire que l’administration américaine de l’immigration et des douanes utilise sa technologie pour une surveillance de masse, tout en confirmant fournir à cette administration des outils de productivité et de collaboration via le nuage, après un récit médiatique évoquant une forte hausse du stockage de données sur la plateforme Azure. Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 rapporte aussi que le Premier ministre britannique Keir Starmer demande que les images sexuelles truquées et les contenus de type « pornographie de revanche » soient supprimés d’internet sous quarante-huit heures, faute de quoi les entreprises technologiques pourraient être exposées à un risque de blocage de leurs services au Royaume-Uni, l’exécutif qualifiant le sujet d’« urgence ».
Ces deux éléments décrivent un même mouvement, la montée d’un contrôle politique sur les infrastructures numériques. Dans le cas du nuage, la question centrale est celle des usages. Une entreprise peut vendre des services de stockage et de collaboration, en affirmant qu’elle n’en contrôle pas l’usage final. Pourtant, quand le client est une administration de sécurité, la société est exposée au soupçon. La frontière entre productivité et surveillance devient floue, car l’efficacité administrative peut aussi signifier capacité accrue de collecte et de croisement des données. Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 place ce débat au cœur de la relation entre grandes plateformes et administrations. Le point sensible, ici, est celui de la transparence. Si la plateforme affirme qu’il n’y a pas surveillance de masse, sur quels critères? Qui audite? Qui vérifie? Et que signifie, concrètement, une hausse importante de stockage, si ce n’est pas une hausse d’ambition opérationnelle?
Dans le cas britannique, l’enjeu est encore plus direct, car il touche à des victimes identifiables. La diffusion d’images sexuelles truquées repose souvent sur des outils de synthèse de plus en plus accessibles. Elle crée un dommage immédiat, réputationnel, psychologique et parfois professionnel. En imposant une fenêtre de quarante-huit heures, le Royaume-Uni cherche à renverser l’asymétrie entre la vitesse de diffusion et la lenteur de retrait. Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 évoque la menace de blocage des services comme outil de pression. C’est une évolution majeure, parce qu’elle montre que la régulation ne se limite plus aux amendes. Elle vise désormais la continuité d’activité, ce qui est bien plus dissuasif. Cette approche introduit toutefois une autre tension, celle de la définition. Qu’est-ce qu’une image truquée? Comment la prouver vite? Qui arbitre? Les plateformes peuvent être tentées de retirer trop, par prudence, au risque d’atteindre la liberté d’expression. Elles peuvent aussi retirer trop peu, par manque de moyens, au risque de laisser les victimes sans protection. Le débat se déplace donc vers la capacité technique des plateformes à détecter rapidement, et vers leur volonté d’investir dans des équipes de modération, dans des outils de vérification, et dans une coopération structurée avec la justice. Dans tous les cas, la séquence décrite par Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 illustre un durcissement, et une impatience politique croissante face aux dégâts sociaux des contenus numériques.
Les usages du quotidien: Ramadan, applications, discipline personnelle et « compagnons numériques »
Nahar du 20 février 2026 explique que, pour Ramadan 2026, les téléphones intelligents dépassent leur rôle traditionnel de rappel des horaires de prière ou d’iftar, pour devenir des outils d’organisation de la pratique, de gestion du temps et de construction d’habitudes, à travers des applications qui mobilisent des fonctions d’intelligence artificielle et des méthodes de suivi. Nahar du 20 février 2026 cite, parmi ces usages, une application fondée sur la reconnaissance vocale permettant de corriger la récitation, et une autre centrée sur la construction d’habitudes, qui transforme une tâche quotidienne en routine stable.
Ce contenu est important parce qu’il montre la technologie à un niveau intime. L’intelligence artificielle n’est plus seulement un débat de sommet ou de laboratoire. Elle devient un compagnon discret du quotidien. Cette évolution a des effets positifs évidents. Elle peut aider à structurer le temps. Elle peut réduire la dispersion. Elle peut soutenir une discipline personnelle. Mais elle a aussi des effets ambivalents. Quand un outil numérique devient guide spirituel ou guide d’habitudes, il touche à une zone sensible, celle de l’autonomie. Si l’application est bien conçue, elle renforce l’autonomie, parce qu’elle rend l’objectif plus atteignable. Si elle est intrusive, elle peut créer dépendance et culpabilité, en transformant la pratique en série d’indicateurs et de performances. Nahar du 20 février 2026 insiste sur la notion de lutte contre la distraction, en rappelant que l’un des défis de Ramadan est la dispersion due à l’abondance de contenus visuels. Ce constat rejoint un autre débat plus large, celui de l’économie de l’attention. Les plateformes gagnent du temps d’écran, et les individus cherchent à récupérer leur attention. Dans cette bataille, l’intelligence artificielle peut être des deux côtés. Elle peut recommander du contenu et enfermer l’utilisateur dans un flux sans fin. Elle peut aussi, au contraire, organiser des routines et limiter l’excès. Ce double rôle explique pourquoi la gouvernance mondiale évoquée par Al Quds du 20 février 2026 n’est pas abstraite. Une régulation de l’intelligence artificielle concerne aussi la conception des applications, leurs mécanismes de récompense, et la manière dont elles influencent les comportements.
Pour le Liban, ces usages prennent une dimension particulière. Les crises successives ont poussé une partie de la population à chercher des outils de gestion personnelle, parce que les institutions sont moins présentes et parce que l’environnement est plus instable. La technologie peut alors être perçue comme une forme de stabilité accessible. Pourtant, l’accès n’est pas égal. Les coûts de connexion, la qualité du réseau, et la capacité à payer des services numériques créent une nouvelle fracture. Même lorsqu’une application est gratuite, le téléphone, la batterie et l’internet ont un coût. Dans cette perspective, la technologie du quotidien révèle une autre inégalité: ceux qui peuvent optimiser leur temps et leur organisation via des outils numériques, et ceux qui restent enfermés dans des contraintes matérielles.
Course mondiale à l’adoption: peur de rester à la traîne et risque de fuite des compétences
Al 3arabi Al Jadid du 20 février 2026 rapporte une mise en garde attribuée à George Osborne, cité comme occupant un poste au sein d’OpenAI, selon laquelle les pays qui n’adoptent pas des systèmes d’intelligence artificielle avancés risquent de devenir plus faibles et plus pauvres, et de souffrir d’un « peur de rater le train », avec l’idée que le retard dans le déploiement peut encourager la fuite des talents.
Cet argument résume la dimension géopolitique de la technologie. L’intelligence artificielle devient un facteur de puissance, comme l’énergie ou l’industrie lourde autrefois. Les pays craignent de perdre en productivité. Ils craignent aussi de perdre en attractivité. La fuite des talents est un risque concret, surtout pour les États déjà fragilisés. Le Liban est particulièrement exposé, car la migration des compétences est déjà un phénomène majeur. Dès lors, la question technologique prend une tournure stratégique: comment former, retenir et mobiliser des compétences, quand l’économie est sous pression et quand les opportunités locales sont limitées? La réponse ne peut pas être seulement de consommer des applications. Elle suppose des infrastructures, de la formation, des standards de données, et une capacité de gouvernance. Sinon, la technologie renforce la dépendance, au lieu de renforcer la souveraineté numérique.
Dans l’ensemble, les sources du 20 février 2026 décrivent une même réalité, à plusieurs niveaux. Au sommet, la discussion porte sur une gouvernance mondiale et sur les conséquences sur le travail. Dans les institutions, la santé devient un terrain de déploiement où la confiance est décisive. Dans la société, les contenus manipulés et la surveillance font monter la pression réglementaire. Enfin, dans le quotidien, les applications transforment les routines et le rapport au temps, y compris pendant Ramadan. Ces quatre niveaux s’emboîtent. Ils montrent que la technologie n’est plus un secteur séparé. Elle est devenue un système qui redessine le politique, le social et l’intime.



