nfantsAlors que le Liban est de nouveau plongé dans le chaos à cause de l’escalade des tensions au sud du pays, l’association française Les Enfants du Levant, présidée par Fabienne Blineau, poursuit sans relâche sa mission humanitaire. Face à la tragédie qui frappe les familles et les enfants, cette organisation, active depuis plusieurs années au Liban et en Syrie, redouble d’efforts pour apporter aide et soutien.
L’actualité a bouleversé les plans de la mission initialement prévue fin octobre. « L’urgence est aujourd’hui d’apporter des ressources aux familles touchées par cette guerre atroce », explique Fabienne. L’association, en lien direct avec des communautés locales, a réorienté ses actions pour faire face à cette nouvelle crise. Sœur Maya, directrice de l’école Saint-Joseph des Saints Cœurs à Ain Ebel, au sud Liban, est l’une de ces figures sur le terrain qui, malgré les dangers, reste aux côtés des populations locales. « Nous vivons sous les bombes, mais nous restons ici car notre présence rassure les familles », témoigne la religieuse.
L’école Saint-Joseph, un symbole de coexistence et de réussite scolaire, accueille un millier d’élèves, répartis équitablement entre chrétiens et musulmans. « Malgré les routes coupées, les raids aériens et la peur omniprésente, nous continuons à poser des gestes de vie là où il y a la mort », souligne Sœur Maya dans une lettre adressée à l’association. Ce dévouement sans faille représente un véritable phare d’espoir dans cette région tourmentée.
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Outre le soutien aux enfants et familles d’Ain Ebel, Les Enfants du Levant collaborent avec d’autres religieuses réparties dans différentes villes du Liban et de Syrie. Sœur Marie-Jean à Hrajel, Sœur Lydia à Damas, ou encore Sœur Rima à Lattaquié sont autant de figures de la résilience qui, aux côtés des populations locales, œuvrent pour la survie et l’éducation des plus vulnérables. « Les besoins sont énormes et touchent tout le pays », déclare Fabienne, en référence à la situation catastrophique dans la Békaa, également sous le feu des bombardements.
L’association appelle aujourd’hui à une mobilisation accrue. « Nous avons besoin de la générosité de chacun pour soutenir ces familles qui n’ont plus rien et vivent dans des conditions extrêmes », insiste Fabienne. Afin de collecter des fonds, une rencontre conviviale est organisée à Paris le 15 octobre, au restaurant Kebi, réunissant les amis et soutiens de l’association.
Pour contribuer à cette cause, Les Enfants du Levant invitent les donateurs à faire preuve de solidarité via leur plateforme de dons en ligne. « La situation est désespérée, mais chaque geste compte pour apporter un peu de réconfort et d’espoir à ceux qui en ont le plus besoin », conclut la présidente, déterminée à poursuivre sa mission humanitaire malgré les circonstances dramatiques.
Dans un contexte où le silence international se fait assourdissant face aux souffrances de la population civile libanaise, des associations comme Les Enfants du Levant restent l’un des rares soutiens directs sur le terrain, apportant non seulement de l’aide matérielle mais aussi un message d’espoir et de résilience à des populations en détresse.



