La question des réformes judiciaires proposées par le gouvernement israélien continue de polariser l’opinion publique et d’exacerber les tensions politiques. Selon Maariv, ces réformes, présentées par la coalition au pouvoir comme une tentative de rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire, ont été qualifiées par l’opposition de « tentative de coup d’État légal ». Elles incluent notamment des mesures visant à limiter le pouvoir de la Cour suprême et à accroître l’influence de l’exécutif dans la nomination des juges.
Yedioth Ahronoth souligne que ces propositions ont déclenché une vague de manifestations sans précédent, rassemblant des dizaines de milliers de citoyens à travers le pays. Ces protestations, qui se déroulent chaque semaine à Tel Aviv, Jérusalem et dans d’autres grandes villes, reflètent une opposition déterminée à ce que beaucoup perçoivent comme une atteinte à la démocratie israélienne. Les manifestants, brandissant des drapeaux israéliens et scandant des slogans en faveur de l’indépendance judiciaire, accusent le gouvernement de chercher à saper les fondements de l’État de droit.
Selon Haaretz, les critiques ne proviennent pas uniquement de l’opposition politique et de la société civile, mais également de figures clés au sein des institutions de sécurité et de défense. Plusieurs anciens chefs de l’armée et responsables du Mossad ont exprimé leurs préoccupations, affirmant que l’affaiblissement du pouvoir judiciaire pourrait compromettre la stabilité démocratique et miner la confiance de la communauté internationale envers Israël.
Jerusalem Post rapporte que, face à ces critiques, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenté de justifier les réformes en insistant sur leur nécessité pour garantir une « justice équilibrée ». Toutefois, le journal souligne que même au sein de la coalition, des divergences commencent à émerger. Certains membres modérés de la Knesset craignent que l’intensification des tensions ne provoque des fractures sociales irréparables, tandis que les factions plus radicales continuent de pousser pour une adoption rapide des réformes.
Globes analyse les implications économiques des manifestations prolongées contre les réformes judiciaires. Le quotidien rapporte que ces protestations, combinées à l’incertitude politique, ont entraîné une baisse de la confiance des investisseurs étrangers et des marchés financiers. Les entreprises internationales surveillent avec inquiétude l’évolution de la situation, craignant que la stabilité économique d’Israël ne soit mise en péril si ces réformes passent.
Enfin, +972 Magazine adopte une perspective critique, affirmant que ces réformes judiciaires ne sont qu’un symptôme d’un problème plus large : la centralisation croissante du pouvoir au sein du gouvernement actuel. Le magazine met en lumière les implications pour les minorités, en particulier les communautés arabes israéliennes, qui pourraient voir leurs droits encore plus fragilisés si l’indépendance du système judiciaire est compromise.
La presse israélienne converge sur l’idée que ces réformes représentent un tournant dans l’histoire politique du pays. Alors que les débats se poursuivent à la Knesset, les tensions sociales et politiques autour de cette question semblent s’intensifier, soulevant des inquiétudes quant à l’avenir démocratique et institutionnel d’Israël.
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