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Washington refuse de fixer une date de fin à la guerre contre l’Iran

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Washington ne veut s’enfermer dans aucun calendrier. Trois semaines après le début de la guerre menée avec Israël contre l’Iran, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé jeudi que l’administration ne fixerait pas de délai définitif pour mettre fin au conflit. Il a renvoyé la décision finale au président Donald Trump, alors que le Pentagone prépare de nouveaux besoins de financement et que l’armée américaine détaille des opérations déjà menées du détroit d’Ormuz à l’Irak.

Aucun calendrier annoncé

Les États-Unis ne fixent aucun calendrier définitif pour mettre fin à la guerre menée avec Israël contre l’Iran, déclenchée il y a trois semaines, a déclaré jeudi le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, lors d’une conférence de presse à Washington.

« Nous ne voudrions pas fixer un calendrier définitif », a-t-il affirmé, en précisant que l’opération restait « sur la bonne voie ». Il a ajouté que la décision finale sur l’arrêt de la guerre reviendrait au président Donald Trump.

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« Ce sera au choix du président, au final, quand nous dirons : nous avons obtenu ce dont nous avions besoin », a-t-il déclaré.

Aucune indication supplémentaire n’a été donnée sur un éventuel horizon de désescalade. L’administration américaine n’a pas non plus précisé les critères qui lui permettraient de considérer que ses objectifs militaires ont été atteints.

Trump garde la décision finale

En renvoyant explicitement la décision à Donald Trump, Pete Hegseth a confirmé que la Maison-Blanche entend conserver la maîtrise politique du rythme de la guerre.

Le secrétaire à la Défense a affirmé que la campagne suivait son cours sans annoncer ni durée prévisionnelle, ni feuille de route publique sur une éventuelle fin des opérations. Il n’a pas détaillé les prochaines étapes militaires et n’a pas indiqué si un élargissement ou un recentrage des opérations était envisagé.

Cette ligne maintient le flou sur la durée du conflit, alors que les combats ont commencé il y a trois semaines et que les opérations américaines touchent déjà plusieurs théâtres au Moyen-Orient.

Le Pentagone évoque de nouveaux financements

Pete Hegseth a également été interrogé sur des informations faisant état d’une demande de plus de 200 milliards de dollars supplémentaires au Congrès pour financer la guerre.

Sans confirmer un montant arrêté, il a reconnu que le chiffre avancé pouvait évoluer.

« Quant aux 200 milliards de dollars, je pense que ce chiffre peut bouger. Évidemment, il faut de l’argent pour tuer les méchants », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Il a ensuite indiqué que le Pentagone retournerait devant le Congrès afin d’obtenir les financements nécessaires pour les opérations déjà engagées, mais aussi pour celles qui pourraient être menées par la suite.

« Nous retournons devant le Congrès et ses membres pour nous assurer que nous sommes correctement financés pour ce qui a été fait, et pour ce que nous pourrions devoir faire à l’avenir », a-t-il dit.

Aucun calendrier n’a été annoncé pour une éventuelle présentation formelle de cette demande au Capitole.

Des A-10 déployés dans le détroit d’Ormuz

Aux côtés de Pete Hegseth, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné plusieurs précisions sur les moyens employés contre l’Iran et contre ses alliés dans la région.

Il a indiqué que des A-10 Warthogs, avions d’attaque conçus pour l’appui aérien rapproché, étaient actuellement utilisés dans le détroit d’Ormuz.

Selon lui, ces appareils sont chargés de « traquer et détruire » des embarcations rapides d’attaque dans cette zone maritime stratégique.

Le détroit d’Ormuz est redevenu un point central du conflit depuis que l’Iran a pratiquement fermé ce passage au trafic maritime après le début de la guerre. Le recours à ces avions montre l’importance prise par le théâtre naval dans les opérations menées par Washington.

Des opérations également en Irak

Le général Dan Caine a aussi affirmé que des hélicoptères AH-64 Apache étaient utilisés en Irak pour viser des groupes armés alignés sur l’Iran.

Cette précision confirme que les opérations américaines ne se limitent pas à un seul front. Elles visent également des relais régionaux de Téhéran, notamment en Irak, où plusieurs groupes armés pro-iraniens sont présents depuis des années.

Le chef d’état-major n’a pas détaillé le nombre de frappes déjà menées, ni l’ampleur exacte des opérations en cours sur le territoire irakien. Il a toutefois présenté ces actions comme faisant partie intégrante du dispositif militaire mis en place contre l’Iran et ses alliés.

Les alliés mobilisés contre les drones

Dan Caine a ajouté que certains alliés des États-Unis avaient commencé à employer eux aussi des hélicoptères d’attaque pour contrer les drones à sens unique lancés par les forces iraniennes.

Cette déclaration indique que la menace posée par les drones reste un élément central du conflit en cours. Elle montre aussi que plusieurs partenaires de Washington participent déjà, à différents niveaux, à la riposte engagée contre les capacités iraniennes dans la région.

Le général n’a pas nommé les pays concernés ni précisé dans quels secteurs ces appareils avaient été engagés.

Une guerre sans échéance publique

À ce stade, l’administration américaine n’a donc fourni aucune date de fin pour la guerre. Pete Hegseth a répété que le conflit se poursuivrait jusqu’à ce que Donald Trump considère que les objectifs américains ont été atteints.

Dans le même temps, le Pentagone prépare un nouvel effort de financement auprès du Congrès, tandis que les responsables militaires décrivent des opérations déjà actives dans le détroit d’Ormuz et en Irak, ainsi qu’une mobilisation d’alliés contre les drones iraniens.

Trois semaines après le début de la guerre, Washington maintient ainsi une ligne inchangée: pas de calendrier public, pas d’échéance annoncée et une poursuite des opérations sur plusieurs fronts régionaux.

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Newsdesk Libnanews
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