dimanche, février 22, 2026

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Élections présidentielles au Liban : Nabih Berri convoque une session parlementaire pour le 9 janvier

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Un appel à la responsabilité des blocs parlementaires

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a annoncé la tenue d’une session parlementaire pour élire un président de la République le 9 janvier prochain. Cette session sera ouverte avec des tours de scrutin successifs jusqu’à ce qu’un président soit élu, selon des informations rapportées par la chaîne saoudienne Al-Hadath. Selon les mêmes sources, Nabih Berri aurait indiqué que le groupe de soutien international pour le Liban, surnommé le Quint — qui regroupe les États-Unis, la France, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Égypte —, a exprimé son appui pour permettre au pays d’élire un président. « Maintenant, nous devons accomplir notre devoir », aurait-il déclaré, appelant les blocs parlementaires à garantir le quorum nécessaire pour cette session cruciale.

Une vacance présidentielle prolongée

Le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Aoun, en octobre 2022. Cette vacance du pouvoir reflète une impasse politique majeure, les deux principales coalitions — le bloc mené par le Hezbollah et celui de ses opposants — étant incapables de réunir la majorité requise de 86 voix lors du premier tour ou de 65 voix lors des tours suivants. Cette situation de blocage résulte de profondes divisions politiques exacerbées par une crise économique sans précédent. Depuis la fin du mandat de Michel Aoun, le Parlement a convoqué plusieurs sessions sans parvenir à élire un successeur, faute d’accord sur un candidat consensuel.

Le rôle de la communauté internationale

La communauté internationale, et en particulier les membres du Quint, joue un rôle clé dans la dynamique politique libanaise. Ce groupe a multiplié les appels pour que les responsables libanais surmontent leurs divisions et élisent un président. Ces pays ont également insisté sur l’urgence de mettre en place des réformes économiques et institutionnelles, considérées comme essentielles pour débloquer l’aide financière internationale. Cependant, malgré le soutien de ces acteurs externes, le processus électoral reste entravé par des luttes internes. Le Hezbollah et ses alliés soutiennent des candidats spécifiques, tandis que leurs opposants insistent sur la nécessité d’un président réformiste et indépendant, susceptible de répondre aux aspirations populaires exprimées lors des protestations de 2019.

Une session déterminante pour l’avenir politique

La session du 9 janvier représente une opportunité cruciale pour sortir de l’impasse. Nabih Berri a insisté sur la responsabilité des blocs parlementaires dans ce processus, soulignant que la présence des députés pour garantir le quorum est une condition indispensable. Le quorum nécessaire pour ouvrir une session parlementaire est fixé à 86 députés sur les 128 que compte l’hémicycle libanais. Cependant, les précédentes sessions ont souvent échoué en raison de boycotts, reflétant l’incapacité des différents blocs à parvenir à un accord.

Les défis à venir

L’élection d’un président ne résoudra pas à elle seule la crise libanaise. Le pays reste confronté à des défis multiples, notamment : crise économique : une dévaluation massive de la livre libanaise, une inflation galopante et une pauvreté croissante ; réformes structurelles : absence de réformes essentielles dans les secteurs bancaire et énergétique ; stabilité politique : des tensions croissantes entre factions rivales, amplifiées par l’impasse présidentielle. En outre, une élection présidentielle réussie devra être suivie par la formation d’un gouvernement fonctionnel, capable de mettre en œuvre les réformes demandées par les bailleurs de fonds internationaux et les institutions comme le FMI.

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Newsdesk Libnanews
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