Le Patriarcat d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs-orthodoxes a publié un communiqué officiel dans lequel il réfute catégoriquement les informations circulant récemment sur les réseaux sociaux, affirmant avoir retrouvé Mgr Paul Yazigi en vie. L’institution religieuse, après une enquête approfondie et une analyse médicale et scientifique précise, a confirmé que la personne identifiée à l’hôpital n’est pas Mgr Yazigi.
Un démenti catégorique face aux spéculations
Depuis plusieurs jours, des publications sur divers réseaux sociaux prétendent que Mgr Paul Yazigi, l’un des deux évêques enlevés en Syrie en 2013, aurait été localisé vivant dans un établissement hospitalier. Ces allégations, relayées massivement, ont suscité des espoirs parmi les fidèles de l’Église orthodoxe et les défenseurs des droits humains. Toutefois, le Patriarcat, après des vérifications minutieuses, a précisé que ces affirmations sont dénuées de tout fondement.
Les responsables religieux de l’institution ont indiqué avoir envoyé des représentants pour examiner le cas directement sur le terrain. Une évaluation médicale et scientifique approfondie a permis d’exclure toute corrélation entre la personne hospitalisée et l’identité de Mgr Yazigi. Le Patriarcat insiste sur l’importance d’éviter toute désinformation, particulièrement sur des sujets aussi sensibles, et invite à la prudence dans la diffusion d’informations non vérifiées.
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Un enlèvement toujours non résolu
Mgr Paul Yazigi et Mgr Yohanna Ibrahim, évêque syriaque orthodoxe d’Alep, ont été kidnappés en avril 2013 près de la frontière turco-syrienne. Malgré les nombreuses campagnes internationales pour leur libération et les initiatives locales visant à retrouver leur trace, leur sort reste à ce jour inconnu.
Cet enlèvement, survenu dans un contexte de guerre civile en Syrie, symbolise le drame des minorités religieuses dans la région et met en lumière les dangers encourus par les acteurs religieux dans des zones de conflit. Il représente également un rappel poignant des nombreux enlèvements non résolus dans cette région tourmentée du monde.
Le Patriarcat mobilisé pour la vérité
Dans son communiqué, le Patriarcat a réaffirmé son engagement indéfectible envers la cause des deux évêques. Il considère cette affaire comme une priorité absolue et demande aux fidèles de continuer à prier pour leur libération. L’Église d’Antioche voit dans cette tragédie une illustration de la souffrance collective de tout le Moyen-Orient, où conflits et persécutions laissent des cicatrices profondes sur les communautés religieuses et les populations civiles.
La déclaration souligne également que la prière reste une force essentielle pour maintenir l’espoir dans ces moments de grande incertitude. À travers cette mobilisation spirituelle, le Patriarcat souhaite maintenir la mémoire des deux évêques et encourager la solidarité internationale pour que des efforts concrets soient entrepris en faveur des disparus.
Un appel à la responsabilité des médias et des fidèles
Le Patriarcat a profité de ce démenti pour rappeler l’importance de vérifier les informations avant de les relayer. Les rumeurs non fondées, en particulier dans des affaires aussi sensibles, peuvent créer des attentes irréalistes et engendrer de nouvelles souffrances pour les familles et les communautés concernées.
Dans un monde où les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la diffusion de l’information, la propagation de fausses nouvelles reste un défi majeur. L’Église insiste sur la nécessité pour les fidèles et les journalistes de s’en tenir à des sources fiables et à des investigations approfondies.
Un espoir ténu mais constant
Malgré le démenti, la communauté chrétienne reste unie dans l’espoir de retrouver Mgr Yazigi et Mgr Ibrahim. Leur disparition symbolise la lutte pour la liberté religieuse et la coexistence pacifique dans une région marquée par des décennies de conflits.
En rappelant le poids de cet enlèvement sur les familles des disparus, le Patriarcat réitère son engagement à ne jamais abandonner cette cause. Il invite les acteurs internationaux, les gouvernements et les organisations non gouvernementales à intensifier leurs efforts pour clarifier les circonstances de leur disparition et, si possible, œuvrer à leur libération.



