mardi, février 24, 2026

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Arabie saoudite : un investissement colossal de 600 milliards de dollars aux États-Unis annoncé par le prince héritier

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Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a déclaré jeudi que le royaume prévoit d’investir 600 milliards de dollars aux États-Unis au cours des quatre prochaines années. Cette annonce, relayée par l’agence de presse officielle saoudienne (SPA), souligne les liens étroits entre Riyad et Washington, en particulier sous l’administration de Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche.

Une annonce stratégique : 600 milliards de dollars pour consolider les relations

Lors d’un appel téléphonique avec Donald Trump, MBS a affirmé que le royaume souhaite « élargir ses investissements et son commerce avec les États-Unis » sur les quatre prochaines années. Bien que le communiqué de presse ne précise pas les secteurs concernés, il est probable que cet investissement cible des domaines variés tels que les technologies, les infrastructures, la défense et les énergies renouvelables.

Les liens économiques entre les deux pays ont toujours été stratégiques, bien qu’évolutifs. Historiquement fondée sur les exportations pétrolières saoudiennes vers les États-Unis, cette relation a progressivement changé à mesure que les États-Unis réduisent leur dépendance au pétrole saoudien. En revanche, le royaume a investi massivement dans des entreprises américaines via ses fonds souverains, tout en diversifiant ses priorités, notamment dans le sport et les infrastructures.

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Trump et la relation privilégiée avec l’Arabie saoudite

Cet engagement financier intervient alors que Donald Trump, tout juste réinstallé à la Maison-Blanche, envisage de se rendre en Arabie saoudite comme premier voyage officiel, comme il l’avait fait en 2017.

« Lors de mon dernier voyage, ils avaient accepté d’acheter pour 450 milliards de dollars de nos produits. Si l’Arabie saoudite voulait acheter pour 500 milliards cette fois-ci, je pourrais bien y aller », a déclaré Trump. Cette déclaration met en lumière l’approche transactionnelle adoptée par l’ancien président dans sa relation avec les dirigeants du Golfe.

La visite de 2017 avait marqué un tournant, consolidant une alliance étroite entre Riyad et Washington, tout en provoquant une crise régionale avec le blocus du Qatar orchestré par l’Arabie saoudite et ses alliés.

Une coopération militaire au cœur des échanges

Un aspect clé des relations américano-saoudiennes reste l’armement. Riyad demeure l’un des plus grands importateurs de matériel militaire américain, un pilier de sa défense dans une région instable. Il est donc probable qu’une partie de ces 600 milliards soit dédiée à l’achat d’armes, de systèmes de défense avancés et d’autres technologies militaires.

Par ailleurs, cette coopération militaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran, principal rival régional de l’Arabie saoudite, que MBS accuse de soutenir des groupes armés dans plusieurs zones de conflit au Moyen-Orient.

Les ambitions de Mohammed ben Salmane : NEOM et la Coupe du Monde 2034

Sur le plan intérieur, cette promesse d’investissement intervient alors que l’Arabie saoudite fait face à des pressions budgétaires. La chute des prix du pétrole, aggravée par la pandémie de Covid-19, a fortement affecté les revenus du royaume.

Pourtant, Mohammed ben Salmane maintient ses ambitieux projets, notamment la construction de NEOM, une mégapole futuriste de 500 milliards de dollars dans le désert saoudien, et la préparation de la Coupe du Monde de football de 2034. Ces projets nécessitent des investissements massifs dans les infrastructures, les technologies et le développement durable, mais posent également la question de leur faisabilité économique.

Une relation controversée entre Trump et MBS

Le retour de Donald Trump au pouvoir ravive les interrogations sur la nature de ses liens avec l’Arabie saoudite. Durant son premier mandat, Trump avait maintenu des relations étroites avec le royaume malgré des controverses majeures, notamment l’implication de MBS dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018.

Cette proximité a également suscité des critiques sur l’impact de ces relations sur la diplomatie américaine. Alors que l’administration Biden avait tenté de rééquilibrer les échanges, notamment en insistant sur des conditions liées aux droits humains, Trump semble vouloir renouer avec une approche purement pragmatique et économique.

Les enjeux pour l’Arabie saoudite

L’annonce d’un investissement de 600 milliards de dollars aux États-Unis souligne les efforts de Mohammed ben Salmane pour renforcer les relations stratégiques avec Washington, mais également pour promouvoir une image de modernité et de diversification économique.

Cependant, cet engagement soulève des questions sur les priorités budgétaires du royaume. Alors que des millions de Saoudiens dépendent encore de subventions publiques et que les inégalités sociales persistent, certains critiquent ces gigantesques investissements à l’étranger au détriment des besoins domestiques.

De plus, Riyad doit jongler entre ses ambitions internationales et son rôle dans la région. Si les relations avec Washington semblent solides sous Trump, les tensions avec d’autres pays, notamment l’Iran et le Qatar, pourraient compliquer la réalisation de ces objectifs économiques et géopolitiques.

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Newsdesk Libnanews
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