
Ismail Qaani, chef de la Force Qods des Gardiens de la Révolution iraniens, est vivant et indemne mais sous surveillance stricte, selon plusieurs sources rapportées par le portail Middle East Eye (MEE). Cette mise sous garde intervient dans le cadre d’une enquête iranienne sur des fuites de sécurité majeures.
Qaani n’a pas été vu en public depuis l’assassinat du chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, tué dans une frappe aérienne massive sur les banlieues sud de Beyrouth le 27 septembre dernier. Depuis, les Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC) ont ouvert une enquête pour comprendre comment Israël a pu percer les plus hauts niveaux de direction du Hezbollah et localiser Nasrallah à ce moment précis, selon MEE.
Dix sources à Téhéran, Beyrouth et Bagdad, dont des figures chiites influentes ainsi que des personnes proches du Hezbollah et de l’IRGC, ont confié à MEE que Qaani, l’un des plus hauts généraux iraniens, est lui-même sous interrogation, alors que des réponses sont recherchées sur les récentes percées israéliennes.
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La Force Qods, dirigée par Qaani depuis l’assassinat de son prédécesseur Qassem Soleimani en 2020, est au centre de l’enquête. Ces deux derniers mois, Israël a éliminé plusieurs hauts dirigeants de l’Axe de la Résistance dirigé par l’Iran, y compris une grande partie de la direction militaire du Hezbollah.
Les soupçons d’une infiltration des hauts responsables iraniens se sont accentués après la mort supposée du successeur pressenti de Nasrallah, Hashem Safieddine, tué dans une frappe israélienne sur une base secrète du Hezbollah le 4 octobre. Safieddine aurait été touché lors d’une réunion du Conseil de la Shoura du Hezbollah, frappée par une attaque si puissante qu’elle a détruit plusieurs bâtiments résidentiels. Israël a confirmé la frappe mais reste évasif quant à la mort de Safieddine.
Qaani, arrivé au Liban deux jours après l’assassinat de Nasrallah pour évaluer la situation, a ensuite perdu tout contact avec son entourage pendant deux jours après l’attaque visant Safieddine. Cette disparition a alimenté les spéculations sur sa blessure ou même sa mort lors des bombardements continus de Beyrouth par Israël. Cependant, des sources iraniennes et irakiennes ont confirmé que Qaani est sain et sauf, bien qu’il soit actuellement sous détention pour les besoins de l’enquête.
Des officiers iraniens de haut rang, notamment Abbas Nilforoushan, ont également été tués aux côtés de Nasrallah. Ce dernier, commandant des opérations en Syrie et au Liban après la mort de son prédécesseur, a été pris pour cible juste après l’arrivée de Nasrallah dans un bunker situé sous un quartier résidentiel de Haret Hreik à Beyrouth.
Alors que l’enquête se poursuit, de plus en plus de preuves laissent penser que des fuites sont survenues au sein même des Gardiens de la Révolution, notamment ceux opérant dans le théâtre libanais. Le niveau et l’ampleur de ces fuites pourraient s’avérer plus graves que prévu, avec des pertes dévastatrices pour l’Iran et ses alliés dans la région.




