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Bilan des victimes des frappes américano-israéliennes sur l’Iran et des ripostes iraniennes : plus de mille morts recensés

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Les opérations militaires coordonnées entre les États-Unis et Israël, lancées à l’aube du 28 février 2026 contre des sites stratégiques iraniens, ont entraîné un bilan humain lourd, avec des centaines de victimes civiles et militaires rapportées par les autorités iraniennes et des organisations internationales. Ces frappes, baptisées Operation Epic Fury par le Pentagone, ont visé des installations nucléaires, des centres de commandement et des figures clés du régime, incluant le guide suprême Ali Khamenei, dont la mort a été confirmée par les médias d’État iraniens le lendemain. En riposte, les Gardiens de la révolution islamique ont tiré des salves de missiles balistiques et de drones vers Israël et des bases américaines dans le Golfe, causant des dommages limités mais des pertes civiles sporadiques. Selon les estimations compilées par des sources officielles et indépendantes, le bilan global dépasse les mille morts, majoritairement en Iran, avec des blessés se chiffrant en milliers. Ce décompte, encore provisoire, reflète l’intensité des échanges et les défis posés par les systèmes de défense antimissile des parties impliquées.

Les frappes initiales sur l’Iran et leur impact humain

Les attaques aériennes et de missiles menées par les forces américaines et israéliennes ont touché au moins neuf villes iraniennes, dont Téhéran, Qom, Ispahan, Karaj et Kermanshah. Le ministère iranien de la Santé a rapporté un bilan de 1 060 morts et 4 023 blessés dès les premières 24 heures, un chiffre corroboré par des estimations indépendantes comme celles de l’organisation Human Rights Activists in Iran (HRANA), qui évoquent 1 190 tués, dont 436 civils, 435 militaires et 319 non identifiés. Le Croissant-Rouge iranien, chargé des secours, a indiqué 201 morts et 747 blessés dans un premier bilan samedi soir, avant de réviser à la hausse avec l’ajout de victimes dans les provinces touchées. Ces frappes ont ciblé des complexes militaires, des usines de missiles à Semnan et des sites nucléaires comme Natanz et Fordow, où des centrifugeuses ont été endommagées à 40 % selon des évaluations du renseignement américain basées sur des images satellites de la National Geospatial-Intelligence Agency. Des blackouts ont affecté des centaines de milliers de personnes à Qom, compliquant les opérations de sauvetage et les soins aux blessés.

Parmi les incidents les plus tragiques, une frappe sur une école primaire pour filles à Minab, dans la province d’Hormozgan au sud de l’Iran, a causé au moins 53 morts, dont la majorité étaient des élèves et des enseignants, selon l’agence d’État IRNA et le ministère de l’Éducation iranien. Le gouverneur local a rapporté que l’attaque s’est produite en plein jour, alors que l’établissement était en activité, entraînant un effondrement partiel du bâtiment. Des images diffusées par Mehr News Agency montrent des décombres et des équipes de secours extrayant des corps, avec des rapports initiaux faisant état de 85 à 115 victimes, incluant des dizaines de blessés graves transférés vers des hôpitaux régionaux. Le porte-parole du ministère de l’Éducation a condamné cet acte comme une « violation flagrante du droit international humanitaire », notant que l’école n’était adjacente à aucune installation militaire. Des sources locales ont indiqué que ce raid faisait partie d’une vague plus large visant des dépôts d’armes près de Chiraz, où des dommages à des infrastructures résidentielles ont ajouté des dizaines de civils au bilan.

D’autres frappes ont visé des hauts responsables : le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh, le commandant des forces terrestres des Gardiens Mohammad Pakpour et le conseiller Ali Shamkhani ont été confirmés tués, selon des déclarations israéliennes relayées par Channel 12. Ces pertes, si elles se confirment pleinement, portent à au moins 18 le nombre de morts dans l’entourage immédiat de Khamenei, dont des gardes du corps et des conseillers militaires. Le bilan total en Iran inclut également des victimes dans des zones résidentielles périphériques aux sites militaires, avec des rapports de 5 800 blessés par HRANA, dont beaucoup souffrent de traumatismes dus aux explosions et aux effondrements de bâtiments.

Les ripostes iraniennes et les victimes dans les pays ciblés

Moins de deux heures après les premières explosions en Iran, les Gardiens de la révolution ont initié une contre-offensive avec plus de 200 missiles balistiques Fateh-110 et Shahab-3, ainsi que des drones Shahed-136. Le général Amir Ali Hajizadeh a qualifié cette réponse de « proportionnée et défensive », visant des bases militaires et des villes en Israël, ainsi que des installations américaines dans le Golfe. En Israël, le bilan officiel fait état d’une femme dans la cinquantaine tuée à Tel Aviv par un missile, avec 121 blessés, dont 31 traités pour des blessures mineures ou du stress post-traumatique, selon Magen David Adom, le service d’urgence national. Des sirènes ont retenti à Tel Aviv, Haïfa et Nahariya, où le Dôme de fer a intercepté 85 % des projectiles, mais des débris ont provoqué des incendies dans des zones résidentielles, blessant 12 civils près de Nahariya. Ashkelon a été touchée par des fragments, endommageant des habitations sans pertes supplémentaires rapportées.

Dans les pays du Golfe, les attaques ont visé des bases abritant des forces américaines. À Bahreïn, la base navale de Manama, siège de la Cinquième flotte, a subi deux impacts, endommageant un hangar et un quai, mais sans casualties confirmées par le ministère bahreïnite de la Défense. Aux Émirats arabes unis, un missile a frappé Palm Jumeirah à Dubaï, incendiant le Fairmont Hotel et blessant quatre personnes avec des brûlures et des fractures, traitées à l’hôpital Rashid. Des débris de missiles interceptés par le système THAAD ont causé des dommages mineurs à Abu Dhabi, blessant cinq personnes dans un quartier commercial et tuant une personne par chute de fragments. Au Qatar, la base aérienne d’Al Udeid a été ciblée, mais les défenses Patriot ont neutralisé les menaces sans blessés. Au Koweït et en Jordanie, des missiles ont été abattus en vol, évitant des dommages majeurs, avec deux missiles interceptés près d’Aqaba en Jordanie, débris tombant en mer sans victimes.

Le bilan global par pays et les défis de la vérification

En compilant les données disponibles, le bilan total des victimes s’établit comme suit :

  • En Iran : Entre 1 060 et 1 190 morts, dont au moins 436 civils et 435 militaires, avec 4 023 à 5 800 blessés. Ces chiffres incluent les 53 tués à l’école de Minab et des dizaines dans d’autres incidents civils, comme à Chiraz. Le Croissant-Rouge iranien rapporte 201 morts et 747 blessés dans un bilan intermédiaire, soulignant les difficultés d’accès aux zones touchées par les blackouts et les décombres.
  • En Israël : Une morte civile et 121 blessés, majoritairement légers, avec des cas de stress post-traumatique. Aucune perte militaire rapportée, grâce à l’efficacité des interceptions.
  • Aux Émirats arabes unis : Une morte à Abu Dhabi et neuf blessés (quatre à Dubaï, cinq à Abu Dhabi), tous civils, dus à des débris et à l’incendie de l’hôtel.
  • À Bahreïn, au Qatar, au Koweït et en Jordanie : Aucune victime confirmée, les attaques ayant été limitées à des dommages matériels mineurs sur des installations militaires.

Ces bilans restent provisoires, car les autorités iraniennes révisent régulièrement à la hausse les chiffres en fonction des opérations de sauvetage. Des organisations comme HRANA et Amnesty International soulignent les défis de vérification indépendante en raison des restrictions médiatiques et des blackouts imposés par le régime. En Israël, Magen David Adom fournit des mises à jour en temps réel, tandis que dans le Golfe, les ministères de la Défense publient des communiqués limités aux impacts sur les bases américaines. Les frappes persistantes, avec des survols américains en Syrie et des lancements iraniens supplémentaires dans la nuit du 28 au 1er mars, indiquent que le décompte pourrait s’alourdir, particulièrement en Iran où des hôpitaux comme ceux de Qom opèrent sous contrainte énergétique. Des renforts militaires iraniens à la frontière irakienne et des mobilisations israéliennes au Golan suggèrent une prolongation des hostilités, avec des checkpoints renforcés au Liban observant des mouvements de réfugiés syriens vers le nord. Des interceptions de missiles à Dubaï et en Jordanie continuent d’affecter les infrastructures, avec des débris rapportés dans plusieurs villes du Golfe, perturbant les chaînes logistiques et les aéroports régionaux.

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