L’ouverture de l’aéroport René Mouawad : une ineptie économique et une décision politique dans...
#ECO: L’ouverture de l’aéroport René Mouawad à Qleiat, près de Tripoli, apparaît comme une décision plus politique qu’économique. Dans un Liban en faillite, où la dette dépasse 170 % du PIB et où les services publics s’effondrent, consacrer des centaines de millions de dollars à ce projet relève de l’ineptie. Les ressources pourraient être mieux allouées à la reconstruction du port de Beyrouth, priorité nationale après l’explosion de 2020.
Liban: Une Banque centrale dépouillée de ses fonctions essentielles
#BANQUEDULIBAN: La Banque du Liban opère sans outils de politique monétaire, sans données publiques à jour, ni feuille de route stratégique. Depuis la nomination de Karim Souaid, aucune réforme du secteur bancaire n’a été enclenchée. Sans loi sur les capitaux ni plan de restructuration, l’institution centrale reste inactive face à une économie entièrement dollarisée. Déconnectée du FMI, absente du débat public, elle cristallise la défiance d’une population privée d’accès à ses dépôts depuis 2019.
La dette publique libanaise est désormais détenue à 84 % par la Banque du...
En 2024, la dette publique du Liban s’élève à 27,6 milliards de dollars, détenue à 84 % par la Banque du Liban et les banques locales. Elle est libellée à 98 % en devises étrangères et à 68 % à court terme, ce qui fragilise le Trésor et expose les bilans bancaires à des pertes potentielles. Cette configuration rend une restructuration inévitable, faute de capacité de financement autonome ou de relance du marché obligataire.
Offensive des banques libanaises au Parlement : une stratégie de pression pour infléchir la...
Alors que le Liban prépare une loi cruciale sur la restructuration bancaire, les banques intensifient leur lobbying au sein des commissions parlementaires. Des amendements substantiels ont été introduits sous leur influence, modifiant profondément l’équilibre initial du projet. Cette pression soulève des interrogations sur l’indépendance législative et la protection des déposants face aux intérêts bancaires. Le débat se cristallise autour des responsabilités dans la répartition des pertes du secteur.
Salaire minimum au Liban : entre seuil de survie et précarité généralisée
Fixé à 9 millions de livres libanaises, le salaire minimum au Liban reste loin du seuil de survie estimé à 20 millions. Face à cette précarité, les ménages cumulent les emplois et dépendent des aides familiales. Le modèle social libanais se désagrège, sans stratégie salariale claire ni mécanismes d’indexation. Cette désaffiliation progressive des protections sociales alimente une fragmentation sociale durable.
Résilience sous contraintes : les entreprises libanaises face à la crise
Le classement des 50 entreprises libanaises les plus résilientes met en avant Ogero, Liban Lait et plusieurs banques. Mais la présence de ces dernières suscite des critiques, compte tenu des restrictions imposées aux clients depuis la crise. Tandis que le palmarès valorise la stabilité financière, il ignore l’impact de l’économie informelle, qui représente une part majeure du PIB. Ce classement soulève ainsi un débat sur les critères de performance économique au Liban.
Dollars sous surveillance : le verrou bancaire persiste
Malgré une reprise économique partielle, les restrictions bancaires sur les retraits en dollars et les transferts internationaux persistent. Les banques appliquent des plafonds arbitraires, faute de loi sur les capitaux. Les particuliers et entreprises subissent des blocages, notamment pour les soins, les études ou les importations. Le projet de régulation reste au point mort, tandis que les tensions entre déposants et établissements s’accentuent. La normalisation du système bancaire demeure incertaine.
Banque du Liban : encadrement des retraits en devises et consolidation d’un système bancaire...
La Banque du Liban a officialisé le gel des retraits en devises sur les comptes ouverts avant 2019, entérinant une inégalité bancaire prolongée sans base légale claire. Cette mesure renforce un système d’exception, dans un secteur en crise de confiance totale. En l’absence de réforme du système bancaire ou de loi sur les pertes, la BdL agit seule, au risque de prolonger l’asphyxie du crédit et la désintermédiation de l’économie.
Une hausse du salaire minimum sans gains de productivité : la relance à crédit...
Le gouvernement libanais a relevé le salaire minimum à 28 millions de livres libanaises sans gains de productivité ni plan économique global. Cette mesure pourrait nourrir l’inflation, creuser les inégalités et fragiliser les PME. L’ajustement s’inscrit dans une politique nominale, non structurelle, sans stratégie pour améliorer l’emploi formel ou la productivité. Le risque d’une boucle prix-salaires non maîtrisée s’ajoute à l’inefficacité d’un mécanisme sans ciblage réel.
Compétences numériques : Le Liban se classe 84e mondial et 10e dans la région...
Le Liban se classe 84e mondial et 10e dans la région MENA dans le Global Skills Index 2025 publié par Coursera. Les scores du pays atteignent 32 % en business, 16 % en technologie et 24 % en science des données. L’indice met en lumière un déficit en compétences numériques, avec un taux d’adoption des formations en ligne inférieur à 3 %. Les tensions sur le marché de l’emploi technologique s’intensifient et les initiatives publiques restent limitées en volume budgétaire.
Transition énergétique : Le Liban peine à se distinguer au classement mondial
Le Liban est classé 77ème mondialement et huitième parmi les pays arabes dans l’indice de transition énergétique 2025 du Forum économique mondial. Malgré une légère progression par rapport à 2024, il reste loin derrière plusieurs voisins régionaux. Le pays peine particulièrement sur la préparation à la transition énergétique, souffrant d'un déficit d’investissements, de régulations efficaces et de stabilité politique. Le rapport recommande d'améliorer l'environnement réglementaire pour attirer davantage d'investissements et renforcer les infrastructures énergétiques.
Santé en crise : la fin du droit aux soins ?
Au Liban, l’effondrement du système de santé prive des milliers de citoyens de tout accès aux soins. Les hôpitaux publics ferment partiellement, les soignants fuient le pays, et les patients doivent payer en dollars pour être soignés. Les régions périphériques sont abandonnées. Face à l’inaction de l’État et à l’absence de financement stable, la santé devient un bien marchand, inaccessible aux plus fragiles. Le droit aux soins n’est plus garanti, même en cas d’urgence.
Dépendance aux importations : quelle marge pour la souveraineté alimentaire ?
Le Liban importe plus de 80 % de sa nourriture, exposant sa population aux chocs logistiques, économiques et géopolitiques. Face aux ruptures d’approvisionnement et à l’inflation, la souveraineté alimentaire refait surface comme enjeu stratégique.
Criminalité en hausse : forte progression des homicides par arme à feu
Le ministère de l’Intérieur rapporte une hausse inquiétante de 17 % des homicides par arme à feu entre janvier et mai 2025. Cette augmentation touche principalement les régions périphériques, où les violences interpersonnelles se multiplient. Le manque de présence sécuritaire, la prolifération des armes illégales et l’effondrement des services publics aggravent la situation. Les forces de sécurité tentent de réagir, mais les réponses structurelles se font encore attendre.




















