Mission du FMI à Beyrouth fin septembre : le Liban au pied du mur...
La mission du FMI attendue à Beyrouth fin septembre 2025 place le Liban face à ses responsabilités. Entre dette publique écrasante, restructuration bancaire inachevée, secret bancaire réformé mais imparfait et absence de transparence budgétaire, l’avenir économique du pays dépend de réformes profondes et d’un consensus politique encore fragile.
Les banques libanaises transforment une crise bancaire en effondrement systémique pour échapper à leurs...
Depuis 2019, les banques libanaises, alliées aux autorités, ont transformé une crise de liquidité en effondrement systémique pour éviter leurs pertes. Décotes sur les lollars, contrôles informels et résistance aux réformes ont transféré la facture aux déposants, aggravé l’inflation, et bloqué la restructuration malgré FMI et Banque mondiale en 2025.
Une économie sous respiration artificielle : fragilité persistante et soutien externe précaire
En 2025, l’économie libanaise survit grâce aux transferts de la diaspora et au soutien international, masquant une fragilité profonde. Derrière la stabilité du taux de change et des réserves en hausse, stagnation du crédit, dette massive et vulnérabilités énergétiques révèlent une dépendance inquiétante. Sans réformes, le pays risque l’effondrement.
Liban : La loi de restructuration bancaire, une réforme entachée de suspicions et d’opacité
#FOCUSLIBAN: Adoptée fin juillet et publiée le 21 août 2025, la loi de restructuration bancaire entend assainir un secteur en faillite. Mais l’opacité des bilans, le rôle central de la BDL et une Haute Commission bancaire jugée peu indépendante nourrissent la crainte d’un sauvetage des élites plutôt que des déposants, malgré les exigences du FMI.
Liban : L’État cherche des alternatives aux eurobonds : vers un plan B ?
#FOCUSLIBAN: Face à l’impasse sur les eurobonds, le Liban explore un « plan B » incluant l’utilisation de l’or de la Banque du Liban. Mais sans réformes exigées par le FMI – unification des taux de change, restructuration bancaire, contrôle des capitaux – ces alternatives apparaissent comme des palliatifs précaires à une crise structurelle.
Pourquoi les banques refusent l’unification des taux de change ?
#CRISE: L’unification des taux de change, exigée par le FMI, cristallise l’opposition des banques libanaises, qui craignent de devoir reconnaître des pertes colossales. Avec 85 milliards de dollars de pertes cumulées et 93 milliards de dépôts gelés, cette réforme menace la survie du secteur financier. Entre pressions internationales, restructuration bancaire et dollarisation de l’économie, l’avenir monétaire du Liban reste suspendu à une décision qui pourrait tout bouleverser.
L’ouverture de l’aéroport René Mouawad : une ineptie économique et une décision politique dans...
#ECO: L’ouverture de l’aéroport René Mouawad à Qleiat, près de Tripoli, apparaît comme une décision plus politique qu’économique. Dans un Liban en faillite, où la dette dépasse 170 % du PIB et où les services publics s’effondrent, consacrer des centaines de millions de dollars à ce projet relève de l’ineptie. Les ressources pourraient être mieux allouées à la reconstruction du port de Beyrouth, priorité nationale après l’explosion de 2020.
Liban: Une Banque centrale dépouillée de ses fonctions essentielles
#BANQUEDULIBAN: La Banque du Liban opère sans outils de politique monétaire, sans données publiques à jour, ni feuille de route stratégique. Depuis la nomination de Karim Souaid, aucune réforme du secteur bancaire n’a été enclenchée. Sans loi sur les capitaux ni plan de restructuration, l’institution centrale reste inactive face à une économie entièrement dollarisée. Déconnectée du FMI, absente du débat public, elle cristallise la défiance d’une population privée d’accès à ses dépôts depuis 2019.
La dette publique libanaise est désormais détenue à 84 % par la Banque du...
En 2024, la dette publique du Liban s’élève à 27,6 milliards de dollars, détenue à 84 % par la Banque du Liban et les banques locales. Elle est libellée à 98 % en devises étrangères et à 68 % à court terme, ce qui fragilise le Trésor et expose les bilans bancaires à des pertes potentielles. Cette configuration rend une restructuration inévitable, faute de capacité de financement autonome ou de relance du marché obligataire.
Offensive des banques libanaises au Parlement : une stratégie de pression pour infléchir la...
Alors que le Liban prépare une loi cruciale sur la restructuration bancaire, les banques intensifient leur lobbying au sein des commissions parlementaires. Des amendements substantiels ont été introduits sous leur influence, modifiant profondément l’équilibre initial du projet. Cette pression soulève des interrogations sur l’indépendance législative et la protection des déposants face aux intérêts bancaires. Le débat se cristallise autour des responsabilités dans la répartition des pertes du secteur.
Salaire minimum au Liban : entre seuil de survie et précarité généralisée
Fixé à 9 millions de livres libanaises, le salaire minimum au Liban reste loin du seuil de survie estimé à 20 millions. Face à cette précarité, les ménages cumulent les emplois et dépendent des aides familiales. Le modèle social libanais se désagrège, sans stratégie salariale claire ni mécanismes d’indexation. Cette désaffiliation progressive des protections sociales alimente une fragmentation sociale durable.
Résilience sous contraintes : les entreprises libanaises face à la crise
Le classement des 50 entreprises libanaises les plus résilientes met en avant Ogero, Liban Lait et plusieurs banques. Mais la présence de ces dernières suscite des critiques, compte tenu des restrictions imposées aux clients depuis la crise. Tandis que le palmarès valorise la stabilité financière, il ignore l’impact de l’économie informelle, qui représente une part majeure du PIB. Ce classement soulève ainsi un débat sur les critères de performance économique au Liban.
Dollars sous surveillance : le verrou bancaire persiste
Malgré une reprise économique partielle, les restrictions bancaires sur les retraits en dollars et les transferts internationaux persistent. Les banques appliquent des plafonds arbitraires, faute de loi sur les capitaux. Les particuliers et entreprises subissent des blocages, notamment pour les soins, les études ou les importations. Le projet de régulation reste au point mort, tandis que les tensions entre déposants et établissements s’accentuent. La normalisation du système bancaire demeure incertaine.
Banque du Liban : encadrement des retraits en devises et consolidation d’un système bancaire...
La Banque du Liban a officialisé le gel des retraits en devises sur les comptes ouverts avant 2019, entérinant une inégalité bancaire prolongée sans base légale claire. Cette mesure renforce un système d’exception, dans un secteur en crise de confiance totale. En l’absence de réforme du système bancaire ou de loi sur les pertes, la BdL agit seule, au risque de prolonger l’asphyxie du crédit et la désintermédiation de l’économie.




















