Travail et salaires : le pouvoir d’achat s’effondre malgré la stabilisation de la livre...
Malgré la stabilisation du taux de change, le pouvoir d’achat des Libanais continue de chuter. Les prix alimentaires, les loyers et les coûts des services explosent, tandis que les salaires stagnent. Les écarts régionaux se creusent et les transferts de la diaspora masquent difficilement la paupérisation croissante. L’économie s’installe dans une stagnation sociale et salariale durable.
L’IA, la théorie de la valeur et le capitalisme : entre orthodoxie marxiste et...
L’intelligence artificielle bouleverse la théorie de la valeur : pour Marx, elle précipite la crise du capitalisme en supprimant le travail vivant, source de plus-value ; pour Schumpeter, elle incarne l’innovation et la création de valeur. Entre orthodoxie marxiste et révision moderne, l’IA impose de repenser le travail, la valeur et le rôle de l’humain.
Balance des paiements 2024 : comprendre le déficit annoncé et ses ressorts
Le déficit du compte courant atteint 5,56 milliards de dollars en 2024, légèrement en baisse mais toujours élevé. Cette amélioration apparente masque un déséquilibre structurel du commerce extérieur et des illusions comptables liées à la valorisation des avoirs. La clé réside dans les services, la logistique et la discipline économique.
Liban : ruée sur l’or pour fuir les banques en crise (abonnés)
Au Liban, la perte de confiance envers le système bancaire pousse de nombreux citoyens à convertir leur épargne en or physique. Les importations d’or ont bondi de 22 % en 2025, soutenues par les remises de la diaspora et la flambée mondiale des cours. Une ruée qui illustre une défiance persistante.
Le Liban grimpe au 90e rang mondial dans l’indice global de l’innovation 2025
#BONNENOUVELLE, fallait bien en trouver une cette semaine ... Le Liban gagne quatre places dans l’indice global de l’innovation 2025, publié par l’OMPI, Insead et Cornell, atteignant le 90e rang mondial sur 139 pays. Malgré une crise économique persistante, le pays démontre une résilience dans certains domaines, notamment la sophistication du marché et la production scientifique.
Mission du FMI à Beyrouth fin septembre : le Liban au pied du mur...
La mission du FMI attendue à Beyrouth fin septembre 2025 place le Liban face à ses responsabilités. Entre dette publique écrasante, restructuration bancaire inachevée, secret bancaire réformé mais imparfait et absence de transparence budgétaire, l’avenir économique du pays dépend de réformes profondes et d’un consensus politique encore fragile.
Les banques libanaises transforment une crise bancaire en effondrement systémique pour échapper à leurs...
Depuis 2019, les banques libanaises, alliées aux autorités, ont transformé une crise de liquidité en effondrement systémique pour éviter leurs pertes. Décotes sur les lollars, contrôles informels et résistance aux réformes ont transféré la facture aux déposants, aggravé l’inflation, et bloqué la restructuration malgré FMI et Banque mondiale en 2025.
Une économie sous respiration artificielle : fragilité persistante et soutien externe précaire
En 2025, l’économie libanaise survit grâce aux transferts de la diaspora et au soutien international, masquant une fragilité profonde. Derrière la stabilité du taux de change et des réserves en hausse, stagnation du crédit, dette massive et vulnérabilités énergétiques révèlent une dépendance inquiétante. Sans réformes, le pays risque l’effondrement.
Liban : La loi de restructuration bancaire, une réforme entachée de suspicions et d’opacité
#FOCUSLIBAN: Adoptée fin juillet et publiée le 21 août 2025, la loi de restructuration bancaire entend assainir un secteur en faillite. Mais l’opacité des bilans, le rôle central de la BDL et une Haute Commission bancaire jugée peu indépendante nourrissent la crainte d’un sauvetage des élites plutôt que des déposants, malgré les exigences du FMI.
Liban : L’État cherche des alternatives aux eurobonds : vers un plan B ?
#FOCUSLIBAN: Face à l’impasse sur les eurobonds, le Liban explore un « plan B » incluant l’utilisation de l’or de la Banque du Liban. Mais sans réformes exigées par le FMI – unification des taux de change, restructuration bancaire, contrôle des capitaux – ces alternatives apparaissent comme des palliatifs précaires à une crise structurelle.
Pourquoi les banques refusent l’unification des taux de change ?
#CRISE: L’unification des taux de change, exigée par le FMI, cristallise l’opposition des banques libanaises, qui craignent de devoir reconnaître des pertes colossales. Avec 85 milliards de dollars de pertes cumulées et 93 milliards de dépôts gelés, cette réforme menace la survie du secteur financier. Entre pressions internationales, restructuration bancaire et dollarisation de l’économie, l’avenir monétaire du Liban reste suspendu à une décision qui pourrait tout bouleverser.
L’ouverture de l’aéroport René Mouawad : une ineptie économique et une décision politique dans...
#ECO: L’ouverture de l’aéroport René Mouawad à Qleiat, près de Tripoli, apparaît comme une décision plus politique qu’économique. Dans un Liban en faillite, où la dette dépasse 170 % du PIB et où les services publics s’effondrent, consacrer des centaines de millions de dollars à ce projet relève de l’ineptie. Les ressources pourraient être mieux allouées à la reconstruction du port de Beyrouth, priorité nationale après l’explosion de 2020.
Liban: Une Banque centrale dépouillée de ses fonctions essentielles
#BANQUEDULIBAN: La Banque du Liban opère sans outils de politique monétaire, sans données publiques à jour, ni feuille de route stratégique. Depuis la nomination de Karim Souaid, aucune réforme du secteur bancaire n’a été enclenchée. Sans loi sur les capitaux ni plan de restructuration, l’institution centrale reste inactive face à une économie entièrement dollarisée. Déconnectée du FMI, absente du débat public, elle cristallise la défiance d’une population privée d’accès à ses dépôts depuis 2019.
La dette publique libanaise est désormais détenue à 84 % par la Banque du...
En 2024, la dette publique du Liban s’élève à 27,6 milliards de dollars, détenue à 84 % par la Banque du Liban et les banques locales. Elle est libellée à 98 % en devises étrangères et à 68 % à court terme, ce qui fragilise le Trésor et expose les bilans bancaires à des pertes potentielles. Cette configuration rend une restructuration inévitable, faute de capacité de financement autonome ou de relance du marché obligataire.




















