Sauver les banquiers ou protéger les déposants : le dilemme au cœur de la...
Un rapport de l’AUB (octobre 2025) pose le dilemme central de la crise bancaire libanaise : sauver les banquiers ou protéger les déposants. L’étude analyse 21 banques et conclut qu’une restructuration équitable doit effacer d’abord les actionnaires, puis recourir au bail-in au-delà de 100 000 dollars.
Liban : sous le voile de la souveraineté, les banques libanaises masquent une défense...
Au Liban, les banques brandissent la “souveraineté” comme paravent pour bloquer les réformes exigées par le FMI et protéger leurs actionnaires. En refusant une répartition équitable des pertes du gouffre de 80 milliards de dollars, elles transfèrent la facture aux déposants, aggravent la fuite des dépôts et prolongent l’asphyxie économique.
Eurobonds, FMI et réforme fiscale : le Liban peut-il encore rétablir la confiance ?
Les eurobonds libanais remontent autour de 18 cents et le pouvoir promet accord avec le FMI, restructuration bancaire et réforme fiscale. Mais les banques restent bloquées, les déposants méfiants et les recettes fiscales stagnent. Entre signaux de marché et économie réelle en apnée, la question centrale demeure : le Liban peut-il encore rétablir la confiance ?
Un pays plus pauvre qu’en 2019 : pourquoi le “rebond” libanais reste une illusion
En 2025, le Liban affiche une inflation en recul, un léger mieux dans le commerce de détail et des eurobonds un peu moins déprimés. Mais l’économie reste, en valeur réelle, plus petite qu’en 2019, avec un système bancaire paralysé, des entreprises fermées et une société épuisée. Le “rebond” reste largement une illusion statistique.
L’étrange alliance de circonstance entre Banques et Hezbollah pour refuser les réformes financières
Face aux réformes exigées par le Fonds monétaire international, les actionnaires des banques libanaises et le Hezbollah forment une opposition commune. Cette convergence marque un tournant inédit dans la crise financière du Liban, où la sauvegarde des intérêts privés et les réseaux parallèles se dressent contre la réforme de l’État.
Les banques libanaises n’échapperont pas aux conditions du FMI
Le FMI lie la relance financière du Liban à une conformité totale des banques aux normes AML/CFT. Entre restructuration, transparence comptable et rigueur procédurale, les établissements doivent prouver l’exécution réelle des contrôles, la traçabilité des flux et la solidité de leurs bilans. Sans preuve documentée, l’accès aux bailleurs restera bloqué.
Pauvreté piégée : comment la crise économique transforme la société libanaise
Le Liban s’enfonce dans une pauvreté structurelle : 80 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. L’inflation, la dévaluation et l’effondrement des services publics détruisent la classe moyenne. Entre exode, travail informel et survie quotidienne, la société libanaise se transforme en économie de subsistance.
Pourquoi la faillite bancaire asphyxie l’économie réelle
La faillite bancaire étouffe l’économie réelle : bilans non assainis, correspondants prudents et pression GAFI bloquent crédits documentaires, paiements d’intrants et investissements. Résultat : usines à l’arrêt, exportations agro en recul, tourisme en reflux. Trois clés urgentes : trancher le sort des banques, pré-vérifier les L/C PME, livrer des réformes AML/CFT.
Négociations avec le FMI : le blocage libanais face à une crise systémique et...
Trois ans après l’accord préliminaire, le programme FMI–Liban reste gelé. Le Fonds conditionne tout décaissement à la restructuration bancaire, au contrôle des capitaux, à l’unification du taux de change, à la transparence et aux réformes d’EDL. Des amendements renforçant supervision et hiérarchie des pertes émergent, mais leur adoption effective demeure incertaine.
Travail et salaires : le pouvoir d’achat s’effondre malgré la stabilisation de la livre...
Malgré la stabilisation du taux de change, le pouvoir d’achat des Libanais continue de chuter. Les prix alimentaires, les loyers et les coûts des services explosent, tandis que les salaires stagnent. Les écarts régionaux se creusent et les transferts de la diaspora masquent difficilement la paupérisation croissante. L’économie s’installe dans une stagnation sociale et salariale durable.
L’IA, la théorie de la valeur et le capitalisme : entre orthodoxie marxiste et...
L’intelligence artificielle bouleverse la théorie de la valeur : pour Marx, elle précipite la crise du capitalisme en supprimant le travail vivant, source de plus-value ; pour Schumpeter, elle incarne l’innovation et la création de valeur. Entre orthodoxie marxiste et révision moderne, l’IA impose de repenser le travail, la valeur et le rôle de l’humain.
Balance des paiements 2024 : comprendre le déficit annoncé et ses ressorts
Le déficit du compte courant atteint 5,56 milliards de dollars en 2024, légèrement en baisse mais toujours élevé. Cette amélioration apparente masque un déséquilibre structurel du commerce extérieur et des illusions comptables liées à la valorisation des avoirs. La clé réside dans les services, la logistique et la discipline économique.
Liban : ruée sur l’or pour fuir les banques en crise (abonnés)
Au Liban, la perte de confiance envers le système bancaire pousse de nombreux citoyens à convertir leur épargne en or physique. Les importations d’or ont bondi de 22 % en 2025, soutenues par les remises de la diaspora et la flambée mondiale des cours. Une ruée qui illustre une défiance persistante.
Le Liban grimpe au 90e rang mondial dans l’indice global de l’innovation 2025
#BONNENOUVELLE, fallait bien en trouver une cette semaine ... Le Liban gagne quatre places dans l’indice global de l’innovation 2025, publié par l’OMPI, Insead et Cornell, atteignant le 90e rang mondial sur 139 pays. Malgré une crise économique persistante, le pays démontre une résilience dans certains domaines, notamment la sophistication du marché et la production scientifique.




















