Focus: évolution de la liquidité bancaire au liban entre 2019 et 2024
Entre 2019 et 2024, la liquidité bancaire libanaise a chuté de moitié, passant de 8,3 milliards USD à 4,15 milliards USD. Les retraits massifs, la perte de confiance des déposants, et la domination des actifs toxiques dans les bilans ont exacerbé la crise bancaire. En 2024, les dépôts convertis en "lollars" et l’absence de restructuration de la dette publique soulignent l’urgence de réformes structurelles pour éviter un effondrement total du système financier.
Quand la crise économique pousse les enfants hors de l’école
L’abandon scolaire au Liban atteint des niveaux critiques, avec près de 30 % des enfants en âge scolaire ayant quitté les bancs de l’école depuis 2020. Cette tendance, exacerbée par la crise économique, touche particulièrement les régions rurales et les communautés marginalisées. Les écoles publiques, surchargées et sous-financées, peinent à répondre à la demande croissante. Les impacts incluent une augmentation du travail des enfants et une génération privée des compétences nécessaires pour reconstruire le pays.
Perspective: Excédent de la balance des paiements, un reflet d’une économie sous contrainte en...
En 2024, le Liban a enregistré un excédent de 1,6 milliard USD sur la balance des paiements, une amélioration liée à une réduction des importations et à l’augmentation des transferts de la diaspora. Cet excédent masque cependant une crise économique prolongée et des déséquilibres structurels profonds. Les flux financiers non productifs et l’absence de réformes limitent toute perspective de reprise durable. La dépendance croissante à la diaspora reflète une économie sous contrainte, incapable de générer une croissance locale.
Focus: Réformes ou blocages, le dilemme du FMI au Liban
Les réformes exigées par le FMI au Liban, incluant la restructuration bancaire et la lutte contre la corruption, rencontrent une opposition des élites politiques et économiques, selon des sources locales. Bien que cruciales pour restaurer la stabilité, ces réformes risquent d’aggraver les tensions sociales en raison des mesures d’austérité qu’elles impliquent. L’absence d’une vision collective et la protection des intérêts partisans freinent les progrès, rendant encore plus difficile la sortie de crise.
Guerre commerciale ? Les mises en garde d’un haut responsable européen
Isabel Schnabel, membre du conseil exécutif de la BCE, a averti que les politiques protectionnistes américaines, notamment les tarifs douaniers, menacent l’économie européenne dans des secteurs clés comme l’automobile et l’agriculture. Elle a plaidé pour une réforme de l’OMC afin de garantir un commerce équitable et prévenir une fragmentation de l’économie mondiale. L’Union européenne cherche à diversifier ses marchés, tout en évitant une escalade des tensions transatlantiques.
L’inflation au liban en décembre 2024 atteint 18,12% sur un an avec des variations...
L'inflation au Liban a atteint 18,12 % en décembre 2024, marquant une hausse de 2,30 % par rapport au mois précédent. Les régions les plus impactées incluent Beyrouth (+3,59 %) et le Nord (+3,79 %). Les catégories les plus touchées sont l'alimentation (+2,58 %) et les vêtements (+1,93 %), tandis que le logement a enregistré une baisse de -1,19 %. L'inflation moyenne pour 2024 s'élève à 45,24 %, soulignant la gravité de la crise économique libanaise.
257,8 millions USD de la Banque mondiale pour améliorer l’accès à l’eau potable dans...
La Banque mondiale a approuvé un prêt de 257,8 millions USD pour financer la deuxième phase du projet d’eau du Grand Beyrouth. Ce programme vise à améliorer l’accès à l’eau potable pour 1,8 million d’habitants, réduire la dépendance aux sources privées et renforcer l’efficacité du réseau. Cependant, les faibles contributions du gouvernement libanais et des défis institutionnels pourraient ralentir sa mise en œuvre. Ce projet s’inscrit dans une stratégie à long terme pour moderniser les infrastructures hydrauliques du Liban.
Réserves étrangères liquides de la Banque du Liban à 10,3 milliards USD, réserves d’or...
Les réserves étrangères liquides de la Banque du Liban (BdL) atteignent 10,3 milliards USD mi-janvier 2025, et ses réserves d’or 24,8 milliards USD. Bien que la BdL stabilise son bilan et limite les fluctuations monétaires, elle refuse les opérations de change nécessaires aux institutions publiques. Cette politique, dans un contexte de dépendance aux importations, aggrave les pénuries d’électricité et de biens essentiels, mettant sous pression une population déjà éprouvée par des années de crise économique.
أشار المرصد الاوروبي للنزاهة في لبنان عبر حسابه الخاص على منصة « أكس » الى اننا...
ورأى المرصد أنه يصعب على جابر المعروف بانتمائه السياسي ان يساهم بتطبيق الخطط الإصلاحية التي تحتاجها البلاد".وذكر المرصد بالاتهام الذي وجهه صندوق النقد الدولي...
Une nouvelle augmentation des prix des carburants
Mardi, les prix des carburants au Liban ont augmenté, avec l’essence 95 octanes à 1 478 000 LL et le diesel à 1 393 000 LL. Cette hausse, due à la dévaluation de la monnaie et aux fluctuations internationales, aggrave le fardeau des ménages et l’économie locale. Les coûts élevés du transport et de l’énergie impactent directement le pouvoir d’achat des Libanais, dans un contexte de crise économique persistante. Les solutions durables se font attendre.
Le FMI : « Les réformes structurelles sont non négociables pour débloquer l’aide »
Le FMI insiste sur des réformes structurelles non négociables pour débloquer l’aide au Liban. Parmi les priorités figurent la restructuration bancaire et la transparence financière. Cependant, des résistances internes et des désaccords sur la répartition des pertes financières retardent leur mise en œuvre. Sans un accord, l’accès aux financements internationaux reste bloqué, aggravant la crise économique. Le FMI et les bailleurs de fonds demandent également des garanties pour éviter la corruption.
Port de beyrouth : l’activité des conteneurs en baisse de 7,44 % à 700...
Le port de Beyrouth a enregistré une baisse de 7,44 % de son activité totale de conteneurs en novembre 2024, atteignant 700 974 EVP. L'activité de transbordement a chuté de 26,84 % à 186 633 EVP, en raison des tensions géopolitiques et de la hausse des primes d’assurance. Cependant, l'activité locale a augmenté de 2,41 % à 514 341 EVP, témoignant de la résilience du commerce intérieur libanais. Une reprise partielle a été observée en novembre grâce au cessez-le-feu.
Les banques libanaises : un obstacle majeur à la réforme sous l’ère Joseph Aoun...
Fadi Khalaf, secrétaire général de l’Association des Banques du Liban, a promis des réformes pour protéger les déposants et relancer l’économie. Cependant, ces déclarations masquent l’hypocrisie d’un secteur bancaire qui a saboté le plan Lazard et freiné toute restructuration significative. Les banques, responsables de l’effondrement financier, continuent de privilégier leurs intérêts au détriment des Libanais. La transparence et la responsabilité sont essentielles pour restaurer la confiance et garantir une reprise économique durable.
Représentants des chambres de commerce et d’industrie : Une relance économique sous pression
Les chambres de commerce et d’industrie libanaises plaident pour une relance économique via l’innovation et les partenariats public-privé. Cependant, des critiques émergent sur l’insuffisance des mesures pour soutenir les PME et attirer les investissements étrangers. Alors que des réformes urgentes sont demandées, les freins politiques et la dépendance à l’aide internationale compliquent les initiatives. Sans vision cohérente, les efforts pour stabiliser l'économie peinent à répondre aux attentes.




















