Edito: Quand les faucons du Congrès ciblent l’armée libanaise

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Deux sénateurs américains qualifient l’armée libanaise de « mauvais investissement » après un communiqué accusant clairement Israël de violations au Sud. À Beyrouth, cette tempête politique relance la question : comment défendre une parole souveraine sans perdre une aide militaire vitale ? Une ligne de crête étroite pour l’institution.

Dix ans après les attentats de Paris : le Liban face aux échos des...

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Dix ans après les attentats de Paris, le Liban regarde les cérémonies françaises en portant ses propres cicatrices: les explosions oubliées de Bourj el-Barajneh. Il s'agit de s'interroge sur une mémoire nationale sélective, qui efface ses victimes et ses responsabilités, au moment où la transition syrienne rebat les cartes sécuritaires autour du Liban.

La Syrie sur la voie express de l’aide internationale, pendant que le Liban fait...

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La Syrie, fraîchement réhabilitée sur la scène internationale, avance vers un accord avec le FMI, pendant que le Liban s’enlise dans ses blocages bancaires et politiques. Tandis que Damas multiplie les réformes et attire les bailleurs, Beyrouth reste figée dans une interminable attente, incapable de franchir le pas des réformes un blocage directement lié au lobby bancaire.

L’Indignation sélective : Quand les grottes valent plus que tout le reste

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Oh, Libanais chéris, votre mémoire est un chef-d'œuvre d'omissions ! On s'insurge contre Jeita parce que c'est récent, spectaculaire, avec des vidéos virales. Mais pour les Cèdres reconvertis en pistes de danse nuptiales, la gare et son quartier en zone de pubs, ou Solidere en fief privatisé, c'est le grand mutisme. La corruption murmure, les bakchichs achètent les dérogations, et l'élite s'approprie tout. Dans un pays où les espaces publics sont rarissimes – un parc central rouvert en 2016 puis refermé, un littoral amputé depuis les années 1960 – on trie ses colères comme ses alliés : les payants passent sous le radar.

Edito: l’échec cuisant du « nouveau Moyen-Orient » rêvé par Netanyahu

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Un an après l’assassinat de Hassan Nasrallah, la promesse de Netanyahu d’un « nouveau Moyen-Orient » vacille. Isolement diplomatique, Accords d’Abraham fragilisés, reconnaissance accrue de la Palestine et accusations de crimes de guerre à Gaza : les succès tactiques ont engendré un échec stratégique coûteux pour Israël et sa sécurité.

Permis de tuer pour Israël : la famille Sharara décimée à Bint Jbeil

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Le 21 septembre 2025, un drone israélien a frappé près de Bint Jbeil, tuant l’Américano-Libanais Shadi Sharara et ses trois enfants. Seule la mère, grièvement blessée, a survécu. Ce drame, malgré le cessez-le-feu 2024, relance les questions sur les frappes préventives et l’aide militaire américaine, révélant une indignation sélective.

Gaza : le jackpot immobilier bâti sur un cimetière, avec la bénédiction du droit...

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Au Sommet sur le renouveau urbain, Bezalel Smotrich a qualifié Gaza de « bonanza immobilier », suscitant l’indignation face à la mort de 62 966 Palestiniens et au sort des otages. Avec Trump, Netanyahu et Kushner, il projette un Gaza transformé en station balnéaire, foulant aux pieds le droit international et les conventions humanitaires.

Edito: Trump cible la presse, la science et les universités

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Depuis Londres, Donald Trump désigne Antifa comme « organisation terroriste majeure », tout en intensifiant son offensive contre la presse, la science et les universités. Entre purges médiatiques, censure scientifique et pressions académiques, son administration consolide un pouvoir aux accents monarchiques, menaçant gravement les contrepoids démocratiques aux États-Unis.

Edito: Trump proclame le Département de la Guerre, l’Amérique en matamore

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#EDITO: Exit la « Défense », place à la « Guerre » ! Donald Trump joue au shérif planétaire, persuadé qu’un logo guerrier intimide plus qu’une armée. Coût du caprice : 1,2 milliard de dollars. Le monde rit jaune, mais l’Amérique trumpienne jubile dans son théâtre d’ombres martiales.

Edito: Bourj Barajneh, 3 septembre 2025, le mirage du désarmement s’effondre en fanfare

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#EDITO: Le 3 septembre 2025, le camp palestinien de Bourj Barajneh a sombré dans le chaos, malgré une récente cérémonie de désarmement présentée comme « historique ». Affrontements meurtriers, mort d’un enfant, impuissance de l’État libanais : cet épisode illustre l’échec flagrant d’un processus de démilitarisation réduit à une illusion politique.

Edito: Israël élimine les derniers témoins gênants au Sud-Liban

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La fin annoncée de la FINUL au Liban offre à Israël et aux États-Unis un champ d’action sans témoins. Entre 35 000 violations de la résolution 1701 et 2 700 infractions depuis novembre 2024, le sud du Liban risque de sombrer dans l’impunité, au détriment des civils et de la vérité.

Edito: Un émissaire américain, des journalistes « bestiaux » et un parfum de condescendance

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Lors d’une conférence de presse à Baabda, l’émissaire américain Tom Barrack a déclenché un tollé en qualifiant les journalistes libanais de « bestiaux ». Ses propos, jugés condescendants, ternissent une mission déjà tendue autour du désarmement du Hezbollah et illustrent l’arrogance de la diplomatie américaine sous Donald Trump non seulement avec le Liban, mais aussi avec la France et même le monde.

Éditorial : La France et ses alliés sous la pression israélo-américaine

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Alors que la France s’apprête à reconnaître l’État de Palestine en septembre 2025, Paris subit une offensive diplomatique d’Israël et des États-Unis. L’ambassadeur américain Charles Kushner a accusé Emmanuel Macron « d’alimenter l’antisémitisme », tandis que Netanyahou exige un recul avant Roch Hachana. L’Australie, le Royaume-Uni et le Canada font aussi face à des pressions. Une stratégie coordonnée vise à délégitimer la reconnaissance palestinienne, malgré un soutien international croissant.

EDITO: Une réflexion pour la compétence et non l’héritage

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#EDITO: Dans un Liban prisonnier des héritages politiques, les noms des grandes figures du passé continuent d’orienter les choix collectifs au détriment de la compétence. Il s'agit aussi de rompre avec la logique clanique et confessionnelle qui sacralise les descendants, pour privilégier la compétence, la vision et l’intégrité. La mémoire oui, mais il s'agit surtout de progresser quitte à remettre en cause des héritages du passé.