Edito: Trump cible la presse, la science et les universités
Depuis Londres, Donald Trump désigne Antifa comme « organisation terroriste majeure », tout en intensifiant son offensive contre la presse, la science et les universités. Entre purges médiatiques, censure scientifique et pressions académiques, son administration consolide un pouvoir aux accents monarchiques, menaçant gravement les contrepoids démocratiques aux États-Unis.
Edito: Trump proclame le Département de la Guerre, l’Amérique en matamore
#EDITO: Exit la « Défense », place à la « Guerre » ! Donald Trump joue au shérif planétaire, persuadé qu’un logo guerrier intimide plus qu’une armée. Coût du caprice : 1,2 milliard de dollars. Le monde rit jaune, mais l’Amérique trumpienne jubile dans son théâtre d’ombres martiales.
Edito: Bourj Barajneh, 3 septembre 2025, le mirage du désarmement s’effondre en fanfare
#EDITO: Le 3 septembre 2025, le camp palestinien de Bourj Barajneh a sombré dans le chaos, malgré une récente cérémonie de désarmement présentée comme « historique ». Affrontements meurtriers, mort d’un enfant, impuissance de l’État libanais : cet épisode illustre l’échec flagrant d’un processus de démilitarisation réduit à une illusion politique.
Edito: Israël élimine les derniers témoins gênants au Sud-Liban
La fin annoncée de la FINUL au Liban offre à Israël et aux États-Unis un champ d’action sans témoins. Entre 35 000 violations de la résolution 1701 et 2 700 infractions depuis novembre 2024, le sud du Liban risque de sombrer dans l’impunité, au détriment des civils et de la vérité.
Edito: Un émissaire américain, des journalistes « bestiaux » et un parfum de condescendance
Lors d’une conférence de presse à Baabda, l’émissaire américain Tom Barrack a déclenché un tollé en qualifiant les journalistes libanais de « bestiaux ». Ses propos, jugés condescendants, ternissent une mission déjà tendue autour du désarmement du Hezbollah et illustrent l’arrogance de la diplomatie américaine sous Donald Trump non seulement avec le Liban, mais aussi avec la France et même le monde.
Éditorial : La France et ses alliés sous la pression israélo-américaine
Alors que la France s’apprête à reconnaître l’État de Palestine en septembre 2025, Paris subit une offensive diplomatique d’Israël et des États-Unis. L’ambassadeur américain Charles Kushner a accusé Emmanuel Macron « d’alimenter l’antisémitisme », tandis que Netanyahou exige un recul avant Roch Hachana. L’Australie, le Royaume-Uni et le Canada font aussi face à des pressions. Une stratégie coordonnée vise à délégitimer la reconnaissance palestinienne, malgré un soutien international croissant.
EDITO: Une réflexion pour la compétence et non l’héritage
#EDITO: Dans un Liban prisonnier des héritages politiques, les noms des grandes figures du passé continuent d’orienter les choix collectifs au détriment de la compétence. Il s'agit aussi de rompre avec la logique clanique et confessionnelle qui sacralise les descendants, pour privilégier la compétence, la vision et l’intégrité. La mémoire oui, mais il s'agit surtout de progresser quitte à remettre en cause des héritages du passé.
Édito : La ferraille du Fatah, ou l’art de réécrire l’histoire avec un sourire
#EDITO: On nous dit que c’est une "première phase", que d’autres camps comme Aïn al-Hilweh suivront. Avec un sens du spectacle digne d’un mauvais téléfilm, ils ont livré à l’armée libanaise un camion de ferraille : des fusils qui toussent plus qu’ils ne tirent, des lance-roquettes qui semblent tout droit sortis d’un musée de la guerre froide, et des munitions si vieilles qu’elles pourraient exploser juste en les regardant trop fort.
Pour une démocratie réinventée dans le monde arabe : leçons de l’Irak, ombre du...
Le Liban, malgré ses crises politiques et économiques, conserve un pluralisme politique et une liberté d’expression qui le distinguent dans un Moyen-Orient marqué par l’autoritarisme. Contrairement à Israël, dont la démocratie est contestée en raison de son occupation et de ses discriminations, le Liban maintient un système multipartite ouvert, garantissant la représentation de toutes ses communautés. Une singularité démocratique qu’il convient d’examiner au-delà des clichés.
Edito: Pourquoi le Liban est-il le seul pays réellement démocratique au Moyen-Orient et non...
Le Liban, malgré ses crises et ses ingérences, demeure la seule démocratie pluraliste du Moyen-Orient. Son système confessionnaliste et sa société civile active contrastent avec Israël, souvent présenté comme un modèle mais accusé de théocratie, d’apartheid et de dérives autoritaires sous Netanyahu. Ce contraste met en lumière les fragilités libanaises mais aussi son effort unique pour préserver un espace démocratique dans un environnement régional autoritaire.
Edito: Antisémitisme, une notion monopolisée ou partagée ?
En Europe, le terme « antisémitisme » est réservé à la haine des Juifs, intimement lié à la mémoire de la Shoah. Dans le monde arabe, cette exclusivité est rejetée, au nom d’une évidence linguistique : les Arabes sont eux aussi sémites. Cette différence de perception révèle une fracture mémorielle et politique profonde, entre l’exceptionnalisme européen et la quête arabe de reconnaissance.
Edito: Le Liban n’est pas en faillite ? Ah, si seulement la réalité était...
Le président Joseph Aoun refuse de qualifier le Liban de « failli », préférant parler d’un pays « volé ». Derrière cette rhétorique, la réalité est implacable : dette impayable, effondrement économique, schéma de Ponzi bancaire et dépôts gelés. De la protection des banques en 2019-2020 à la nomination de Karim Souaid, Aoun maintient pour le moment un système qui préserve les élites financières tout en laissant les Libanais sans justice ni restitution. Il faut des réformes profondes et sérieuses qui ne peuvent que contrevenir aux intérêts des parties prenantes qui le soutiennent aujourd'hui
Edito: Les ambitions du « Grand Israël » de Netanyahou
Dans une interview à i24NEWS, Benjamin Netanyahou a réaffirmé sa vision d’un « Grand Israël » englobant des territoires voisins, tout en menant une politique militaire brutale à Gaza. Entre rhétorique sécuritaire destinée à l’Occident et discours messianique pour sa base ultranationaliste, ses propos s’accompagnent de projets controversés de déplacement de Palestiniens vers le Soudan du Sud, malgré le refus de ce pays, suscitant des critiques pour violation du droit international.
Edito: L’hôpital américain qui se moque de la charité européenne
Le rapport du département d’État américain, publié le 12 août 2025, critique la situation des droits humains en Europe, ciblant la France et le Royaume-Uni. Mais derrière cette posture morale, l’administration Trump semble utiliser ce document comme un outil politique sélectif, épargnant ses alliés tout en attaquant ses adversaires. Une dénonciation qui, au vu des propres failles américaines, ressemble davantage à une opération géopolitique qu’à une défense sincère des droits humains.




















