Edito: Gaza, l’effroi
L’horreur a frappé Gaza cette nuit, lorsque des dizaines de civils ont été brûlés vifs dans un hôpital, cible d’une frappe israélienne. Les cris déchirants, le chaos des flammes, et l’impuissance des secours face à l'enfer s'ajoutent à une tragédie humaine insoutenable. Des enfants, des femmes, des hommes qui cherchaient refuge se sont retrouvés piégés dans cette violence aveugle. Ce qui devait être un lieu de soin et de protection s’est transformé en tombeau. L’effroi de ces vies consumées dans la douleur résonne, un cri silencieux face à l’indifférence de la guerre.
Edito: Les BHL libanais : critiques sans cause, influence sans effet
Les BHL libanais des réseaux sociaux, cette nouvelle génération de faiseurs d'opinion, semblent s'être forgé un créneau bien à eux. Leur plume, acérée par une frustration politique mal digérée, est l'arme qu'ils brandissent avec une fierté dérisoire sur les plateformes numériques. Ils écrivent de longs pamphlets, des critiques à n'en plus finir, mais l'essence de leurs discours ? Du vide, drapé dans des phrases alambiquées. Pourtant, à les lire, on pourrait croire qu'ils détiennent la vérité absolue, qu'ils sont les gardiens du temple de la conscience nationale. En vérité, ces intellectuels de salon n'ont jamais présenté de réflexion sérieuse sur les stratégies en cours, ni proposé une analyse réaliste de la situation actuelle. Ils préfèrent jouer la carte du démolisseur, en s'attaquant à tout ce qui bouge.
Edito: Israël et l’ONU, Un malaise avec ses propres témoins ?
Israël semble voir ces entités comme des témoins gênants. En tirant sur les installations de la FINUL et en s'opposant aux enquêtes internationales, Israël cherche non seulement à contourner les accusations mais aussi à délégitimer ces organisations. Ce paradoxe persiste : un État fondé avec la légitimité de l'ONU se heurte désormais à ceux qui étaient censés le surveiller. Faire taire les observateurs ne fera pourtant pas disparaître la réalité des faits.
Edito: l’ultime carte de Netanyahu qui n’est plus soutenu en Israël, la sédition au...
En Israël, le soutien à Netanyahou s'effrite. Seulement 32% de la population lui accorde encore sa confiance, et cela malgré l’assassinat de Hassan Nasrallah, figure de proue du Hezbollah, que beaucoup considéraient comme un élément clé dans le conflit. Cette réalité révèle une chose: les Israéliens, malgré les discours guerriers, montrent des signes clairs de lassitude face à une guerre dont les objectifs paraissent de plus en plus flous.
Édito : En menaçant de détruire le Liban, Netanyahu admet son échec militaire
Cette rhétorique alarmante, destinée à dissuader les Libanais et à affaiblir la résistance, révèle aussi une impasse face à la résilience du Hezbollah au Sud-Liban, un territoire bien plus vaste que Gaza, qui s'étend sur 10 452 km². Comparativement, Gaza, avec ses 365 km², paraît minuscule. Pourtant, après plus d’un an de frappes, de blocus, et de conflits incessants, le Hamas continue de tenir tête à Israël, lançant même des salves de roquettes sur Tel-Aviv, comme celle d'hier, le 7 octobre, un an après le début des évènements.
Édito : Israël, Hezbollah et l’heure de vérité au Sud-Liban
Si l’armée israélienne réussit à franchir les lignes défensives au Sud-Liban, elle pourrait être tentée de pousser son avantage jusqu’à Beyrouth. L’histoire de 1982 plane comme une ombre sur le présent, où les forces israéliennes, sous la houlette d’Ariel Sharon, avaient promis une intervention limitée avant de se retrouver en plein cœur de la capitale libanaise, à siroter des cocktails dans les hôtels beyrouthins et à dormir dans ceux qui surplombent la capitale libanaise. Cette fois encore, tout semble possible si la résistance du Hezbollah flanche.
Edito: Quoi penser des autorités libanaises qui haussent du prix du pain et les...
Pire encore, le ministère de l'économie a annoncé la hausse du prix du pain dont le paquet passe de 66 000 livres libanaises à 77 000 libres libanaises. Une mesure que les mots ne suffiraient pas à qualifier aujourd'hui. Mieux vaut donc le silence.
Édito : La guerre de Netanyahu au Liban pour cacher ses échecs à Gaza...
Le bilan des dernières 24 heures est accablant : 558 morts, dont 50 enfants et 94 femmes au Liban, sous un déluge de bombes israéliennes qui ont frappé non seulement le Sud, mais aussi la banlieue sud de Beyrouth et la vallée de la Bekaa, d'autant de crimes de guerre. Plus de 1 835 personnes ont été blessées, un nombre qui ne cesse de croître au fur et à mesure que les secours tentent de dégager les victimes des décombres. Cette violence sans précédent, qui dépasse de loin ce que l'on a vu en 2006, marque un tournant inquiétant dans l'escalade des hostilités.
Face à la pression israélienne, le Hezbollah pourrait changer de tactique
Cette évolution marque un tournant dans le conflit, car ce qui semblait être une opération militaire limitée aux zones frontalières est en train de s'étendre au cœur des populations civiles, tant israéliennes que libanaises. Si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu voit dans cette situation un succès militaire, force est de constater que la population civile israélienne est désormais directement impliquée, de la même manière que la population libanaise, subissant le poids des frappes incessantes. Le conflit, loin de se restreindre, s’étend désormais de part et d’autre de la frontière, englobant de plus en plus de territoires et de civils.
Edito: Avant d’hier les beepers, hier les talkie-walkie, aujourd’hui la guerre ?
Toute la question qui demeure maintenant est de savoir si finalement, vu la dernière opération, le Hezbollah ne pourra que répondre et quelle sera sa réponse qui se doit d'être tout aussi inédite que l'attaque terroriste israélienne tout en évitant de paraitre comme étant à l'origine d'un nouveau conflit.
Edito: À force de crier au loup…
On pourrait croire qu'Israël a découvert une nouvelle passion : menacer le Liban de guerre à chaque occasion. Et pourtant, depuis des années, ces déclarations tonitruantes de Tel-Aviv ressemblent de plus en plus à une mauvaise reprise du conte du berger qui criait au loup. Sauf qu'à force de répéter la même rengaine, les oreilles du monde entier, et celles des Libanais en premier lieu, commencent à se fatiguer. Que se passe-t-il quand on crie au loup et que le loup ne vient jamais ? On ne vous prend plus au sérieux, tout simplement.
Edito: Les appels à la culture de l’impunité face aux crimes financiers
Le Liban est confronté à une crise économique sans précédent, aggravée par une culture enracinée de l'impunité en matière de crimes financiers. Cette situation est particulièrement manifeste dans les tentatives actuelles de certaines figures influentes, soutenues par des médias proches du secteur bancaire, de limiter les enquêtes concernant les proches de Riyad Salameh, ancien gouverneur de la Banque du Liban (BdL) à seulement 40 millions de dollars de commission au lieu des 8 milliards de dollars disparus on ne sait encore comment. Ces actions traduisent un effort évident de protéger ceux qui ont profité du système, rendant ainsi toute tentative de restauration de la confiance publique dans le système bancaire quasi impossible, tant que les mêmes acteurs demeurent aux commandes.
Éditorial : 11 septembre 2001 – Deux décennies de conflits au Moyen-Orient
Il y a vingt-trois ans, les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé le monde. Ce jour tragique a non seulement provoqué des répercussions immédiates aux États-Unis, mais a également contribué à déstabiliser le Moyen-Orient pour des décennies. Parmi les conflits exacerbés par cet événement, le conflit israélo-palestinien, la montée de l'islamisme radical, et la situation en Syrie et au Liban ressortent particulièrement. Un quart de siècle plus tard, la région reste embourbée dans des crises sans fin, sans perspective de paix durable.
Edito: Riad Salamé et ses nouveaux bracelets
Il y a des cadeaux que l’on n’oublie jamais, et pour Riad Salamé, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, la justice libanaise lui a offert un bijou qu’il ne risque pas de perdre de sitôt. Non, il ne s’agit pas d’une montre suisse dernier cri, ni d’un bracelet électronique sophistiqué, mais bien d’une paire de bracelets également appelées menottes. Oui, Riad Salamé, habitué aux parures luxueuses, arbore désormais cet accessoire métallique qui, bien que moins confortable, a le mérite d’être bien attaché.


















