Analyse: Incertitudes autour des frappes militaires en Israël après les tirs de missiles iraniens
La nuit du 1er au 2 octobre 2024 a marqué une escalade dramatique dans le conflit régional avec un tir massif de missiles iraniens...
Edito: Quelles seront les limites « des manoeuvres terrestres israéliennes » au Liban?
Donc l'invasion israélienne a débuté "limitée" mais toutefois elle pourrait être plus importante puisque la France "par précaution" envoie un navire visant à potentiellement évacuer ses ressortissants hors du Liban. Les américains ne sont pas aussi dupes. À défaut de pouvoir imposer des limites à Israël, ils finissent par accepter ce qui paraissait inacceptable. L'ambassadeur israélien à Washington dicte désormais la politique étrangère des USA au Moyen-Orient et indique à la place de la Maison Blanche elle-même, je cite le communiqué, que les USA comprennent les objectifs de l'opération israélienne et n'imposent aucune limitation de temps. Va-t-on donc vers une création d'une zone de sécurité pour les années à venir? Va-t-on vers Beyrouth?
Gaza, un an après : Vers la fin de l’âge d’or de la supériorité...
“Déluge Al Aqsa”, opérée le 7 octobre 2023 par le Hamas et le Jihad Islamique, les deux mouvements islamistes palestiniens de l’enclave de Gaza, apparaîtra rétrospectivement comme la fin de l’âge d’or de la supériorité militaire absolue israélienne sur son environnement régional, en même temps que l’échec le plus retentissant de la diplomatie américaine du fait de son alignement inconditionnel sur l’Etat hébreu.
Édito : Israël, Hezbollah et l’heure de vérité au Sud-Liban
Si l’armée israélienne réussit à franchir les lignes défensives au Sud-Liban, elle pourrait être tentée de pousser son avantage jusqu’à Beyrouth. L’histoire de 1982 plane comme une ombre sur le présent, où les forces israéliennes, sous la houlette d’Ariel Sharon, avaient promis une intervention limitée avant de se retrouver en plein cœur de la capitale libanaise, à siroter des cocktails dans les hôtels beyrouthins et à dormir dans ceux qui surplombent la capitale libanaise. Cette fois encore, tout semble possible si la résistance du Hezbollah flanche.
Analyse: La colonisation du Liban par Israël, but ultime de Netanyahu?
Contrairement à la Palestine, le Liban dispose d'un État reconnu au niveau international, avec des frontières définies et protégées par des résolutions des Nations Unies. La résolution 1701, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, garantit théoriquement la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban. Cependant, dans le momentum actuel, Israël semble s'affranchir de ces lignes rouges, ignorant les résolutions internationales et agissant unilatéralement en fonction de ses intérêts stratégiques.
Analyse: L’assassinat de Nasrallah déstabilisera de manière encore plus durable le Moyen-Orient
Le prochain chef du Hezbollah devra probablement être plus jeune et plus enclin à prouver sa légitimité. Cette jeunesse pourrait symboliser un changement de génération, avec un accent renouvelé sur la combativité militaire contre Israël. La pression sera forte pour que le nouveau dirigeant montre qu'il peut maintenir le mouvement sur le même cap tout en renforçant sa position vis-à-vis de ses rivaux internes et externes.
Édito : Beyrouth, sous les décombres, et les Libanais unis
Hier, devant l'Assemblée générale des Nations Unies, Benjamin Netanyahu a livré un discours qui n'avait rien d'un appel à la paix. C’était une déclaration de guerre, prononcée depuis cette tribune internationale pourtant destinée à défendre et à préserver la paix dans le monde. En brandissant ses menaces, en martelant ses accusations, il a scellé l'image d'un homme d'État qui ne cherche plus le dialogue mais la confrontation. Il ne s'est pas seulement mis à dos ses adversaires régionaux, mais aussi une grande partie de la communauté internationale, écoeurée par ses propos belliqueux et ses actions destructrices. À vouloir tout écraser sous les bombes, Israël se condamne à rester isolé, enfermé dans une forteresse qu'il a lui-même érigée, en dépit des appels au dialogue et à la coexistence.
Édito : Un assassinat qui annonce des jours sombres pour le Moyen-Orient
Et quels sont ces scénarios qui se profilent désormais ? Contrairement à l’affirmation israélienne selon laquelle « le monde sera meilleur sans lui », la réalité semble bien différente. En vérité, le monde risque de devenir encore plus instable. L'assassinat de Nasrallah renforce la détermination du Hezbollah, mais aussi de ses alliés, à commencer par l’Iran, qui a déjà annoncé l'envoi de troupes dans la région. Cela, Benjamin Netanyahu, dit « Bibi », le sait pertinemment. Ce dernier, que certains continuent à idolâtrer, œuvre inlassablement pour une escalade vers le pire. Ce n’est pas la première fois qu’il adopte cette posture, et cela ne sera probablement pas la dernière.
Focus: Le rôle décisif de Benyamin Netanyahou dans l’échec des négociations pour un cessez-le-feu
Alors que la communauté internationale intensifie ses efforts pour mettre fin à l’escalade de violence entre Israël et le Hezbollah au Liban, les négociations en vue d’un cessez-le-feu semblent être délibérément entravées par le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Depuis l'attaque menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, les tensions se sont étendues au Liban, et malgré les initiatives de paix portées par les États-Unis et l'Europe, la situation ne cesse de s’aggraver. Le comportement de Netanyahou, accusé de saboter ces négociations cruciales, suscite l'inquiétude et la frustration à l'échelle mondiale.
L’admiration du vice, une richesse sans morale
Au Liban, une autre facette troublante de cette culture de l’impunité est la manière dont la richesse est perçue et respectée, indépendamment de ses origines. Une dichotomie frappante s'installe entre la figure du « riche respecté » et la réalité de ceux qui, souvent, accumulent leur fortune par des moyens douteux, voire illégaux. Ce phénomène n'est pas propre au Liban, mais il y prend une ampleur singulière, amplifiée par la crise économique et l'effondrement des institutions. Ce respect quasi-aveugle envers les riches, même lorsqu'ils sont connus pour avoir pillé les ressources du pays, soulève des questions philosophiques fondamentales sur les valeurs, l'admiration et le vice.
Les médias arabes sous contrôle israélien
La totalité des médias gouvernementaux arabes et leur personnel est sous le contrôle des Israéliens, de même que la formation des responsables des programmes...
Edito: Quoi penser des autorités libanaises qui haussent du prix du pain et les...
Pire encore, le ministère de l'économie a annoncé la hausse du prix du pain dont le paquet passe de 66 000 livres libanaises à 77 000 libres libanaises. Une mesure que les mots ne suffiraient pas à qualifier aujourd'hui. Mieux vaut donc le silence.
Édito : La guerre de Netanyahu au Liban pour cacher ses échecs à Gaza...
Le bilan des dernières 24 heures est accablant : 558 morts, dont 50 enfants et 94 femmes au Liban, sous un déluge de bombes israéliennes qui ont frappé non seulement le Sud, mais aussi la banlieue sud de Beyrouth et la vallée de la Bekaa, d'autant de crimes de guerre. Plus de 1 835 personnes ont été blessées, un nombre qui ne cesse de croître au fur et à mesure que les secours tentent de dégager les victimes des décombres. Cette violence sans précédent, qui dépasse de loin ce que l'on a vu en 2006, marque un tournant inquiétant dans l'escalade des hostilités.
Face à la pression israélienne, le Hezbollah pourrait changer de tactique
Cette évolution marque un tournant dans le conflit, car ce qui semblait être une opération militaire limitée aux zones frontalières est en train de s'étendre au cœur des populations civiles, tant israéliennes que libanaises. Si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu voit dans cette situation un succès militaire, force est de constater que la population civile israélienne est désormais directement impliquée, de la même manière que la population libanaise, subissant le poids des frappes incessantes. Le conflit, loin de se restreindre, s’étend désormais de part et d’autre de la frontière, englobant de plus en plus de territoires et de civils.


















