Le monde des télécommunications est plongé dans la stupeur après les explosions meurtrières des pagers au Liban. Alors que le bilan humain continue de s’alourdir, un nom improbable émerge de l’enquête : Christiana Rosaria Barsoni Arcidiacono, une personne qui se présente comme étant de renom. Ce qui semblait initialement être une affaire commerciale classique s’avère bien plus sombre, avec des allégations selon lesquelles ces pagers auraient été piégés dès leur fabrication par le Mossad, dans une opération soigneusement planifiée de longue date.
Un piège mortel dissimulé sous une façade scientifique
Les enquêteurs commencent à soupçonner que les pagers AR924, vendus par l’intermédiaire de Golden Power à des acheteurs libanais, auraient été délibérément piégés. L’hypothèse selon laquelle ces dispositifs de communication étaient conçus pour exploser soulève des inquiétudes sur les véritables intentions derrière cette opération. Plusieurs sources proches de l’enquête affirment que le Mossad, l’agence de renseignement israélienne, pourrait être derrière cette manipulation, utilisant les pagers pour mener une attaque ciblée contre des régions spécifiques du Liban.
Des experts soulignent que la charge explosive semble avoir été minutieusement calibrée pour causer des blessures sévères, notamment des mutilations, plutôt que de tuer immédiatement. Cette stratégie est souvent utilisée dans des opérations clandestines afin de semer la panique et créer une pression psychologique intense sur les populations locales, tout en minimisant le nombre de victimes directes. Les explosions au Liban, qui ont blessé des milliers de personnes, dont beaucoup souffrent de mutilations permanentes, semblent s’inscrire dans ce schéma de terreur calculée.
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Christiana : simple intermédiaire ou complice ?
Christiana Rosaria Barsoni Arcidiacono, jusqu’alors connue pour ses contributions dans le domaine de la physique des particules, est aujourd’hui au centre de cette affaire. Sa société hongroise BIC, qui a signé un contrat avec l’entreprise taïwanaise Golden Power, a permis la conception et la vente de ces pagers piégés. Pourtant, la physicienne nie toute implication directe dans la fabrication des dispositifs. Dans une déclaration ambiguë à NBC News, elle a affirmé : « Je ne fabrique pas de pagers. Je ne suis qu’une intermédiaire. Je pense que vous vous trompez. »
Malgré ces dénégations, la disparition de Christiana après les explosions, la fermeture de ses bureaux à Budapest et la suppression de ses comptes sur les réseaux sociaux laissent planer un doute sur son rôle véritable. Était-elle simplement un pion dans une opération orchestrée par le Mossad, ou bien complice consciente d’un complot international visant à utiliser des dispositifs de communication pour des actes de sabotage ?
Une enquête qui s’étend de la Hongrie à la Bulgarie
L’enquête autour de Christiana ne se limite plus à la Hongrie, où elle résidait. Les autorités européennes, alertées par l’ampleur de la catastrophe, ont élargi leurs investigations à la Bulgarie, où la physicienne pourrait avoir noué des contacts commerciaux. Selon des sources diplomatiques, plusieurs de ses associés auraient été aperçus en Bulgarie, ce qui laisse présager des ramifications encore plus vastes.
Des questions persistent quant à la véritable nature de ces relations commerciales. Des experts en renseignement soulignent que l’Europe de l’Est a souvent servi de base pour des opérations clandestines, et la Hongrie, avec sa proximité géographique et ses liens complexes avec divers réseaux internationaux, pourrait avoir été choisie comme point de départ stratégique pour cette opération.
Golden Power réclame un milliard d’euros d’indemnisation
Du côté de Golden Power, la société taïwanaise impliquée dans la fabrication des pagers, l’indignation est palpable. Les dirigeants de l’entreprise affirment avoir été trompés par Christiana, qui aurait orchestré la distribution des pagers sans fournir les garanties de sécurité nécessaires. Golden Power a annoncé son intention de lancer une procédure judiciaire contre Christiana et ses complices présumés, réclamant un milliard d’euros d’indemnisation pour les pertes financières et les dommages causés à sa réputation.
Dans un communiqué, l’entreprise a dénoncé « un complot international visant à ternir son image » et affirme coopérer pleinement avec les autorités hongroises, bulgares et internationales. Golden Power se défend d’avoir eu connaissance des modifications apportées aux pagers, suggérant que Christiana, en tant qu’intermédiaire, aurait agi indépendamment pour exécuter cette manipulation.
Des ramifications géopolitiques et des suspicions croissantes
La nature profondément troublante de cette affaire soulève des questions d’une ampleur géopolitique considérable. Si les pagers ont effectivement été piégés dès leur fabrication, cela pourrait indiquer une opération de grande envergure, soigneusement préparée par une agence de renseignement pour déstabiliser la région. Le rôle possible du Mossad dans cette affaire renforce ces suspicions, et les enquêteurs devront déterminer si cette hypothèse est fondée.
Des analystes pointent également du doigt la stratégie employée par les auteurs de cet acte. En ciblant les dispositifs de communication, essentiels pour les populations locales et les infrastructures critiques, les assaillants auraient cherché à paralyser non seulement les individus, mais aussi l’ensemble du réseau de communication. Ce type d’opération, destiné à mutiler plutôt qu’à tuer, est souvent conçu pour provoquer la peur et un chaos généralisé, sans nécessairement déclencher des représailles immédiates.





