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Donald Trump affirme que la guerre contre l’Iran est « pratiquement terminée »

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Dissensions au sein de l’administration américaine et tensions croissantes avec Israël sur fond de flambée des prix du pétrole

Selon une journaliste de CBS News qui l’a interviewé, le président américain Donald Trump a déclaré ce lundi que « la guerre est pratiquement terminée ». Il aurait ajouté : « Je pense que la guerre est pratiquement terminée. Ils n’ont plus de marine, plus de moyens de communication, plus d’armée de l’air ». Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs estimé que les États-Unis étaient « en avance » sur leurs objectifs dans le cadre du conflit lancé le 28 février dernier avec Israël contre l’Iran. Cette déclaration, relayée en fin de journée par la chaîne américaine, intervient au dixième jour d’une campagne militaire d’une intensité inédite qui a déjà profondément bouleversé l’équilibre stratégique au Moyen-Orient.

Le président Trump, interrogé lors d’un entretien accordé à CBS News, a dressé un tableau optimiste de la situation sur le terrain. Il a insisté sur la destruction massive des capacités militaires iraniennes, citant la perte totale de la marine, des moyens de communication et de l’armée de l’air de la République islamique. Ces affirmations interviennent alors que les frappes américano-israéliennes, baptisées « Epic Fury » par les deux alliés, ont visé dès les premières heures des sites clés à Téhéran, Ispahan, Qom et ailleurs, entraînant notamment la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Le successeur désigné, son fils Mojtaba Khamenei, a été élu en urgence par l’Assemblée des experts, mais les opérations militaires se poursuivent sans répit.

Une déclaration optimiste qui contraste avec les réalités du terrain

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Les propos de Donald Trump, rapportés fidèlement par la correspondante de CBS News, marquent un tournant rhétorique notable. Le président américain, qui avait justifié l’intervention par la nécessité de neutraliser la menace nucléaire et balistique iranienne, affirme désormais que les objectifs initiaux sont largement atteints. Il a souligné que Washington se trouvait « en avance » sur son calendrier, sans toutefois fournir de détails précis sur un éventuel calendrier de retrait ou de cessez-le-feu. Cette posture optimiste intervient au moment où les forces iraniennes, bien que affaiblies, continuent de lancer des missiles et des drones en direction d’Israël et de bases américaines dans la région.

La déclaration a été immédiatement reprise par les médias internationaux, dont Le Figaro, qui la place au cœur des débats sur l’issue du conflit. Elle contraste cependant avec les bilans plus nuancés fournis par le Pentagone et par les services de renseignement alliés, qui évoquent une résistance iranienne persistante malgré les pertes sévères.

Dissensions au sein de l’administration Trump et au Congrès américain

Cette sortie présidentielle intervient dans un contexte de vives tensions au sein même de l’administration américaine. Selon plusieurs sources concordantes, dont des responsables cités par CBS News sous couvert d’anonymat, Donald Trump exprime depuis plusieurs jours une frustration croissante face aux limites des options militaires contre l’Iran. Des conseillers militaires ont averti le président que des frappes supplémentaires ne permettraient pas un « coup décisif » et risqueraient d’entraîner les États-Unis dans un conflit prolongé. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine, ont été contraints de clarifier publiquement leurs positions après des fuites faisant état de divergences sur l’ampleur des opérations.

Au Congrès, les dissensions sont encore plus marquées. La Chambre des représentants et le Sénat préparent des votes sur des résolutions de « war powers » destinées à limiter les pouvoirs du président en matière d’actions militaires contre l’Iran. Des sénateurs républicains comme Rand Paul et des démocrates comme Tim Kaine ont déposé des textes visant à exiger une autorisation explicite du Congrès pour toute poursuite des hostilités. Ces initiatives reflètent un malaise bipartisan face à une guerre engagée sans déclaration formelle du Congrès, conformément à la War Powers Resolution de 1973. Plusieurs élus, y compris au sein du camp républicain, s’inquiètent des coûts humains, financiers et stratégiques d’un engagement prolongé.

Des experts constitutionnels cités par la presse américaine qualifient même l’intervention actuelle d’« illégale » au regard du texte fondateur, soulignant que le président a agi sans l’aval explicite des parlementaires. Ces débats internes affaiblissent la cohésion de l’administration Trump au moment où la Maison-Blanche tente de présenter un front uni face à Téhéran.

Tensions croissantes entre Washington et Tel-Aviv sur la conduite de la guerre

Les relations entre les États-Unis et Israël, pourtant au cœur de l’opération « Epic Fury », connaissent également des frictions perceptibles. Le président Trump a affirmé dimanche que la décision de mettre fin à la guerre serait « mutuelle » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Pourtant, des sources diplomatiques rapportent des divergences sur les objectifs finaux et le calendrier. Netanyahu pousse pour une campagne plus longue visant à démanteler définitivement les capacités nucléaires et balistiques iraniennes, tandis que l’entourage de Trump privilégie un retrait rapide pour éviter un enlisement.

Le ministre israélien des Affaires étrangères a déclaré que Netanyahu avait « dupé » Trump en l’entraînant dans une guerre qui sert avant tout les intérêts israéliens. De son côté, le président américain a multiplié les messages sur les réseaux sociaux pour affirmer que Washington conserverait le dernier mot sur les « termes de la reddition » iranienne. Ces échanges publics et privés illustrent une alliance solide sur le fond mais marquée par des calculs stratégiques parfois divergents, notamment sur l’opportunité d’une présence militaire au sol ou d’une négociation directe avec le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei.

La crainte d’une nouvelle flambée des prix du pétrole pèse sur la Maison-Blanche

L’optimisme affiché par Donald Trump contraste avec les inquiétudes économiques grandissantes à Washington. Les prix du pétrole ont bondi de près de 7 % dès les premières heures des frappes, avant de franchir temporairement les 100 dollars le baril. Le Brent, référence mondiale, se maintient à des niveaux élevés, tandis que le prix de l’essence aux États-Unis a augmenté de 27 cents en une semaine pour atteindre en moyenne 3,25 dollars le gallon. La Maison-Blanche, selon des informations de Politico, est en alerte maximale : la chef de cabinet Susie Wiles aurait demandé à ses équipes de trouver des solutions rapides pour juguler cette hausse.

Les analystes de l’Energy Information Administration américaine prévoient que la production domestique atteindra un record de 13,6 millions de barils par jour en 2026, mais les perturbations dans le détroit d’Ormuz et les attaques iraniennes sur des installations pétrolières régionales font craindre une crise d’approvisionnement prolongée. Les compagnies pétrolières du Golfe, comme BAPCO à Bahreïn, ont déjà déclaré la force majeure après des incidents. Cette flambée des cours menace directement la popularité de l’administration Trump auprès des électeurs américains, particulièrement sensibles aux prix à la pompe à quelques mois des élections de mi-mandat.

Les opérations militaires qui se poursuivent malgré les déclarations optimistes

Malgré les affirmations présidentielles, les combats restent intenses. L’Iran a lancé de nouvelles salves de missiles vers Israël et des bases américaines, tandis que les forces américano-israéliennes maintiennent une pression aérienne constante. Le Pentagone a confirmé que les opérations se poursuivraient « jusqu’à l’atteinte de tous les objectifs ». Le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei a reçu l’allégeance des Gardiens de la Révolution, qui ont promis une résistance prolongée.

Le président Trump a par ailleurs exclu tout changement de régime « uniquement par des bombardements », reprenant une ligne prudente déjà exprimée par d’autres responsables américains. Il a toutefois réaffirmé que les États-Unis décideraient, en concertation avec Israël, du moment de la fin des hostilités.

Le bilan humain et les conséquences régionales immédiates

Les frappes ont causé plus de 1 200 morts du côté iranien, dont une majorité de civils selon des sources concordantes. En Israël, les interceptions ont limité les dégâts, mais la tension reste extrême. Au Liban, où le Hezbollah reste un acteur clé, les échanges de tirs avec Israël se poursuivent, compliquant davantage la situation humanitaire déjà critique.

La communauté internationale suit avec inquiétude ces développements. L’ONU et plusieurs chancelleries européennes ont appelé à une désescalade rapide, craignant un embrasement généralisé du Moyen-Orient. Le président Trump, dans son entretien avec CBS, a maintenu que les États-Unis étaient prêts à négocier une sortie de crise une fois les capacités militaires iraniennes neutralisées.

Les débats au Congrès et les votes à venir sur les pouvoirs de guerre

Les parlementaires américains s’apprêtent à voter cette semaine sur des résolutions visant à contraindre le président à obtenir l’autorisation du Congrès pour toute action militaire supplémentaire. Ces textes, portés par des élus des deux partis, reflètent l’inquiétude grandissante face à un conflit dont le coût pourrait rapidement s’envoler. Le Sénat et la Chambre ont déjà tenu des briefings classifiés, mais les divisions persistent sur l’interprétation constitutionnelle des pouvoirs présidentiels en matière de guerre.

L’impact économique global et les mesures envisagées par Washington

La flambée des cours du pétrole pèse sur les marchés mondiaux. Les Bourses européennes et asiatiques ont enregistré des baisses sensibles, tandis que les compagnies aériennes et les transporteurs maritimes anticipent une hausse des coûts. La Maison-Blanche étudie des options pour libérer des réserves stratégiques ou accélérer la production domestique, mais les experts mettent en garde contre une crise durable si le détroit d’Ormuz reste menacé.

Les positions iraniennes et la résistance annoncée

De son côté, Téhéran maintient une ligne de fermeté. Le nouveau Guide suprême et les Gardiens de la Révolution ont promis de poursuivre la lutte, qualifiant les frappes américano-israéliennes d’« agression criminelle ». Des missiles ont été lancés vers des cibles régionales, et des attaques de drones ont visé des installations dans le Golfe.

La poursuite des opérations et les alertes en cours

Les dépêches les plus récentes font état de frappes aériennes continues sur des sites iraniens et de ripostes balistiques iraniennes. L’armée américaine maintient un haut niveau d’alerte dans la région, tandis que les forces israéliennes renforcent leurs défenses. Les compagnies pétrolières du Golfe ont renforcé leurs mesures de sécurité, et les routes maritimes font l’objet d’une surveillance accrue.

Les marchés pétroliers restent volatils, avec des traders anticipant de nouvelles hausses si les hostilités se prolongent. La Maison-Blanche continue de suivre heure par heure l’évolution des cours, consciente que toute nouvelle augmentation pèserait lourdement sur l’économie américaine et sur la popularité du président Trump.

Les débats au Congrès se poursuivent, avec des auditions prévues dans les prochains jours sur les coûts et les risques du conflit. Les parlementaires exigent des clarifications sur la stratégie de sortie et sur les objectifs finaux de l’administration. Les tensions avec Israël sur le calendrier et les modalités d’un éventuel cessez-le-feu restent palpables, même si les deux alliés maintiennent une coordination étroite sur le terrain.

Les prix du pétrole, après avoir brièvement dépassé les 100 dollars le baril, se stabilisent autour de 90 dollars, mais les analystes avertissent que toute escalade supplémentaire pourrait relancer la spirale haussière. Les consommateurs américains, déjà confrontés à une hausse sensible de l’essence, expriment leur inquiétude via les réseaux sociaux et les enquêtes d’opinion.

L’administration Trump maintient sa ligne : les opérations se poursuivent jusqu’à la réalisation complète des objectifs fixés. Le président, dans ses échanges avec les médias, réitère que les États-Unis sont « en avance » et que la victoire est proche. Les faits sur le terrain, les débats politiques internes et les réalités économiques continueront toutefois de peser sur la conduite de cette guerre qui entre dans sa deuxième semaine. Les prochaines heures et jours seront décisifs pour mesurer la portée réelle des déclarations optimistes du président américain. Les frappes alternent avec des périodes de relative accalmie qui permettent aux diplomates et aux militaires d’évaluer les options restantes. Les routes maritimes du Golfe restent sous haute surveillance, et les compagnies pétrolières ajustent leurs plans d’urgence. Les marchés mondiaux scrutent chaque déclaration venue de Washington ou de Tel-Aviv. Les dissensions internes et les divergences avec Israël ajoutent une couche de complexité à un conflit dont l’issue reste incertaine malgré les affirmations présidentielles. Les faits continuent de s’accumuler, jour après jour, dans un Moyen-Orient en pleine effervescence.

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