mercredi, janvier 21, 2026

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Edito: Pourquoi le Liban est-il le seul pays réellement démocratique au Moyen-Orient et non Israël

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Dans un Moyen-Orient dominé par des régimes autoritaires, le Liban se distingue par son système démocratique unique, bien qu’imparfait. Malgré des crises politiques, économiques et des ingérences externes, ce pays maintient un pluralisme politique et une liberté d’expression rares dans la région. À l’inverse, Israël, souvent présenté comme une démocratie modèle, est critiqué pour son caractère théocratique, ses politiques discriminatoires envers les Palestiniens qualifiées d’apartheid, et un déni de démocratie illustré par le maintien au pouvoir de Benjamin Netanyahu malgré des affaires judiciaires et des manifestations. La démocratie libanaise est toutefois fragilisée par les ingérences de puissances étrangères – américaines, israéliennes, syriennes, saoudiennes et iraniennes –, qui exacerbent les tensions internes, notamment via l’impact historique de la création d’Israël sur l’exode palestinien et la guerre civile libanaise. Les conflits régionaux importés au Liban ont en effet fragilisé la démocratie libanaise et sont les premiers responsables des conflits qu’a connu ce pays.

Le Liban : un modèle démocratique unique, mais fragile

Le Liban repose sur un système confessionnaliste, instauré par le Pacte national de 1943 et consolidé par l’accord de Taëf en 1989. Ce cadre, qui répartit les principaux postes politiques entre les communautés religieuses – président maronite, premier ministre sunnite, président de la Chambre chiite –, vise à garantir une coexistence équilibrée entre les 18 confessions reconnues. Bien que ce système soit critiqué pour son immobilisme, il reflète une ambition rare dans la région : inclure toutes les composantes de la société dans le processus politique.

Le Liban se distingue par la diversité de ses partis politiques, qui représentent un large spectre idéologique et communautaire. Du Courant patriotique libre (chrétien) au Hezbollah (chiite), en passant par le Courant du futur (sunnite) ou le Parti socialiste progressiste (druze), la scène politique libanaise est un kaléidoscope d’intérêts et de visions. Cette pluralité, bien qu’entravée par des rivalités sectaires, contraste avec les régimes voisins, comme l’Arabie saoudite ou l’Égypte, où l’opposition est réduite au silence. Les médias libanais, bien qu’imparfaits, jouissent également d’une liberté d’expression exceptionnelle, permettant des débats publics animés, même en période de crise.

Malgré des retards dus aux crises, comme en 2022, le Liban organise des élections parlementaires et municipales régulières. Les scrutins de 2018 et 2022, bien qu’entachés d’irrégularités, ont vu l’émergence de candidats indépendants issus des mouvements de protestation de 2019, témoignant d’une société civile dynamique. Cette capacité à renouveler, même partiellement, la classe politique distingue le Liban des monarchies du Golfe ou des dictatures régionales, où les élections sont souvent une formalité.

La société civile libanaise est un pilier de sa démocratie. Depuis la Révolution du Cèdre en 2005, qui a conduit au retrait syrien, jusqu’aux manifestations de 2019 contre la corruption, les Libanais ont démontré une détermination à exiger des réformes. Ces mouvements, bien que freinés par le confessionnalisme et les interférences étrangères, incarnent une vitalité démocratique absente dans la plupart des pays arabes, où les soulèvements populaires sont souvent réprimés dans le sang.

Les ingérences externes : une menace pour la démocratie libanaise

Le Liban, par sa position géographique et son fragile équilibre confessionnel, agit comme une caisse de résonance des conflits du Moyen-Orient, amplifiant les rivalités régionales au détriment de sa démocratie pluraliste. La création de l’État d’Israël en 1948 a bouleversé cet équilibre en provoquant l’exode de plus de 100 000 Palestiniens vers des camps comme Sabra et Chatila, où leur marginalisation – privés de droits citoyens, d’emploi et d’éducation – a alimenté les tensions communautaires, précipitant la guerre civile de 1975-1990, exacerbée par les actions de l’OLP et les invasions israéliennes de 1978 et 1982, notamment les massacres de Sabra et Chatila orchestrés par des milices alliées d’Israël.

Les ingérences étrangères – américaines, israéliennes, syriennes, saoudiennes et iraniennes – exploitent ces divisions, transformant le Liban en champ de bataille par procuration. Les sanctions américaines, comme celles de la loi *Hizballah International Financing Prevention Act* (2015), asphyxient l’économie, les frappes israéliennes de 2024 contre le Hezbollah attisent la polarisation, et l’Iran instrumentalise ce dernier pour asseoir son influence. La chute du régime Assad en décembre 2024, remplacé par le régime islamiste d’Ahmad al-Sharaa (al-Joulani) s’appuyant sur Hay’at Tahrir al-Sham, accentue les risques, son influence sur les 1,5 million de réfugiés syriens au Liban menaçant de raviver les tensions sunnites-chiites. Malgré ces pressions économiques, politiques, militaires et idéologiques, la résilience du pluralisme libanais persiste, témoignant d’un engagement tenace pour préserver un espace démocratique dans un contexte régional hostile.

Ingérence américaine

Les États-Unis cherchent à contrer l’influence iranienne et du Hezbollah par des sanctions économiques, comme celles imposées sous la loi *Hizballah International Financing Prevention Act* (2015), qui limitent l’accès du Liban au système bancaire international. Ces sanctions, bien que ciblées, aggravent la crise économique, affectant l’ensemble de la population et fragilisant les institutions démocratiques. Washington soutient également des partis et ONG pro-occidentaux, influençant indirectement les élections et les dynamiques politiques, ce qui alimente les accusations d’ingérence. En mars 2025, un projet de loi américain conditionnant l’aide militaire au Liban à la révocation de la légitimité du Hezbollah illustre cette pression continue.

Ingérence israélienne

La création de l’État d’Israël en 1948 a joué un rôle majeur dans la déstabilisation de la démocratie libanaise, en provoquant l’exode de plus de 100 000 réfugiés palestiniens vers le Liban, un afflux qui a bouleversé l’équilibre confessionnal du pays. Ces réfugiés, majoritairement sunnites, se sont installés dans des camps comme Sabra et Chatila, où ils ont été marginalisés, privés de droits citoyens et limités dans leur accès à l’emploi et à l’éducation. Leur présence a exacerbé les tensions entre communautés, les chrétiens craignant une menace démographique et les musulmans soutenant la cause palestinienne. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP), active au Liban dès les années 1960, a transformé les camps en bases militaires, menant des opérations contre Israël depuis le sud du Liban. Ces actions ont provoqué des représailles israéliennes, comme l’invasion de 1978 et celle de 1982, qui ont dévasté le sud du pays et alimenté les tensions internes. L’invasion de 1982, visant à expulser l’OLP, a culminé dans les massacres de Sabra et Chatila, orchestrés par des milices chrétiennes alliées d’Israël, faisant des milliers de morts. Cet événement a été un catalyseur majeur de la guerre civile libanaise (1975-1990), qui a opposé factions chrétiennes, musulmanes et palestiniennes, fragilisant durablement les institutions démocratiques. En 2024, l’assaut israélien a affaibli la puissance militaire du Hezbollah, mais Tel-Aviv maintient une présence militaire dans cinq positions stratégiques au sud du Liban, en violation de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024, pour empêcher le retour du Hezbollah près de la frontière. Ces interventions continues exacerbent la polarisation communautaire, sapant la souveraineté libanaise.

Ingérence syrienne

La Syrie, sous le régime Assad, a exercé une influence directe via son occupation militaire de 1976 à 2005, imposant des accords comme le « Traité de fraternité, de coopération et de coordination » qui légitimait sa présence. Après le retrait syrien, Damas a continué à soutenir des factions pro-syriennes, notamment le Hezbollah, influençant la formation des gouvernements. La chute du régime Assad en décembre 2024, remplacé par un régime dirigé par Ahmad al-Sharaa (al-Joulani) s’appuyant sur des réseaux islamistes comme Hay’at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement lié à al-Qaïda, soulève de nouvelles questions sur la stabilité régionale et son impact sur le Liban. Al-Joulani, qui évite de discuter de la démocratie et privilégie une gouvernance islamiste, contrôle des régions clés comme Idlib et Alep. Son influence sur les 1,5 million de réfugiés syriens au Liban, représentant environ 25 % de la population, pourrait exacerber les tensions communautaires, notamment entre sunnites et chiites, menaçant la fragile coexistence confessionnelle.

Ingérence saoudienne

L’Arabie saoudite soutient financièrement les factions sunnites, notamment le Courant du futur. En 2017, Riyad a forcé la démission de Saad Hariri, alors premier ministre, pour contrer l’influence du Hezbollah, illustrant son usage de pressions diplomatiques et économiques. Ces interventions paralysent souvent le processus politique, exacerbant les divisions confessionnelles et affaiblissant la démocratie.

Ingérence iranienne

L’Iran exerce une influence via le Hezbollah, qu’il finance, arme et conseille. Le Hezbollah, acteur politique et militaire, influence les élections et les gouvernements, compromettant la souveraineté libanaise. Avec la chute d’Assad, l’Iran perd un allié clé, mais continue de soutenir le Hezbollah, cherchant à maintenir son influence régionale malgré les défis posés par le nouveau régime syrien.

Ces ingérences exploitent le confessionnalisme pour diviser les communautés, paralysant les institutions démocratiques. La crise économique, aggravée par l’explosion du port de Beyrouth en 2020, et les pressions externes révèlent les failles d’un État dysfonctionnel. Pourtant, le Liban maintient un espace démocratique où la pluralité persiste.

Israël : une théocratie masquée par une façade démocratique

Israël est souvent célébré comme une démocratie en raison de ses institutions parlementaires, de ses élections régulières et de son système judiciaire. Cependant, cette image est profondément remise en question par son caractère théocratique, ses politiques discriminatoires envers les Palestiniens qualifiées d’apartheid, and un déni de démocratie illustré par le maintien au pouvoir de Benjamin Netanyahu malgré des affaires judiciaires et des manifestations. Ces éléments font d’Israël davantage une théocratie qu’une démocratie véritable.

Caractère théocratique d’Israël

Le caractère théocratique d’Israël découle de la centralité de l’identité juive, ancrée dans une vision religieuse-nationaliste, dans sa législation et sa gouvernance. La loi sur l’État-nation de 2018 consacre Israël comme l’État-nation du peuple juif, réservant le droit à l’autodétermination exclusivement aux citoyens juifs et marginalisant les Arabes (21 % de la population) en un statut de citoyens de seconde zone. Cette loi s’inscrit dans un cadre de plus de 65 lois discriminatoires recensées par l’ONG Adalah, qui limitent l’accès des Arabes israéliens à la terre, au logement, à l’éducation et à l’emploi. Par exemple, les comités d’admission dans les communautés juives peuvent rejeter des candidats arabes pour des raisons d’« incompatibilité culturelle », renforçant la ségrégation résidentielle.

L’influence des extrémistes religieux, notamment des partis ultra-orthodoxes comme Shas et Judaïsme unifié de la Torah, ainsi que des mouvements sionistes religieux comme le Parti sioniste religieux, renforce ce caractère théocratique. Ces groupes, pivots dans les coalitions gouvernementales, imposent des politiques alignées sur une interprétation rigoriste du judaïsme. Le Grand Rabbinat d’Israël, une institution étatique, contrôle le mariage, le divorce et les conversions, exclusivement régis par la loi religieuse juive (halakha), privant les non-Juifs et les Juifs laïques d’alternatives civiles. En 2023, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, membre du Parti sioniste religieux, a poussé pour l’expansion des colonies en Cisjordanie, invoquant des impératives bibliques, illustrant l’influence des extrémistes religieux. Dans les territoires occupés, les colons, dont beaucoup sont motivés par des idéaux messianiques, bénéficient de droits civils, tandis que les 5 millions de Palestiniens vivent sous un régime militaire oppressif. En 2023, Human Rights Watch a documenté 1 200 démolitions de maisons palestiniennes, souvent pour faire place à des colonies illégales, soutenues par des rabbins extrémistes invoquant des textes religieux.

Déni de démocratie sous Netanyahu

Le maintien au pouvoir de Benjamin Netanyahu, malgré des affaires judiciaires, illustre un déni de démocratie. Depuis 2019, Netanyahu fait face à des accusations de corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires judiciaires majeures (dossiers 1000, 2000 et 4000), impliquant des faveurs à des magnats des médias en échange de couverture favorable et des cadeaux illégaux. Ces accusations, portées par le procureur général d’Israël, n’ont pas empêché Netanyahu de rester premier ministre, notamment après son retour au pouvoir en 2022. Son refus de démissionner, malgré des manifestations massives en 2023 réclamant sa destitution, reflète un mépris des principes démocratiques de responsabilité.

Netanyahu a orchestré une tentative de contrôle de l’appareil étatique, qualifiée de « coup d’État judiciaire » par les critiques. En 2023, son gouvernement a proposé une réforme judiciaire visant à limiter les pouvoirs de la Cour suprême, notamment en supprimant la clause de « caractère raisonnable » permettant d’annuler des décisions gouvernementales. Cette réforme, perçue comme une atteinte à l’indépendance judiciaire, visait à protéger Netanyahu de ses poursuites judiciaires et à consolider son pouvoir en nommant des juges et des fonctionnaires proches de son camp. Par exemple, il a nommé des alliés comme Yariv Levin, ministre de la Justice, pour pousser cette réforme, déclenchant des protestations nationales massives, avec des centaines de milliers d’Israéliens descendant dans les rues de Tel-Aviv.

Les accusations de corruption s’étendent au clientélisme, avec des nominations de proches à des postes clés, comme Ron Dermer à des rôles diplomatiques stratégiques, pour renforcer son contrôle sur l’État. Cette centralisation du pouvoir, combinée à son alliance avec des partis extrémistes religieux, affaiblit les contre-pouvoirs démocratiques. En 2023, des posts sur X ont dénoncé cette dérive, un utilisateur anonyme décrivant Netanyahu comme « un autocrate s’appuyant sur des fanatiques religieux pour rester au pouvoir ».

La répression des manifestations et des critiques internes aggrave ce déni de démocratie. Les protestations contre la réforme judiciaire ont été violemment dispersées, avec des rapports d’Amnesty International en 2023 signalant l’usage excessif de la force contre les manifestants, y compris des arrestations arbitraires. Les Arabes israéliens, représentant 21 % de la population, sont particulièrement visés : les partis arabes, comme Balad, sont marginalisés, et leurs leaders, comme Sami Abou Shahadeh, accusés de « soutien au terrorisme » pour des critiques de l’occupation. Les déclarations de Netanyahu, comme celle de 2019 affirmant qu’« Israël n’est pas l’État de tous ses citoyens, seulement du peuple juif », renforcent l’exclusion des non-Juifs, soutenue par des figures extrémistes comme Bezalel Smotrich, qui qualifie les Arabes de « menace démographique ».

Ces pratiques – théocratie imposée par des extrémistes religieux, corruption, centralisation du pouvoir, répression des critiques – font d’Israël un régime où la façade démocratique masque une réalité autoritaire et théocratique, en contradiction avec les principes d’égalité, de pluralisme et de responsabilité.

Une comparaison révélatrice

Le Liban, malgré ses divisions confessionnelles et les ingérences étrangères, s’efforce de maintenir un équilibre entre ses communautés, aucune ne pouvant dominer totalement les autres. Ce pluralisme, bien qu’imparfait, contraste avec le système israélien, où la suprématie ethno-religieuse juive, renforcée par des extrémistes religieux et le pouvoir autoritaire de Netanyahu, relègue les non-Juifs à un statut inférieur.

Le Liban a surmonté des épreuves majeures – guerre civile (1975-1990), occupations étrangères, crises économiques – tout en préservant un cadre démocratique. Les manifestations de 2019 ont montré une société civile prête à défier l’élite, contrairement à Israël, où les critiques de l’occupation, de la théocratie et de la corruption sont souvent réprimées.

Si le Liban souffre des ingérences de multiples puissances, il ne maintient pas un régime d’oppression comparable à celui d’Israël dans les territoires occupés. L’occupation israélienne, justifiée par des revendications religieuses et soutenue par des extrémistes, compromet toute légitimité démocratique.

Le Liban, malgré ses failles et les pressions externes, incarne un effort constant pour préserver une démocratie pluraliste dans un contexte régional hostile. Ses citoyens, par leur engagement, maintiennent un espace de débat et de liberté, même dans l’adversité. À l’inverse, Israël, en maintenant un système théocratique discriminatoire qualifié d’apartheid and un déni de démocratie sous Netanyahu, trahit les valeurs universelles de la démocratie. Une démocratie authentique ne peut tolérer l’oppression d’une partie de la population, la domination religieuse, ni la corruption institutionnalisée.

Il est impératif de reconnaître le courage du Liban à maintenir son pluralisme, tout en appelant à des réformes pour surmonter ses dysfonctionnements et réduire les ingérences étrangères. Quant à Israël, il doit mettre fin à ses politiques théocratiques, discriminatoires, à l’occupation, et aux dérives autoritaires pour prétendre au titre de démocratie. La communauté internationale, et les défenseurs des droits humains, doivent exiger cette cohérence, sans complaisance ni double standard.

Sources

– Institut Montaigne, « Démocraties résilientes : Liban – quel avenir pour la démocratie de consensus ? » 

– Cairn.info, « Démocratie et culture politique libanaise »  

– Amnesty International, « Israel’s Apartheid Against Palestinians », 2022  

– Human Rights Watch, « A Threshold Crossed: Israeli Authorities and the Crimes of Apartheid and Persecution », 2021  

– Council on Foreign Relations, « Lebanon: How Israel, Hezbollah, and Regional Powers Are Shaping Its Future », 2025  

– IRIS, « In Lebanon and Syria, Israel Presses Its Strategic Advantage Beyond Its Border », 2025  

– Kataeb, « Unpacking Decades of Lebanon-Syria Treaties: What’s Next After Assad? », 2024  

– The Syrian Observer, « The New Syria and the Absence of the People », 2024  

– Adalah, « The Discriminatory Laws Database », 2023  

– Haaretz, « Israel’s Judicial Reform Crisis: A Threat to Democracy », 2023  

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